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| Auteur | Message |
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Knurlnien Seigneur

Nombre de messages: 1197 Age: 18 Localisation: Gouts (40) / Toulouse (31) Date d'inscription: 27/01/2008
 | |  | | Llomarin Seigneur

Nombre de messages: 1518 Age: 20 Localisation: Au nord de l'Echine du Dragon Date d'inscription: 25/02/2005
 | Sujet: Re: Début d'une saga Sam 16 Aoû 2008 - 21:37 | |
| | Citation: | | Citation: | | Il maintint la position d’équilibre mains qu’il tenait depuis plusieurs minutes |
Heu...là j'ai pas compris avec le "mains". |
Il fait un "équilibre mains", je ne sais pas vraiment si ça se dit en fait. Un équilibre quoi, un poirier, j'avais rajouté le "mains" pour aider les gens à comprendre...
Enfin bref, voilà la suite :
ZUHL
- Ouvrez la porte, demanda le guerrier citoyen aux deux gardes. Ceux-ci posèrent leurs longues lances contre le mur de la maison pour pouvoir retirer les deux gros morceaux de bois placés en diagonale contre les battants de l’entrée. Quelques secondes plus tard, les portes étaient ouvertes sur l’intérieur, si sombre qu’on ne pouvait voir que sur quelques mètres. - Vous avez prévu des torches, naturellement ? questionna Elkora. - Je, heu… Zuhl se maudit intérieurement de ne pas y avoir pensé. - Vous êtes d’une inefficacité dérangeante, Zuhl. - Nous allons ouvrir tous les volets, ma Dame. Cela ne gênera pas vos investigations ? - Non, soupira la patricienne, mais cela me fait perdre un temps précieux. Zuhl fit signe aux deux gardes de le suivre à l’intérieur, dans l’obscurité. Au bout de plusieurs minutes, la lumière baignait le rez-de-chaussée, et Elkora put enfin pénétrer dans le bâtiment. - Je vous signale qu’il faut aussi faire ceci à l’étage, dit-elle. - Je sais, je sais, ma Dame. L’opération prit bien cinq minutes, pendant lesquelles Elkora patienta, en haut des escaliers. Zuhl congédia les deux gardes, et la patricienne entra dans la fameuse pièce du « meurtre khainite », talonnée par son second. Les cadavres avaient été enlevés, et jetés en pâture aux sang froids seigneuriaux, d’après ce que Zuhl savait. En revanche, le sang marquait toujours le sol et les murs, car le sous-officier n’avait pas jugé utile de le faire enlever, vu qu’on lui avait donné l’ordre de condamner le bâtiment. Jusqu’à ce qu’on lui demande de le rouvrir… - Que se passe-t-il exactement, ma Dame ? Accepterez-vous de me le dire, maintenant ? - Moui, répondit-elle en scrutant la pièce et ses tentures violettes. La Grande sorcière a été assassinée. Il y a des raisons de penser que celui ou ceux qui ont fait le coup sont des Asur, peut-être les mêmes qui ont fait ceci. Elle balaya l’air devant elle pour montrer le sang un peu partout. La Grande sorcière ? pensa Zuhl. Ceux qui avaient réussi à la tuer devaient être très puissants. Il avait du mal à croire à tout cela. Peut-être s’était-elle faite étripée par un démon pendant un rituel maléfique ? Mais si la Grande sorcière était morte, cela réduisait grandement les atouts de l’armée… et sa sécurité. - Vous pensez que ce ne sont pas les Exécuteurs, en ce qui concerne les morts dans cette salle ? insista-t-il. - Je vais devoir vous le répéter combien de fois ? s’énerva la patricienne. Annakaella est morte ! Nos ennemis se baladent impunément dans la forteresse. D’ailleurs, les Exécuteurs n’ont jamais revendiqué les crimes, d’après ce que je sais. - C’est-à-dire qu’ils n’ont même pas voulu me répondre, ma Dame. - Une nouvelle preuve de votre inefficacité, Zuhl. Quoi ? Il aurait voulu la voir, à sa place. Les tueurs de Har Ganeth n’avaient pas vraiment apprécié quand il avait simplement suggéré qu’il aurait pu être possible que les Exécuteurs aient éventuellement commis un acte peu civique. Tout ce que Zuhl avait récolté, c’était un silence glacial et des mines patibulaires. - Enfin, reprit la patricienne, aidez moi donc à fouiller cette pièce. - Que sommes-nous censé trouver ? - Je ne sais pas moi, un indice quand au passage de quelqu’un, une preuve que ce ne sont pas des Exécuteurs les auteurs. Voir même, un passage… vers la forteresse. - Hum, je vois. Les deux « compères » se lancèrent dans une fouille approfondie de la pièce. Pour sa part, Zuhl passa derrière chaque tenture, bougea quelques meubles, souleva non sans un certain dégoût les statuettes slaaneshii posés un peu partout. Finalement, le guerrier citoyen finit par se planter au milieu de la salle, ne sachant plus quoi faire. Sa supérieure hiérarchique fit de même quelques secondes plus tard. Elle semblait énervée, et serrait dans une de ses mains une des statuettes hérétiques. - Grrr, n’éclaircirons nous donc jamais ce mystère ? ragea-t-elle. Sans doute pour décompresser, elle jeta la statuette contre un mur, la brisant en une multitude de fragments. Elkora sombra ensuite dans une profonde réflexion en contemplant les débris. Zuhl essaya lui aussi de réfléchir, mais à vrai dire il ne savait même pas à propos de quoi. Après tout, on ne lui avait pas dit grand-chose, et à part un puissant mage ou une petite troupe, il ne voyait pas trop ce qui avait pu tuer la Grande sorcière. - Mais bien sûr ! hurla presque la patricienne, faisant sursauter son second. La cheminée, la cheminée ! Pendant quelques instants, Zuhl pensa que sa maîtresse avait perdu la raison, puis il comprit. - Un passage dans la cheminée ? demanda-t-il. Je l’ai déjà regardée. - Mais es-tu monté ? - Comment cela, monté ? - Montes ! Montes dans le conduit ! Elle montra du doigt l’imposante cheminée. - Certes, ma Dame. Zuhl réprima un soupir. Il n’avait pas beaucoup d’espoir quant à la justesse de l’intuition de sa supérieure. Il posa sa ceinture, où pendait son épée, sur un meuble, puis se baissa pour rentrer à l’intérieur de la cheminée. Son corps, à partir de la taille, se trouvait dans l’obscurité. Seul un petit carré de ciel apparaissait loin au dessus de lui. Le conduit était taillé dans la roche, s’aperçut-il. La maison avait été construite contre une paroi rocheuse, voilà pourquoi. Zuhl chercha une aspérité dans la pierre. Ses mains firent s’envoler des quantités énormes de suie. La poussière noire s’introduit dans ses bronches et il toussa violemment. Il ramena le foulard qui lui ornait les épaules sur la bouche et le nez, puis ressaya de trouver une prise. Quelle ne fut pas sa surprise lorsque sa main se posa sur une encoche taillée dans la roche, parfaite pour permettre l’ascension. Il en trouve une autre exactement à l’opposé de la première, ce qui lui permit de se hisser avec ses bras, puis de placer ces pieds dans les encoches. - Alors ? s’impatienta la patricienne. Sa voix était faible du fait de la paroi qui les séparait. - Il y a des prises taillées, répondit-il Alors qu’il entendait en réponse un « Je le savais, je le savais », Zuhl sentit sous ses doigts une nouvelle encoche, juste là où il en aurait mis une si on l’avait chargé de tailler un chemin vers le sommet… Il en fut ainsi jusqu’à ce qu’il atteigne une ouverture creusée dans le conduit, à quelques mètres de hauteurs du bas de la cheminée. Apparemment, les encoches s’arrêtaient là. Il pénétra dans l’ouverture, qui était en fait l’entrée d’une galerie. Celle-ci était suffisamment large pour qu’un elfe puisse y progresser accroupi, et partait dans l’obscurité. Estimant en avoir vu assez, Zuhl redescendit prudemment à l’aide des encoches. Lorsqu’il ressortit de la cheminée, il se rendit compte qu’il était plein de suie. Sa robe, sa maille en étaient recouvertes. - Alors ? questionna Elkora, visiblement impatiente d’en apprendre plus. - Alors, il y a une galerie, plus haut, qui s’enfonce dans le noir. La patricienne afficha un large sourire. - C’est donc ça, dit-elle. Nos tueurs sont les mêmes que pour Annakaella. - Que faisons-nous ? demanda Zuhl en tentant d’enlever la suie qui le collait partout. -La moitié des Gardes noirs est déjà réquisitionné dans ces passages. Ainsi que toutes les Ombres n’étant pas en patrouille extérieure. Nous allons nous rabattre sur des soldats de moindre valeur. Vous allez partir à la recherche des tueurs par ce passage là. - Vous ? Enfin, moi ? - Oui, vous. Prenez une dizaine de vos hommes et allez donc voir si j’y suis, là haut. Zuhl sourit, malgré la pique. Il avait enfin une occasion de prouver sa valeur. C’était parfait. Ramener la tête de ces troubles de fête serait un moyen idéal de lui faire mériter une promotion aux yeux d’Elkora. Il n’avait pas l’intention de rester sous-officier toute sa vie. - Bien, quand partons-nous ? demanda-t-il. - Dès que vous serez prêts. Allez donc vous préparez. Zuhl effectua un salut militaire et se dirigea vers la sortie. Alors qu’il avait presque disparu du cadre de la porte, Elkora l’interpela. - Et cette fois, dit-elle avec un sourire moqueur, pensez à prendre des torches…
Dernière édition par Llomarin le Jeu 28 Aoû 2008 - 10:35, édité 2 fois |
|  | | Kouran Seigneur

Nombre de messages: 487 Age: 15 Localisation: Le Havre Date d'inscription: 14/07/2007
 | Sujet: Re: Début d'une saga Sam 16 Aoû 2008 - 21:53 | |
| Juste un truc : on ne dit pas troubleurs de fête (d'ailleurs ça ne passe pas sur le correcteur de FireFox), mais trouble s fête. Dans l'ensemble c'est bien, même si je trouve que ça traîne un peu en longueur, et je ne pense pas que la patricienne supporte que Zuhl soupire en sa présence. Mais j'aime toujours  _________________ Tuez leurs enfants avec les lames de vos épées, tuez leurs femmes avec les pointes de vos lances, tuez leurs bétails avec les carreaux de vos arbalètes, mais surtout, tuez avec plaisirs.
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|  | | Llomarin Seigneur

Nombre de messages: 1518 Age: 20 Localisation: Au nord de l'Echine du Dragon Date d'inscription: 25/02/2005
 | Sujet: Re: Début d'une saga Sam 16 Aoû 2008 - 21:55 | |
| | Kouran a écrit: | | Juste un truc : on ne dit pas troubleurs de fête (d'ailleurs ça ne passe pas sur le correcteur de FireFox), mais troubles fête. |
Ah voilà le mot que je cherchais, merci
| Citation: | | et je ne pense pas que la patricienne supporte que Zuhl soupire en sa présence. | Justement, Zuhl a réprimé son soupir, pour ne pas choquer sa supérieure
Sinon, merci  |
|  | | deathshade Prince

Nombre de messages: 294 Age: 17 Localisation: vers grenoble Date d'inscription: 13/01/2008
 | Sujet: Re: Début d'une saga Dim 17 Aoû 2008 - 20:11 | |
| Toujours aussi génial mais c'est vrai que ça trainne un peu.  _________________ "Pas de pitié pour les faibles." "No forget, no forgive" Dynaste Korith Deathshade
EN V7 M : 1 V : 3 N : 1 D : 3
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|  | | Knurlnien Seigneur

Nombre de messages: 1197 Age: 18 Localisation: Gouts (40) / Toulouse (31) Date d'inscription: 27/01/2008
 | Sujet: Re: Début d'une saga Mar 26 Aoû 2008 - 22:15 | |
| Sympa comme d'hab' ! Sinon j'ai adorée la superposition de précautions oratoires dans cette phrase : | Citation: | | il avait simplement suggéré qu’il aurait pu être possible que les Exécuteurs aient éventuellement commis un acte peu civique |
Mort de rire
Knur' (fan de son Llo adoré)_________________  Moi égocentrique ? Noooooooooon !  |
|  | | Eruvas Prince

Nombre de messages: 348 Age: 14 Localisation: Dans le port d'Hanathond, à l'est de Karond Kar Date d'inscription: 27/01/2008
 | Sujet: Re: Début d'une saga Jeu 28 Aoû 2008 - 10:30 | |
| Oulah, j'ai raté deux chapitres ! le premier : les plus: -J'adore la description du mage dragon -wouéééé, on va avoir des dragons ! les moins: | Citation: | | Ils gravirent plusieurs volées d’escaliers |
On dit une volée de marches, pas d'escaliers^^
Ca serait pas un peu pompé, ça ? 
le deuxième: franchement, j'ai adoré. Ce chapitre-là est digne d'un vrai roman. Ja trouve aucun mauvais point, quand au meilleur, c'est bien sûr :
| Citation: | il avait simplement suggéré qu’il aurait pu être possible que les Exécuteurs aient éventuellement commis un acte peu civique
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 _________________ Ne pensez pas que nous avons quoi que ce soit contre vous. Vous êtes simplement au bon endroit au bon moment- ou au mauvais moment de votre point de vue.
Dorwin, capitaine corsaire
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|  | | Llomarin Seigneur

Nombre de messages: 1518 Age: 20 Localisation: Au nord de l'Echine du Dragon Date d'inscription: 25/02/2005
 | Sujet: Re: Début d'une saga Mer 20 Mai 2009 - 17:52 | |
| Merci à Knur' qui par une remarque en section dessin m'a donné envie de continuer cette petite histoire Voilà donc la suite. LLOMARIN Le seigneur dragon déchu marchait d’un pas lent dans un couloir d’une noirceur total. Il se défiait de l’absence de lumière, las comme il l’était d’être traqué dans sa propre forteresse. Depuis des heures et des heures, il tentait d’échapper à tous les Druchii lancés à ses trousses dans les corridors sombres des passages secrets du Weyr. A plusieurs reprises, il avait failli tomber nez à nez avec une patrouille, mais à chaque fois un embranchement lui avait permis de la contourner. A nouveau du bruit, à quelques encablures devant lui. Une patrouille. En sens inverse. Cela n’augurait rien de bon, tout cela. Llomarin ne tenait pas à rebrousser chemin. Il y avait encore plus d’elfes noirs derrière lui que devant, sans doute. Que faire ? La lueur d’une torche apparut à quelques mètres. Ils se rapprochaient dangereusement. Devait-il les affronter ? Ou prendre le risque de reculer ? Pour tomber sur un autre groupe de Druchii et être pris en tenaille ? Llomarin regarda rapidement autour de lui. Le couloir était peu large, n’autorisant une patrouille qu’à passer en file indienne, et haut de plafond. L’avantage était pour lui. Sûr de sa décision, le seigneur dragon se mit à courir, le poing serré sur le pommeau de sa lame qu’il avait dégaine par prudence il y a longtemps déjà. « Qu’est-ce que c’est ? J’entends quelque chose, s’étonna l’homme de tête, qui tenait une torche. » Sa maille ne le protégea pas du coup mortel porté sur son cou, pas plus qu’il ne comprit qu’il mourrait. Llomarin bouscula sans ménagement le corps pour s’attaquer au deuxième. Il avait eu raison : la patrouille évoluait en file indienne. La surprise empêchèrent les deux suivants de se défendre, mais pas l’un d’eux de crier « Une attaque ! » avant de rejoindre Khaine. Llomarin marcha sur leurs corps sans vie, avant d’engager une courte passe d’arme avec le quatrième qui se solda par la mort d’un nouveau Druchii. « En formation, cria une voix à l’arrière du groupe. » Le cinquième Druchii se cachait derrière son bouclier. Soudain, une lance jaillit de derrière lui, se dirigeant vers Llomarin. Le seigneur dragon dut se jeter contre un mur pour ne pas finir embrocher. Il jeta un rapide coup d’œil derrière le premier homme. Quelques torches portées haut par des soldats éclairaient les têtes de cinq guerriers citoyens. La défense s’organisait. Chacun pointait sa lance devant son camarade de devant, campant derrière un bouclier. Le plafond est haut, se rappela Llomarin avec justesse. Le seigneur dragon prit une grande impulsion et bondit vers le mur opposé, à moins d’un mètre de distance. Son pied droit s’appuya sur la paroi et le propulsa encore plus haut. Dans les airs, Llomarin se saisit de la lance pointé sur lui et, l’écartant, s’abattit sur le premier elfe noir. Sa lame traversa rapidement sa gorge et il répéta son saut, neutralisant un nouveau guerrier citoyen. « Dans une situation difficile, il te faut innover, lui avait un jour dit son maître d’armes ». Brillante illustration, commenta intérieurement Llomarin. Il n’avait devant lui plus que trois hommes, dont deux seulement portaient bouclier et lances. Mais le fait était que l’extrémité de l’arme du premier était dans la main du prince. Tirant vers lui, il attira le guerrier citoyen avant de le projeter contre un mur. Son camarade saisit l’occasion pour attaquer, toutefois Llomarin le vit venir et dévia la pique, pour finalement envoyer son poing ganté dans le visage de l’homme. Ce dernier atterrit dans les bras du dernier soldat de la file. Llomarin ne voulut pas perdre de temps et marcha vers eux, lorsque le guerrier poussa soudainement son camarade encore sonné vers le seigneur dragon, venant s’empaler sur sa lame. Les Druchii n’ont aucun sentiment entre eux, constata pour la énième fois le seigneur dragon. Tout ce qui compte, c’est leur propre vie. Le dernier homme était un gradé, en réalité. Un foulard violet lui entourait le cou et un casque lui enserrait le crâne. On ne voyait de son visage que ses yeux noirs et sournois. A part ses épaulettes décorées, sa tenue était celle d’un guerrier citoyen normal : maille et plastron noire sur robe violette. Il serrait dans sa main gauche une torche et dans l’autre une lame sombre en forme d’éclair, commune aux Druchii, mais à la garde en or. « Tu es seul ? s’étonna l’elfe noir. - Oui, mais j’en vaux dix comme toi. - C’est ce que nous allons voir. » Des bruits de pas, pressés, se firent entendre, quelques dizaines de mètres derrière Llomarin, a priori. Une autre patrouille, sans doute, venant voir ce qui se passait. Des cliquetis de métal : des hommes en armure lourde. Il ne fallait pas s’éterniser ici. « J’aurai été ravi de faire durer notre petit duel, en temps normal, Druchii, mais… - Mais ? demanda l’elfe noir en ricanant. - Mais je suis assez pressé. » Llomarin prit impulsion sur le sol pierreux et décolla. Une poussée sur le mur de droite, une sur le mur de gauche, et il se retrouva dans les airs au dessus de son adversaire. Ce dernier essaya de l’atteindre avec son arme, mais il ne rencontra que l’épée du Asur pour parer son coup. Llomarin atterrit derrière l’elfe noir, et sans prendre le temps de se retourner, partit en courant dans le couloir. Le seigneur dragon n'entendit aucun bruit derrière lui. Il en déduisit que l’homme entendait les renforts avant de se lancer à sa poursuite. Plus on est de fous, plus on rit.
Dernière édition par Llomarin le Jeu 6 Aoû 2009 - 22:04, édité 1 fois |
|  | | Knurlnien Seigneur

Nombre de messages: 1197 Age: 18 Localisation: Gouts (40) / Toulouse (31) Date d'inscription: 27/01/2008
 | Sujet: Re: Début d'une saga Mer 20 Mai 2009 - 21:59 | |
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|  | | Wolfen Khaineux Extremiste et Fanatique du Draïch

Nombre de messages: 378 Localisation: 92 Date d'inscription: 26/02/2005
 | Sujet: Re: Début d'une saga Mer 20 Mai 2009 - 22:41 | |
| N'ayant pas lu le début, je me contente de commenter la forme. Je rattraperai mon retard aussi vite que possible (ce soir peut-être, si j'ai le courage suffisant). Vraiment pas grand chose à redire, le passage est bien mené, on voit l'avancée littérale du Prince. | Citation: |
las comme il l’était d’être traqué dans sa propre forteresse.
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C'est très laid et le "comme il l'était" ne sert à rien à part à alourdir ta phrase. Sans ça, la phrase devient lisible sans que mes yeux ne jaillissent hors de mes orbites.
| Citation: | A nouveau du bruit, à quelques encablures devant lui. Une patrouille. En sens inverse. |
Pas convaincu par les phrases nominales qui s'enchaînent, là. C'est censé donner une impression de prise sur le vif mais dans un texte déjà entamé de manière posée, au passé, ça rend assez mal, je trouve. Point de vue personnel, ceci dit.
| Citation: |
Devait-il les affronter ? Ou prendre le risque de reculer ? Pour tomber sur un autre groupe de Druchii et être pris en tenaille ? |
Mouais, tu peux lier au moins deux des questions ensemble pour que ce soit moins redondant — après j'aurai fait une seule phrase du tout, moi, mais bon. ;p
| Citation: | Le couloir était peu large |
"était étroit", quoi 
| Citation: | qu’il avait dégaine par prudence |
dégainé*
| Citation: | pas plus qu’il ne comprit qu’il mourrait. |
mourait* J'aime pas trop cette tournure de phrase ; le "pas plus" aurait tendance à faire référence à la maille : ici, ce n'est pas le cas et ça rend quelque chose de ... bizarre.
| Citation: | La surprise empêchèrent les deux suivants de se défendre, mais pas l’un d’eux de crier « Une attaque ! » avant de rejoindre Khaine. |
empêcha* Après, je vois que tu apprécies d'intégrer du discours direct à ton texte mais ici, cela coupe un peu la phrase : "donner l'alerte" est une alternative plus agréable au point de vue du rythme de la phrase.
| Citation: | Il jeta un rapide coup d’œil derrière le premier homme. |
Pas compris, là ; il n'en était pas au cinquième ?
Rien d'autre sur la forme. Le texte est bien mené, bien écrit — ce pourquoi je me permets de pinailler car bon, on peut toujours faire mieux.  Par contre, j'avoue ne pas être fan du côté "samouraï" donné au protagoniste. Le terme est entre guillemets car c'est ce à quoi ça me fait penser, ce héros qui charge dans le couloir, saute en l'air en prenant appui sur les murs et fait un saut par dessus son adversaire — dans un couloir étroit — en parant sa lame tout en lui volant sa torche — respect.
Wolf'. |
|  | | Llomarin Seigneur

Nombre de messages: 1518 Age: 20 Localisation: Au nord de l'Echine du Dragon Date d'inscription: 25/02/2005
 | Sujet: Re: Début d'une saga Jeu 6 Aoû 2009 - 22:15 | |
| | Wolfen a écrit: | | ce héros qui charge dans le couloir, saute en l'air en prenant appui sur les murs et fait un saut par dessus son adversaire — dans un couloir étroit — en parant sa lame tout en lui volant sa torche — respect. |
Je vois ce que tu veux dire. Après prise de recul, effectivement j'y suis allé fort. J'ai enlevé le vol de la torche, c'est déjà ça.
Voilà la suite que j'ai retrouvé dans mes dossiers, je ne sais pas trop pourquoi je ne l'ai pas posté quand je l'ai écris il y a quelques mois déjà... Je pensais sans doute rajouter quelque chose mais après relecture cela me parait suffisant.
TYLRAEL
Aelys referma la porte derrière eux, les plongeant dans l’obscurité. Pendant quelques secondes, Tylrael resta figé. Il était tout ému de se trouver là, seul dans le noir avec celle qu’il aimait. Il voulut tendre la main vers elle, pour la toucher, mais elle parla à ce moment là : - Alors, tu allumes ? Le charme retomba aussitôt. Il revînt à la réalité en soupirant. Fermant les yeux, il visualisa mentalement l’endroit où se trouvaient les torches, sur les murs. Il sentit les vents magiques lui caresser la peau et les fit converger par sa seule volonté vers le lieu voulu. Soudain, les torches s’allumèrent. Il y en avait quatre, une sur chaque mur, et elles éclairaient désormais la pièce : une vieille remise inutilisée depuis des années. Quelques sacs vides et une malle traînaient dans un coin sur le sol de pierre, seuls vestiges témoignant que la salle avait jadis servi à entreposer des vivres. - Bon, dit Aelys en se plantant au milieu de la pièce. Prend ça et commençons. Elle lui jeta une des deux épées au fourreau qu’elle tenait, avant de dégainer sa propre arme. Elle portait, sous une cape rouge qu’elle jeta à terre, une tenue de garde de son père : bottes et justaucorps vermeils. Cela la mettait moins à son avantage que ses magnifiques robes habituelles, mais elle ne manquait pas de charme dans cette tenue, trouva le mage. - Et bien, qu’est ce que tu attends ? - Heu, excuse-moi. Tylrael dégaina sa lame, une arme simple de guerrier citoyen « emprunté » à l’armurerie du château. Il se mit en garde, comme Aelys lui avait appris. Celle-ci passa à l’attaque presqu’aussitôt. Tylrael para le coup et riposta. Les deux elfes s’engagèrent dans une passe d’arme, mais le mage fut bien vite acculé contre un mur, la pointe de la lame d’Aelys pointé sur son torse. - Allez, appliques toi un peu plus, ordonna la jeune femme. - Je fais ce que je peux. Je ne suis pas un bretteur. - C’est toi qui a voulu apprendre à te servir d’une épée. Oui, je dois apprendre à tuer même par des moyens non magiques. Cela me sera très utile, quand j’aurai réveillé les dragons… Tylrael se remit en garde. Une nouvelle passe d’arme s’engagea. Le mage fut désarmé, mais ils recommencèrent le combat rapidement. Ils effectuèrent ainsi plusieurs échanges de coups, et chaque fois Tylrael résistait plus longtemps. Au bout d’une heure, le magicien était en sueur, tremblant sur ses jambes. - Je crois que l’on va s’arrêter là, finit par dire Aelys. - Pourquoi ? - Tu risquerais de t’écrouler à ma prochaine attaque. - Mensonge. Aelys frappa à la vitesse de l’éclair. Le plat de sa lame percuta la jambe droite du mage au niveau du genou. Tylrael se retrouva violemment assis par terre. - Tu disais ? dit la jeune femme. Le magicien marmonna et se releva péniblement. Il tapota ses robes, qui étaient pleines de poussière, et passa sa main sur son front, pour s’apercevoir que son maquillage, mélangé à sa transpiration, ne tenait plus du tout. - Ceci dit, tu t’es amélioré. - C’est vrai ? - Oui, tu es meilleur qu’avant. Tu te bats à peu près aussi bien qu’un soldat citoyen maintenant. - J’aurai une meilleure arme que ça, sur le champ de bataille, dit Tylrael en montrant sa lame. - Tu as travaillé ton sort ? - Oh oui, répondit-il.
Tylrael ferma les yeux et essaya de se concentrer. Cependant sa fatigue physique était trop grande, les vents magiques lui échappaient totalement. Comme il ne voulait pas prendre de risque en présence d’Aelys, pour ne pas la blesser, il stoppa sa tentative. - Je te montrerai plus tard, allons voir si le conseil est fini. La jeune femme acquiesça, et ils quittèrent la pièce. Ils se trouvaient au sous-sol, juste sous les cuisines. Quant ils remontèrent, le personnel du château était en plein labeur : le conseil était fini et il fallait faire à manger pour tous les officiers affamés qui en sortaient. Les deux elfes se dirigèrent directement dans la salle de réception, où bon nombre de Hauts princes étaient déjà assis, discutant bruyamment. - Rendyl a un faible pour moi, je n’aurai pas de mal à le faire parler, chuchota Aelys avant de se diriger vers le susnommé. Celui-ci, dès qu’il remarqua la jeune femme, la dévora des yeux jusqu’à ce qu’elle soit assis à côté de lui. Tylrael avait envie de frapper cet insolent au regard libidineux, mais céder à cette tentation aurait signifié pour lui l’exil ou la mort. Dans un monde de nobles égocentriques, le roturier qu’il était, même ayant fait des études à la tour blanche, n’était rien. Le mage se contenta de s’assoir aux côtés de la femme qu’il aimait. - Alors, messire, vous n’êtes pas trop harassé par ce long conseil ? commença Aelys. - Non, il en allait de l’avenir de notre belle cité. - Dîtes moi donc ce qui a été décidé, et quelle part vous ne manquerez pas d’y prendre, messire. - Et bien nous allons marcher sur le Weyr, ma Dame. Les Druchii n’ont qu’à bien se tenir. - Vraiment ? s’étonna Aelys. Mais n’est ce pas remarquablement dangereux ? - Sans doute, mais attendre ici que notre ennemi s’organise ne nous avance en rien. Nous ne pouvons espérer de nouveaux renforts avant des semaines. Les elfes noirs peuvent certainement se targuer d’espérer bien mieux. S’ils s’organisaient, ils pourraient même nous couper toute route vers eux. Il faut agir avant. Tylrael ne désirait poser qu’une question, et il ne put se retenir plus longtemps. - Et les Dragons ? Reyl a-t-il décidé de me laisser allez au Hall des Dragons ? demanda le mage. Le Haut Prince ricana en regardant Tylrael. - Tu penses toujours pouvoir réveiller un dragon ? Nous autres princes dragons avons essayé maintes fois ces dernières années, sans succès. Penses-tu vraiment que toi, tu réussiras où la noblesse de Caledor a échoué ? Reyl veut que tu restes ici, il estime que ta magie pourrait nous être utile, même si personnellement j’en doute. Tylrael bouillait. Son visage se crispa. Les vents magiques affluaient vers lui, vers ses poings. Il sentait déjà une douce chaleur les envahir. La main d’Aelys se posa sur son bras, alors qu’elle lui jetait un regard de réprobation. Toute colère quitta le mage. Il se contenta de se lever et de s’éloigner, laissant derrière lui une Aelys attristée et un Rendyl affichant un sourire narquois. De nombreux nobles affluaient encore dans la salle. Le repas serait servi d’ici une dizaine de minutes. Des servants versaient déjà du vin dans les auges. Tylrael se dirigeait vers la sortie. Il n’avait pas faim. Plus faim. Personne ne l’écoutait ici. En vérité, personne ne le respectait ici, à part Aelys… Alors que le sorcier y était presque arrivé, un homme arriva dans le large encadrement de la porte : le Haut prince Gregor, vêtu de son habituel armure dragon d’émeraude. Une idée traversa l’esprit de Tylrael comme un éclair. Il alla à la rencontre du noble. « Messire, puis-je vous parler ? En privé. » Gregor eut l’air surpris, mais acquiesça. Tylrael l’emmena dans un couloir un peu éloigné des cuisines, près de l’endroit où ils s’étaient entraînés aux armes. Il jetait régulièrement des regards derrière lui pour s’assurer que le prince le suivait. Gregor avait l’air légèrement surpris, voir même méfiant. « Que me veux-tu, sorcier ? demanda-t-il lorsque ce denier se fut arrêté. - C’est bien simple. Je désirerai que vous m’écoutiez. J’ai appris qu’on ne voulait pas me laisser partir pour le Hall des dragons. - Oui, cet avis est discutable, mais pas dénué de justesse. Plus nous aurons de magicien avec nous, plus nous pourrons lutter contre la magie noire des Druchii. - Messire, comprenez moi. Je sens l’agitation des dragons, je la sens ! Il faut que j’aille là-bas. Il ya d’autres mages ici, mon absence sera courte. Si jamais je reviens seul, j’accepterai tous les blâmes. Gregor resta silencieux quelques secondes, regardant son vis-à-vis dans les yeux. - Très bien. Je vais te faire quitter la ville cette nuit. Je crois en ton intuition, magicien. Rend toi devant notre camp une heure après le repas. Le cœur de Tylrael s’accéléra. Enfin quelqu’un l’écoutait. Il avait presque envie de serrer cet étranger dans ses bras. Il était si satisfait qu’il faillit oublier l’essentiel. « Messire, fit-il alors que Gregor commençait à s’éloigner. - Oui ? - Je dois vous demander une faveur. » Le haut prince lui jeta un regard interrogateur. « Il faut qu’Aelys vienne avec moi. » |
|  | | Llomarin Seigneur

Nombre de messages: 1518 Age: 20 Localisation: Au nord de l'Echine du Dragon Date d'inscription: 25/02/2005
 | Sujet: Re: Début d'une saga Ven 7 Aoû 2009 - 23:11 | |
| Voilà la suite fraichement écrite. ELKORA Elkora faisait les cent pas dans le petit salon calédorien. Elle n’en pouvait plus d’attendre. Cela faisait plusieurs heures qu’Annakaella était morte. Et on n’avait toujours pas attrapé ses meurtriers. - Arrête de bouger, dit Tyrus. Assis toi, bon sang, tu m’horripiles. Elle accorda à peine un regard à son concubin. Il se tenait sur un grand fauteuil en bois, l’air las, la tête penché sur sa main. - Ce n’est qu’une question de temps, reprit le dynaste. J’ai envoyé la moitié des gardes noirs dans ces conduits. Et il y a aussi des ombres, et certains de tes soldats citoyens. Ils ne peuvent pas nous échapper. Bientôt leurs têtes orneront des piques sur les murailles du château. Elkora soupira d’agacement et se posta devant son amant. Il y avait beau avoir des dizaines et des dizaines d’elfes noirs dans ces passages secrets, on n’avait toujours pas attrapé le moindre Asur. Troublant. - Et s’il y avait un problème ? dit-elle. S’ils étaient plus nombreux que nous le pensons ? - Chérie, j’ai envoyé des Gardes noirs. Des gardes noirs ! Il faudrait une centaine de ces lâches d’Ulthuan pour en venir à bout. - Une centaine dans une bataille rangée, pas dans des couloirs étroits. - Ces tueurs ont été entraînés pour ôter la vie dans n’importe quelle situation. - Je voudrais t’y voir, avec une hallebarde dans ces boyaux. - Il suffit maintenant, Elkora ! Tu sais très bien que les gardes noirs sont des meurtriers, ils te tueraient même avec leurs ongles. Cesse de t’inquiéter. Tyrus se gratta le menton, son regard noir perdu derrière elle, un sourire en coin. - Et puis, la disparition d’Annaekaelle ne présente pas que des désavantages. Au moins, je n’aurai pas d’ennuis à cause de ses soucis avec le Maître des tortures. - Tu plaisantes avec des choses graves, grinça-t-elle. Nous avons perdu notre meilleure sorcière. Nous sommes affaiblis. - J’ai plus confiance en le fer qu’en la magie. Elkora n’eut pas le temps de répliquer. Quelqu’un venait de frapper à la porte. - Entrez, dit calmement Tyrus. Le battant s’ouvrit sur Zuhl, lieutenant soldat citoyen d’Elkora. Il entra et ôta son casque, avant de s’incliner devant le dynaste, puis devant elle. - Ma dame, dit-il en lui faisant face, nous avons vu un Asur. Il semblait hésiter. - Et bien, continues, s’énerva Elkora. - C’était un Prince Dragon, ou peut-être un noble encore mieux titré. Un excellent combattant. Il nous a surpris dans un boyau et a tué mes hommes un par un. Elkora leva un sourcil interrogateur. - Tu ne l’a pas combattu ? demanda-t-elle. - Et bien, il m’a échappé. Je me suis lancé à sa poursuite avec des gardes noirs, mais nous avons perdu sa trace. La colère montait en elle. Son lieutenant était un incapable. Sa patrouille entière n’avait pas pu venir à bout d’un seul misérable Asur. Tous y avaient laissé la vie, sauf lui. Le lâche. - Ainsi donc, dit-elle en prononçant lentement chaque mot, tu es venu pour me rapporter… ton échec ? - Il fallait que je vous rapporte ce fait, ma Dame. Je retourne tout de suite là-bas, si tel est votre désir. - Tu aurais mieux fait de rester là-bas et de ne revenir qu’avec la tête de cet Asur. Elle fut rapide comme l’éclair. Sa main se posa sur le pommeau de son arme. Elle dégaina et, dans le même geste, coupa la tête de son empoté de lieutenant qui vola dans le couloir. Le corps sans vie s’écroula lourdement sur le sol. Elle rengaina sa lame ensanglantée. - Bon sang, chérie, tu as mis du sang partout, dit tranquillement Tyrus. - Pourtant, je viens de faire le ménage, répondit-elle. Les soldats citoyens sont-ils donc tous des incapables ? - Non, regarde toi, tu es très compétente. - Merci de me rappeler que je ne suis qu’une bourgeoise, et pas une noble, dit-elle en se tournant vers lui. As-tu honte de moi ? Tu ne veux pas épouser une Sans-titre ? - Oh non, fit-il avec un sourire. Je t’épouserai car tu es la mère de mon enfant et car ta dote gonflera mes coffres. Pas parce que je t’aime, loin de moi cette idée. Elkora ricana. Elle aimait son ton ironique. Il n’était pas comme la plupart des autres nobles, trop fiers pour seulement regarder les femmes ne venant pas de la noblesse. Mais les paroles de Tyrus n’étaient pas dénuées de vérité. Un mariage avec une fille de la haute bourgeoisie était un moyen de renflouer les comptes d’une famille noble dont le trésor avait été érodé par le temps. Elle héla le garde qui se trouvait devant la porte de la pièce. Il arriva dans l’instant et se mit au garde à vous. Il n’avait pas l’air surpris de voir le corps décapité de Zuhl. Pas étonnant, puisqu’il avait vu voler sa tête par la porte ouverte. - Va me chercher le sergent Trask. - Tout de suite, ma Dame. Tandis que le garde s’éloignait dans le couloir d’un pas rapide, Elkora poussa du pied le cadavre afin de refermer la porte. D’une démarche langoureuse, elle se dirigea vers Tyrus et s’assit sur des genoux, enroulant ses bras autour de ses épaules. - Joli coup, dit le dynaste en indiquant d’un signe de tête Zuhl. Ma bien aimée est une tueuse hors pair. - Prend garde si tu ne m’épouses pas. - Nous serons mariés dès notre retour en Naggaroth. Mais ne te fais pas d’illusions, ce sera peut-être dans très longtemps. Ce n’est que le début de l’offensive, tu le sais. Si vraiment la guerre s’éternise, nous nous marierons ici. Elle l’embrassa. Leurs bouches s’unirent encore et encore. Si longtemps qu’ils furent interrompus par un nouvel arrivant qui frappait à la porte. Elkora se leva d’un bond. - Entrez, ordonna-t-elle. La porte s’ouvrit cette fois sur Trask, comme elle s’y attendait. Il ne jeta qu’un bref regard à son ancien supérieur, le très regretté Zuhl, qui gisait à côté. Sans doute le garde qu’elle avait envoyé pour le quérir l’avait-il prévenu. - Ma Dame m’a demandé ? - Oui, Trask. Je vous avais chargé de vous tenir au courant de tous les rapports concernant la traque. Comment cela se passe-t-il ? - Comme le capitaine Zuhl a du vous le signaler, nous n’avons repéré pour l’instant qu’un Asur, mais il nous a échappé. - Très bien, ordonnez en mon nom et en celui de votre dynaste de continuer la chasse. Trask hocha la tête et fit un pas en arrière, près à se retirer, sauf contrordre. - Ah, au fait, reprit Elkora. Vous êtes le nouveau capitaine de votre garnison. Emmenez votre prédécesseur dans l’enclos des sang-froids. Ils ont sans doute faim. - Merci, Ma Dame. Bien sûr, ma Dame. Il se baissa pour attraper le corps par les épaules et se mit à le traîner hors de la pièce, dans un sillon rouge. Elkora referma la porte derrière lui, tourna la clef dans la serrure et se tourna de nouveau vers Tyrus : - J’aime bien que, lorsque quelqu’un arrive à un certain poste, il voit ce qui est arrivé à son prédécesseur pour son incompétence. Cela afin qu’il n’oublie pas ce qui peut lui arriver à lui s’il ne s’avère pas meilleur. - Pour ma part, j’ai tué mon frère aîné de mes propres mains. C’est comme ça qu’il a compris son incompétence et qu’il valait mieux me laisser la tête de la maisonnée. Tyrus joint à la parole un sourire diabolique. Elkora lui rendit son sourire. - Que penses-tu des nouvelles ? demanda-t-elle. - Et bien, un ou plusieurs Princes dragons solitaires ont décidé, par folie ou parce qu’ils n’ont pas pu fuir, de rester dans la forteresse pour nous causer du tort. - Cela ne t’inquiète pas ? - Non, il y a trop de gardes noirs ici pour être inquiété, répondit calmement Tyrus. - S’ils ne les ont pas retrouvés d’ici demain matin, je m’occuperai personnellement de les retrouver. - Je te l’interdis, dit-il sèchement. Tu portes mon enfant, tu ne te bas pas. Je te l’ai déjà dit. Elkora pinça les lèvres, de dépit. - Très bien, soupira-t-elle. Très bien, je le ferai donc sans ton autorisation, chéri, dit-elle intérieurement. Elle aimait mentir à son amant. Cela l’excitait. Une chasse à l’homme, pensa-t-elle. Il n’y a rien de plus jouissif… à part une chose. Lentement, elle commença à dégrafer son corset. - Enfin seuls, susurra-t-elle. |
|  | | narog Prince

Nombre de messages: 225 Age: 19 Localisation: Gosselies, Belgique Date d'inscription: 19/12/2007
 | Sujet: Re: Début d'une saga Mar 18 Aoû 2009 - 12:26 | |
| superbe récit  J'attends la suite... pour les d'éventuel problème dans le texte je pense que d'autre s'en occuperons avec une joie mesquine....hein Knur? |
|  | | Knurlnien Seigneur

Nombre de messages: 1197 Age: 18 Localisation: Gouts (40) / Toulouse (31) Date d'inscription: 27/01/2008
 | |  | | Llomarin Seigneur

Nombre de messages: 1518 Age: 20 Localisation: Au nord de l'Echine du Dragon Date d'inscription: 25/02/2005
 | Sujet: Re: Début d'une saga Lun 24 Aoû 2009 - 22:48 | |
| | narog a écrit: | superbe récit J'attends la suite... |
Tiens, un lecteur ! Merci.
| Knurlnien a écrit: | Je reviens sur l'avant dernier texte que je n'ai pu commenter : > Tylrael et Aelys sont deux nouveaux personnages me semble-t-il ? Pas envie de me refarcir les post précédents. |
Non, point du tout, on a déjà vu ces personnages avant (cf notamment un chapitre de Loki). Aelys est la fille de Reyl, le seigneur dragon qui dirige Degry et qui a accueilli Gregor et les survivants du weyr. Tylrael est son ami d'enfance. C'est un mage.
Voilà pour les rappels.
La suite devrait arriver dans les prochaines semaines. |
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