Ulthuan VS Naggaroth
Forum rassemblant les deux races d'elfes ennemies...
AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  RechercherRechercher  S’enregistrerS’enregistrer  ConnexionConnexion  
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
 

Petit début de récit, sans titre pour le moment

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Wolfen
Khaineux Extremiste et Fanatique du Draïch



Inscrit le : 26 Fév 2005
Messages : 180
Localisation : 92

MessageSujet: Petit début de récit, sans titre pour le moment   Jeu 21 Fév 2008, 22:37

Le ciel, d’un gris maussade, pesait sur la petite ville côtière, dont les flancs étaient battus par des vagues sans conviction. C’était d’ordinaire un lieu plein de vie et de gaieté, où il faisait bon vivre et qui se pâmait sous les doux rayons d’un soleil attendri. Mais la guerre avait embrasé l’Empire et les volontaires étaient partis. Privé de sa jeunesse, le village s’était lentement enfermé dans sa solitude apathique et le soleil l’avait délaissé.

Les habitants ne sortaient que lorsque cela leur était nécessaire et filaient, le dos courbé par une fatalité inconnue, sans même saluer leurs amis de toujours. La ville était depuis évitée des voyageurs, peu désireux de passer la nuit au sein de ces spectres las et l’auberge se trouvait de fait bien vide.

C’était une bâtisse de bonne taille qui avait été mignonne par le passé mais que, peu de temps auparavant encore, le soleil faisait sourire au point de la faire passer pour belle. Désormais, enveloppée d’une brume grise, c’était un lieu sinistre. On y entrait en descendant deux marches et l’on était alors comme aspiré par le vide du lieu. Les tables, couvertes d’une couche de poussière, étaient éparpillées en désordre pour laisser un passage de l’entrée à l’escalier qui menait à l’étage. On ne trouvait en tout que deux personnes dans l’immeuble : l’aubergiste, un ancien mercenaire, sec et courbé par le poids des années, à la jambe de bois et au sourire cynique de celui qui a trop de fois fait face à la Mort, ainsi qu'un client. Il était arrivé peu avant la guerre et ne sortait presque pas de sa chambre, depuis. Ceux qui l’avaient vu le disaient vieux, étrange et barbu. C’était une description qui lui convenait bien : c’était un vieil homme à la barbe grise et aux yeux d’un bleu pénétrant, vêtu d’une longue robe grise qui semblait l’accompagner depuis des lustres.

L’aubergiste et le vieil homme cohabitaient en silence, à l’image du reste du village ; le client ne descendait qu’une fois par jour, au dîner et mangeait peu et rapidement. Il payait ensuite et s’attardait à la fenêtre, par laquelle on voyait les falaises au vert terni dont le caractère, autrefois pittoresque, plaisait tant aux voyageurs, puis il remontait dans sa chambre. Alors l’aubergiste observait à son tour le paysage, se perdant à son tour dans ses souvenirs, jusqu‘à ce que la nuit n‘engloutisse le village et qu‘il aille à son tour dormir.

La chambre du vieillard était une petite pièce, constituée d’un vieux lit, d’une commode et d’un petit bureau, placé sous la fenêtre, qui offrait une vue sur l’océan. En y entrant, après avoir mangé, le vieil homme allumait une pipe qu’il fumait assis sur sa chaise, le regard posé sur le mur, puis il se penchait sur son bureau et sortait un vieux cahier de sa robe. C’était un cahier à la reliure sobre et de facture vraisemblablement étrangère. Il y notait quelques lignes dans un sombre dialecte et le refermait, le rangeait avant de contempler la mer un moment, avant que l’obscurité ne la saisisse. Il retombait alors sur sa chaise et s’endormait dessus, la tête posé sur le torse.



Un soir que l’aubergiste était allé se coucher de bonne heure, alors que le vieil homme contemplait comme à son habitude la morne étendue qui s’étendait à l’infini et se brisait sur les noirs rochers de la côte, un grattement se fit entendre contre la porte. D’un geste surprenant de rapidité, le vieillard se dressa sur ses pieds et se plaça contre la porte. Il attendit quelques instants, puis gratta à son tour. Il y eut un silence et les secondes parurent s’étirer et se prolonger avant qu’il entende un nouveau grattement. Alors, avec une lenteur délibérée, il ouvrit la porte et fit entrer l’ombre qui s’arrêta au milieu de la petite chambre et parut l’examiner d’un œil vif et inquisiteur. Alors que le vieil homme fermait la porte avec la même douceur qu’il ne l’avait ouverte, l’inconnu se retourna vers lui. Ses traits, que la lueur de la chandelle révélait sous sa capuche, étaient taillés à la serpe et ses yeux d’un noir ensorcelant. Il était vêtu d’un long manteau noir dont dépassait des mains d’albâtre et une lame, courte et menaçante. Un terrifiant sourire barra son visage et il demanda :
« Avez-vous l’orbe ? »
Le vieil homme soutint son regard sans ciller et hocha gravement la tête. Il tendit la main, la paume ouverte, l’air sûr de lui. Le ténébreux visiteur hésita un instant, puis sortit de sa tunique une longue chaîne qu’ornait un corbeau d’ébène orné d’un rubis à la place de l’œil et qui semblait pulser comme un cœur battant. Le vieil homme le prit, le leva pour l’examiner puis le rangea à son tour dans sa robe.
« Vous trouverez l’orbe dans le cimetière. Allez à la tombe de Karl Sternz et ouvrez-la. »
L’inconnu hocha la tête, visiblement satisfait et ce mouvement mit en évidence son oreille droite, dépourvue de lobe et en pointe : un elfe ! Il repassa vers la porte de la pièce et l’ouvrit prudemment. Après s’être assuré que personne ne venait, il se retourna une dernière fois et murmura :
« Vous savez ce qui vous attend si vous nous avez trompé. Nous vous conseillons de quitter le village dès demain. Toute trace de notre passage sera effacée dans le sang. »
Et sans attendre, il se finit dans les ombres du couloir.

Longtemps après ce départ, le vieil homme était toujours à son petit bureau, un sourire satisfait aux lèvres. Il sortit le talisman que lui avait remis l’elfe noir et le contempla un moment avant de le passer au cou. Il ferma les yeux, comme pour le ressentir et ne bougea plus pendant un moment. Puis, sans se départir de son sourire, il sortit de sa robe un orbe bleu sombre, qu’il caressa distraitement. Dehors, un orage éclata.





---


J'écrirai sans doute une suite sous peu et j'essaierai de trouver un titre (les titres constituant mon gros point faible, j'ai toujours les pires difficultés à en trouver un qui me convienne)
_________________
Wolfen, Sombre Exécuteur.
"De nuit comme de jour, que coule le sang des traîtres."


Dernière édition par Wolfen le Ven 22 Fév 2008, 18:24, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Sheena Powaaaaa !!
Seigneur



Age : 98
Inscrit le : 15 Nov 2007
Messages : 483
Localisation : Dans une petite maisonnée elfique.

MessageSujet: Re: Petit début de récit, sans titre pour le moment   Jeu 21 Fév 2008, 23:11

Citation:
En y entrant, après avoir mangé, le vieil homme allumait une pipe qu’il fumait au bureau, le regard posé sur le mur, puis il se penchait sur son bureau et sortait un vieux cahier de sa robe


Petite répétition, certes c'est dur à remplacer, mais bon.

A part ça, rien à dire, j'attends la suite.
Je t'aurai bien aidé à trouver un titre, mais je préfère attendre, voir le scénario Wink

Sheena - Chocapic V7
_________________
Tu veux voir des images chaudes, avec des femmes hyper sexy habillées chaudement? love

CLIQUE ICI

Régale tes yeux love

XD
Revenir en haut Aller en bas
Llomarin
Seigneur



Age : 18
Inscrit le : 25 Fév 2005
Messages : 1287
Localisation : Au nord de l'Echine du Dragon

Feuille de personnage
Nom: Idallin

MessageSujet: Re: Petit début de récit, sans titre pour le moment   Jeu 21 Fév 2008, 23:43

Yeah yeha
Très très bon début de récit.
Tu plantes super bien le décor et on te lit avec plaisir.
Ensuite, le scénario : des elfes clin d'oeil, des elfes noirs dupés de surplus, que demander de plus ? XD
On attends donc naturellement la suite.
Bonne continuation !

Llomarin.


PS : en plus tu as le droit à mon millième message, Wolfen, je t'honores Mort de rire
_________________
Sigmar n'a pas abdiqué et n'est pas parti vers l'est pour rencontrer Kurgan à Karaz à Karak : il est parti défier Chuck Norris en duel. On ne l'a jamais revu.

Mes figs HE et mes dessins
Revenir en haut Aller en bas
Eruvas
Prince



Age : 13
Inscrit le : 27 Jan 2008
Messages : 245
Localisation : Dans le port d'Hanathond, à l'est de Karond Kar

Feuille de personnage
Nom: Aelis Feindil

MessageSujet: Re: Petit début de récit, sans titre pour le moment   Ven 22 Fév 2008, 12:59

clin d'oeil yeha thumleft

Génial ! J'adore ton début de récit !
Allez, je relève deux-trois passages pour la route :

Citation:
l’aubergiste, un ancien mercenaire, sec et courbé par le poids des années, à la jambe de bois et au sourire cynique de celui qui a trop de fois fait face à la Mort et un client. Il était arrivé peu avant la guerre et ne sortait presque pas de sa chambre, depuis.

C'est le passage : qui a trop de fois fait face à la Mort et un client qui m'intéresse. En lisant cela, j'ai eu l'impression que tu parlais toujours du sourire de l'aubergiste, tout au long de la phrase, j'ai donc un peu décroché sur la suite. Tu aurais peut-être du mieux faire la séparation, genre : ...qui a trop de fois fait face à la mort. Il y avait aussi un unique client,..... Je pense qu'on comprendrais mieux.

Citation:
Un soir que l’aubergiste était allé se coucher de bonne heure

scratch Un soir, alors que l'aubergiste était allé se coucher de bonne heure ....

Vivement la suite !
_________________
Ne pensez pas que nous avons quoi que ce soit contre vous. Vous êtes simplement au bon endroit au bon moment- ou au mauvais moment de votre point de vue.

Dorwin, capitaine corsaire
Revenir en haut Aller en bas
Wolfen
Khaineux Extremiste et Fanatique du Draïch



Inscrit le : 26 Fév 2005
Messages : 180
Localisation : 92

MessageSujet: Re: Petit début de récit, sans titre pour le moment   Ven 22 Fév 2008, 18:21

Citation:
Petite répétition, certes c'est dur à remplacer, mais bon.


Je vais corriger ça. Wink


Citation:

C'est le passage : qui a trop de fois fait face à la Mort et un client qui m'intéresse. En lisant cela, j'ai eu l'impression que tu parlais toujours du sourire de l'aubergiste, tout au long de la phrase, j'ai donc un peu décroché sur la suite. Tu aurais peut-être du mieux faire la séparation, genre : ...qui a trop de fois fait face à la mort. Il y avait aussi un unique client,..... Je pense qu'on comprendrais mieux.


C'est vrai que ce n'est pas clair. Cependant, séparer la phrase en deux n'irait pas avec le début de la phrase, vu que j'annonce deux personnages. Mais tu as raison, je vais remplacer et par ainsi que ; on verra déjà mieux la séparation.

Citation:

Un soir, alors que l'aubergiste était allé se coucher de bonne heure ....


Non, ma phrase est française. C'est une tournure peu utilisée, surtout à l'oral, mais c'est correct. Wink

Merci à tous, en tout cas.
_________________
Wolfen, Sombre Exécuteur.
"De nuit comme de jour, que coule le sang des traîtres."
Revenir en haut Aller en bas
le sanglant
Apprenti Guerrier



Age : 14
Inscrit le : 03 Fév 2008
Messages : 47

Feuille de personnage
Nom:

MessageSujet: Re: Petit début de récit, sans titre pour le moment   Ven 22 Fév 2008, 18:36

je comprend pas comment y fait l'aubergiste pour vivre si il a qu'un seul client?
a part sa c'est très bien
Revenir en haut Aller en bas

Petit début de récit, sans titre pour le moment

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Ulthuan VS Naggaroth :: L'Histoire Elfique :: Récits-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet