Ulthuan vs Naggaroth

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 [Recit] Les Chroniques d'Orelym

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Llomarin
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MessageSujet: Re: [Recit] Les Chroniques d'Orelym   Dim 16 Déc 2007 - 22:42

Vous m'avez remotivé. Du coup, vous avez droit à la suite tout de suite :




MAELLA



Le cœur de Maella battait à tout rompre.
Elle n’avait jamais été aussi inquiète de sa vie.
Pourvu que son intuition ne l’ait pas trompé. Il fallait que ce soit cette tour. Il fallait que ce soit au bout de ses escaliers que se trouve Llomarin.
Derrière elle, elle entendait les bruits de pas de la dizaine de heaumes d’argent qui l’accompagnait, menés par Earnil. Au vue de la détermination qu’avait affiché le visage de ce dernier la dernière fois qu’elle avait regardé derrière son épaule, elle s’était demandé s’il n’attachait pas plus d’importance à la vie du Seigneur Dragon qu’elle-même ne le faisait.
Pour le capitaine des Heaumes d’argent, c’était un mentor, son supérieur hiérarchique, et quelque un qui lui avait donné sa chance et des responsabilités. Selon le sens de l’honneur d’Earnil, cela devait sans doute représenter beaucoup.
Pour Maella, Llomarin avait été son premier amour, puis son ami. Il était une des rares personnes au monde auxquelles elle tienne réellement.
La colère de la sorcière se manifestait à travers son bâton fermement campé dans sa main, qui crépitait d’énergie magique sous la forme d’éclairs bleus. Le phénomène s’accentua lorsqu’elle aperçut l’issue de l’escalier.
La salle aux statues de dragon fut illuminée de lumière bleue.
Maella regarda dans toutes les directions. La salle semblait déserte. Le balcon, vite !
Les vents de magie affluèrent brusquement vers la sorcière, et elle se retrouva instantanément sur le sol dallé de la balustrade.
Devant elle, une quinzaine de soldats en armure rouge sang et armés d’hallebardes faisaient face à deux Princes Dragons en armure du même nom. Le combat n’avait pas encore commencé, mais cela n’était qu’une question de secondes.

La soudaine apparition de la magicienne, accompagnée par le bruit caractéristique d’une téléportation, attira les regards vers elle.
Le visage de Llomarin s’illumina.
Personne ne bougea pendant quelques instants, contemplant cette apparition en robe blanche et bleue dont les cheveux blonds volaient au vent et qui dégageait tant d‘énergie.
- Maella, je ne veux pas de morts, dit simplement Llomarin.
Personne ne sembla comprendre, mais la magicienne, elle, avait compris.
Elle ferma les yeux et se concentra. A nouveau, les vents magiques furent perturbés, modelés selon son désir. Puis ils se déchaînèrent.
Une immense vague d’énergie frappa les soldats, qui tombèrent à terre, sonnés.
Le calme revint.
Tout c’était passé proprement, comme à chaque fois que Maella utilisait son pouvoir. Elle le maîtrisait parfaitement.
Llomarin lui lança un sourire, mais son visage changea soudain d’expression.
- Attention, elle s’enfuit ! Cria-t-il.
Maella se tourna dans la direction où regardait le Seigneur Dragon. Une femme en robe rouge et à la peau recouverte de tatouages serpentiformes dont la magicienne n’avait pas remarqué la présence jusqu’ici courrait vers l’arcade marquant l’entrée du balcon, et y disparut.
- Il faut la rattraper ! S’exclama Llomarin en enjambant les corps encore au sol des gardes à moitié assommés.
S’il y attachait tant d’importance, Maella pouvait bien consentir à se servir de ses pouvoirs magiques.
De nouveau, elle se fraya un passage magique et instantanée, vers la grande salle.
Alors qu’elle atterrissait en douceur sur le sol, elle vit la mystérieuse femme actionner un mécanisme dans un mur près d’une des statues de dragon.
La magicienne prononça un mot de pouvoir en pointant son bâton vers sa cible. Le pan de mur qui avait commencé à bouger pour former une ouverture se referma brusquement.
La femme resta immobiles quelques secondes, surprise.
Llomarin arriva en courant aux côtés de Maella.
A sa vue, la femme se décida enfin à agir. Elle décapsula une de ses bagues et en jeta le contenu dans sa bouche.
- Non ! Cria Llomarin.
Ils coururent vers elle. Mais le mal était fait.
Elle tomba dans les bras du Seigneur Dragon, agité de violents spasmes. De la bave écumante se mit à couler entres ses lèvres pulpeuses, puis elle cessa de bouger.

Le temps sembla s’être figé tandis que Llomarin la tenait, entre ses bras.
Puis le Seigneur Dragon ferma doucement ses yeux avec ses doigts et essuya l’écume sur le visage blême de la femme.
Il y avait de la tristesse dans son regard, s’aperçut Maella.
- Tu la connaissais ?
- Oui. C’est une longue histoire, que je te raconterai une autre fois.
Gregor et Earnil arrivèrent derrière eux.
- Elle est morte ? Demanda le premier.
Personne ne répondit, ils comprirent d’eux-mêmes ce qui c’était passé.
Llomarin souleva le corps sans vie entre ses bras et se dirigea lentement vers la sortie, sans mot dire.
Presqu’en même temps, les Heaumes d’argent arrivaient, encadrant les gardes rouges encore étourdis.
Finalement, soupira Maella, ils étaient arrivés à temps.

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Kouran
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MessageSujet: Re: [Recit] Les Chroniques d'Orelym   Lun 17 Déc 2007 - 16:59

J'ai bien aimé, mais c'est un peu cours, et trop facile. Maintenant, ou vas se passer l'histoire? En Naggaroth, j'espère. Tu pourras nous décrire la façon d'on tu vois les druchii. Continue!
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arckal
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MessageSujet: Re: [Recit] Les Chroniques d'Orelym   Mer 19 Déc 2007 - 13:49

C'est bien comme d'hab, mais comme l'as dit Kouran un peu facile, quelle puisse faire de la magie aussi facilement
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SunHunter
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MessageSujet: Re: [Recit] Les Chroniques d'Orelym   Mer 19 Déc 2007 - 15:46

Pour avoir lu tout d'un seul coup, j'ai été un peu décu.

L'écriture est fluide et très lisible, et c'est un bien. Mais lhistoire m'a sembler un peu fade sur toute la première moitiée. Les efles aseptisés.
Ceci dit, arrivé à l'instant où tu te retrouves avec Grégor face aux hallebardiers, j'étais sous le charme. "Mais pourquoi s'arrete-t-il précisément là !" me suis-je dit.

J'attend la suite de l'histoire pour voir comment cela repart. Visiblement, le dernier épisode est un tournant important. Wait and See ! Continu comme ça Llo !


SunHunter - Asur
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Llomarin
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MessageSujet: Re: [Recit] Les Chroniques d'Orelym   Ven 21 Déc 2007 - 20:55

Désolé de vous décevoir, mais l'histoire s'achève ici **siffle**

Viendra bientôt un épilogue, mais l'intrigue en elle-même s'est entièrement déroulée.


Puique ça a l'air de vous avoir plu, je vais réfléchir à une éventuelle suite. :thumright:
Car vous savez bien, les histoires sans fin sont les meilleures XD

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Dernière édition par le Ven 21 Déc 2007 - 22:06, édité 1 fois
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SunHunter
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MessageSujet: Re: [Recit] Les Chroniques d'Orelym   Ven 21 Déc 2007 - 21:27

Soit ! L'épisode I se termine ainsi.

SunHunter - Asur

PS - Message subliminal inside. Souviens toi du titre de ton topic **siffle**
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Kouran
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MessageSujet: Re: [Recit] Les Chroniques d'Orelym   Sam 22 Déc 2007 - 11:55

Déjà fini?! Il faut absolument que tu fasse une suite!!
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Llomarin
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MessageSujet: Re: [Recit] Les Chroniques d'Orelym   Sam 22 Déc 2007 - 19:16

Epiloguons donc :




EPILOGUE



Le poignard tournoya dans les airs.
Llomarin le rattrapa juste avant qu’il ne touche le bois veiné de la table.
Il contempla quelques instants encore une fois l’arme. C’était une véritable œuvre d’art. Sa garde d’or en forme de dragon, ses gemmes écarlates scintillantes, son tranchant formidable, tout trahissait ses origines millénaires, antérieures à la Déchirure, et sans doute contemporaines de la grande guerre contre les démons, pendant l‘Ere du Défenseur.
Ce poignard est peut-être plus vieux que le Weyr lui-même, se dit-il en lançant la lame au-dessus de lui à nouveau. Sa propre épée, qu’il avait rebaptisée Croc du Dragon, était elle-même très ancienne et il ignorait tout de son histoire, mais il se demandait si le poignard n’était pas encore plus vieux, bien qu‘aucun signe des ravages du temps ne l‘ait affecté, comme toutes les armes forgées de mains de maîtres par les elfes.
Llomarin ne savait pas comment Arsyk s’était retrouvé en possession de ce petit bijou. Mais il ne tarderait pas à le savoir. Les membres de l’Ordre étaient pour la plupart en prison, en attente de leur procès. Ils sauront répondre à cette question, si ce n‘est aux autres.
Figuraient parmi eux plusieurs Princes Dragons, certains émérites, comme ce Aenor, l’oncle même d’Arsyk. Il n’avait pas été très attristé par la mort de son neveu, en tout cas moins que par sa propre arrestation et par la mort d’Alexstraza. En vérité, la nouvelle de sa mort avait provoquée la colère ou la tristesse de toutes les personnes qu’ils avaient arrêtés. Il était incroyable de voir à quelle point elle avait eu une influence sur les membres de l’Ordre.
Il était encore plus incroyable de voir à quelle point elle avait changé depuis la dernière fois qu’ils s’étaient vus, il y a des décennies.
- Arrêtes de jouer avec ce poignard, tu vas te blesser, l’avertit sa compagne en entrant dans la salle.
Il est vrai qu’en la contemplant alors qu’elle faisait son apparition, il faillit bien ne pas rattraper la lame.
- Je m’ennuyais, sans toi, lui répondit-il.
- Tu as enfin finis de t’occuper des arrestations ?
- Oui. J’ai laissé le soin à Earnil de continuer les interrogatoires.
- Tu ne crois pas que tu me dois quelques explications maintenant, sur toute cette histoire ?
Elle tira une chaise et s’assit en face de lui.
Il contempla ses cheveux roux foncés voletés autour de son visage. Elle portait une robe serrée rouge, frappée sur le devant d’un dragon ophidien brodés de fils d’or scintillants, l‘emblème de la maison de Llomarin, qui était la sienne depuis leur mariage.
- Je veux bien te raconter toute l’histoire, mais c’est plutôt long.
- Oh, mais j’ai tout mon temps, assura-t-elle en souriant.
Llomarin se plongea dans son regard doré auréolé de bleu avant de commencer :
- Nous avons de bonnes raisons de penser que tous les principaux membres de l’Ordre de la cité ont été démasqués. Reste à savoir si l’Ordre s’était étendu dans les environs, auquel cas les investigations sont loin d‘être finis. Gregor nous a toutefois été d’une grande aide. En s’alliant avec eux, il en avait profité pour se renseigner sur eux. Finalement, son revirement rachète en partie sa trahison.
- Que vas-tu faire de lui ?
- Il sera jugé lui aussi, mais je serai clément. Il n’est pas question de prison pour lui.
- Leur chef était cette femme qui est morte ?
- Oui, Alexstraza, surnommé la Dragonne par les membres de l‘Ordre.
- Tu la connaissais ?
- Oui. Je lui ai sauvé la vie, il y a très longtemps, lors de la grande attaque des elfes noirs sur la région. Un jour, j’ai aidé à évacuer les villageois d’une bourgade attaquée par les Druchiis et c’est là que je l’ai sauvé de leurs lames. Après la guerre, j’ai été nommé Haut Prince, et elle m’a retrouvé. Nous avons eu une liaison. Pendant plusieurs mois. Puis je suis parti pour le Nouveau Monde. A mon retour, elle ne m’attendait pas. Je n’ai jamais su exactement ce qu’elle était devenu. Elle avait hérité, je crois. Elle avait reçu des responsabilités. Ce que je peux deviner maintenant, c’est qu’elle s’est mise à faire de la politique. Et avec des idées conservatrices, si ce n’est extrêmes. Grâce à son charisme et à sa lignée purement Calédorienne, elle a réussi à se faire un rang. Elle a fondé l’Ordre avec ceux qui partageaient son opinion. Ils ont fini par ourdir des complots. Ils voulaient contrôler le royaume en étant présent dans toutes les cours, dans l’entourage et l’administration de tous les seigneurs, en commençant par ici. Tout cela dans le but de restaurer les valeurs de la société, qui se délitent selon eux. Je devais apparaître comme un obstacle à leur projet, car ils ont finis par décider de me supprimer. La suite, tu la connais. Gregor s’ait allié à eux pour se venger de moi. Il m’a attiré dans un piège. Puis, au dernier moment, il s’est rétracté. C’est peut-être ce qui m’a sauvé. Nous ne connaîtrons jamais l’intégralité des plans de l’Ordre et d’Alexstraza. Où voulaient-ils encore allés ? Elle m’a parlé d’Imrik lui-même…
- Et le meurtre du marchand lothernois, dans tout ça ?
- Une erreur de leur part. Enfin plutôt de la part d’Arsyk, l‘amant d‘Alexstraza et le fils d‘un Prince Dragon mort il y a des années de la main des elfes noirs. Il était très instinctif et irréfléchi, d’après les autres membres de l’Ordre. Le meurtre, c’était vraiment un accident, apparemment. Tu en connais déjà les détails. Aussi glauque que cela puisse paraître, la mort de ce pauvre homme dans cette auberge a eu un impact bénéfique : elle nous a permis de percevoir des vices que nous n’aurions jamais vu, si ce n’est alors que le mal aurait déjà été fait. Sans ce décès, nous n’aurions jamais enquêté. L’Ordre ourdirait toujours ses sombres plans. Je serai peut-être en face d’Arsyk et les sbires d’Alexstraza en ce moment même, sans espoir de salut.
- Ne parle pas de malheur, fit sa compagne en grimaçant.
- Ce n’est que la vérité. Je me suis rendu compte à quel point nous-mêmes, fils d’Asuryan, pouvons être aveuglés par la haine et la gloire.
- Il ne s’agit que de quelques uns d’entre nous.
- Ces sentiments peuvent emporter n’importe qui. Je connais Gregor depuis des siècles de tournois et de politique, et pourtant il m’a surpris.
- Au moins le sourire est revenu sur ton visage.
Llomarin rit.
- C’est vrai que je n’étais pas très enthousiaste, ces derniers temps. J’étais troublé par toute cette histoire. Mais cela s’est arrangé, finalement.
- Tu vas pouvoir t’occuper de tes proches de nouveau, alors.
- Tout à fait.
Il se leva et contourna la table. Il passa un bras dans le dos de sa femme et un autre derrière ses jambes et la souleva. Elle s’esclaffa avant de l’embrasser tendrement.
Tout était à nouveau comme avant, songea Llomarin en fermant les yeux.

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Kouran
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MessageSujet: Re: [Recit] Les Chroniques d'Orelym   Sam 22 Déc 2007 - 20:59

C'est bien, mais il nous faut une suite.
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MessageSujet: Re: [Recit] Les Chroniques d'Orelym   Sam 22 Déc 2007 - 22:19

Pas mal du tout :)

J'aime beaucoup, sincèrement !

Citation :
C'est bien, mais il nous faut une suite.

Invente toi-même la suite :P
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Kouran
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MessageSujet: Re: [Recit] Les Chroniques d'Orelym   Dim 23 Déc 2007 - 9:54

D'accord :
Et c'est la qu'un enorme dragon noir s'écrasa de tout son poids sur Llomarin. Celui ci mouru sur le coup (on s'en doute), et un seigneur elfe, tout de noir vétu, sauta lestement au bas de la selle et un avec une rapidité surelfique, décapita la jeune elfe encore pétrifier devant son apparition. Il se dirigea vers le balcon de la villa, et se pencha par la balustrade pour voir des silhouettes noirs aux allures cruels pourchassés les habitants de la cité. Soudain, il vit du coin de l'oeil en contrebas un éclair d'acier. Il dirigea son regards vers ce même éclair et vit une petite troupe de heaume d'argent menépar un capitaine asur qui venait de dégainer une épée étincelante s'opposer aux centaine de druchii qui envahissait les rues. Dans queques minute,pensa t'il, ils seraient tous mort, ne serait ce dû qu'a leur infériorité numérique. Et puis, lui et son dragon n'avait pas fini le massacre...
Voilà :lol!:
Je sais je suis un boulet...

ps : j'espère que Llomarin m'excusera pour le massacre de son oeuvre.
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Llomarin
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MessageSujet: Re: [Recit] Les Chroniques d'Orelym   Dim 23 Déc 2007 - 11:55

**laugh*
Et bien, quelle histoire tout en finesse Druchii XD
Bien marrant, n'empêche.


Quant à une vrai suite... cela devrait se faire, car mon cerveau malade a toujours contenu plus ou moins le background de Llomarin, et que certains passages, tout à fait dans la lignée de celui-ci, méritent de passer par ma plume XD


Je vous réserve quelques surprises **siffle**

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MessageSujet: Re: [Recit] Les Chroniques d'Orelym   Dim 23 Déc 2007 - 14:03

Ne nous fais pas languir!
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MessageSujet: Re: [Recit] Les Chroniques d'Orelym   Lun 14 Jan 2008 - 20:25

Ben je me suis tapé toute l'histoire et sincèrement j'ai adoré.
Complot, retournement de situation qui sont des vrai coup de force, francais correct, belle écriture, j'ai hate de lire la suite :thumright:
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MessageSujet: Re: [Recit] Les Chroniques d'Orelym   Mar 15 Jan 2008 - 14:38

Et bien c'était bien, peut-être la suite qui est venu trop brutalement.
M'enfin, vu qu'il va ya avoir une suite, je lui pardonne
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Llomarin
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MessageSujet: Re: [Recit] Les Chroniques d'Orelym   Dim 3 Fév 2008 - 0:08

Un scénario pas trop fantomatique me trottait dans la tête depuis quelques temps. Ce soir, j'ai décidé de lancer le truc.





PROLOGUE



L’épervier fendait les flots écumeux du Grand Océan.
Llomarin, collé au bastingage, admirait les cimes des Anulii que le navire longeait. Les pics les plus hauts mêlaient leur blanc neigeux à celui grisâtre des nuages. Le cœur du Seigneur Dragon s’accéléra à la vue des premiers volcans de Caledor. Il était de retour chez lui.
Autour de lui, les gardes maritimes s’affairaient. Leur destination n’était plus très loin, il fallait se préparer à amarrer. Lors de son passage à Lothern, Llomarin s’était vu offert la possibilité de rejoindre cet équipage qui s’en allait patrouiller dans les mers occidentales et qui pouvait ainsi le déposer dans un port près d’Orelyn.
Llomarin essaya de chercher du regard le port qu’ils devaient rallier. Mais bientôt, dominant les vagues de toute sa hauteur, c’est une forme noire qu’il vit.
Son allégresse s’envola. Il avait déjà vu cette forme, il y a des décennies. Cette forme sombre, synonyme de souffrance, dominant les plages d’Ulthuan, vaisseau du démon.
Llomarin voulut parler, mais aucun son ne sortit de sa bouche.
Cela ne se pouvait.
Pas ici.
Pas maintenant.
- Ennemi… chuchota le Seigneur Dragon en avalant sa salive.
Personne ne l’entendit autour de lui.
- Ennemi ! Hurla-t-il finalement. Ennemi en vue !
La peur et la stupéfaction se répandirebt sur le navire comme une traînée de poudre. Telle était le pouvoir de ce sombre vaisseau, d’autant plus grand qu’ils s’en rapprochaient.
Mais une menace plus directe attira bientôt l’attention des marins et les sortit de leur état de choc : un bateau aux voiles aussi noir que son vaisseau mère fusait vers eux, pointant ses carreaux barbelés dans leur direction.
- A terre ! cria Llomarin en se laissant tomber à plat ventre sur le pont.
Ceux qui n’eurent pas le réflexe de s’exécuter furent embrochés par la première salve, dans une gerbe de débris de bastingage brisé.
Malgré la soudaineté de l’attaque et les volées de projectiles, les gardes maritimes firent preuve d’une discipline époustouflante. Les uns manoeuvrèrent le bateau pour éviter de se faire éperonner, les autres formèrent un mur de bouclier pour permettre à leurs camarades du second rang de bander leur arcs à couvert. Enfin, les servants des balistes se dépêchaient d’armer leurs machines.
Mais le temps du corps à corps vînt presqueaussitôt. Les deux navires se croisèrent, les grappins furent jetés et des formes sombres envahirent le pont de l’épervier.
Ces êtres, d’une blancheur cadavérique et aux yeux tels des puits sans fond, qui ne semblaient représenter que ce qu’il y avait de pire dans sa race, Llomarin avait souhaité ne jamais les revoir.
Les voir là, aux portes de son pays, tuant ses frères, le mit dans une colère sans nom. Qu’importe s’il ne portait pas son armure dragon, il ne reculerait pas. Croc du Dragon jaillit de son fourreau et cingla la lame en z du Druchii qui le chargea.
Le chant de l’acier fut comme une délivrance pour le Seigneur Dragon. C’était l’assurance, l’assurance qu’il tenait la mort entre ses mains et qu’il l’a donnerait à quiconque se trouverait sur son chemin.
Chaque coup tranchait les écailles de dragon qui protégeaient le corps des pirates puis leur chair elle-même. Rien ne semblait pouvoir l’arrêter lorsqu’un corsaire esquiva son attaque avec une incroyable vélocité, roulant sur le côté et rejetant sa cape au loin.
La vision de l’ombre noire qu’il vit alors terrorisa Llomarin.
C’était une vision ancienne, terrible, déjà vécue. Le temps qu’il mit pour comprendre qu’il ne revoyait pas le passé mais bien le présent faillit lui coûter la vie. L’homme, tout de noir vêtu, fendit l’air avec deux lames qui ne furent détourner qu’au dernier moment par Croc du Dragon.
Llomarin eut à faire face à une véritable tempête de lames. Les mouvements de l’assassin étaient d’une légèreté surnaturelle, tout son étouffée par ses drapées noires. Un foulard cachait le bas de son visage tandis que la marque de Khaine rutilait sur le haut. La marque de Khaine, dessiné avec le sang de ses victimes.
Malgré tout son talent, Llomarin ne sut esquiver complètement les derniers coups de son adversaire. L’acier mordit son flanc, puis le pied du Druchii frappa sa poitrine, avec une telle puissance qu’il décolla du pont. Alors que le Seigneur Dragon tombait en arrière, le temps semblait passer à un extrême lenteur. Il vit les gardes maritimes former un dernier carré contre leurs agresseurs, il vit les yeux remplis de folie de l’assassin le regarder, il vit même la forme sombre de l’Arche noire se découper dans e ciel lorsqu’il passa par-dessus le bastingage.
Puis la froideur de l’eau l’envahit.
Il ne se rendit pas vraiment compte qu’il mourrait. Il serrait juste sa lame contre lui, comme si sa seule présence le protégeait, comme en vérité son épée l’avait fait tout au long de sa vie.
Ce n’est que lorsque la lumière du crépuscule ne se voyait presque plus à travers les litres d’eau qui le séparaient désormais de la surface qu’il se rendit compte qu’il connaissait la même fin que Caledor le Premier…

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MessageSujet: Re: [Recit] Les Chroniques d'Orelym   Dim 3 Fév 2008 - 15:16

Quelle triste mort pour le petit seigneur dragon, mais je croyait que le titre était début d'une saga, pas fin du héros **siffle**.
sinon c'est bien écrit, clair, comme les deniers épisodes.
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Llomarin
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MessageSujet: Re: [Recit] Les Chroniques d'Orelym   Dim 10 Fév 2008 - 14:01

Y en a qui voulaient de l'elfe noir ? **siffle**


TYRUS




Deux jours plus tôt…


Les hallebardes d’obsidienne se levaient puis s’abattaient sur la grande porte dans un rythme régulier, comme si les Gardes noirs étaient mus par une seule et même force.
Derrière eux, Tyrus regardait avec un air satisfait la brèche s’ouvrir à travers la pluie de copeaux de bois et admirait la rage indomptable qui animait chacun des guerriers psychopathes.
Dès que l’ouverture fut assez grande pour laisser passer un elfe debout, le vacarme des armes sur le bois cessa et un Druchii fit mine de vouloir passer. Tyrus dut le rappeler à l’ordre.
Le chef, ici, c’était lui. Il fallait que personne ne l’oublie, pas même un garde personnel du Roi Sorcier. D’ailleurs, n’était-ce pas parce que ce dernier reconnaissait en lui un Dynaste émérite qu’il lui avait affecté un des terribles régiments de la Garde Noire ?
Tyrus s’avança et franchit l’ouverture le premier, la lame au poing. Il s’attendait à voir une garnison entière menée par un Seigneur Dragon lui sauter dessus, mais il n’y avait devant lui, au centre de la dernière cour, la plus haute du Weyr, qu’un dernier carré constitué d’une dizaine de Heaumes d’argent à pieds.
De Heaumes d’argent…
Tout cela était bien décevant. Le siège devait s’achever sur un terrible massacre de « héros » d’Ulthuan, pas sur une petite escarmouche contre la basse échelle de la noblesse Calédorienne.
Les combats des jours précédents avaient-ils déjà vu mourir la plupart des Princes Dragons ici présents ?
- Repartez d’où vous venez, sombres êtres, ou mourrez ! Lança celui qui était à la tête des Heaumes d’argent.
D’après les pièces dorées de son armure, sa longue cape bleue et son casque coiffé de plumes, il devait s’agir de leur capitaine.
Tyrus éclata de rire.
- Que crois-tu, chien ? Que vous avez une chance de nous battre ? Regarde bien, d’abord votre nombre, très inférieur au nôtre, mais ensuite et surtout, regarde votre allure et la nôtre. Je ne vois là que des nobliaux qui pensent savoir se battre, alors que je vois ici l’élite de Naggaroth, les meilleurs tueurs qui n’aient jamais existé.
Tyrus jeta un œil derrière lui. Les gardes noirs dardaient des yeux féroces sur leurs futures proies, certains poussaient même des grognements agressifs. Le corps hérissé par les pics de leur armure noire comme la nuit, ils avaient l’air de guerriers venus directement des limbes du Chaos. Même à lui, ils lui faisaient presque peur.
- Et bien voyons qui des deux camps possède le meilleur bretteur, reprit le Heaume d‘argent qui n‘avait pas du tout l‘air intimidé. J’exige un défi avec votre champion ! Qui parmi vous osera affronter Earnil, capitaine de la garde du Weyr ?
Tyrus ricana, mais son rire fut couvert par les cris des Gardes noires, qui réclamaient tous le droit de participer. Le Dynaste les fit taire d’un signe de la main, puis s’avança tranquillement vers les Asur.
- Très bien, je te donnerai donc moi-même la mort, dit-il en faisant tourner la poignée de son épée dans sa main.
Les Heaumes d’argent s’écartèrent, laissant aux deux elfes l’espace nécessaire à leur affrontement.
Le capitaine se mit en garde, son épée à la garde constellée de rubis pointée vers son adversaire.
Tyrus se jeta sur lui, mais à sa grande surprise c’est lui qui dut parer le premier coup. Par Khaine, que cet Asur allait vite ! Les lames jetèrent des étincelles tout autour d’eux puis ils se séparèrent.
Tyrus attaqua à nouveau, mais beaucoup plus prudemment. La lame du Heaume d’argent fusa, et se heurta cette fois à la cape en peau de dragon de mers qui recouvrait l’armure du Druchii. Les écailles étaient si dur que Tyrus sentit à peine le choc. Il déchira l’air avec sa longue lame en z, qui ricocha sur l’épée du haut elfe. Le Dynaste tira violemment son arme vers lui, faisant voler dans les airs celle du Heaume d’argent qui s’était coincé dans la zébrure de la lame Druchii.
Ne laissant pas le temps à l’Asur de fuir, Tyrus le frappa au ventre avec sa main gauche. Les énormes griffes de dragon des mers qui ornaient son poing recouvert d’écailles pénétrèrent sans résistance l’armure puis la chair. Le haut elfe écarquilla les yeux sous la douleur. Aucun son ne parvint à sortir de sa bouche lorsque le Druchii remua les griffes dans ses entrailles. Jubilant devant la souffrance qu’il infligeait, Tyrus, à la force du bras, souleva son adversaire du sol. Les Heaumes d’argent poussèrent des cris d’horreur et de dégoût en voyant les jambes de leur chef remués alors qu’il essayait de se dégager, ne réussissant qu’à mieux s’éventrer. Le Dynaste maintenue plusieurs secondes sa victime au dessus de lui, contemplant son visage qui devenait de plus en plus pâle et les quantités de sang qui se répandaient partout, puis il le jeta à terre.
Tyrus pointa alors sa main gauche vermeil dégoulinante vers les Heaumes d’argent terrorisés, et quelques instants plus tard, la foudre des gardes noirs, excités par la vision de ce meurtre, se déchaîna sur eux.

L’affrontement fut très bref. A vrai dire, pas grand-chose ne pouvait résister à la furie des Gardes noirs. Dans leur zèle, ils se mirent même à fouiller toute la partie haute du Weyr, à la recherche de survivants Asur. Mais Tyrus savait qu’ils ne trouveraient rien. Quelque chose clochait. Où était donc la populace qui avait du se réfugier dans la forteresse ? Où étaient les Princes dragons qui étaient censés la diriger ?
- Seigneur ? Fit une voix familière derrière lui.
Tyrus se retourna. Comme il s’y attendait, c’était Nuhilis, le Maître Assassin. Drappé de noir, un foulard sur la bouche, le tueur ne laissait voir de lui que le haut de son visage et ses cheveux, aussi noirs que ses vêtements, coiffés en catogan.
- Qu’y a-t-il ? Tu as réussi à pénétrer ici avant nous ? Qu’y as-tu donc trouver ?
- Les Asur ont fuit, seigneur. Il y a des passages qui mènent à l’intérieur des montagnes. J’ai vu les derniers s’échapper pendant que vous lanciez l’ultime assaut.
- Combien ? Combien ont fuit ?
- Des centaines, voir des milliers : le peuple et la moitié de la garnison.
- Quoi ? C’est impossible ! Comment avons-nous pu ne rien voir ? Nous devons les pourchasser !
- Ils doivent déjà être loin. Et nous ne savons pas où ils vont ressortir.
Tyrus était si énervé qu’il en aurait presque frappé l’assassin. Mais il se retînt bien de le faire. Cela aurait provoqué tôt ou tard sa mort. On ne plaisante pas avec les élus de Khaine.
- J’ai réussi à atteindre la salle du trône, reprit le tueur. J’y ai trouvé des Asur qui n’avaient pas encore fuit. Je crois bien que j’ai tué leur chef. Et il y avait aussi une femme. Elle est de haute naissance, elle pourrait peut-être nous apprendre des choses, alors je ne l’ai pas encore tuée. J’ai pensé que vous aimeriez la voir.
- Très bien, fit Tyrus.
Nuhulis mena le dynaste depuis la cour jusqu’à une des plus hautes tours de la forteresse. Ils croisèrent plusieurs cadavres de hauts elfes sur le chemin. Tyrus reconnut là l’œuvre de l’assassin. Mais le vrai carnage avait eu lieu au sommet de la tour. Les murs et le sol étaient recouverts de sang. Le sang… d’une seule personne. Celui qui avait été la victime de Nuhulis reposait au sol, les bras en croix. Son armure dragon rouge avait été percée de toutes parts, et il avait perdu un bras dans l’affaire. Le sang qui recouvrait son visage et ses cheveux rendait difficile le fait de voir à quoi il avait ressemblé.
A quelques mètres, une femme recroquevillée près du trône sanglotait. Le contraste entre ce massacre et la peur et la tristesse de cette Asur donnait à la scène une beauté incroyable, trouva Tyrus. Nuhulis était vraiment un artiste dans son art.
Le dynaste de rapprocha de la survivante. Elle avait les pieds et les poings liés, et sa robe blanche était tâché par le sang de l’individu étendu sur le dallage juste à côté. Au vu de son visage au teint rose et à sa chevelure couleur feu, elle devait être très belle pour un Asur. Mais pour Tyrus, elle représentait tout ce qu’il haïssait : la douceur et l’innocence.
En revanche, ce qu’il aimait chez elle, c’était cette lueur d’épouvante qu’elle avait eu dans les yeux dès qu’elle les avait vu entrer. Aussi afichait-il un large sourire lorsqu’il lui demanda :
- Alors ? Il paraît que tu as des choses à nous dire ?

_________________
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MessageSujet: Re: [Recit] Les Chroniques d'Orelym   Dim 10 Fév 2008 - 19:13

J'aime bien ton récit et en plus les druchii écrase de l'asur (enfin plus ou moin)

Bon les EN se font aussi un peu rouler comme des débutants mais bon on y peut rien

J'aime tes descriptions des GN psycopathes **evil**

j'spere qu'il y a une suite a cela :thumright:
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Llomarin
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MessageSujet: Re: [Recit] Les Chroniques d'Orelym   Dim 17 Fév 2008 - 13:51

Llo is back XD



LLOMARIN




Llomarin survolait les nuages à grande vitesse. Il ne s’était jamais senti aussi libre. Au fur et à mesure qu’il fendait les cieux, une clameur se rapprochait. Bientôt, il n’y tînt plus, il se jeta dans les nuages en dessous de lui. Ce qu’il découvrit en deçà de l’épaisse brume blanche, ce fut l’horreur des combats. Les Asur affrontaient les Druchii. Il eut une soudaine envie de briser les corps de tous ces traîtres.
Il se jeta dans la mêlée.


* *
*



…Relève toi !
Llomarin ouvrit soudain les yeux. Le magnifique ciel étoilé des nuits d’Ulthuan couvrait la totalité de son champ de vision. Il était sur le dos, couché sur quelque chose de mou. Du sable mouillé, sut-il en posant la paume dessus.
Il se mit péniblement sur son séant. Une plage, une petite plage, voilà où il se trouvait.
Ravagé : aucun autre mot ne qualifiait mieux le village qui se dressait normalement juste à côté.
Le feu avait emporté toutes les toitures, avait noirci tous les murs, avait réduit à l’état de cendre tous les navires hauts elfes. Les corps brûlés ou mutilés des pêcheurs jonchaient la plage et avaient rougi le sable de leur sang innocent.
La vue de ce carnage écoeura Llomarin autant qu’il le révolta.
Il se leva. C’est seulement à ce moment là qu’il se rendit compte qu’il tenait toujours son épée contre lui. Elle était mouillée, tout comme lui, d’ailleurs. Ses vêtements trempés lui collaient à la peau. La fraîcheur de la nuit le mordait d’autant plus.
Des lumières brillaient à quelques centaines de mètres. Les lumières de la partie du port que les Elfes noirs avaient gardés intacte pour leurs bateaux. Llomarin repensa alors à l’Arche Noire, et il vit sa forme au large, découpant un triangle de noirceur absolue dans les étoiles du ciel. Il avait encore du mal à y croire. Une Arche noire… devant les plages de Caledor. On avait pas vu ça depuis la Grande incursion du Chaos.
Il se mit à courir vers les lumières. Des navires elfes noirs étaient alignés devant le ponton principal, ainsi qu‘un bateau Asur portant les traces d‘un affrontement. Le cœur du Seigneur Dragon s’accéléra. Après s’être caché au coin d’une maison à moitié calcinée, il scruta les environs. Les bâtiments en face des navires, maisons blanches à un étage et aux tuiles bleues, épargnés par les flammes, avaient sans doute du être réquisitionné par les Druchii. Une sentinelle parcourait le ponton de long en large. Une cape aux écailles vert sombre recouvrait ses épaules et son dos.
Llomarin attendit qu’elle se trouve vers le bout de la passerelle en bois pour courir vers le navire haut elfe. Il ne fit aucun bruit en courant lestement sur les planches avant de sauter sur le pont du bateau. Malgré l’obscurité, il discerna des traces de sang au sol ainsi que des débris de carreaux de baliste. Pas de doute, il s’agissait bien de son navire. Il s’engouffra à l’intérieur de la structure.
Il connaissait le chemin. Il retrouva sa cabine très rapidement. Personne n’y avait encore touché, constata-t-il avec soulagement. Elle se trouvait encore là, dans un placard, son Armure dragon. Il ne la portait pas lorsqu’il était en mer car en cas de chute à l’eau elle était une mort certaine. Grand bien lui en avait d’ailleurs pris, sinon il ne serait pas là, en train de s’en vêtir à nouveau. La peur qui lui nouait le ventre depuis son réveil s’évanouît au fur et à mesure qu’il couvrait son corps des plaques de métal. Lorsqu’il fut entière vêtue de dorée, il se sentait prêt. Prêt à libérer sa patrie.
Lame au poing, il sortit sur le pont. Il attendit patiemment que la sentinelle passe devant lui, puis bondit.
Sa lame sectionna le coup de l’elfe noir juste au dessus du col de sa cape. Le corps sans tête s’écroula sur le ponton, répandant son sang sur les planches humides. Llomarin traîna le corps jusqu’au bord de la passerelle. Il vit alors les corps sans vie des membres de son équipage, flottant entre les coques des navires arrimés.
- Ce n’est que le premier à payer, murmura le Seigneur Dragon en jetant le corps à l’eau.
Llomarin repartit en direction des bâtiments intacts. Il passa entre ceux-ci en se cachant dans l’ombre, au cas où quelque un observerait les environs d’une fenêtre. Comme il l’avait prévu, la minuscule écurie en bois du village avait été sauvegardée par les Druchii. Une lanterne se balançait lentement à l’entrée, accrochée à une poutre. Dessous, un elfe tout de noir vêtu astiquait une selle, assis sur un tabouret. Cette capuche rabattue sur son visage, cette petite arbalète au côté, pas de doute, il s’agissait d’un Cavalier noir, l’équivalent des Patrouilleurs ellyriens des armées Asur.
Llomarin pénétra dans l’écurie par une petite fenêtre, à gauche de l’entrée principale. Il y avait là quatre coursiers, noirs comme la nuit. A son arrivée, ils s’agitèrent, tapant leurs sabots sur la paille ou hennissant. Llomarin entendit le cavalier noir se lever et s’approcher.
Lorsque l’elfe noir scruta l’obscurité des stalles, il ne vit rien. Et pour cause, le Seigneur Dragon était ressorti par la fenêtre et avait accouru sans bruit dans son dos. Une main se posa sur sa bouche juste avant qu’un bras ne lui enserre le cou. Llomarin serra de toutes ses forces. Le Druchii s’agita sous son étreinte, frappant d’abord des pieds et des mains, puis se saisit de la lame qui pendait à sa ceinture. C’est alors que Llomarin lui brisa la nuque.
Pas d’effusion de sang, c’était vital. Il dépouilla le mort de sa longue cape noire et la jeta sur ses épaules, avant d’en rabattre le capuchon. Il rangea également à sa ceinture l’épée zébrée du cavalier. Posséder une épée de facture Druchii ne pouvait que l’aider à se faire passer pour un Druchii. Le Seigneur dragon inspecta ensuite les stalles. La plupart des coursiers utilisés par les elfes noirs étaient des chevaux volés en Ellyrion, mais Llomarin avait du mal à leur trouver autre chose qu’une ressemblance physique. Ceux qu’il voyait là étaient hargneux, indisciplinés, alors que les destriers d’Ulthuan étaient dociles et doux. Il repéra celui qui semblait le moins indomptable et ouvrit lentement la porte de la stalle. Il l’attrapa par ses rênes avec précaution et l’emmena dehors. Il chargea le corps sans vie derrière la selle avant de lui-même monté en croupe. Il se débarrassera du cadavre plus loin.
Après un dernier regard vers le petit port pour vérifier que personne ne l’avait vu, Llomarin éperonna sa monture.
Il s’élança dans les ténèbres. Forêts, montagnes, gués, la route était encore longue jusqu’au Weyr…

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MessageSujet: Re: [Recit] Les Chroniques d'Orelym   Lun 18 Fév 2008 - 10:14

Salut tout le monde, je viens de lire tout d'une traite et franchement, j'adore !
Surtout la deuxième histoire ou les druchii massacrent tout le monde .... **evil**
Simplement, le dernier chapitre me fait l'effet d'une baisse de niveau, peut- être à cause de nombreuses tournures qui me semblent maladroites :
Citation :
Du sable mouillé, sut-il en posant la paume dessus.
Sut-il ? J'aurais plutôt mis : le contact de sa paume sur le sol lui appris qu'il reposait sur du sable mouillé.
Citation :
Elle se trouvait encore là, dans un placard, son Armure dragon.
Son armure dragon se trouvait encore là, dans un placard.
Citation :
Lorsqu’il fut entière vêtue de dorée
Lorsqu'il fut entièrement vêtu de doré
Citation :
Comme il l’avait prévu, la minuscule écurie en bois du village avait été sauvegardée par les Druchii.
avait été gardée intacte par les druchii ( sauvegardée me faisant plus penser à un jeu vidéo).
Citation :
Le Druchii s’agita sous son étreinte, frappant d’abord des pieds et des mains, puis se saisit de la lame qui pendait à sa ceinture. C’est alors que Llomarin lui brisa la nuque.
....puis se saisit de la lame qui pendait à sa ceinture. Mais avant qu'il n'ait pu la tirer hors du fourreau, Llomarin lui avait brisé la nuque.
Citation :
Il chargea le corps sans vie derrière la selle avant de lui-même monté en croupe.
Il chargea le corps sans vie sur la croupe du cheval avant de monter en selle.

Autre chose qui me dérange, l'attitude quasi-suicidaire de Llomarin : il peut se douter que si des corsaires ont débarqué en nombre, ils sont sans doute allés au château le plus proche, c'est à dire le sien ; et pourtant il s'y précipite ! Il aura du mal à vaincre tous les elfes noirs à lui seul, il devrait plutôt aller chercher les survivants réfugiés dans les montagnes.

A part ca ton récit est vraiment génial ! :thumright: **yeha** **aplause**
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Llomarin
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MessageSujet: Re: [Recit] Les Chroniques d'Orelym   Lun 18 Fév 2008 - 11:36

Hum, ça critique... j'adore ! **evil**


Eruvas a écrit:
Salut tout le monde, je viens de lire tout d'une traite et franchement, j'adore !
Merki


Citation :

Son armure dragon se trouvait encore là, dans un placard.
Exa, à la relecture en effet c'est maladroit.

Citation :
Lorsqu'il fut entièrement vêtu de doré
Oui, en fait c'est ce que je voulais écrire XD

Citation :

avait été gardée intacte par les druchii ( sauvegardée me faisant plus penser à un jeu vidéo).
J'ai eu l'impression en l'écrivant et c'est ça qui m'a fait marrer.
Spèce de Nono ! XD

Citation :

....puis se saisit de la lame qui pendait à sa ceinture. Mais avant qu'il n'ait pu la tirer hors du fourreau, Llomarin lui avait brisé la nuque.
Ouais, mais en fait il me soulait ce combat, je voulais pas trop m'étaler dessus...

Citation :

Il chargea le corps sans vie sur la croupe du cheval avant de monter en selle.
Désolé, j'y connais pas grand chose en équitation, j'utilise le vocabulaire au ptit bonheur la chance.



En fait, je dois avouer que je me suis dépêché d'écrire ce chapitre ci, car j'avais hâte de reprendre l'histoire avec Tyrus ! J'adore ce gars XD

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MessageSujet: Re: [Recit] Les Chroniques d'Orelym   Mar 19 Fév 2008 - 23:02

On reveut de l'elfe noir ?**evil**



TYRUS



Un jour plus tôt...

La lumière du jour filtrant à travers les volets réveilla le Dynaste.
Il se redressa, enroulés dans les draps blancs. Par un gémissement, sa compagne lui fit comprendre qu’il l’avait réveillée. Son visage d’albâtre encadré d’un voile de cheveux noirs apparût entre les couvertures.
- Comment as-tu trouvé notre première nuit à Ulthuan ? Questionna Tyrus.
- Délicieuse, répondit-elle en souriant.
La couverture avait glissé du haut du corps d'Elkora, laissant voir sa taille fine et ses seins d’une blancheur neigeuse. Tyrus sentit le désir monté en lui, mais il n’y céda pas. Il se leva et mit sa tunique : le jour s’était levé, ils étaient en terrain conquis mais pas sécurisé, il n’avait pas le temps de continuer à jouer. Il revêtit son armure hérissée de pics, avant de jeter sur son dos sa cape en peau de dragon des mers. Il glissa sa main gauche dans la manche du vêtement, ornée de griffes énormes. Elles avaient été lavées du sang du capitaine Heaume d’argent par un esclave, et leur blancheur retrouvée ne réclamait qu’à tuer de nouveau.
Après avoir embrassée fougueusement sa compagne encore allongée sur le lit, il quitta la pièce par les escaliers extérieurs. Le froid du matin le mordit au visage, mais il avait l’habitude. Cette fraîcheur n’était rien comparée aux tempêtes de neige du Grand Nord. Il apprécia tout de même la relative chaleur du couloir principal de cette aile de la forteresse. A cette heure, la plupart des Druchii dormaient et l’endroit était donc désert, si l’on exceptait les gardes de faction.
A son grand damne, Tyrus ne parvînt pas à retrouver la salle qui l’intéressait aussi vite qu’il l’aurait voulu. En fait, il se rendit compte qu’il était perdu lorsqu’il reconnut une statue qu’il avait déjà vu… deux fois.
Par fierté, il se refusa à demander de l’aide à un quelconque garde jusqu’à ce qu’il eut l’impression que cela faisait plus d’une demie heure qu’il errait dans le château.
- Toi, tu sais où se trouve la salle de torture ? Demanda-t-il finalement à un soldat citoyen adossé conte un mur à côté d‘un escalier.
La moue incrédule de l’homme ne fit qu’augmenter la colère du Dynaste. Toutes les forteresses des Asur étaient-elles des labyrinthes comme celui-ci ? Dans ce cas, il valait peut-être mieux continuer à vivre en Naggaroth…
Arrêter devant un escalier qu’il pensait avoir déjà emprunté, il allait devenir fou lorsqu’il vit le Maître des Tortures en émerger. L’homme avait encore son fouet en main.
- Monseigneur ! Je vous cherchais. Je voulais vous dire en personne que la femme a parlé.
- Hum, ah, bien ! Conduisez moi à elle.
Tyrus essaya de mémoriser le chemin qu‘ils suivirent, mais il abandonna bientôt. De toutes façons, rien n’était censé le ramener dans cette salle après sa présente visite. Le Maître des tortures finit par s’arrêter devant une porte, sortit un trousseau de clef, la déverrouilla puis poussa le battant.
A l’intérieur régnait une épaisse obscurité : il n‘y avait pas de fenêtre, juste une bougie posée dans un coin, jetant des ombres inquiétantes. Un des hommes du Maître des tortures se tenait vers l’entrée, immobile, si bien que le Dynaste le prit d’abord pour une statue.
Une forme à demie nue se tenait au centre de la pièce, couchée sur le côté. C’est à peine si elle respirait.
Les instruments de torture Asur et Druchii étaient rangés contre les murs. Ceux qui avaient appartenus aux hauts elfes se reconnaissaient en cela qu’ils semblaient plus vieux (ils n’avaient sans doute pas servis depuis la Déchirure avant cette nuit) et surtout, qu’ils avaient l’air beaucoup moins… douloureux.
Tous en revanche étaient tâchés de sang. De son sang…
- Alors, qu’a-t-elle dit ? Demanda Tyrus, intrigué par ce qu’elle avait bien pu subir.
- Qu’elle est la femme du Seigneur Dragon de la forteresse. Elle a dit que celui-ci n’était pas en Caledor actuellement. La cité lui avait été confié ainsi qu’à un des officiers supérieurs du Prince.
- Et à propos de ceux qui se sont enfuis ?
- Il y a des issus de secours qui passent sous les montagnes, c’est par là qu’ils sont partis. Elle m’a révélé l’entrée de celles qu’elle connaissait, et je suis allé vérifié. Les passages s‘enfoncent dans la montagne. Elle devait elle-même partir, mais Nuhilis est arrivé avant qu’elle n’ait eu le temps de le faire.
A cette dernière phrase, le Maître des tortures sourît, montrant ses dents blanches taillés en pointes.
Tyrus dut réprimer une grimace. Il soupçonnait fortement l’homme de mordre les personnes qu’il… interrogeait. Il faudrait que le Dynaste regarde si la fille portait des marques de dents, pour en avoir le cœur net. Tyrus n’aimait pas trop ces pratiques, et puis connaître les tendances cannibales du Maître des tortures pourrait être un moyen de vraiment le tenir en laisse.
- C’est vrai, tout ça, ma belle ? Demanda Tyrus en attrapant la Calédorienne par les cheveux, la forçant à le regarder.
Son visage qui était encore hier d’une beauté toute Asur était maintenant atrocement défiguré. Ses joues avaient été scarifiées, son arcade sourcilière explosé. On ne savait plus si le roux de ses cheveux était dû au sang ou à une couleur naturelle.
Son hochement de tête fut à peine perceptible. Tout ce qui se lisait dans son regard, c’était le désir d’en finir.
- Va me chercher Anakaella. Elle lui administrera du poison. Ensuite tu me montreras ces passages.
- Vous ne me la laissez pas ? S’étonna le Maître des tortures.
- Non, répondit Tyrus en soutenant le regard de son vis-à-vis.
Personne ne fait ce qu’il veut ici, sauf moi, rappela mentalement le Dynaste.
Visiblement déçu, le Maître des tortures s’éclipsa. Lorsqu’il fut sorti, Tyrus congédia également son assistant. Il sembla vouloir rester, au début, mais la deuxième injonction de l’aristocrate, plus sévère, le fit détaler.
Tyrus alluma d’autres bougies afin d’y voir un peu plus clair puis il attrapa l’Asur par les poignets et la regarda sous toutes les coutures. Il ne rencontra aucune résistance de sa part : elle était trop meurtrie pour ça. Il remarqua d’abord les seins, qui ne possédaient plus de téton, puis les dizaines de traces de coup de fouets, dans le dos, et enfin, ce qui l’intéressait : une trace claire de morsure, dans le bas du dos.
Il la lâcha. Il avait donc bien raison. Le Maître des tortures aimait manger de la chair. Et bien il apprendra qu’on ne mange pas de chair elfique, même de ses pathétiques elfes d’Ulthuan. On commence par manger de la chair de pleutre et on finit par dévorer son seigneur.
Il aurait sa leçon en temps voulu, se promit Tyrus.

Quelques minutes plus tard, la porte s’ouvrit, laissant apparaître la Grande sorcière de l’Arche noire Désastre, Anakaella. Elle portait pour seuls vêtements, comme à son habitude, un pagne et un soutien gorge violets, de la même couleur que ses prunelles, ainsi qu‘une cape qui descendait jusqu‘au sol. Une couronne noire retenait sa longue chevelure châtain sombre et elle tenait dans sa main son sceptre d’onyx noir.
Belle, elle l’était assurément. Mais Tyrus avait pris l’habitude de ne pas la regarder. On ne courtise pas les épouses du Roi Sorcier.
Le regard de la sorcière se posa sur la forme allongée par terre et elle s’avança. L’Asur regarda d’un air absent la Druchii s’approcher.
A quelques centimètres de la haut elfe, Annakaella s’immobilisa subitement. Tyrus se rapprochait pour savoir ce qui n’allait pas lorsqu’elle tomba à genoux.
Elle parla alors d’une voix caverneuse qui n’avait rien à voir avec son habituelle voix suave :
- C’est elle ! C’est la femme du Tueur !
- Quoi ? Mais qu’est-ce que tu racontes ? Demanda le Dynaste en la saisissant par les épaules pour la tourner vers lui.
Ses yeux n’étaient qu’une tâche blanche, ses prunelles étant cachés sous ses paupières, et elle était agitée de tremblements. Pour en avoir déjà vu, Tyrus trouva que tout cela ressemblait fort à certaines transes de Furies lors de sacrifices sanglants.
- Ca va ? Insista-t-il.
- C’est la femme du Tueur !
- Du Tueur ? Mais de qui parlez vous ?
- De celui qui te tuera, dynaste Tyrus !

_________________
« Qu’il ne soit fait aucun quartier. Je veux entendre leur cri. Faites les souffrir. Mutilez leurs corps pour que même Isha ne puisse reconnaître ses enfants. »
Tyrus, dynaste elfe noir

Mon armée, ma saga et mes dessins



Dernière édition par Llomarin le Jeu 17 Juil 2008 - 13:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Recit] Les Chroniques d'Orelym   Mer 20 Fév 2008 - 11:33

Euh .... tu fais exprès de ridiculiser Tyrus ?

Citation :
A son grand damne, Tyrus ne parvînt pas à retrouver la salle qui l’intéressait aussi vite qu’il l’aurait voulu. En fait, il se rendit compte qu’il était perdu lorsqu’il reconnut une statue qu’il avait déjà vu… deux fois.
Par fierté, il se refusa à demander de l’aide à un quelconque garde jusqu’à ce qu’il eut l’impression que cela faisait plus d’une demie heure qu’il errait dans le château.
Parce que là, il fait un peu boulet, quand même ....

A part ca, c'est génial ! Même si je comprends pas trop pourquoi Tyrus s'énerve tellement sur son maître des tortures, on a bien le droit de casser la croûte non ? XD
Continue comme ça ! :thumright:

EDIT : Je viens de remarquer ..... il serait peut-être temps de changer le nom du sujet, non ? **siffle**


Dernière édition par Eruvas le Mer 20 Fév 2008 - 12:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Recit] Les Chroniques d'Orelym   Ven 22 Fév 2008 - 1:29

J'ai tout lu. Malgré quelques maladresses stylistiques c'est vraiment prenant.
Par contre j'ai du mal à imaginer que les Asurs aient des instruments de torture, même anciens.... ^^

Amaurea, Commandeur naïf
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MessageSujet: Re: [Recit] Les Chroniques d'Orelym   

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