Ulthuan vs Naggaroth

Un forum pour rassembler tous les elfes sous une même bannière.
 
AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 [Recit] Sur l'île de Ruakynth...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Shenlys
Eclaireur


Nombre de messages : 11
Date d'inscription : 19/05/2008

MessageSujet: [Recit] Sur l'île de Ruakynth...   Mer 14 Jan 2009 - 13:51

J'ai un peu avancé dans ce récit. Je ferais des maj au fur et à mesure...


Naweng arpentait les couloirs des caves du Ruakynth, encore engoncé dans son armure d’acier ouvragée, son heaume retiré et mis sous le bras dévoilant son visage rude. Il était plutôt grand et athlétique, et son visage était celui d’un marin : sa peau, alourdie par son expression de dureté, était sèche et tannée, conséquence des décennies passée à côtoyer les vents violents des océans. Ses yeux gris, son nez pointu et ses longs cheveux noirs parachevaient le personnage, tandis qu’une vielle balafre zébrait sa joue gauche.
Des dizaines de salles contenaient armes, armures et ravitaillement, récompense de toute une saison de guerre et de pillage. Autour de lui, de nombreux elfes s’affairaient à compter, affûter et ranger les biens du seigneur corsaire, tandis que les esclaves leur servaient de bêtes de somme. Chacun de ses hommes le salua à son passage, et il se dirigea avec satisfaction vers l’escalier remontant à la surface.

Soudain un hurlement retentit de l’entrée du sous-sol, sur sa droite. Ses yeux se plissèrent et il descendit l’escalier menant aux profondes cavernes de l’ancienne île volcanique. Il arriva dans les écuries, éclairées par des torches, où des coursiers elfiques côtoyaient des chevaux de trait et des créatures reptiliennes servant de montures à ceux qui était assez riches pour se le payer.

Un elfe était étendu sur le sol rocailleux, son bras droit avait disparu et il gisait dans une marre de sang, le souffle court, encore sous le choc. Trois autres exilés tentaient de contenir la furie d’un nauglir, qu’ils avaient à moitié enchaîné au sol. En voyant leur chef s’approcher, ils redoublèrent d’efforts, de peur que leur incapacité ne les fassent entrer en disgrâce auprès de Naweng.

Ils n’en eurent pas le temps. Leur maître sortit de sous sa cape une arbalète à poing ouvragée et visa le crâne de la bête. Le carreau fut propulsé dans l’air, tandis que la magie de l’arme guidait le projectile entre les deux yeux du sang-froid. Ce dernier émit un dernier soubresaut avant de s’étaler à terre, manquant d’écraser un des elfes qui le maintenait.

Klae rangea son arme et s’approcha du mutilé, qui leva les yeux vers lui avec un mélange de peur et d’espoir. Il savait déjà ce qui allait se passer.

Le seigneur corsaire dégaina son sabre, se pencha vers l’estropié l’égorgea. En quelques secondes, l’elfe avait poussé un dernier soupir et s’était éteint.

- A qui appartenait ce nauglir ? demanda d’une voix rocailleuse le seigneur corsaire.
- Au seigneur Aedron, sir.
- Informez-le de sa responsabilité dans la mort d’un corsaire de ma maisonnée et demandez-lui réparation. Qu’il vienne se justifier dans deux heures. Exécution !

« Aedron va poser des problèmes. »
Tout en disant ces mots de sa voix suave, Arune posa sa couronne de Shobhein sur la tête du mannequin en chêne.
- Evidemment, tu sais déjà, répondit Naweng.
- Tu le sais bien.

Elle se tourna vers son seigneur et amant et eut un pincement au cœur en le voyant, encore dans son armure et l’air las. Autrefois, elle n’aurait rien ressenti, mais autrefois, c’était bien loin.
La sorcière s’approcha de lui et l’aida à se débarrasser de sa cuirasse, et des autres pièces d’armure. Puis elle lui prit la main et le guida près d’une baignoire en marbre, dans une antichambre jouxtant la pièce principale, dans laquelle elle avait fait verser des sceaux d’eau chaude parfumée à la rose d’Inja.

Le seigneur entra dans le bain et émit un soupir de satisfaction. Puis Arune usa d’un parmi ses nombreux talents et le massa doucement, commençant par la base du cou. Le massage n’était pas une pratique courante chez les druchiis, mais ils n’appartenaient plus à cette société.

Tandis qu’elle appliquait son art corporel de relaxation, Naweng observa le reflet de sa dame dans l’eau claire et calme de la baignoire. Elle était très belle, longiligne et sculpturale. Sa peau pâle était ferme et douce, et son visage aux traits fins et aiguisés était concentré. Ses lèvres colorées de violet restaient pincées, et son sourire était une récompense en soi, tant il était rare. Enfin, ses yeux avaient la coulcoeur de l’ambre, et seul le seigneur corsaire était capable de soutenir son regard, tant ils contenaient de pouvoir.

Arune sourit lorsque Naweng émit des grognements de satisfaction. Ses muscles étaient détendus à présent, et la sorcière embrassa son amant, avant de le laisser en compagnie des deux esclaves orientales qu’elle avait appelé mentalement.
- Que le seigneur Klae soit lavé et habillé ! ordonna-t-elle.
Les deux femmes s’exécutèrent et le seigneur corsaire fut frotté, shampouiné et complètement décrassé. Puis elles l’aidèrent à se sécher, lui brossèrent les cheveux et l’habillèrent d’un pantalon de cuir et de soies d’orient aux couleurs du sang et des ténèbres. Une fois qu’elles eurent fini leur tache, Naweng s’inspecta, puis, satisfait, il les congédia. Elles disparurent non sans avoir auparavant courber de nombreuses fois l’échine.
En fouillant leur esprit, Arune senti la crainte, mais aussi le respect qu’elles éprouvaient envers le corsaire.

Au fond, pensa la Shobhein, nous avons perdu une grande partie de notre sadisme ces deux cents dernières années. Nous ne torturons plus pour le plaisir. Nous avons tout simplement aucune pitié pour nos ennemis, qui sont les seuls à passer dans les mains de nos bourreaux. Les esclaves nous servent, et meurent dans la servitude, car ils ne méritent pas la liberté s’ils n’ont pas pu nous résister, mais nous ne prenons pas plaisir à les tourmenter. Nous sommes des guerriers, et prenons du plaisir dans les combats navals et les duels à mort, là ou notre vrai force est mise à l’épreuve.

Arune senti la main de son seigneur se poser sur la sienne, et ressentit tout l’amour qu’il lui portait. Autrefois, cet amour avait été mis à l’épreuve et la sorcière y avait résisté de toutes ses forces. En vain. Le destin avait tranché, et l’elfe qui l’avait sauvé avait gagné son cœur, un cœur qu’elle avait cru être devenu glacé après les épreuves passées dans le shobhian de Ghrond.
- Nous devons y aller, Arune. Souffla Naweng à sa compagne qui se perdait dans ses pensées.
La sorcière acquiesça, et ensemble ils quittèrent les quartiers du seigneur des corsaires, s’enfonçant dans les niveaux inférieurs de la Sombre Allégeance…

« Je ne vois pas pourquoi je serais responsable de la mort d’un faible ! »

Aedron fulmina quand la nouvelle de l’accident lui fut rapportée. Cela faisait moins d’une journée qu’ils étaient rentrés d’une décennie de pillages, et il ne pouvait même pas profiter de la vie que déjà Naweng le faisait convoquer. Le capitaine était de très mauvaise humeur, et cela empirait, surtout à cause de cette Klae qui se donnait des airs.

- C’est pourtant un sang-froid venant de tes cales qui a arraché le bras à ce jeune elfe. En tant que régente du Ruakynth, j’exige que tu fournisses un homme à notre maisonnée en compensation. Et un homme de ton équipage, Aedron.

Aedron sourit malgré lui. Son seigneur exigeait rien de moins que le remplacement d’un imbécile par un vrai guerrier, et à ses frais. Il serra les poings, et chercha des arguments plaidant en sa faveur. Il savait qu’un si petit conflit pouvait tourner à la querelle de sang, et le capitaine corsaire ne voulait pas mourir.

Jiune, assise sur le siège à la droite du trône de son cousin, dans la grande salle de l’arche noire où jadis tout avait fini et commencé, se releva soudain. Ses lèvres fines formèrent un sourire et son regard dépassa celui d’Aedron.

- Bienvenue en ton Hag, Seigneur Naweng ! annonça la régente.
Aedron entendit les gardes du trône postés autour d’eux répéter les mots de Jiune, et il se retourna pour apercevoir Naweng et Arune entrer par la grande ouverture de la salle. Le seigneur de Ruakynth salua brièvement sa cousine et vînt prendre place sur son siège. Arune s’assis à sa gauche, signe que le corsaire avait totalement confiance en elle. L’usage voulut par contre que Jiune s’éloigne de plusieurs pas, et elle vînt se poster à côté d’Aedron. Au passage, elle lui chuchota à l’oreille : « Et maintenant vas-tu encore contester ? »

Aedron l’ignora et attendit que son ancien frère d’arme lui adresse la parole, ce qui ne tarda pas à arriver.
- Les nauglirs ont toujours eu mauvais caractère, hein Aedron ?
- Oui certes, seigneur. A propos du jeune elfe mort…
- Tu enverras l’un de tes hommes en remplacement.
- Mais ce n’était pas…
- Assez ! Préférais-tu que j’exige un duel à mort ?
Le ton du seigneur corsaire était parfaitement calme, et son regard perçant fit baisser les yeux au commandant.
- Non, tu as raison seigneur. J’enverrais Karodas.


Dernière édition par Shenlys le Jeu 15 Jan 2009 - 8:24, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Knurlnien
Posteur Suprême et Grand Mégalomane d'UvsN
avatar

Nombre de messages : 3349
Age : 26
Localisation : Gouts (40) / Toulouse (31)
Date d'inscription : 27/01/2008

Feuille de personnage
Nom: Gwënila Admapersa
Rôle:
Postures:

MessageSujet: Re: [Recit] Sur l'île de Ruakynth...   Mer 14 Jan 2009 - 19:40

Un texte très sympathique et une bonne entrée en matière...mais cela ne reste qu'un début, du moins j'espère.

Le texte est fluide, peut-être une volonté trop marquée de faire ressortir le sentiment de domination d'Arune et de Naweng par rapport à leur entourage...

Une petite modif à apporter après lecture rapide :
Citation :
et seul le seigneur corsaire était capable de contenir son regard, tant ils contenaient de pouvoir.
Répétition malencontreuse, remplace le premier "contenir" par "soutenir".

Cordialement,
Knur'

PS: J'attends la suite avec impatience mais poste tout d'un coup car sinon le suspense sera insoutenable... XD
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Wolfen
Khaineux Extremiste et Fanatique du Draïch
avatar

Nombre de messages : 758
Localisation : 92
Date d'inscription : 26/02/2005

Feuille de personnage
Nom: Geralt Akkersüm
Rôle: Humain
Postures: Faibles : Berserk et Riposte

MessageSujet: Re: [Recit] Sur l'île de Ruakynth...   Mer 14 Jan 2009 - 21:47

Ah, un nouveau venu actif, une bonne nouvelle. Plus encore quand c'est un druchii — même si tu restes un sale traître à Khaine.

Une plutôt bonne entrée en matière. Pas grand chose à redire sur le fond, si ce n'est qu'on espère un peu plus de résistance à cette domination absolue du couple Arune/Naweng.

Sur la forme, quelques petits détails mais rien de bien grave :


Citation :

Puis un hurlement retentit de l’entrée du sous-sol, sur sa droite.

Le "Puis" rend très mal ici ; "puis" c'est "ensuite" si tu veux, c'est-à-dire une succession dans le temps. Un "Soudain" ou "Alors" aurait été de meilleur effet car il marque une rupture or c'est ce qui était recherché, me semble-t-il.


Citation :

Un elfe à peine entré dans la maturité de sa vie était étendu sur le sol rocailleux.

La périphrase "à peine entré dans la maturité de sa vie" est d'une part très lourde et assez peu esthétique. Au niveau du sens, un elfe a assez peu de marques physiques qui permettent de lui donner un âge, à première vue. Du coup là c'est un peu étrange que ça se sache au premier coup d'œil.


Citation :

Ils n’en eurent pas le temps. Leur maître sortit de sous sa cape une arbalète ouvragée

Je tiens à rappeler qu'une arbalète c'est un gros machin qu'on tient à deux mains, très lourd et plutôt imprécis. Il est probable que tu fasses référence à une arbalète courte ou plus globalement une arbalète à répétition, telles que celles de Mengil et ses dépeceurs ou, dans un autre registre, celle de Waylander dans les livres de Gemmel.
A noter que ce type d'arme très particulier était des plus rares et vu comme une rareté car d'une utilisation très différent — ça se tient un peu à la manière d'un pistolet, pour nous, sauf que pour nos copains les elfes, il n'y a pas de tel référentiel. En tant que seigneur corsaire et pillard vétéran, on peut imaginer qu'il en a récupéré une voire qu'il s'en est fait fabriquer une spécialement pour lui et qu'il a appris à la manier. Je tenais cela dit à préciser cela.


Citation :

« Aedron va être d’une mauvaise humeur.

"de mauvaise humeur"
Ou alors, si tu voulais marquer une emphase, il aurait fallu dire "une de ces humeurs" (et on s'imagine le mec agitant la main l'air de dire "on va se prendre un de ces savons") ; ceci dit, de la part d'une maîtresse sorcière, une expression si familière semble peu probable.


Citation :

Au fond, pensa la Shobhein, nous avons perdu une grande partie de notre sadisme ces deux cents dernières années. Nous ne torturons plus pour le plaisir. Nous avons tout simplement aucune pitié pour nos ennemis, qui sont les seuls à passer dans les mains de nos bourreaux. Les esclaves nous servent, et meurent dans la servitude, car ils ne méritent pas la liberté s’ils n’ont pas pu nous résister, mais nous ne prenons pas plaisir à les tourmenter. Nous sommes des guerriers, et prenons du plaisir dans les combats navals et les duels à mort, là ou notre vrai force est mise à l’épreuve.

Je comprend ton intention, à savoir de développer une réflexion sur la culture, l'idée qui anime tes corsaires. Ceci dit, tout ça est assez étrange quand c'est pensé par une sorcière qui passe l'essentiel de son temps dans la forteresse, a priori.


Voila, pas grand chose d'autre à redire ; marque peut-être mieux la différence lorsque tu marques un écart dans le temps ou dans l'espace en sautant une ligne de plus, par exemple ; ça rend la lecture plus claire.
Le texte est intéressant ; sous le ressort d'une anecdote, il nous dépeint ton seigneur, ses idées, la manière dont il est vu et dont il fait régner l'autorité. On en apprend pas mal sur lui, en fin de compte.

Continue comme ça, camarade.

Wolf'
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Shenlys
Eclaireur


Nombre de messages : 11
Date d'inscription : 19/05/2008

MessageSujet: Re: [Recit] Sur l'île de Ruakynth...   Jeu 15 Jan 2009 - 8:30

bien

- j'ai corrigé les plus grosses erreurs/maladresses

- je vais creuser un plus la psychologie des personnages, notamment Aedron.

- Arune ne reste et ne restera pas dans la forteresse, car pour dominer il faut agir.

- une tentative d'assassinat et une invasion, ça me semble bien.

Wait and see
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: [Recit] Sur l'île de Ruakynth...   

Revenir en haut Aller en bas
 
[Recit] Sur l'île de Ruakynth...
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Bon recit et belles figs
» Le recit d'une campagne
» [Recit] Chute
» [Recit] Histoire d'une trahison
» [Recit] Destin démoniaque

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Ulthuan vs Naggaroth :: Art et histoire elfique :: Background et récits-
Sauter vers: