Ulthuan vs Naggaroth

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 [FluP] Wolfen, historique et chronologie

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Wolfen
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MessageSujet: [FluP] Wolfen, historique et chronologie   Sam 26 Fév 2005 - 17:49

Wolfen, Grand Exécuteur de Har Ganeth





La vie de Wolfen a été longue, presque deux milles années à ce jour. Fils d’un noble issu d’une famille de Nagarythe, venu s’installé à Har Ganeth pour faire fortune d’esclaves, il a eu la surprise de passer de Naggarond et les intrigues politiques, les poignards dans le dos auquel il était habitué à la seule ville druchiie qui puisse se vanter de connaître le sens du mot « honneur ». Fort de son expertise politique, il réussit à prendre le commerce d’un riche marchand, fondant un marché d’objets divers et de mets succulents, dont le Grand Exécuteur est aujourd’hui encore dirigeant, bien qu’il ne s’en occupe presque pas. Sa mère, elle, était une exécutrice au talent respectée. Elle apprit à son fils l’art de manier le draïch, qui la surpassa rapidement. De sa mère, il reçut son sens de l’honneur, son talent aux armes et sa colère froide et contenue, de son père, il obtint l’art de manier les mots quand il le fallait ainsi que les subtilités politiques des elfes noirs. Son nom avait à sa naissance été Keldern, mais la à l’âge de 7 ans, la férocité du jeune druchii lui permit de gagner ce nom, qui remplaça son patronyme original. A 75 ans, il rejoignit enfin les rangs des impitoyables exécuteurs, où il se fit rapidement un nom, et gagna le surnom de Danse-Mort, car lors d’un duel, le décapiteur auquel il était assigné déclara qu’il dansait avec la mort.

A l’âge de 167 ans, Wolfen rejoint un détachement qui fut réparti dans le nord. C’est ainsi, qu’alors qu’il n’avait pas entamé son deuxième siècle, que le Grand Exécuteur affronta de terribles démons et des nordiques sauvages. Ici sera relaté son premier grand combat.

I/ La Tour d’Imbarnd
"
Wolfen patrouillait sur les remparts de la tour de guet, scrutant le nord où campait une armée de nordiques adorateur du Dieu de l’Extase. Il cracha à la pensée qu’auparavant, des elfes aient pu se vouer à son culte. Lui qui n’avait d’amour que pour le combat, l’ivresse du sang et de la mort trouvait la pensée d’un culte vénérant la douleur, l’automutilation et autres formes de perversion dégradantes pour un peuple aussi parfait que celui qu’avait adopté Khaine. Il caressa son Draïch, seul héritage de sa mère, morte une décennie auparavant. Il chérirait ce souvenir toute sa vie, dernier objet symbole de la seule autre personne que Khaine qu’il ait jamais adoré. Son père était mort lui aussi, lui laissant son marché, dont le jeune exécuteur avait tôt fait de confier la garde à un des conseillers de son père, homme fier et intelligent. Il maudit son géniteur en pensée, au souvenir des traîtrises et du manque d’honneur de celui-ci. Il savait que la grande majorité de son peuple était ainsi, seule Har Ganeth avait conservé l’honneur martial de la race elfique.
Perdu dans ses pensées, Wolfen mis un peu de temps avant de se rendre compte que l’armée ennemie s’était mise en branle. Sans une seconde d’hésitation, il hurla à ses frères exécuteurs de se préparer. Les soldats d’élites d’Har Ganeth avaient été placés à un étage inférieur, pour repousser les débuts des attaques nordiques. Les exécuteurs s’en moquaient, tant qu’ils pouvaient trancher du barbare pour la gloire de Khaine. Ils n’étaient cependant qu’une trentaine, répartis entre deux Décapiteurs. Ceux-ci les placèrent au niveau des deux escaliers de la tour, où ils attendaient les barbares avec impatience. Un frisson d’excitation parcourut l’échine du jeune Wolfen qui n’avait encore jamais pris part à une bataille de grande envergure. Placé en haut de l’escalier sud avec le décapiteur de sa patrouille, celui-là même qui l’avait surnommé Danse-Mort et une douzaine de guerriers d’Har Ganeth, qui avaient tous déjà sortit leur long draïch du fourreau. Il y avait derrière eux une rangée d’arbalétriers d’élite qui affaibliraient la masse des barbares du nord.
Le bruit des combats aux niveaux inférieurs se fit entendre, les druchiis réprimant au mieux leur désir d’en découdre. Quand enfin les nordiques commencèrent à gravirent leur escalier, les exécuteurs se placèrent en position pour recevoir une charge, le draïch placé vers le bas pour trancher net le premier adversaire, qui ralentirait en tombant les autres, permettant à l’exécuteur de reprendre de façon normale sa lame pour pouvoir combattre. Quand les nordiques furent presque à portée de draïch, ils ne bougèrent absolument pas, attendant dans un calme effrayant le tir de soutien des arbalétriers. Ceux-ci abattirent des dizaines de barbares, qui hurlaient d’extase en tombant. Ensuite, les guerriers qui les suivaient gravissaient leur cadavre. Quand enfin les maraudeurs, hurlant à la gloire du Prince du Chaos, arrivèrent au contact des exécuteurs, ils furent proprement tranchés en deux par les druchiis qui avaient abattus leurs draïchs vers le haut simultanément, comme un seul homme. Puis ils firent trois pas en arrière, entendant les arbalétriers remonter pour attendre les nordiques au cas où ils passeraient. Ils restaient cependant suffisamment prêts pour observer le combat, la force des humains face à la grâce mortelle des elfes noirs surentraînés.
Wolfen esquissa un sourire prédateur : son draïch allait pleinement goûter au sang humain. Un des barbares se précipita sur lui, et perdit sa tête avant de se rendre compte de quoi que ce soit. Les maraudeurs affluaient autour de lui, l’encerclant presque, mais le jeune exécuteur dansait avec eux, les invitant à rejoindre la mort. Sa foi en Khaine n’était jamais autant comblée que lors d’un combat, et il souriait à l’idée des combats qui l’attendraient avec le temps. Puis se reconcentrant sur son combat, il frappa de taille et trancha en deux au niveau de la poitrine deux de ses adversaires, puis il en décapita un quatrième. Le flot de nordiques s’étanchait, et seulement quatre exécuteurs étaient tombés. Le décapiteur, que Wolfen respectait et honorait se battait contre un des derniers, qui semblait être leur chef. Le combat était à son maximum d’intensité, les deux adversaires frappant à une vitesse ahurissante. Mais au final, le champion de Slaanesh plongea ses deux épées dans le corps du décapiteur. Celui-ci tomba au sol avec un râle d’agonie. Le champion de Slaanesh observa le haut de l’escalier : il était le dernier debout. Observant chaque exécuteur, il cherchait un ennemi digne de ce nom, et le trouva en un jeune elfe noir dont les yeux luisaient d’une rage à peine contenue.
« Je suis Wolfen, annonça le druchii, surnommé Danse-Mort par les miens. Je te défie en duel singulier, barbare nordique.
— Et bien Danse-Mort, j’accepte ton défi. Je suis Jer’Tulnia, champion de ma tribu, qui gît à vos maudits pieds. (Il montra ses cicatrices datant de ce jour et de combats passés.) Chacune de mes blessures est un don au Dieu des Plaisirs et il me donnera la force de te vaincre, vil être aux oreilles pointues. »
Les combattants se rapprochèrent sous les yeux des druchiis survivants. Wolfen jaugea son adversaire. Il était plus fort que lui, plus endurant et plus grand aussi. Il avait de l’expérience, mais pas plus que l’exécuteur. Il était peut-être moins gracieux dans ces mouvements, mais tout aussi rapide. Ce fut le Slaaneshii qui se jeta le premier sur son adversaire. La colère froide du jeune exécuteur se mua en rage inextinguible, et ripostant, il frappa avec force et précision son gigantesque adversaire. Le champion du Prince Noir était plus grand d’une tête que le fin druchii, mais il paraissait mesurer bien plus de par sa carrure et ses muscles saillants. Le jeune elfe noir frappait de taille à divers endroits, avant de remonter un coup d’estoc puis d’esquiver et de parer une série de coups meurtriers. Ils joutèrent ainsi durant presque une heure, jusqu’à ce que le champion nordique ne glisse, laissant une ouverture. Wolfen saisit sa chance et frappa, acculant le géant en haut de l’escalier. Un revers de grande force désarma l’adorateur du Dieu des Plaisirs, et avec un sourire sauvage, il décapita son adversaire.
"



Après ce combat, le jeune Wolfen accéda au grade de décapiteur et resta en poste pendant plus d’un siècle. Il livra de nombreux combats, mais jamais il ne revécut l’intensité de son premier véritable duel face au géant humain. A 350 ans, il retourna à Har Ganeth, où le Seigneur Vraneth en personne le félicita et lui remit les terribles Bracelets du Meurtre pour sa bravoure. Wolfen les porte toujours, les utilisant à chaque fois qu’ils sont nécessaires.
Les deux siècles qui suivirent, Wolfen resta à Har Ganeth, s’occupant des esclaves arrivant en nombre à la Cité des Exécuteurs. Il passe tout son temps libre seul, étudiant l’histoire et les lettres, qu’il avait délaissé dans sa prime jeunesse pour l’entraînement à manier le Draïch. Il continue cependant de pratiquer l’art du combat avec l’arme de sa mère, une de ses seules possessions personnelles. L’arme est simple et n’est pas le moins du monde enchanté, mais on dit que l’âme du mystérieux elfe noir y est enfermée. Ce ne sont sans doute que des rumeurs, mais il est sûr qu’il tient plus à son arme qu’à sa vie.
En 1120, l’année ou Girathon, Chancelier de la Cour du Roi Phénix a été démasqué comme espion druchii, il inventa une dizaine de techniques différentes, innovant suite complexe de parades et de contre-attaque. Il apprend aussi l’art secret des Exécuteurs, une technique de combat que seuls les meilleurs envoyés de Khaine peuvent maîtriser. Il l’utilise à la perfection mais ne l’emploie qu’en dernier recours.
En 1122 du calendrier impérial, Wolfen prend part à l’interception de l’expédition punitive lancée par Morvael. Il ne combat cela dit presque pas, se contentant d’envoyer les hordes d’esclaves et de les empêcher de prendre la fuite.
Deux ans plus tard, on l’informe qu’un prisonnier s’est échappé des geôles de la Cité et a emporté avec lui une gemme magique extrêmement importante. Wolfen est chargé de le retrouver, il n’est accompagné que d’une ombre, Gaerlos et il est déposé sur le Vieux Monde par une Arche Noire, qui camoufle un petit navire pour son retour.

Je fais un post ensuite car sinon c'est trop long **looser**
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MessageSujet: Re: [FluP] Wolfen, historique et chronologie   Sam 26 Fév 2005 - 17:51

II/ La Gemme des Ténèbres Infinies
«
Wolfen scrutait l’horizon du haut d’une colline. Il avait été déposé le long des côtes de Tilée, la province d’origine du prisonnier. Il attendait que l’ombre revienne : le mystérieux Gaerlos étant parti chercher des informations dans la ville la plus proche. Prenant son mal en patience, le décapiteur s’assit à l’ombre d’un arbre et attendit, observant de loin les activités de la ville barbare. Il avait laissée son armure habituelle pour une tunique de cuir noir léger. Son draïch était dans son fourreau, accroché à son baudrier. Ses différents couteaux étaient camouflés dans la large cape d’ébène qu’il avait revêtu.
L’ombre revint deux heures après. Le soleil déclinait à l’horizon ; la nuit serait bientôt là et les deux druchiis pourraient aller dans la ville, invisible sous leurs capes.
« Sire Wolfen, j’ai peut-être retrouvé la trace du prisonnier. Le retour d’un esclave est rare et souvent célébré. Mais là, personne ne l’a revu, même s’ils ont entendu parler de sa fuite. Il est donc probable qu’il veuille fuir quelqu’un, peut-être nous.
— Tu es donc entrain de m’expliquer que tu n’as pas de piste car personne ne l’a vu, gronda le noble druchii.
— Non, sire, siffla l’ombre, j’ai peut-être retrouvé sa trace. Lors de sa fuite, l’humain avait volé la gemme, mais aussi un couteau d’origine elfique. J’ai retrouvé ce même couteau ; je l’ai reconnu grâce au pommeau en bronze inhabituel. Il est chez un marchand d’armes apparemment renommé dans la ville. Je ne pouvais lui soutirer des informations en plein jour, mais maintenant que la nuit tombe nous allons pouvoir le soumettre à la question.
— Bien, parfait, approuva le décapiteur, en route donc. J’ai hâte d’en finir avec cette maudite mission. Tout le monde parle d’une invasion d’Ulthuan qui aurait bientôt lieu et je ne pourrais pas y participer à cause d’un imbécile d’humain puant. »
L’ombre préféra ne pas relever, étant donné l’humeur exécrable de son maître. Il songeait avec amertume que lui avait ordre de rester en Tilée comme informateur pour les druchiis qui passeraient dans la région.
Wolfen rabattit sa capuche sur son visage, camouflant ses oreilles pointues ; Gaerlos fit de même. Les deux formes sombres se dirigèrent vers la ville, presque invisible dans l’obscurité qui s’épaississait.
Ils arrivèrent à la cité juste avant la fermeture des portes et ils se dirigèrent d’un pas vif, marchant dans les rues les plus sombres, vers le magasin d’armes. Une fois devant la boutique, ils s’aperçurent que le marchand était entrain de fermer sa boutique et d’éteindre les bougies. Ils entrèrent dans l’appartement, et refermèrent la porte en silence. Le marchand se retourna et les regarda, stupéfait de trouver quelqu’un dans son magasin. Il allait ouvrir la bouche pour parler, quand le poing du décapiteur l’atteignit au menton, le projetant au sol. L’ombre éteignit les bougies et se posta devant la porte. Si les deux druchiis, étant nyctalopes, voyaient parfaitement dans l’obscurité, ils durent attendre que le gros humain adapte sa vision au noir. Wolfen l’attrapa au col et saisit le couteau druchii au pommeau de bronze de son autre main, le plaçant devant les yeux du marchand.
« Qui t’as vendu cette arme, murmura-t-il d’un ton menaçant ? Je te conseille de répondre vite, je ne suis pas réputé pour ma patience.
— Seigneur, gémit-il, je n’en sais rien. (La poigne du décapiteur se resserra sur la gorge du vendeur affolé.) Je vous jure que je ne sais pas, s’étrangla-t-il. Un homme, vêtu assez pauvrement est venu et m’a demandé combien j’achèterai ce couteau. Il jetait des regards partout, comme s’il s’attendait à être suivit. »
Wolfen relâcha sa prise, permettant à l’humain de reprendre son souffle.
« Et alors, chuchota-t-il, tu lui as acheté, et tu l’as mis en vitrine. »
L’humain hocha la tête, affolé par le sombre personnage qui l’interrogeait.
« Sais-tu où il allait, gronda le décapiteur, menaçant ? Dans qu’elle direction est-il parti ?
— Je ne sais pas exactement, geignit le gros vendeur. Je sais juste qu’il se préparait à voyager loin, il avait un cheval, un bon cheval et un sac qui semblait rempli de provisions. Il allait vers le nord ou l’est je pense, car il était vêtu chaudement. »
Seul un mince filet de voix sortait de la bouche de l’humain affolé.
« Allez voir Petrovitch, au nord-ouest de la ville. Il est revenu y à pas très longtemps de ça, mais c’est un gars d’ici. Je sais pas ce qui lui est arrivé pour qu’il disparaisse un jour, comme ça, mais il est revenu. Je l’ai jamais vu depuis son retour, il se fait discret, mais il sait tout ce qui se passe dans la ville. Il pourra sans doute vous aider.
— Je te remercie de ton aide, misérable humain puant. Mais maintenant tu es inutile. »
Le vendeur le regarda, une lueur d’affolement dans le regard, qui n’empêcha pas l’impitoyable druchii de lui planter le couteau volé par l’esclave dans la gorge. Il le laissa planté dans le cou du gros vendeur, jugeant la dague souillée par des mains humaines et de mauvaise facture.
Sans un mot, les deux elfes noirs sortirent du magasin plongé dans l’obscurité et partirent à la recherche de ce Petrovitch. Quelque chose disait à Wolfen que la Gemme n’avait pas quitté cette ville et si cet homme savait tout, il était sans doute au courant de ça.
Les druchiis mirent du temps à trouver l’auberge où était censé être Petrovitch. Ils entrèrent dans la salle en silence, Gaerlos s’avançant vers le tenancier pour se renseigner tandis que le décapiteur jaugeait la salle du regard. La taverne n’abritait qu’un ramassis d’humains encore plus puant et plus sale que les autres. Ils jouaient au carte, riaient bruyamment, buvaient tout leur soûl. La plus part portaient des cicatrices, leurs dents étaient jaunes et pourries, il n’était d’ailleurs pas rare qu’il leur en manque. Un des joueurs, visiblement ivre l’interpella. Wolfen préféra ne pas faire attention et ne bougea pas, dans l’attente de l’ombre. Mais quand l’ivrogne se leva et s’approcha de lui, il ne put l’ignorer. Même les esclaves d’Har Ganeth n’étaient pas aussi répugnants que celui-là. Avec un frisson de dégoût, il le repoussa et le fit tomber. Un silence pesant tomba sur la salle, deux des compatriotes de l’ivrogne l’aidant à se relever. Celui-ci semblait avoir retrouvé toute sa lucidité. Les trois hommes tirèrent respectivement un couteau, une épée courte et une épée longue. Les trois armes étaient rouillées et n’avaient pas du coûter bien cher. Wolfen tira un couteau, laissant la haine tenace qu’il vouait aux répugnants humains du Vieux Monde s’emparer de lui. Au moins les sauvages barbares du nord de Naggaroth avaient le sens de l’honneur, ils savaient se battre et étaient des adversaires valeureux, que les exécuteurs pouvaient combattre au nom de Khaine avec honneur et rage. C’étaient de bons adversaires, pas comme les loques qui se dressaient face à lui.
En un éclair, il lança le couteau, qui transperça la gorge du premier. Tirant au clair son draïch, il se jeta sur les deux autres, paralysés de terreur, les décapitant d’un seul coup. Il ramassa un morceau d’étoffe des humains et essuya son couteau et sa lame, les rengainant ensuite sous les yeux consternés des habitués. Puis les conversations reprirent, deux serviteurs traînant les cadavres pour les camoufler. Mais l’histoire ferait vite le tour de la ville, agitant un peu la monotonie paisible habituelle.
Wolfen rejoint l’ombre, qui l’attendait à l’autre bout de la salle. Les druchiis entrèrent dans une arrière pièce où les attendait un homme vêtu de gris, encapuchonné de la même façon qu’eux. Le décapiteur avait l’étrange sensation qu’ils touchaient au but. L’homme invita ces invités à s’asseoir, offre qu’ils refusèrent d’un geste négligeant. S’ensuivit de longues minutes pendant lesquelles le noble druchii et l’humain se fixèrent tandis que Gaerlos se postait dans un coin sombre, la main sur son arbalète à répétition. Le nommé Petrovitch rompit le silence :
« Bienvenue à vous étrangers. On m’a dit que vous recherchiez des informations. Je me nomme Petrovitch et je peux vous fournir ses informations moyennant finance évidemment.
— Soit, alors voici notre problème. Nous cherchons un homme, évadé des prisons des elfes noirs. Nous nous sommes laissé dire qu’il était passé dans cette ville. »
Malgré la capuche qui cachait son visage, les deux druchiis purent aisément sentir le malaise de leur interlocuteur.
« Oui, j’en ai eu connaissance, finit-il par dire, la voix un peu tremblante. C’est un homme à la peau blanche, cheveux blonds, une cinquantaine d’année, questionna-t-il ?
— Oui c’est bien cela, approuva Wolfen.
— Il est partit il y a quinze jours vers le sud. J’ai entendu dire qu’il souhaitait se cacher dans les Terres Arides. »
Wolfen se redressa, et sortit un couteau.
« Menteur, gronda-t-il ! L’esclave était jeune, sinon on l’aurait tué à Naggaroth et il est partit vers le nord ou l’est car il était habillé chaudement. (Il sourit d’un air prédateur.) Petrovitch, c’est du nord non ? »
L’humain tenta de s’enfuit mais fut ramené à la réalité par l’ombre qui plaça un couteau sur sa gorge. Gaerlos murmura :
« Où est la Gemme ?
— Dans un coffre au fond de la pièce, gémit-il. Par pitié ne me renvoyez pas là-bas ! »
Wolfen se saisit de la Gemme des Ténèbres Infinies. Il sentait son pouvoir dans sa main. Il grogna :
« Au moins tu n’as pas menti cette fois. Tu ne retourneras pas à Naggaroth. »
L’homme soupira de soulagement mais le soupir fut son dernier : Gaerlos lui trancha la gorge d’un coup sec. Les deux druchiis quittèrent la ville.
»


Wolfen rentra à Naggaroth, où il fut félicité par Tullaris en personne, qui lui octroya le titre de Grand Exécuteur. Une Matriarche lui offrit en remerciement le Talisman de Khaine, qui pend toujours à son cou. Mais le Grand Exécuteur ne put partir en Ulthuan, où l’invasion battait son comble. Il fut renvoyé aux tours de guets avec sous ses ordres deux cents exécuteurs, pour parer une attaque en masse des Démons du Chaos.
Ces combats furent parmi les plus éprouvants que vécut le druchii. Faisant face à des adversaires parmi les plus terrifiants qui soient, tout en étant lascifs et sensuels. Le nouvellement nommé Grand Exécuteur, responsable d’une centaine d’exécuteurs qui secondaient les gardes d’une des grandes tours dû lui-même exécuter bon nombre de soldats druchiis ayant succombé à la tentation et même quelques exécuteurs. En 1142, il ne restait plus qu’une vingtaine de ses fiers guerriers et moins de trois cents gardes de la tour quand survint la pire attaque, menée par un puissant Gardien des Secrets.



PS : encore pardon aux admins pour le double post mais c'était trop long et ça voulait pas le poster sinon **angry** (et c'est encore trop long donc je vais devoir faire un troisième post)
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Wolfen
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MessageSujet: Re: [FluP] Wolfen, historique et chronologie   Sam 26 Fév 2005 - 17:52

III/ La Défense d’Ersoniael

«
Wolfen nettoyait son arme. Le matin même, les barbares nordiques avaient attaqué. Ils étaient certes peu nombreux, mais la surprise causée par l’attaque avait coûté la vie d’une douzaine de gardes. En tant que second responsable de la Tour de Guet, le Grand Exécuteur se faisait du souci. Les démons et leurs esclaves humains multipliaient les attaques sanglantes et les renforts demandés mettaient bien trop longtemps à arriver. Il astiquait sa lame tachée du sang de ces imbéciles, membres d’une sous-race dégénérée en proie à de multiple mutations, preuves que leur physique était imparfait. Il se regarda dans l’unique miroir qui ornait sa chambre. Celle-ci était relativement petite et l’elfe noir y avait laissé très peu de décorations, seules quelques armes de magnifiques factures et une tapisserie représentant un exécuteur décapitant un membre du Culte du Plaisir. Le druchii cracha à la pensée d’elfes voués au Dieu de la Décadence, les maudissant et espérant que la punition que Khaine leur ferait subir soit à la hauteur de leur dégénérescence.
Se faisant songeur, son regard se posa sur son image, reflétée par le miroir. Ses cheveux du noir le plus pur étaient trop longs pour être coiffés en natte comme auparavant et en tant que second dirigeant de la tour, il n’avait pas le temps de se préoccuper de la taille de ses cheveux. Ceux-ci tombaient un peu en dessous de ses épaules, bouclés et non coiffés, telle une horde sauvage de boucles d’ébène. Sa peau, pâle par nature, était de cadavérique. Il avait peu eu le temps de dormir et sautait deux repas sur trois depuis presque un an. Ses yeux, d’ordinaire perçants et sombres, étaient voilés et fatigués, entourés par d’impressionnantes cernes. Ses traits étaient tirés par le sommeil et il sentait que la fatigue l’emporterait bientôt sur lui.
Pris d’une colère subite et sans raison apparente, il se débarrassa de son armure, demeurant simplement en robe noire et violette. Saisissant un couteau, il se fit un devoir de se couper les cheveux convenablement. Une fois que leur taille fut normale, il les coiffa en une natte soigneuse, typique des exécuteurs. Il observa un instant le couteau et d’un geste fluide et presque imperceptible à l’œil nu, il se retourna et lança le couteau sur la tapisserie, déchirant l’endroit où était tissé l’elfe décadent. Puis il se jeta sur sa couchette et s’endormit, s’autorisant quelques heures de repos.
Wolfen fut réveillé par les cors de leurs ennemis. Sautant de son lit, le druchii enfila son armure, attacha son baudrier et pris ses armes. Puis il sortit en hâte de sa chambre. Il rejoignit son dernier lieutenant vivant qui lui fit un résumé de la situation.
« Seigneur, expliqua-t-il, leur attaque a été rapide et sanglante. Ils ont pris deux des niveaux inférieurs avant que nous les exterminions. Mais les vents hurlent et font frissonner les hommes. Les vétérans disent que les démons arrivent. Beaucoup de démons ! »
Le Grand Exécuteur jura et se précipita vers un endroit d’où il pourrait communiquer ses ordres.
« Soldats, cria-t-il ! Nous sommes attaqués, vous le savez sans doute. Les barbares n’étaient semble-t-il qu’une avant-garde lâchée sur nos défense pour émousser celles-ci ! Si les démons arrivent, je veux que chacun reste à son poste et obéisse aux ordres de son supérieur direct. En l’absence de Lord Darnak, je prends le commandement. »
Les gardes de la tour retournèrent chacun à leur poste de garde, surveillant à travers les brumes l’avancée de leurs adversaires. Ils luttaient tous contre la peur de leurs immortels ennemis, mais il s’agissait de soldats druchiis et ils n’en laissèrent rien paraître. Les chefs de régiments se rassemblèrent pour leur part autour de Wolfen.
« Je veux que chacun tienne ses positions jusqu’au début de l’attaque, expliqua-t-il. (Il désigna deux patriciens.) Vous deux, vous serez les premiers défenseurs dès le début de l’attaque. Vos chances de survie sont infimes, mais vous devez emporter la vie d’un maximum de démons. Ensuite les arbalétriers tireront sur la masse de démons. Dès qu’ils seront trop près, ils reculeront derrière mes exécuteurs et tous les lanciers. Nous combattrons jusqu’à la mort. »
L’elfe noir fit mine de partir mais se ravisa au dernier moment.
« Une dernière chose, dit-il. Si certains de vos hommes commencent à succomber à la tentation, abattez-les sur le champ. Passez le mot parmi vos hommes. Je préfère qu’ils meurent avant de nous combattre, ça nous fera une épine de moins dans le pied. »
Tous les chefs de troupes acquiescèrent et rejoignirent leurs hommes. Wolfen se retira en dernier, rejoignant ses exécuteurs qui s’entraînaient au combat à mains nues pour passer le temps. Le Grand Exécuteur les regarda gravement durant quelques secondes, puis se joignit à eux. Ses guerriers se battaient à ses côtés depuis très longtemps et les exécuteurs se liaient de camaraderie, faisant de leurs meilleurs compagnons des frères d’armes. Seul Aelkoter, un noble druchii venant de Hag Graef, confié au Grand Exécuteur pour bénéficier de son savoir en matière de combat, ne se joignait pas aux exécuteurs. Venant d’une ville où la trahison était le seul mot d’ordre, il ne comprenait rien au sens de l’honneur des habitants de Har Ganeth. Mis à part son absence de sens de l’honneur que Wolfen trouvait extrêmement irritante, il était un guerrier accompli bien que combattant très différemment des exécuteurs. Il maniait une épée courte banale bien que de bonne facture ainsi qu’une lame magique enflammée. Portant une armure lourde flexible et un casque d’où ne dépassaient que quelques mèches de cheveux noirs, il avait très fière allure. Observant d’un œil critique les exécuteurs qui s’entraînaient, le noble d’Hag Graef ne pouvait s’empêcher d’éprouver un grand sentiment de respect et d’admiration envers celui qui lui enseignait les arts du combat. Celui que l’on nommait Grand Exécuteur était le meilleur dans presque toutes les disciplines, se mouvant avec une grâce mortelle, frappant en proie à une rage froide. Il semblait ne jamais perdre le contrôle de ses sens.
Quand les délicats cors elfiques sonnèrent, tous les fiers guerriers dans la pièce saisirent leurs armes et se dirigèrent au pas de course vers les lieux du combat. Quand ils arrivèrent, Wolfen positionna ses exécuteurs pour recevoir la charge que les démons ne manqueraient pas de lancer une fois les premières lignes exterminées. Les deux régiments de soldats se défendaient vaillamment, tuant de nombreux démons et résistant du mieux qu’ils pouvaient aux charmes des Démonettes. Mais celles-ci les eurent bien vite exterminés et reprirent leur charge suave et délicate. Quelle que soit la grâce que les démons femelles mettaient dans leurs mouvements, cela n’empêcha en rien les nombreux arbalétriers de faucher leurs démoniaques adversaires, les abattant jusqu’à la dernière démonette. Mais une seconde charge de démonette, menée par un puissant démon exalté, au visage de femme à la beauté sans pareil. En fauchant presque la moitié, ils se replièrent derrière les autres druchiis. Les Exécuteurs étaient en première ligne, les lanciers juste derrière eux. Ils reçurent la charge aisément, décapitant les démonettes en quelques mouvements.
Il ne restait plus que le démon exalté, au visage parfait transpercé par de nombreux carreaux. Wolfen et Aelkoter se jetèrent ensemble sur la démone, la frappant en de multiples endroits. Le Draïch du Grand Exécuteur taillait les nombreux membres de leur délicieuse adversaire, tandis que l’épée enflammée brûlait les membres du démon exalté. Mais la puissante démone résistait, tentant d’utiliser ses pouvoirs pour dominer ses adversaires. Tandis que les deux guerriers s’élançaient à nouveau, elle tenta de charmer l’esprit de l’elfe noir qui portait la lourde lame courbe qui lui tranchait ses nombreux bras. Le choc qu’elle reçut de la part de l’esprit plein de haine du druchii la déstabilisa, permettant au noble d’Hag Graef de lui planter ses lames dans le corps, tandis que Wolfen la décapitait. Le démon exalté se dématérialisa, son exquis visage disparaissant comme le brouillard chassé par le pâle soleil du matin.
Les deux guerriers eurent à peine le temps de se rétablir que d’autres vagues de démones arrivèrent. Durant quatre heures, les druchiis affrontèrent des hordes de démonettes, jusqu’à ce que le terrible maître des démons apparaisse. Un Gardien des Secrets se jeta sur les elfes noirs, ses pinces s’abattant méthodiquement parmi les elfes noirs. La peur de ceux-ci avait été remplacée par une subtile tentation, et les patriciens durent tuer de nombreux soldats qui présentaient des signes de faiblesse. Seuls les exécuteurs résistaient vaillamment à la tentation. Les fiers soldats d’élite se jetèrent sur le Gardien des Secrets, le blessant en de nombreux endroits et découpant même un de ses bras articulés, lui arrachant un hurlement strident. Mais la riposte fut fulgurante et malgré ses blessures, il renvoya la douzaine d’exécuteurs, en tuant les trois quarts. Wolfen évitait prestement les coups furieux du démon, le distrayant pendant qu’Aelkoter s’élança vers la tête du démon majeur, le blessant avant d’être jeté au sol. Le noble d’Hag Graef se tordit de douleur, les os brisés par la violence du choc. Malgré sa forme matérielle sur laquelle il perdait prise, le Gardien des Secrets ne faiblissait pas, profitant d’un petit temps entre deux roulades du Grand Exécuteur pour l’attraper entre une de ses pinces. Le Draïch de Wolfen tomba à terre, hors de portée du druchii. Le Démon Majeur d’apprêtait à lui donner le coup de grâce, quand Wolfen entendit un appel étouffé. Son apprenti à terre lui jeta l’épée de flammes, que l’elfe noir utilisa pour trancher la griffe du démon. Ce dernier glapit de douleur, avant que le son ne soit étouffé dans la gorge par les coups que Wolfen donnait avec l’épée de flammes. Le Gardien des Secrets se dématérialisa, faisant tomber le Grand Exécuteur au sol, acclamé par ses soldats.
»


Wolfen, surnommé Loup de Feu depuis sa victoire avec l’épée de flammes, passa encore de nombreuses années au nord de Naggaroth, avant de rentrer en 1201 à Har Ganeth

PS : rere dsl pour le triple post mais même en deux ça tenait pas:/
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Kormin
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MessageSujet: Re: [FluP] Wolfen, historique et chronologie   Sam 26 Fév 2005 - 18:16

Humm, ça c'est de la boigraphie.
Bravo Wolfen pour ton travail (enfin, c'est quand même la deuxième fois que je la lis, mais je te le redit quand même.) **yeha**

Kormin
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MessageSujet: Re: [FluP] Wolfen, historique et chronologie   Sam 26 Fév 2005 - 18:33

Zut, je viens de me rendre compte que j'avais pas mis la biographie ***boulet***
Bon tant pis je ferais ça un autre jour... Merci Kormin, puisses-tu revenir vite à la vie parce que ton lieutenant il me tape sur les nerfs... **angry**

Wolfen, les têtes d'asurs je vais m'en faire des sautoirs moi. **Diabolik**
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Kormin
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MessageSujet: Re: [FluP] Wolfen, historique et chronologie   Sam 26 Fév 2005 - 18:47

Code:
Merci Kormin, puisses-tu revenir vite à la vie parce que ton lieutenant il me tape sur les nerfs

Ce pauvre Falack n'a pas l'air de faire l'unanimité....dommage...et tant pis pour lui.

Au faite, il te reste pas mal d'année à faire, on est en 2523, et toi, t'est rendu en 1201. Va falloir s'activer un peu **lol**

Kormin
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MessageSujet: Re: [FluP] Wolfen, historique et chronologie   Dim 27 Fév 2005 - 9:31

Ouais mais va y avoir une longue période de résumé normalement. Un peu d'inaction et d'entraînement, ça fait du bien.:) Enfin bon je vais peut-être commencer la suite tout à l'heure (dépend de mon humeur et du temps pendant lequel je réussirai à conserver l'ordinateur).
Wolfen, qui trouve qu'il y a trop de slaaneshii sur ce forum **looser**
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MessageSujet: Re: [FluP] Wolfen, historique et chronologie   Lun 28 Fév 2005 - 12:48

Il continua de perfectionner son art et prit l’habitude de s’entraîner en compagnie de Tullaris, qui le battait toujours, mais chaque défaite permettait à Wolfen de s’améliorer. Après près d’un siècle à s’entraîner contre tous les adversaires qu’il trouvait, Wolfen atteignit l’apogée de son art. Il fut finalement envoyé en Ulthuan à la tête d’une compagnie d’exécuteurs.
Rejoignant une armée importante, il combat bien et fit sa première rencontre avec une Grande Lame, un des plus grands maîtres des épées. Leur premier duel dura près d’une heure durant lesquels les deux combattants se battirent avec acharnement pour finalement déclarer égalité à la fin de la bataille. Ils se rencontrèrent au total sept fois en vingt-cinq ans de guerre et chacun de leurs duels se solda par une égalité. Leur dernière rencontre eut lieu en 1328 dans une bataille sanglante. Se repérant comme à leur habitude, ils engagèrent un duel sans merci. Au coucher du soleil, les deux armées battirent en retraite vers leur camp mais les duellistes continuèrent leur combat. Ce fut finalement à la mi-nuit qu’ils finirent enfin le duel engagé vingt-neuf ans auparavant. Wolfen, vainquit finalement son adversaire d’une botte fulgurante, lui tranchant proprement la tête. Il laissa cependant sa lame et sa dépouille entière pour qu’elles puissent être renvoyées à la famille du maître d’armes, par respect pour ce dernier.
Après avoir vaincu son adversaire, Wolfen ne vit plus l’intérêt de rester en Ulthuan et retourna à Har Ganeth. Il patrouilla dans la ville plusieurs années, retourna aux tours de guet avant d’intégrer l’armée de Malékith durant plusieurs offensives. Sa vie ne fut dès lors plus qu’une suite de combats sanglants sans réels défis. Elle prit un tournant lors de la Nuit Sanglante de Naggarond, au cours de laquelle il rencontra Magnor et ses autres frères d’armes, Kerion, Fielro, Helclaëynn, Drachenhauss et tous les autres, ainsi que le seul druchii qu’il respecta suffisamment pour lier sa vie à la sienne, le Général Kormin Sombracier, qu’il aurait suivi dans la mort s’il avait pu.
Sa défaite à Arnheim lui valut le déshonneur et il partit en compagnie de Kerion à la Citadelle de Sang. Il passa plusieurs mois à étudier l’art nippon en compagnie d’un des étranges samouraïs, avant de repartir vers l’Occident du Vieux Monde pour rejoindre Kniff-Kniff et ses frères d’armes. Son voyage prit une allure catastrophique quand il fut pris en chasse par une vingtaine de cavaliers tueurs. Au cours d’une course-poursuite de trois jours et quatre nuits, il finit par tous les tuer, vidant son arbalète à répétition. Il dut abandonner sa monture après et l’acheva, la bête étant morte de fatigue. Lui-même, vêtu simplement d’une tunique noire et d’une armure de cuir souple et noir, portant seulement son Draïch qu’il tenait de sa mère. Enfin, il arriva à l’entrée des Montagnes de Fer, territoires des terribles Ogres Orientaux et où se déroulerait l’évènement qui bouleverserait la vie du druchii.


IV/ Naissance du Sombre Exécuteur

«
Wolfen était harassé, ses vêtements sombres en lambeaux mais il s’accrochait à la vie. Son délicat gosier était rendu râpeux par la soif, sa langue desséchée. Il sentait que ses muscles faiblissaient à cause du manque de nourriture et d’eau. Se traînant plus que marchant, le Grand Exécuteur atteignit un point d’eau dans lequel il plongea la tête. Il lui sembla qu’il buvait durant des heures, sa bouche réclamant toujours plus d’eau. Il fut finalement tiré de son point d’eau par des bruits de pas, qui se voulaient discrets, sans grand succès. Relevant la tête, Wolfen aperçut cinq ogres imposant qui s’approchaient, armés d’impressionnantes massues. Malgré la faim et la fatigue qui l’affaiblissait, l’elfe noir n’était pas de ceux qui se rendaient sans combattre. Tirant son draïch, il caressa la garde de la lame. Le dernier héritage de sa mère, la seule chose qui le raccrochait réellement à la vie.
Poussant un rugissement sauvage, il se jeta sur ses adversaires ventripotents. Ceux-ci furent surpris par l’attaque de ce qu’ils pensaient être un vulgaire cadavre sur pattes. Le premier fut décapité, tandis qu’un coup de pied dans l’abdomen suivit d’un autre sur le visage propulsèrent le deuxième au sol. Se rétablissant, le Loup de Feu se retourna vers ses adversaires qui, complètement remis de leur surprise, se jetèrent en hurlant sur le freluquet en noir. Profitant de la souplesse de sa tunique de cuir, Wolfen esquiva habilement les coups principaux mais une massue le cueillit en plein ventre et le propulsa contre un rocher. Il s’effondra en gémissant, trop affaibli pour se relever. Les images tournaient devant ses yeux, il voyait les ogres s’approcher de lui, sans doute pour faire de lui leur prochain dîner. Il se maudit de sa fatigue qui l’avait empêché d’intercepter un coup pourtant évident. Ce furent ses dernières pensées avant que l’obscurité l’envahisse.
Le druchii se réveilla en sursaut. Regardant autour de lui, Wolfen fut surpris d’être toujours en vie. Perplexe, il chercha la raison pour laquelle les géants barbares ne l’avaient pas encore dévoré. Ne trouvant pas de réponse, il regarda autour de lui. Il se trouvait dans une petite grotte, sans doute dans un tunnel dans la montagne, le soleil ne se reflétant pas par l’embouchure de la caverne, mais l’obscurité n’étant pas assez profonde pour que ce soit la nuit. Il était suspendu par les pieds, la tête en bas et à côté de lui deux humains. A leur accoutrement, il s’agissait probablement d’aventuriers mais pas assez résistants, l’un était mort visiblement de faim, de soif et de fatigue. Le deuxième avait apparemment été goûté par un ogre trop affamé pour se retenir, car un de ses bras manquait, remplacé par un moignon putréfié. L’hémorragie avait eu raison de l’humain, mais peut-être était-ce mieux que ce qui l’aurait attendu. La première chose que Wolfen remarqua après avoir fini son examen des lieux, ce fut l’odeur de pourriture et de mort qui régnait dans les tunnels.
L’elfe noir resta ainsi suspendu pendant plusieurs heures, méditant sur ce qui allait lui arriver et se relaxant. Enfin, un ogre de taille moyenne pour sa race (du moins d’après ce qu’il en avait vu) vint le chercher. Ce fut le deuxième détail marquant qui frappa le Grand Exécuteur : la grotte était prévu pour des humains, pas pour des ogres. Le druchii en vint à se poser des questions sur la relation entre les éventuels humains et les ogres. Pour qu’un vulgaire humain soit obéi par un stupide ogre, il fallait avant tout qu’il soit plus puissant. Comme les humains ne pouvaient probablement pas vaincre un ogre armes à la main, il en déduit que son adversaire était un sorcier.
L’ogre détacha Wolfen de son fil et le balança sur son épaule, le transportant sans un mot au travers des galeries de tunnels et de grottes. Après plusieurs dizaines de minutes à être transporté comme un vulgaire baluchon sur l’épaule du tribal ogre, ils arrivèrent dans une grotte plus grande, plus sombre et plus puante que les autres. L’elfe noir étant nyctalope, il voyait parfaitement ce qui se profilait dans le noir. Ce qu’il craignait se réalisait, il était tombé entre les mains d’un Nécromancien !
Le sorcier humain s’approcha, encadré par deux squelettes armés d’épées vulgairement forgées mais probablement redoutables. Le nécromancien était d’une pâleur cadavérique, petit, voûté et vêtu d’une ample robe sombre garnie de crânes, de cerveaux et autres appendices. Il ricana et parla en s’adressant au druchii :
« Et bien Seigneur Wolfen, vous semblez en mauvais état, rit-il. On dirait que vous êtes fatigué, mais vos exploits étant contés en murmurant de peur que vous entendiez ce qui parle de vous, je pense qu’un petit jeu ne serait pas pour vous déplaire. »
Celui que l’on surnommait le Loup de Feu se redressa et cracha au visage de son interlocuteur. Celui-ci sembla ne pas remarquer son geste.
« Je vois à votre stupide et vaine attitude de défi que vous êtes d’accord. Bien, notre petit jeu est simple. Absorber la vie d’un adversaire immobilisé me donnerait bien moins d’énergie que lors d’un combat. Je ne perdrais pas de temps à vous expliquer cette théorie aussi voici le dilemme. Vous devez me tuer pour sortir, mais vous êtes sans arme. Aussi vous pouvez tenter de vous emparer de l’arme de votre mère, mais ce ne sera pas facile. Cependant deux lames courtes sont placées à côté et peuvent être utilisées. Moi je vous observe pendant votre choix et le combat commencera ensuite. »
Partant d’un grand rire macabre, il alla s’installer sur un trône de crânes tandis que Wolfen secouait la tête, consterné par la folie de son interlocuteur. Il s’approcha de sa lame et sans un instant d’hésitation, il posa sa main sur la garde d’or. Il commença par ne rien sentir mais ne parvenait pas à retirer la lame de la pierre. Puis il sentit une douleur sourde qui prit corps en lui. Tentant vainement de retirer sa main, une puissance ténébreuse s’attaqua directement à son esprit. Le druchii commença à sentir sa vue qui se brouillait et il ne vit plus que du noir. Dans ce noir il voyait les formes de démons abyssaux qui s’en prenait à lui, causant des souffrances inextinguibles. Enfin sa vue se rétablit et la douleur diminua. Levant les yeux, l’elfe noir recroquevillé aperçut son père. Surpris, il se rendit compte qu’il était armé et dut faire une roulade pour éviter le premier coup. Se saisissant du draïch, qui se détacha sans difficulté de la pierre il attaqua l’apparition, la décapitant. Le corps roula au sol et disparut dans des volutes de fumées. Une succession de fantômes prenant la forme d’anciens compagnons de Wolfen l’attaqua mais à chaque fois qu’il en tuait un, il sentait son âme qui s’évaporait un peu plus. Alors qu’il tuait le fantôme du jeune noble d’Hag Graef qui l’avait accompagné durant son deuxième séjour aux tours de guet il sentit que quelque chose allait se passer.
Une nouvelle forme se matérialisa et sous ses yeux apparut sa défunte mère. Celle-ci l’attaqua avec la réplique exacte de l’arme du druchii, le forçant à reculer car il ne pouvait supporter d’attaquer sa propre mère. Celle-ci combattait tout en se lançant dans des tirades agressives, insultant son fils et le traitant de lâche. Wolfen finit par être acculé au mur et n’eut d’autres choix que d’attaquer. Alors que ses attaques s’intensifiaient, il comprenait petit à petit que ce n’était qu’une apparition causée par l’esprit dément du nécromancien. D’un puissant revers, il dirigea violemment la lame de son draïch vers le cou du fantôme qui avait pris la forme de sa mère. Mais la lame jumelle bloqua le coup et les deux lames volèrent en éclat.
Ce fut comme si quelque chose se brisait en lui-même, comme si son passé avait entièrement disparu. La seule chose le rattachant à la vie avait disparu. S’agenouillant, il vit le fantôme se dissiper tandis que le rire dément du sorcier résonnait dans la salle. Aveuglé par la douleur, il sauta sur les deux épées à côté de la pierre dans laquelle avait été planté son draïch. Quand il se retourna, le sorcier s’était retourné et avait commencé à incanter. Pris d’une rage terrible telle qu’il n’en avait jamais sentie, il se précipita vers son adversaire. Son chemin fut barré par les deux squelettes dont il se débarrassa d’une passe d’arme rapide. Un éclair noir jaillit des mains du nécromancien et Wolfen pensa que sa vie était terminée mais l’éclair se dissipa contre le corps de l’elfe noir. L’ogre avait oublié de lui retirer le Talisman de Khaine et il ne s’était pas rendu compte de sa présence, trop habitué depuis le temps qu’il le portait à l’avoir autour du cou. Un air terrifié se peignit sur le visage du nécromancien alors que sa tête vola, tranchée par les deux épées courtes du Grand Exécuteur.
Wolfen sortit des grottes quelques trois heures plus tard, portant dans ses mains les restes de la lame de sa mère. Les paroles du fantôme l’avaient profondément blessé, malgré qu’il sache que l’apparition n’était pas sa mère et il jura de ne jamais reculer devant un combat et de ne plus craindre la mort. »


Depuis lors, Wolfen se fait nommer Sombre Exécuteur et ses vêtements sont noirs. Depuis qu’il est revenu dans les grâces de Malékith, il porte tout de même un morceau de tissu violet attaché à son bras. C’est dans l’antre de son ami le prophète gris Kniff-Kniff que Wolfen a forgé de ses mains son nouveau draïch. La garde est noire et la lame est soigneusement forgée. D’un côté, des arabesques noirs sont gravées tandis que de l’autre, des runes noires druchiis signifiant Mort sont gravées.

Bon, je trouve ce chapitre moins bien mais c'est à vous de juger;)
Critiquez s'il vous plait.
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