Ulthuan vs Naggaroth

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 [Récit] De sang et de sel

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Llomarin
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MessageSujet: Re: [Récit] De sang et de sel   Ven 7 Sep 2012 - 19:05

J'aime bien. Ce genre d'histoire bien Druchii, "druchiiesque" j'ai envie de dire, est toujours agréable à lire.
L'intrigue est prenante, bien qu'effectivement le fil chronologique que tu suis est peut-être un peu trop complexe.

Piqûre de rappel pour la suite donc.

_________________
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Wolfen
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MessageSujet: Re: [Récit] De sang et de sel   Lun 17 Sep 2012 - 2:30

Avant-dernier chapitre qui devrait, j'espère, éclairer la chronologie.

Chapitre VI : La Lame

Plus fort que le vent dans les voiles, plus fort que les incantations de la sorcière montée à bord sur ordre de son aîné, le rire de Valis Mandoror donne le signal de l’assaut. Joyeux, sauvage, féroce, le rire est aussitôt suivi d’une volée de carreaux, tandis que des grappins sont lancés vers le navire elfique. Les deux navires druchiis sont enfin parvenus à rattraper le vaisseau asur, après de longues journées de poursuite en mer, tandis que la sorcière et le mage haut elfe utilisaient chaque tour à leur disposition pour réduire ou agrandir la distance entre proie et chasseurs. Enfin, la frustration et l’attente sera compensée par un bain de sang. A sa droite, à sa gauche, des formes élancées se jettent vers la proie acculée ; sur l’autre flanc du navire asur, l’équipage du Croc, le vaisseau du frère de Valis, en fait de même.

Avec un nouvel éclat de rire joyeux, Valis se lance à son tour ; dans son dos, Khar l’imite et atterrit sur le pont de la nef elfique, à sa droite. Le premier mouvement du sabre de Valis verse un augure sanglant sur le pont, tandis qu’un jeune asur aux cheveux pâles s’y effondre, la gorge tranchée. En voilà un qui ne savait pas se défendre. Tandis qu’à ses côtés, le fidèle Khar s’engage dans un duel acharné avec un marin, Valis saisit une petite hache de lancer et l’envoie sur un matelot qui s’avance vers lui. Le lancer manque le crâne de la cible mais touche l’épaule ; l’impact, quoique ne blessant pas l’adversaire, lui fait perdre l’équilibre et il n’est pas prêt lorsque Valis se jette sur lui, sabre en main droite, poignard en main gauche ; sa garde est brisée, offrant sa gorge à la petite lame du druchii, qui mord la peau et fait jaillir le liquide rouge, aspergeant le visage et l’armure de l’elfe noir. Un sourire satisfait aux lèvres, et sans ennemi à portée de sabre, le jeune capitaine observe le combat. Assailli sur chaque flanc, le gros navire asur semble submergé et les marins peinent à se défendre face aux corsaires qui purgent de longs jours d’ennuis à subir les tours des lanceurs de sorts. Un marin sort de la cale, juste en face de lui, et Valis s’avance tranquillement, savourant d’avance sa nouvelle proie. A sa surprise, c’est pourtant l’Asur qui se jette sur lui, brandissant une grande épée ; un bond en arrière, une garde levée tardivement et Valis perd son équilibre. Alors qu’il tombe, au lieu de reculer, il lance sa jambe et accroche celle de l’Asur qui, ne s’attendant pas au coup bas, manque de tomber à son tour et interrompt son attaque suivante. Au lieu de se relever, le jeune capitaine relance sa jambe, vers le visage de son adversaire cette fois, puis, profitant de la distraction, envoie sa lame vers la nuque du marin, qui ne voit pas le coup venir et meurt sur le coup. Valis se redresse, hésitant entre le plaisir d’avoir vaincu un adversaire et la honte d’avoir trébuché contre un simple homme d’équipage. Il n’a pas le temps de choisir car enfin des cabines sortent ceux qu’ils traquent : une poignée de Maîtres des Epées vêtus de leur armure brillante et portant fièrement leur épée à deux mains, encadrant une silhouette frêle, en robe – le magicien – et un autre Maître des Epées, indiqué par les motifs sur son casque comme leur chef et, plus encore, indiqué par la lame qu’il porte, une épée longue et courbe, d’un bleu sombre et à la garde ornée de gemmes, comme le meurtrier du Seigneur Verus.

Valis se reprend et son sourire se fait carnassier. Derrière lui, il entend Khar qui se débarrasse enfin de son marin ; du coin de l’œil, il voit son frère qui a lui aussi aperçu leur proie. Ce sera désormais à celui des deux qui sera le plus vif et le plus habile pour occire l’assassin et remporter le prix. Presque simultanément, ils bondissent en avant et chacun est intercepté par un Maître des Epées. Tahel, brandissant un sabre dans chaque main, entame une danse complexe avec son adversaire dont il se débarrasse finalement en bloquant sa lame vers la droite et en envoyant son deuxième sabre vers le cou de l’asur. Celui-ci esquive tant bien que mal, mais se retrouve en difficulté et n’est en mesure d’arrêter l’avalanche de coups, malgré l’intervention d’un de ses camarades qui engage à son tour le féroce Tahel. Valis, de son côté, parvient après une brève passe à toucher à deux reprises l’une des mains de son adversaire, affaiblissant sa prise et finit par le faire lâcher son arme ; il achève son ennemi, et s’avance, laissant le fidèle Khar aux prises avec son propre Maître des Epées. Il s’approche alors de son réel ennemi, de concert avec son frère honni, quand le mage entame l’incantation d’un sort, et seuls les bons réflexes des deux druchiis leur permettent d’esquiver l’essentiel de la boule de feu sacré qui frappe le pont là où ils se tenaient, un instant auparavant. Avant même qu’ils puissent profiter du répit pour se lancer sur le mage, cependant, un éclair noir en provenance du Croc frappe ce dernier et la sorcière embarquée sur ordre de leur frère aîné les débarrasse de la nuisance du lanceur de sorts.

Partout autour d’eux, les cris des blessés et ceux des corsaires couvrent le bruit de la mer ; au cœur de ce chaos, le Maître des Epées brandit sa propre lame, laissant de côté la Lame des Profondeurs, et se prépare à affronter ses deux adversaires, reculant de quelques pas pour éviter que les cadavres autour de lui ne les gênent. Comme un seul homme, les frères se jettent sur lui et le combat s’engage. L’assaut furieux des sabres des corsaires font reculer l’Asur ; son visage sévère conserve une expression neutre tandis qu’il repousse inlassablement les assauts. Alors que le rythme de la danse ralentit quelque peu et semble devenir régulière, le maître-lame le brise et d’un agile coup de pied, repousse Valis et échange les positions, se lançant à l’assaut de Tahel qu’il repousse rapidement vers le bastingage. Alors que le duel semble prendre l’avantage de l’habile haut elfe, Valis, de retour sur ses pieds, s’approche dans le dos de celui-ci. Prévenu par un sixième sens, l’asur pare cependant le coup vicieux et déséquilibre de nouveau Valis ; la manœuvre permet cependant à Tahel de reprendre l’ascendant et de remettre le Maître des Epées sur la défensive. Progressivement, celui-ci recule, de quelques pas d’abord puis vers les escaliers qui mènent au gouvernail ; les frères l’y suivent et là-bas, le combat reprend, sans personne alentour pour gêner l’affrontement.

Valis tente de conserver une attitude confiante mais au fond de lui, il est ébranlé. Dans tous ses plans, tous ses rêves de gloire et de revanche, il avait prévu de nombreuses manières de tuer son frère, de rapporter triomphant la Lame. Jamais ne lui est venu à l’esprit que le meurtrier de son père se devait d’être un fier combattant ; et l’Asur était plus que ça. Le doute de Valis doit se sentir, en cet instant, et sans doute celui, partagé, de son frère Tahel, car le Maître d’Epées balaie agressivement les gardes des épées plus courtes et plus fragiles de ses adversaires, et mord la chair du jeune capitaine. La blessure, située à la jambe, est superficielle, mais suffit à le faire reculer. Sentant son moment, l’Asur accentue la vitesse de ses attaques et brise à la garde une des lames de Tahel, qui ne peut plus guère que se défendre. Les assauts répétés et d’une rapidité irréelle de son épée à deux mains viennent vite à bout de la défense affaiblie du druchii, qui trébuche. C’est cet instant que choisit Valis pour venir – ironie du sort – au secours de son frère et de tenter une attaque dans le dos du Maître des Epées ; celui-ci voit néanmoins encore une fois l’attaque arriver et la pare sans difficulté, envoyant bouler l’elfe noir.

Le regard de Tahel, toujours empreint de cruauté, se remplit d’une terreur subite. Cet Asur est la Mort ; le Fléau des Mandoror, un véritable génie du combat. Il perçoit plus qu’il ne voit la lame s’élever au-dessus de sa tête, prête à frapper. Pourtant, rien ne vient. Quelques secondes passent et l’Asur s’écroule, un carreau planté dans le sternum, profondément enfoncé malgré la cotte de mailles. Il s’effondre. Il ne faut que quelques instants à Tahel pour reprendre ses esprits et utiliser ses mains endolories comme appuis pour se redresser.

Avant de tomber à nouveau, inerte, un carreau de la même arbalète dans la gorge. Valis sourit à son ami ; Khar se dresse là et incline la tête, comme pour un salut. Il pose l’arbalète et reprend la Lame des Profondeurs, au sol à ses pieds, que les duellistes avaient laissé derrière eux. Il n’a pas à ouvrir la bouche que déjà, Valis est sur ses pieds et s’approche du cadavre de son frère.

« Une intervention parfaite, mon ami. Ne reste plus qu’à améliorer la mise en scène, pour éviter toute esclandre avec l’équipage du Croc. Et à nous la gloire, Khar ! »

Il se met aussitôt au travail et, avant de pouvoir s’interroger sur l’absence de réaction enthousiaste de son fidèle comparse, un coup sec à la nuque le plonge dans l’inconscience. La suite, il ne s’en souvient guère ; ni de la tempête, ni de son corps qui, plus par réflexe que volonté, s’est accroché à une planche et s’est laissé dériver jusqu’au rivage de Tilée.
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Arthamir
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MessageSujet: Re: [Récit] De sang et de sel   Mar 18 Sep 2012 - 20:38

Effectivement, on comprend mieux *^^*.

Citation :
Plus fort que le vent dans les voiles, plus fort que les incantations de la sorcière montée à bord sur ordre de son aîné, le rire de Valis Mandoror donne le signal de l’assaut. Joyeux, sauvage, féroce, le rire est aussitôt suivi d’une volée de carreaux,
*love*

Ah, oui, juste une (petite) chose :
Citation :
e poignée de Maîtres des Epées vêtus de leur armure brillante et portant fièrement leur épée à deux mains, encadrant une silhouette frêle, en robe – le magicien – et un autre Maître des Epées,
Présenter le Grande Lame comme "un autre maîtres des épées" n'est pas terrible... Je veux dire que la tournure de phrase ne sonne pas très bien. "Un autre asur armé d'une longue lame gravée de runes et d'un casque au haut cimier, manifestement le chef de la garde du corps du sorcier" (exemple bidon) ou une connerie du genre passerait plus. Enfin bon, je pense que c'est très personnel, mais ça a vraiment produit un coup d'arrêt dans ma lecture. Je sait pas comment l'expliquer, mais tu répète deux fois la même chose et c'est un peu dérangeant (à mon sens).

Sinon, très très beau récit (comme toujours, devrais-je dire *rolleye*). Du verbe, de la flamme... et de la cruauté à souhait ! *:)*

Arthamir, pour vous servir,
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MessageSujet: Re: [Récit] De sang et de sel   Mar 18 Sep 2012 - 21:13

On Comprend mieux c'est sûr, et à vrai dire je m'en doutais, mais il y a toujours certaines incohérence que je ne m'explique pas.
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Wolfen
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MessageSujet: Re: [Récit] De sang et de sel   Dim 23 Sep 2012 - 11:32

Quelles incohérences ?
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Wolfen
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MessageSujet: Re: [Récit] De sang et de sel   Ven 28 Sep 2012 - 10:36

Chapitre Final : Capitaine

Alors que la Veuve Saline glissait vers le Sombre Voyageur, qui semblait avoir renoncé à semer le navire pirate, Valis Mandoror se rendit une nouvelle fois compte de la flagrante différence entre son nouvel équipage et son nouveau monde, constitué de pirates bruyants et vulgaires. Lorsqu’il s’apprêtait à aborder un navire, autrefois, à bord du vaisseau même qu’il s’apprêtait à attaquer, l’équipage se préparait en silence à l’abordage, renforçant ainsi la terreur des proies à l’approche du prédateur silencieux ; les rustres pirates qu’ils commençaient désormais s’agitaient dans tous les sens, braillaient et rugissaient. Oh, nul doute, cela impressionnait les navires marchands qu’ils arraisonnaient le plus souvent, mais il se rendit compte en cet instant de ce qu’il avait perdu lors de la trahison de son ami.

Un coup d’œil au Sombre Voyageur lui apprit les raisons de sa lenteur ; il semblait avoir subi d’importants dégâts ; le capitaine druchii sentit une colère sourde monter en lui à l’idée qu’on puisse si mal se servir de son navire. Alors que la Veuve arrivait au niveau du navire druchii, il cria et ce fut le signal de l’abordage ; sans s’en rendre compte, il avait eu recours à sa langue natale, ce qui ne sembla pas déranger son équipage mais interloqua, il le vit, plusieurs des marins du Voyageur. Dégainant son sabre, Valis se joignit à son équipage et se jeta à l’assaut de son ancienne propriété.

Valis avait toujours été un bon combattant mais il s’était mis à briller, ces dernières années ; il y avait eu l’entraînement, les nombreux combats, de taverne ou lors d’abordages, mais surtout ce désir de revanche qui plus que jamais, en cet instant, semblait le brûler de l’intérieur. Son premier adversaire n’eut pas le temps de parer le coup qui le terrassa et il bondit sur le deuxième, qui tomba bien vite. Le reste de son équipage profitait de l’avantage du nombre et de la férocité de l’assaut pour compenser l’avantage martial évident des corsaires druchiis. Sans réellement se soucier de ses hommes, son esprit concentré uniquement sur son but, sur le traître qui l’attendait – il le sentait – Valis fonça et dansa avec les corsaires, une part de son cerveau notant d’ailleurs qu’aucun ne faisait partie de son équipage d’autrefois. Il avança ainsi, donnant la mort sans même y prêter grande attention, sans en retirer le même plaisir que d’habitude. Le goût de cendre dans sa bouche était cependant compensé par l’euphorie à l’idée de reprendre son navire. Il décapita un corsaire qui trainait la patte et se précipita vers une silhouette entourée de deux gardes ; Khar.

Il se jeta sur les gardes et s’attendit à ce qu’ils en fassent de même ; Khar recula, laissant les deux corsaires se défendre tant bien que mal contre le druchii enragé. Le premier avait le bras gauche raide, sans doute cassé ; le second boitait. Il s’en débarrassa rapidement et fronça les sourcils, avant de reporter son attention sur Khar.

« On dirait que j’ai été trop gourmand, mon ami. »

Valis s’étonna en baissant légèrement son arme.

« Pourquoi ? Tu m’avais sauvé, autrefois. Je t’ai toujours protégé et ai fait de toi mon second. Pourquoi me trahir ? Mon frère m’aurait récompensé, tu en aurais profité.

— Ah, Valis, soupira Khar, un soupçon de déception dans la voix. Je pensais que tu aurais compris. J’ai agi sur les commandes de ton frère. De Kalhad. Il se débarrassait de deux frères, ne voulant aucun des deux en possession de la Lame. Il y gagnait sur toute la ligne, et moi aussi. Tu as été bon avec moi, mais je n’aurais jamais été que ton second si je t’avais été fidèle. Grâce à ton frère, me voila capitaine.

Khar désigna le navire d’un geste vague, affichant une moue ennuyée.

« Ceci dit, je ne peux pas me targuer d’être un très bon capitaine, je suppose. J’ai évidemment fait changer l’équipage ; ils te respectaient trop. Mais il me manque quelque chose, je suppose. De l’autorité, du charisme… J’aurais dû connaître ma place. Et toi, capitaine de mon-keighs, alors qu’on te croyait mort. »

Un instant, Valis ne sut quoi faire. Il avait passé l’essentiel de ces dernières années à haïr son ancien ami, presque autant qu’il avait haï son frère ; et maintenant, il l’avait en face de lui, discutant de la trahison comme d’un acte négligeable, dont il ne regrettait jamais que les conséquences. Une rage renouvelée naquit en lui, depuis son ventre, montant comme un dragon qu’on réveille jusqu’à ce qu’il envahisse l’intégralité de son corps. Il voulut maudire le traître, mais seul un rugissement jaillit de sa bouche alors qu’il se jetait sur celui qu’il avait considéré comme un frère, plus sans doute que ceux dont il partageait le sang. Ce dernier recula d’un pas et bloqua le coup de justesse ; après quelques attaques, il se rendit à l’évidence. Khar n’avait jamais été un grand épéiste et Valis n’avait fait que s’améliorer. Il fit sauter l’épée des mains de son ancien ami et le transperça de son sabre. Alors que celui qu’il avait tant souhaité mort s’effondrait, le druchii se rendit compte qu’il n’était même pas satisfait.

Il observa le déroulement des combats ; ses pirates avaient subi des pertes, mais les druchiis étaient sur le point de rompre, certains ayant déjà abandonné le navire. Il digérait lentement ce que Khar lui avait appris. Son frère était derrière tout ceci, celui qu’il respectait et pensait digne de confiance. Sans doute, après avoir utilisé Khar, lui avait-il fourni un équipage de peu d’importance ; il s’était joué de tous, avait obtenu vengeance pour leur père et récupéré la Lame, asseyant sa position. Un coup de maître, nul doute, exception faite qu’il le pensait toujours mort. Ses pirates investissaient le navire et bientôt, ils lui demanderaient s’il avait trouvé la Lame des Profondeurs et le trésor promis. Il sourit intérieurement ; la tromperie devait être de famille. Le cri des mourants s’estompait peu à peu, et le ronronnement de la mer reprenait le dessus. Il avait vécu pendant si longtemps en l’attente de cette vengeance qu’il n’y avait pas prévu de suite. Au fond de lui, il n’était pas apaisé. Les océans étaient grands, mais il retrouverait Kalhad, un jour ou l’autre, car il lui restait une vengeance à accomplir. Avec une moue de dégoût, il regagna la Veuve Saline et ordonna que l’on coule le Sombre Voyageur.

Tu me penses mort, cher frère ; un jour ou l’autre, tu te rendras compte de ton erreur ; il sera alors trop tard. Le calme était revenu ; les pirates avaient pillé le navire druchii, puis l’avait sabordé. Le Capitaine Valis Mandoror était prêt à commencer sa légende… et poursuivre sa vengeance.
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MessageSujet: Re: [Récit] De sang et de sel   Ven 28 Sep 2012 - 18:11

Je pense désormais arrivé à comprendre, je dois dire que c'était pas évidents et ça répond aux "incohérences"

Son frère a essayé de la flinguer une première fois sans succès car sauvé grâce à Khar, ensuite se passe l'histoire de la lame des profondeurs avecv le chef de famille qui se fait dézinguer, l'assaut qui tourne au vinaigre pour notre copain Valis qui finit à la flotte...

c'est ça ?

En bref, un très bon récit qui aurait mérité quelques chapitres de plus, pour le plaisir et peut-être éviter les incohérences (c'est plutôt bien fait, mais au début, c'est super-chaud de faire des liens entre les chapitres.).

Pas grand chose d'autres à dire, si ce n'est de savoir si un autre récit (suite de celui-ci ?) commencera un jour.
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MessageSujet: Re: [Récit] De sang et de sel   Ven 28 Sep 2012 - 18:22

Yep, il y a tout simplement deux lignes chronologiques qui vont dans un ordre normal. Les chapitres impairs correspondent au présent, c'est-à-dire qu'ils partent du naufrage et montrent ce qui lui arrive après. Les chapitres pairs partent du "début" et vont jusqu'au naufrage, révélant un peu plus sur le personnage et son origine. Il y a d'ailleurs une tentative d'effet d'échos entre les chapitres - il se fait passer pour mort auprès du vieil homme / il était presque mort noyé, etc..

Edit :
A quoi penses-tu quand tu parles d'incohérences ?
Sinon, pas de suite à ce récit prévu. Je l'ai commencé sur un coup de tête, avec l'envie d'écrire un récit de pirates. Je fonctionne beaucoup comme ça, mais j'ai mis trop de temps à l'écrire et j'ai un peu perdu l'envie, ce qui fait que les derniers chapitres ont été un peu laborieux à écrire.
Je suis en train de reprendre dans l'idée de poursuivre un autre récit, publié ici il y a longtemps. Quand ce sera fait, j'ai un autre projet en tête, mais chaque chose en son temps.
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MessageSujet: Re: [Récit] De sang et de sel   Ven 28 Sep 2012 - 19:04

Les incohérences, c'était des trucs que je comprenais pas :

On commence avec Valis sur une plage qui étrangle un Tiléen, deuxième chapitre, on voit que son pote le sauve d'un naufrage, deux chapitres plus loin, on le retrouve avec ses copains aux oreilles pointus entrain de magouiller pour récupérer la lame des profondeurs : soit après la trahison de Khar (et il parle de son frère don comme dans le premier chapitre): ce qui colle pas ^^.

Ton dernier chapitre éclaire le tout, le mieux aurait été d'éviter de faire s'entremêler les deux naufrages, ça aurait été plus clair avant le dernier chapitre.
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