Ulthuan vs Naggaroth

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 [ForumEN][ENoirs][Récit] - Morgoth, elfe noir et désolations nordiques

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MessageSujet: [ForumEN][ENoirs][Récit] - Morgoth, elfe noir et désolations nordiques   Ven 31 Aoû 2012 - 14:11

Anonymous a écrit:
Voici un petit récit, rédigé par moi-même, posté il y a quelques temps sur le warfo et que je poste ici pour le reprendre et l’améliorer. En espérant qu’il vous plaise…

1- Eclaireurs

L'aube n'allait plus tarder. Le vent soufflait en silence sur les pins qui s'étendaient sur des lieux à la ronde. Une brume matinale serpentait entre les arbres qui se découpaient dans la pénombre. Les rayons du soleil naissant perçaient avec difficulté cette opacité blanchâtre. Les sifflements des oiseaux répondaient aux clapotis de l'eau s’épuisant sur les berges d'un lac tout proche. Cette mélodie chantait l’agonie de la nuit. Dans ce réveil matinal, cinq ombres se déplaçaient rapidement entre les troncs sombres. Elles fendaient la brume avec agilité. La mousse spongieuse ne gardait pas l'empreinte des pas, révélant la légèreté des individus. Le petit groupe avançait en file indienne dans un silence et une coordination étonnant.
Soudain le premier de la file s'arrêta et fit signe à ceux qui le suivaient de faire de même. Il était grand. Ses traits anguleux attestaient de son appartenance à la race elfique. Ses cheveux d'ébène le désignaient plus précisément comme un elfe noir. Deux tresses pendaient sur son épaule. Un foulard cachait le bas de son visage. Il était, comme ses compagnons, vêtu d'un pantalon noir et d'une chemise ample coupée aux avants bras qui leur laissait une grande liberté de mouvement. A sa ceinture de cuir était attachées quelques sacoches contenant certainement des fioles de poison mortel ainsi qu'une dague effilée. Son front était cerclé d'un anneau de fer rehaussé d'un aigle d'argent, indiquant sa fonction de chef au sein du groupe. Il se retourna vers ses hommes et déclara:
"-Nous arriverons bientôt à destination. N'oubliez pas, c'est une mission de reconnaissance, pas d’excès de zèle. "
Des sourires cruels accueillirent ses propos. Les elfes noirs n'étaient pas réputés pour leur pitié et il le savait.
"-Si vous repérez un ennemi, reprit-il, revenez immédiatement faire un rapport. Nous rejoindrons les chevaux ce midi."
Ses compagnons acquiescèrent. Le petit groupe se remis en route et après quelques minutes ils arrivèrent au bord d'une rivière. Là, ils se séparèrent, deux druchiis traversèrent le cour d'eau et se perdirent dans la brume. Les autres se dispersèrent.
"-Rendez-vous dans la clairière ce midi, cria le chef avant de s'enfoncer entre les arbres à son tour."
Le silence retomba sur la forêt.

* * *

Morgoth frissonna. Le vent s'engouffrait sans peine dans sa tente de commandant. La nuit avait été mauvaise. Chassant ses cauchemars, il se leva de son lit et marcha vers la cuvette d'eau placée sur une table de bois. Le mobilier était sobre, même pour un commandant tel que lui. Il se passa de l'eau sur le visage. Elle était froide mais cela ne dérangea pas l'elfe, il avait déjà nagé dans une mer glacée. Il regarda son visage dans le miroir face à lui. Il était typique de sa race. Une taille élancée, svelte, les cheveux d'un noir profond, qu'il prenait plaisir à noué en queue de cheval à l'arrière de sa tête, et une pâleur étonnante. En observant son reflet, il ne put s'empêcher de se remémorer ce qui l'avait amener ici. Le rapport d'activités chaotiques anormale dans le nord, la situation dérangeante qu'il occupait dans sa famille en tant que jumeaux, et pour finir cette mission aux frontières du royaume pour éviter qu'il ne gène l'ascension de son frère. Il se retourna vers son bureau et regarda la carte de la région qui y était étalée. Son camp, dressé une semaine plus tôt était installé en bordure d'un lac qui tous les matins soulevait une brume qui durait jusqu'au alentours de dix heures. Outre ce petit détail, la position était facile à défendre. La forêt avait été rasée tout autour pour construire le camp, ce qui permettait de prévenir de toute attaque ennemie assez tôt. De toute manière, ils avaient bientôt achevés leur mission ici et le lendemain, les troupes de Morgoth devaient repartir vers le nord pour franchir la rivière de Noirebrume et renforcer la garnison du Fort de Cendre. Là, le seigneur elfe noir recevrait de nouvelles instructions.
Un garde écarta alors le rideau pourpre de l'entrée qui représentait l'étendard personnel de Morgoth, une hydre entourée de deux serpents. Une esclave humaine pénétra dans la tente. Elle portait un plateau sur lequel était posé un ver de vin, une tranche de viande et un morceau de pain. La fille, qui semblait âgée d'une vingtaine d'année déposa le plateau sur le bureau de Morgoth. Elle allait se retirer quand Morgoth lui fit signe de rester. Il pris le verre pour le porter à ses lèvres. Ce fut bref et pourtant Morgoth l'avait vu. Une étincelle de joie qui avait brillé dans les yeux de l'esclave. Il reposa le vin.
"-Comment t'appelles-tu? demanda le commandant elfe.
-Je n'ai pas de nom, répondit simplement l'humaine.
-Très bien, en tout cas tu es prudente. Tu vas me faire le plaisir de goûter ce vin, reprit-il calmement.
-C'est que, je n'oserais pas boire le vin de mon seigneur, dit l'esclave avec crainte.
-BOIT! Rugit Morgoth, ou tes boyaux sêcherons à l'air d'ici ce soir.
L'humaine prit le verre et le porta lentement à ses lêvres. Un sourire cruel se dessina sur le visage du druchii. La fille but le vin. Après quelques secondes elle porta ses mains à sa gorge. Son visage s'empourpra, ses mains se crispèrent, sa bouche s'ouvrit pour crier mais aucun son ne s'en échappa. Elle tomba à genou, la bave aux lèvres, avant de s'écrouler mollement sur le sol. Morgoth commença à rire, un rire long et cruel. La journée commençait admirablement bien.

Anonymous a écrit:
Suite du chapitre, merci pour l'info sur la couleur des cheveux, je corrigerais plus tard ;)


Le garde entra avec précipitation et voyant la jeune femme inerte sur le sol afficha un air surpris. Puis il releva la tête vers son seigneur:
"-Tout va bien messire? Questionna-t-il
-La journée commence très bien. Tu vas faire nettoyer ma tente, les détritus jonchent le sol. Et fait chercher celui qui a envoyé cet esclave, dit Morgoth avec légèreté.
-C'est le lieutenant Gareth seigneur.
-Fort bien, fait le mener ici.
-Bien mon seigneur"
Le garde allait se retirer lorsque Morgoth repris:
"-Et est-ce que mon unité d'éclaireur est revenue?
-Non monseigneur, répondit l'elfe
-Ceci est plutôt contrariant, dit Morgoth avec un air soucieux. Tu peux disposer"
Une fois le garde sorti, le commandant elfe se tourna vers son armure qu'il enfila rapidement. Il se saisit du fourreau de son épée qui traînait au pied de son lit et l'attacha à son flanc. Puis il sortit.

* * *

L'elfe galopait aussi vite que sa monture noire le pouvait. Il jetait sans cesse derrière lui des regards affolés. Il savait qu'il était poursuivi, les aboiements rauques de ses poursuivants lui glaçaient l'échine. ils se faisaient de plus en plus proches et la monture accéléra encore. L'elfe se sentait perdu. Il fallait qu'il traverse ce bois et l'étendue ravagée qui menait au camp. Il pouvait y arriver, c'était son devoir d'avertir son seigneur. Son unité d'éclaireurs avait été décimée par ces bêtes. Pourtant la mission avait admirablement bien commencé: il avait repéré un gué pour faire traverser les hommes et les chariots de leur détachement. C'était en revenant au lieu du rendez-vous avec sa troupe que les choses avait commencer à mal tourner. D'abord Malroth qui revint en sang avant de s'effondrer sans avoir pu prononcer une parole, puis la horde de chiens monstrueux qui s'était abattue sur eux avec une violence sans égale et avait massacré les druchiis, bien qu'ils aient fait payer chèrement leur vie. Lui seul en avait réchappé et avait couru jusqu'au montures tandis que les chiens achevaient ses hommes. Une fois arrivé il avait enfourché le destrier le plus proche et avant que l'elfe qui était resté garder les chevaux n'ai eu temps de le questionner il avait disparu. Les cris d'agonie de celui-ci renseignèrent le fuyard sur le destin tragique de son dernier homme.
Il était seul à présent, seul avec deux fauves qui lui courraient après. C'était la première fois qu'il fuyait face à l'ennemi et il savait que son seigneur Morgoth détestait les couards. Mais il préférait tenter sa chance avec Morgoth que mourir à coup sur entre les crocs de ses poursuivants. Il distingua dans la brume l'orée du bois et força l'allure. Son cheval était à bout mais poussé par son instinct animal, il continuait. Les épines fouettaient le visage du druchii alors que les derniers mètres qui le séparaient de la fin de la forêt étaient parcourus. Lorsqu'il les franchit, il se sentit plus léger, ce fut l'espace d'un battement de coeur car les aboiements des chiens le rappelèrent bien vite à la réalité. Mais malgré tout, il se sentait sauvé.

* * *

L'après midi s'annonçait radieux, aussi radieux que peut être une journée elfe noire. Le ciel était nuageux comme à son habitude. Le peu de soleil qui éclairait le camp arrivait à peine à réchauffer le sol. La brume s'était enfin évanouie et sa persistance jusqu'à l'heure du repas avait inquiété les troupes. Le camp elfe noir avait été bâtit à la hâte mais n'en restait pas moins bien défendu et savamment imaginé. Après tout, cette race était tournée vers la guerre. Il était bordé d'un lac côté ouest et installé sur une petite hauteur. Une palissade de pieux l'entourait ainsi qu'un fossé où l'eau du lac se déversait, formant ainsi un nouvel obstacle pour tout assaillant. Sur la palissade Nord, côté lac était érigé une tour au sommet de laquelle brûlait un brasier, et à mi-hauteur de celle-ci, sur un plate forme se tenait une baliste à répétition, fierté de ce détachement. Outre la palissade et la tour, le camp ne comptait qu'une structure de bois, les écuries. On pouvait y faire tenir une douzaine de chevaux. Les soldats quant à eux logeaient dans des tentes de toiles. Celle de Morgoth était installée sur un petit monticule et surplombait le camps de sorte que chaque matin lorsqu'il sortait, il pouvait d'un seul regard observer le totalité de ses troupes.
Assis sur une chaise de toile devant l'entrée de sa tente, Morgoth regardait ses hommes s'affairer. Ils n'étaient qu'une centaine mais c'était une armée d'élite, une armée elfe noir. Il restait tout de même inquiet car son unité d'éclaireurs n'était toujours pas rentrée. Sans elle, les druchiis ne pouvaient pas se remettre en route. De plus les ombres qui formaient l'unité étaient d'excellents combattants et il savait qu'elles le redoutaient et ne prendraient pas le risque d'encourir ses foudres en étant en retard. Il en déduit que son unité avait été détruite, ce qui lui semblait affolant. Après quelques minutes, Morgoth vit trois elfes se diriger vers lui. Deux étaient des lanciers. Ils entouraient un druchii qui avait été désarmé. Morgoth reconnu son lieutenant et une lueur sadique parcourue son regard alors qu'il pensait à ce qu'il allait faire de lui. Il attendit que le petit groupe ait gravit le monticule qui menait à sa tente avant de prendre la parole.
"-Gareth, mon cher lieutenant, est-ce-toi qui a fait porter la jeune esclave ce matin? Interrogea-t-il.
-Oui seigneur, répondit Gareth, elle vous apportait votre repas.
-Bien, est-ce-toi qui l'a fait préparer? Continua Morgoth.
-Oui seigneur, dit craintivement Gareth.
-Sache que lorsqu'elle a but le vin, l'esclave est tombée à terre, empoisonné, expliqua le commandant en levant un sourcil, tu n’y aurais pas pris part à cette fourberie par hasard?
-Cette humaine a dû y verser un poison, tenta Gareth pour sa défense.
-Nous allons vérifier cela. Le poison devrait être contenu dans une fiole n'est ce pas? demanda Morgoth
-Tout à fait monseigneur, répondit l'elfe noir qui semblait de plus en plus affolé.
-Bien. Mon garde personnel a fouillé cette esclave. Gartharoth, as-tu trouvé un récipient capable de contenir un poison sur la jeune femme? Questionna Morgoth en se tournant vers le garde de sa tente.
-Non monseigneur, pas le moindre, déclara le garde.
-Donc, reprit Morgoth, il n'y a aucun moyen que la jeune esclave ait versé le poison dans le vin. Gareth tu m'avais pourtant bien servit, qu'est-ce qu'il t'as pris? Acheva Morgoth.
Et avant que le lieutenant n'ait pu faire le moindre geste Morgoth effectua un tour sur lui même dégainant son épée et l'abattant sur le coup du druchii. Le garde à sa gauche dit:
"-La jeune esclave aurait pu jeter la fiole en venant.
-Dis moi, tu tiens à ta vie je suppose? répondit Morgot, alors évite d'avancer des suppositions stupides. Débarrassez moi de ce corps! Exécution."
Les deux lanciers prirent chacun un pied du cadavre et le traînèrent hors de la vue de Morgoth. Au même instant un cri retentit: "Un cavalier viens vers nous, il est des nôtres". L'appel venait de la palissade est et Morgoth s'y précipita. Quelques druchiis curieux s'étaient également dirigés vers la palissade.

Anonymous a écrit:
Suite et fin... pour l'instant.

Un cavalier se dirigeait vers le camp. "Il va trop vite pour être seul" pensa Morgoh. Le cavalier fit de grands signes puis montra les bois derrière lui. Deux molosses en surgirent. Morgoth regarda un officier placé plus loin et hocha la tête. Celui-ci, hurla " Arbalétriers, à la palissade est, et plus vite que ça ou vos têtes seront empalées avant ce soir!". A cet ordre une douzaine d'elfes noirs se ruèrent vers l'officier et levèrent leurs arbalètes à répétition vers le ciel. Alors que l'officier imitait ses hommes et levait son arme, Morgoth désigna quatre elfes et leur dit d'aller ouvrir la porte est. Puis se tournant vers un régiment de lanciers, il leur ordonna de se placer près d'elle en position défensive prêt à repousser l'un des chiens s'il parvenait à pénétrer dans le camp. Enfin il se retourna vers la plaine. Il reconnu le cavalier, c'était Malrath, le chef de son unité d'éclaireurs. Les deux monstres allaient rapidement derrière le fuyard sans pour autant pouvoir l'approcher. La distance était suffisante et lorsqu'ils furent à porté, une pluie de carreaux se déversa sur les chiens. L'un des deux s'effondra, le corps hérissé de carreaux, mais le second poursuivait sa course. Les arbalétriers tiraient salves après salves cependant la précision de leurs tirs n’était pas assez bonne et le chien ne mordait toujours pas la poussière. Morgoth, fatigué de cette faiblesse rejoignit les rangs de ses arbalétriers alors qu'ils lâchaient encore une volé de carreaux dont la plupart se fichèrent dans le sol. Le seigneur poussa un jeune elfe, le projetant à terre, et lui prit son arbalète des mains. Les autres elfes arrêtèrent immédiatement de tirer. Il redressa l'arme, visa le chien avec calme. Tout en adressant une prière à Khaine, il retint sa respiration et pressa la détente de l'arbalète. Le carreau ainsi libéré traversa l'étendue de souches et vint se ficher dans l'orbite de la dernière bête. Celle-ci s'écroula lourdement sur le sol. Le commandant elfe sentit la fierté monter en lui. Il savait que cet exploit était plus dû à la chance qu'à sa véritable maîtrise de l'arme, mais déjà des murmures respectueux s'élevaient des rangs elfes. Les soldats qui étaient restés muets de stupéfaction explosèrent de joie. Ils acclamèrent Morgoth. Ce dernier resta hautain. Il savait que pour impressionner ses troupes il devait rester de marbre, cet évènement serait perçut comme naturel. Il sut contenir sa fierté et marcha vers le cavalier qui avait atteint la porte.
Malrath mit pied-à-terre et s'agenouilla devant son seigneur. Morgoth le regarda, il semblait en piteux état son visage était couvert de griffures et ses vêtements étaient déchirés.
"-Et les autres? demanda Morgoth.
-Morts, répondit l'éclaireur, nous avions trouvé un passage lorsque ses monstres nous sont tombés dessus. Ils étaient une quinzaine, et ces deux-là étaient les derniers, grâce à vous seigneurs nous en sommes débarrassés. Le gué est au nord-est, en partant immédiatement nous y serions dans le milieu d'après-midi, expliqua Malrath.
-Malheureusement, nous ne partirons pas immédiatement. Les chiens ne chassent jamais seuls. Leurs maîtres devraient bientôt arriver et je pense qu'une attaque imminente est à prévoir. Si nous quittons le camp, il sera bien plus dure de se défendre en pleine forêt. Aussi nous resterons ici. Vas te reposer un peu, tu sera plus utile en meilleur état, acheva Morgoth."
Un bruit sourd retentit en échos à travers la forêt. Un brume verdâtre émergeât d'entre les pins pour avancer lentement vers le camp des elfes noirs. Le bruit résonna une seconde fois puis une autre avant de se muer en battement de tambour auquel se joignit le son de centaines de bottes martelant le sol. Les martèlements venaient de partout, les elfes étaient encerclés. Ils se massèrent aux remparts afin de savoir d'où provenait le bruit. Une confusion mêlée de crainte commença à gagner les rangs et Morgoth sentant le combat proche donna une série d'ordres à ses officiers. Le camp se mit en ébullition, les soldats courraient sur leurs armes, prenaient leurs arbalètes ou leurs boucliers.
"-Je veux trente elfes sur les remparts nord et sud, le reste à l'est, s'écria Morgoth alors que les officiers partaient porter ses ordres. Deux rangées de boucliers et derrière les arbalétriers. La baliste doit faire des trous dans leurs troupes où elles seront les plus concentrées. Kaltrod, hurla-t-il à l'attention d'un elfe, fait seller les chevaux, ils doivent être prêt le plus vite possible."
Une mélopée sauvage et gutturale se fit entendre accompagnant à merveille les roulements de tambours. Les premiers adversaires émergèrent de la brume tel des visions de cauchemars. Il s'agissait de grands hommes du nord, ou du moins, de reste d'hommes. Ils avançaient à pas lents et réguliers. Leurs peaux étaient couvertes de bubons suintants et les intestins de certains pendaient mollement sur leurs flancs boursouflés. Un frisson parcouru le camp et Morgoth eut du mal à rester calme face à ce spectacle terrifiant. Il courut aux écuries, lançant toujours plus d'ordres et poussant les soldats pour se faire respecter. Un fois arrivé, il enfourcha sa monture et se rendit au centre du camp. Il fut rejoins par une dizaine de cavaliers, dont le porte étendard était Gartharoth. Puis de sa voix forte qui fesait de lui un chef né, il hurla de manière à ce que chaque elfes présent puisse l'entendre:
"- Soldat de Naggaroth, fils de la haine, je vous ais commandé de nombreuses fois. Nous sommes les druchiis, la race la plus grande de cette terre. Nul ne peut douter de vous. Les forts survivront c'est notre loi. Le Roi Sorcier saura récompenser les plus braves. Faites honneur à notre race, faites honneur à notre sang. Pas de pitié pour les faibles." Le camp résonna et la terre même trembla lorsque tous rugirent: "Pas de pitié".
Les tirs des arbalètes à répétitions faisaient pleuvoir la mort sur l’ennemi. Ils étaient peu protégés mais très nombreux et bien que les carreaux perçaient facilement les chairs, ils ne tombaient pas assez rapidement à terre. Ils étaient incroyablement résistant au goût de Morgoth et il se souvint tout à coup que certaines tribus du nord se croyaient sous la protection d'un dieu pestiféré qui leur octroyait une grande résistance au combat. Les maraudeurs avançaient implacablement et avaient déjà atteint le fossé d'eau qui les séparait de la palissade. Les lances des elfes les transperçaient et pourtant ils trouvaient la force de continuer. Un maraudeur trouva même la force de tirer sur une lance qui lui avait percé l'estomac attira à lui le jeune elfe qui était à l'autre bout dont il broya le crâne d'un coup de masse. Les maraudeurs marchaient sur les cadavres tombés pour avancer et bientôt le fossé ne fut plus assez profond. Les combats débutèrent un peu partout sur la palissade. Morgoth menaçait ses troupes les forçant à combattre jusqu'à la mort. Des cris d'horreurs s'élevèrent soudain de la palissade nord. La peau des guerriers elfes s'était brutalement crevasser d'horribles pustules luisantes. "Sorcier" cria une voix à travers la mêlée. La baliste tirait salves sur salves creusant des trous dans les rangs ennemis qui étaient aussitôt rebouché tandis que toujours plus de maraudeurs se pressaient vers la palissade. Les druchiis tenaient pourtant leurs positions mais cela ne durerait pas, ils se battaient à un contre deux. Morgoth pensa qu'il était temps pour lui d'agir. Il donna l'ordre d'ouvrir la porte est et d'abaisser le ponton. et avant que l'ennemi n'ai pus entrer dans le camps, il percutât les maraudeurs avec violence. Frappant de gauche et de droite, ses cavalier avec lui et Gartharoth tenant fièrement l'étendard de Morgoth, une hydre entourée de deux serpents. Derrière lui les portes se refermèrent, à son grand étonnement. Il était coupé de toute retraite. Il rugit de colère. La force de l'impact de la charge était épuisée et maintenant lui et ses hommes étaient perdus au coeur d’une marée de hache, d'épée, de fléaux et de chairs pestiférées. Ils luttaient avec l'énergie du désespoir. Tout s'embrouillait et la bataille devint floue. Il n'y avait plus de tactique, plus de stratégie, seulement frapper, frapper pour survivre, une minute, une heure, peu importe. Ils étaient poussés par cette soif animale de survie.
Un craquement retentit à travers le champ de bataille lorsque la tour s'effondra coupé à coup de hache à la base, sur le camp. Le brasier enflamma les tentes ce qui ajouta à l'horreur. L'ennemi perçait les remparts de tous côtés et, bien que les elfes se battirent bravement, leurs destins semblaient scellés.
Une lame rouillé perçât la défense de Morgoth, le projetant à terre et faisant une entaille dans son flanc gauche. Il refusait pourtant la mort et parvint à se relever au prix de douleur extrêmes. Gartharoth s'était taillé un chemin à ses côtés et luttait pour le protéger. Les druchiis rester au camps, au nombre d'une trentaine à présent n'avaient put tenir les remparts et désormais le combat avait lieux aux milieux du camp près des tentes en feu. Ils avaient formé un dernier carrés et tentaient de tenir. Les cavaliers de Morgoth n'étaient plus que six quand il vit un groupe de guerriers du chaos, lourdement armés et s'avançant lentement. Morgoth se dirigea vers eux, il pensa: "il suffirait de tuer leur chef, c'est une chance, une faible chance mais il faut la prendre". Ils se dirigea vers le groupe d'ennemi suréquipés en se taillant un chemin à grands coups d'épée. Ses hommes le suivirent et deux moururent avant d'arriver. Une fois devant les guerriers, il cria:
"-S'il y a parmi vous un chef assez brave pour me combattre qu'il s'avance".
Les rangs chaotiques s'écartèrent. Un pas lourd résonnât alors que les servants du chaos faisaient battre leurs armes sur leurs boucliers en un martèlement assourdissant. Une masse sombre approchât. Le champion du chaos était un solide nordique dépassant d'une tête ses hommes. Il portait un casque en forme de crâne surmonté d’une corne brunâtre. Sa main droite se refermait sur une hache impressionnante alors qu'en guise de bras gauche, un tentacule luisant gigotait et claquait tel un fouet dans l'air. Son poitrail était éventré et de là s'échappait un liquide verdâtre. De ses articulations coulait du pus. Il répondit d'une voie ténébreuse: "Elfe, tu oses te lever face à nous? Nurgle me protège, il est notre père. Je relève ton défit car je ne crains pas la mort".
Face aux soldats du chaos se tenait Morgoth, Gartharoth et deux elfes. Ces deux derniers tremblaient de nervosité et avant que Morgoth n'ait pût esquisser le moindre mouvement, ils se précipitèrent sur le champion. Celui-ci réagit beaucoup plus rapidement que sa corpulence laissait imaginer. Il para la lame de l'un et attrapa de sa tentacule le bras de l'autre. D'un violent coup de pied il repoussa son premier adversaire, libérant sa hache qui s'écrasa sur le torse du second druchii. Puis se retournant vers sa première victime qui le suppliait, il enroula sa tentacule autour de son coup resserrant jusqu'à ce que dans un craquement ignoble, la tête se détache du corps. Il regarda Morgoth de ses yeux bouffis. Et alors que ses hommes allaient s'élancer sur les elfes pour leurs faire payer le manque de respect au principe du duel, il le va la main et dit calmement:"Maintenant que j'ai fini avec les amuse-gueule, je veux le plat de résistance".
Ses troupes se calmèrent et un silence tomba sur le cercle de combat. On entendait au loin les cris des combattants agonisants et les sons des lames s'entrechoquant. Le temps semblait s'être arrêter. Morgoth fit un pas en avant. Son épée décrivit une courbe pour se placer au dessus de sa tête. Ce mouvement ne le fit pas souffrir ce qui lui sembla étrange, puis il se dit que sa blessure au flanc n'était peut-être pas aussi terrible que ce qu'il avait crut. Il chargea la masse putréfiée. Le champion projeta sa tentacule vers le visage de l'elfe mais Morgoth plongea en avant, roulant sur le sol et se redressa derrière celle-ci. La hache du monstre allait s'abattre sur sa jambe, mais Morgoth bloqua le fils de la hache avec son épée. Il n'eu pas le temps de se réjouir car la tentacule s'enroula autours de son cou. Morgoth suffoquait et revit la tête du druchii séparée avec force du corps de son propriétaire. Il ne pouvait pas trancher le tentacule car il perdrait alors une jambe. Sa vision devint floue, le sourire machiavélique de son adversaire le paralysa. Il lâcha son épée. Curieusement, le champion planta sa hache dans le sol. Peut-être aimait-il ce genre de fin pour ses ennemis. Les os du cou de Morgoth ne craquaient pourtant pas. Le noir recouvrit ses yeux, il sentit le froid l'envahir peu à peu. Celui-ci se répandit partout dans son corps avant de se concentrer sur sa gorge. Un cri lointain retentis. Etait-ce un cris de douleur ou un cris de joie? Morgoth l'ignorait. L'étreinte sur son cou se desserra et il chuta pendant ce qui lui sembla être une éternité. Il s'écrasa sans bruits sur le sol. Il ouvrit les paupières, la vue était trouble. Il distingua des formes ennemies qui reculaient. Des cris d'agonies lui parvinrent. Et la dernière chose qu'il vit fut un étendard sur lequel étaient représenté ses armoiries. Vivre avait été long, et mourir resterait l’évènement le plus rapide de sa vie.


edit DCA:
Ils ont raté le test de moral suite à la mort du général :p
Non mais serieusement en gros c'est ça^^
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