Ulthuan vs Naggaroth

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 [récit] Elderoth le sans nom

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Angord
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Date d'inscription : 03/11/2012

MessageSujet: [récit] Elderoth le sans nom   Mer 19 Déc 2012 - 19:19

Ce texte est un essais de ma part. Je ne cherche pas à coller à tout prix au fluff, mais à modestement tenter de comprendre et/ou d'apporter des réponses au sujet de la société Druchii, leur mode de vie, leurs aspirations, craintes, etc... Tout ce que j'écris est le fruit d'une longue réflection et parfaitement argumentable. Ce premier chapitre est en fait un prologue à la véritable histoire à venir. Il dresse un cadre et seme des graines qui germeront plus tard.

Merci pour votre lecture et vos commentaires.

Elderoth le sans nom


1) Le blasphémateur

Allongé sur la table de pierre, nu et terrorisé, il se préparait au pire. En un seul mot, il avait été accusé, jugé et condamné. En quelques heures, sa vie avait basculée. Un mot, un seul mot avait changé cette journée festive en cauchemard. Son cauchemard et celui de toute sa famille. Ses mains étaient moites et son corps trempé de sueur. Il avait froid malgré la chaleur ambiante. Il tremblait. Il avait la gorge serrée et son cœur battait un funeste roulement de tambour. Blasphémateur. Ce mot résonnait dans ses oreilles comme la sentence inéluctable d'un châtiment à la hauteur du crime commis. Et déjà, la Matriarche s'approchait pour faire son office.

Elle fit doucement glisser son index sur le torse du supplicié, arborant un sourire gourmand. Elle fit le tour de la table, vérifiant la solidité des liens. Elle était satisfaite. Elle lisait la terreur dans les yeux de sa victime et ça la mettait en transe, l'odeur de la peur, le toucher des sueurs froides avaient sur elle un effet euphorisant et elle avait envie de jouer... Comme un chat devant un oiseau aux ailes cassées. Elle réfléchissait à la meilleure façon de procéder en faisant aller et venir la pointe de sa dague sur le corps frissonnant de son prisonnier et porta machinalement la main au médaillon à l'effigie d'un des nombreux visages de Khaine qu'elle portait autour du coup. Lui, marmonnait une prière pour se donner du courage face à l'épreuve qu'il s’apprêtait à vivre et surtout pour que les Dieux lui accordent une mort rapide.

Le premier hurlement intervint quand la matriarche entreprit de découper la peau du condamné de haut en bas le long de la jonction des cotes jusqu'au nombril puis de gauche à droite une première fois en suivant le diaphragme enfin une deuxième le long des clavicules. Le poison dont été enduite la lame, avait un effet excitant afin d’empêcher qu'il ne perde conscience ou que son cœur ne lâche, il avait aussi un effet psychotrope qui décuplait toute sensation ressentie transformant une simple douleur en une œuvre d'art morbide dont la matriarche n'était pas peu fière. Le concert des cris était accompagné des acclamations démentes de la foule de furies venues assister au spectacle.

La première entaille l'avait pris par surprise. Il n'avait que très peu sentit le froid du métal s'insinuant dans ses chaires. Mais quand la lame avait commencé à tracer son sillon, la douleur était devenue peu à peu insoutenable. Elle devenait le centre de son univers, elle n'avait plus ni début ni fin, elle existait par elle même, enfermant tout son corps et tout son esprit dans un océan de désespoir au fur et à mesure que la dague raclait ses os et que ses hurlements se changeaient en sanglots. Il suppliait la vie de l'abandonner, il suppliait la mort de venir le chercher mais l'une comme l'autre restaient cruellement sourdes à ses prières. Abandonné des Dieux, le blasphémateur se résigna.

Une fois satisfaite des ses découpes, la matriarche entreprit de dégager l'enveloppe protectrice des cotes en rabattant violemment les carrés de chair de part et d'autre de la table mettant ainsi à nue la cage thoracique de sa proie qui se débattait de plus en plus tentant vainement dans un mouvement instinctif de survie de ramener ses bras vers sa poitrine mais ses liens le maintenaient solidement en place. La matriarche alla chercher une petite hachette argentée recouverte de runes à la gloire de son maitre. D'un coup sec et précis, elle sectionna le plexus de sa victime, en un mouvement habile du poignet, elle écarta les rangées de côtes l'une de l'autre. Elle inséra ses doigts dans l'interstice et dans un bruit de craquement rabattit brutalement chaque coté le long des carrés de peau qui pendaient de part et d'autre de l'autel révélant ainsi les organes vitaux du supplicié. Elle se tourna ensuite vers la foule extatiques des furies et lança : « Gloire à Khaine » bientôt repris en chœur par les épouses du Dieu du meurtre.
En Maitresse avisée, elle laissa monter la clameur quelques instants, elle savait les furies fatiguées d'une longue nuit au cours de laquelle un grand nombre d'offrandes avaient été faites à Kaela Mensha Khaine. Lorsque la clameur devint frénésie et que le désir de mort se fit à nouveau visible dans le regard de ses « filles », la matriarche entama son bouquet final.
En un tour de main, elle sectionna les artères coronaires puis retira le cœur de son écrin. Elle plaça sa main bien en évidence au dessus du visage de sa victime qui les yeux écarquillés contemplait avec horreur son propre cœur battre et rejeter des flots de sang. Elle se tourna enfin vers l'assistance tenant d'une main au dessus de sa tête le cœur encore chaud et encourageant de l'autre les « gloire à Khaine ! ».

Enfin libéré de son entrave charnelle, son esprit s'éleva. Il se retrouva ainsi à observer ce corps meurtri et tourmenté, le visage déformé en un rictus de souffrance qui il y avait une seconde encore était le sien. Il se sentait étrangement serein. Un immense bien être s'était soudainement emparé de lui. Il entendait la foule au loin scander quelque chose qu'il comprenait à peine. Tout à coup, sans savoir ni comment ni pourquoi, il se retrouva dans sa chambre, devant son propre lit, dans sa propre maison le matin précédent. Il revivrait cette journée mais en tant que spectateur. Quelque chose lui échappait sans doute et son subconscient avait besoin de réponses.

Ce matin là, il s'était réveillé tôt, il était d'humeur radieuse. Il se tourna vers son épouse qui dormait encore, déposa un baiser sur sa tête et sentit l'odeur de ses cheveux, un doux parfum d’épices sucrées dont il raffolait. Il se leva, alla machinalement faire un tour dans la chambre de son fils qui lui aussi dormait paisiblement. La journée s'annonçait décidément bien. C'était un jour de célébration. Une journée en l'honneur de Khaine, Saint patron des Druchii. S'en suivrait la nuit des supplices. Beaucoup de choses avaient été dites sur cette fameuse nuit dont l'origine remontait à un conflit d’intérêt entre deux illustres elfes : Morathi et Hellebron. A l'origine, et pour mettre un terme à leur discorde, Malekith, seul vrai roi des elfes « que son trône lui soit rendu », avait autorisé les furies à déambuler dans les rues des villes de Naggaroth à la recherche d'offrandes parmi les elfes suffisamment imprudents pour se promener dehors, et même à enfoncer les portes de ceux qui avaient le malheur d'être choisis pour apaiser la soif de sang du Dieu aux mille visages. Mais depuis les guerres en Ulthuan et les lourdes pertes qui en découlèrent, le Roi Sorcier, soucieux de voir sa population décliner – ainsi que le nombre de recrues pour son armée- pris des mesures pour que son peuple croisse en nombre . Parmi celles ci : tout commandant vaincu devrait rendre des comptes, tout sacrifice d'unité devrait être motivé par un impératif stratégique. De ce fait, sur le champ de bataille, les généraux réfléchissaient à deux fois avant de lancer leurs régiments vers une mort certaine, ce qui eu pour conséquence indirecte de limiter le nombre d'armées en campagne extérieure aux seuls corsaires et leur stratégie de « frappe et fuite » (comprenez frapper vite, prendre tout ce qu'on peut et fuir avant que la riposte ne s'organise). Les sorcières étaient aussi mises à contribution pour soigner malades et blessés, et bien sure, celle qui nous occupe aujourd'hui, la possibilité pour les druchii d'offrir en échange de leur propre vie celle d'esclaves achetés pour l'occasion. Orques, rats et autres abominations physiquement éloignés des elfes étaient déclarés impurs. Ce qui laissait les nains à raison de trois pour un elfe, les humains à raison de deux pour un elfe et bien sure les asurs « Que pourrisse leur engeance de traitre » à raison d'un par maisonnée. Tout le monde était satisfait du compromis : les druchii ne se massacraient plus entre eux (en tout cas à cette occasion), les furies n'avaient jamais eu autant d'offrandes puisqu'elles passaient maintenant les chercher dans toutes les maisons, les chaudrons de sang n'avaient jamais été aussi pleins et toute la population se joignait pour fêter Khaine durant toute une journée de célébration nationale qui marquait en même temps la fin des grands froids. Grâce à ces règles, le peuple Naggarothi était chaque année plus nombreux, les rangs de son armée se renforçaient et ne cessaient de grossir requérant de plus en plus d'armes et d'armures pour les équiper, de plus en plus de forgerons et de minerais pour les fabriquer, de plus en plus d'esclaves pour l'extraire des mines, de plus en plus de corsaires pour les capturer, etc... Les équipages de ces derniers étaient étaient donc fortement sollicités toute l'année mais à l'approche de la nuit des supplices, l'activité des arches noires redoublait d'intensité semant la désolation sur toutes les côtes du vieux monde. Bien sure, on pourrait se demander pourquoi les royaumes ne leur avaient pas déjà tous déclaré la guerre en représailles, mais il y avait deux raisons à cela : la première, les attaques n'étaient pas focalisées sur les mêmes endroits donc un village n’était jamais attaqué deux fois la même année et ses disparitions ne leurs étaient pas toutes attribuées loin s'en faut : un bateau pouvait couler avec tout son équipage, une personne pouvait s'être perdue et/ou avoir été dévorée par de quelconques animaux, orques ou même créatures imaginaires. La deuxième raison était mathématique, quand je parle d'année, je parle bien sure d'année elfique. Les elfes ne mesurent pas le temps de la même façon que les autres races plus primitives. Ils sont sensibles aux vents de magie bien plus qu'au changement de saison ou de l'alternance jour/nuit. L'alignement des vents de magie suit lui aussi un rythme régulier. Une phase complète correspond à trois mille neuf cent quatre vingt quinze alternances jour/nuit soit presque onze années humaines. On comprend à la lumière de ses explications que chaque évènements pris séparément les uns des autres soit de nature anecdotique. Ce qui leur permettait de ne pas attirer l'attention plus que nécessaire.

Il était encore très tôt et pour ne réveiller personne, il se rendit silencieusement dans la pièce des ablutions. Il jeta un regard en passant sur son armure et son arbalète à répétition qui trônaient en bonne place dans la pièce principale et se dit en lui même qu'il devrait lui donner un coup de lustre. Une fois dans la pièce des ablutions, il s'assit sur une haute marche prévue à cet effet, se saisit d'une pierre rugueuse et entreprit de frotter tout son corps énergiquement afin de se débarrasser des humeurs de la nuit. Il se glissa ensuite dans un bain de glace fondue. Il en sortit plein de vigueur, se sécha, s'habilla et sortit sans bruit de chez lui. Il devait se rendre sur le marché aux esclaves.

Malgré le réchauffement de ces derniers jours, l'air était encore très frais, un frisson lui parcouru l’échine lorsqu'il mit le pied dehors. Il constata que beaucoup de ses voisins avaient eu la même idée que lui car la rue était déjà bouillonnante d'activité. Il ne fut pas surpris car chacun savait que si les marchand disposaient d'asurs « maudite soit leur race » les premiers arrivés seraient les premiers servis. Les asurs « que damné soit le ventre de leur mère » étaient vendu plus cher que les humains ou les nains mais six des premiers, neuf des seconds ou un mélange des deux était plus cher encore. Il espérait donc arriver pour l'ouverture et il avait malheureusement beaucoup de concurrence. Il descendit la rue à grandes enjambées, vira sur la droite vers une allée qui, il le savait, lui ferait gagner quelques secondes, enjamba une barrière, traversa un terrain en construction et aperçu la place du marché...déjà noire de monde. Dépité, il prit place dans la foule. Tant pis, il ferait mieux l'année prochaine.

Le marché de son quartier se tenait sur une place carrée coupée en deux pour l'occasion. Et entourée de haute maisons marchandes en pierres grises taillées à la main et si parfaitement ajustées les une aux autres sans mortier qu'elles semblaient faites d'un seul bloc, ce qui requérait les services d'un artisan si hautement qualifié que seule les grandes fortunes pouvait se les offrir. La hauteur de ces maisons étant réglementée, les marchands affichaient leur réussite en décorant leur façade de la plus ostensible des façons. Les frontons affichaient trois runes superposées : la première et la plus haute représentait le clan d'appartenance, la deuxième le nom de la famille et la troisième, le nom du chef de famille et propriétaire des lieux, décorées à la feuille d'or et serties de sanguines et d'améthystes.

La société druchii est très hiérarchisée : un elfe appartient à une famille, une famille appartient à un clan et les clans formant une nation sous la diligence de Malékith seul vrai roi des elfes « que son trône lui soit rendu ». La famille est donc le pilier central de la société druchii. Le nom de cette famille est son bien le plus précieux. Bien au delà de la richesse financière, il véhicule son histoire, ses faits d'arme, son honneur et ses querelles. Qu'un elfe se déshonore et c'est son nom qu'il déshonore ainsi que tous ceux qui le portent. De ce fait, tout elfe préfèrera mourir plutôt que de l'entacher. Les clans sont une sorte de famille élargie. Une famille rejoint un clan par le mariage ou l'adoption, mais un tel rapprochement ne peut avoir lieu que si tous les chefs de famille l'approuvent à l'unanimité. Le clan est protecteur, il veille sur ses membres, il assure la médiation entre les familles en cas de querelle, rendant justice le cas échéant, et peut lever une armée en cas d'agression par une famille extérieure à celui ci, ce qui assure aux membres d'un clan fort une certaine tranquillité en échange d'une réponse prompte en cas d'appel aux armes et d'un impôt pour le financer. De cette façon, les guerres entre familles d'un même clan sont extrêmement rares, mais les querelles entre clans finissent souvent les armes à la main. A noter aussi que les seigneurs chefs de clan forment la cour de Naggarond.

Le reste de la façade des maisons représentait des scènes chères aux yeux de leurs habitants sur des bas reliefs : scènes de bataille, le nombre de leurs bateaux, etc... le tout parsemé de nacre, d'or, de pierres précieuses et de tout autre matériau hors de prix bon à attiser la jalousie des voisin. Les marchands forment une caste à part : ils sont les seuls non (nécessairement) noble à pouvoir lever une armée et posséder une flotte militaire. Ce privilège leur fut attribué par décret royal il y a plusieurs siècles en échange de taxes substantielles. En tant qu'armateurs, ils construisent les bateaux de la marine marchande, de la marine de guerre et de missions d'exploration, les entretiennent, forment, financent et arment leurs équipages. La guilde des marchands possède les ports, qu'elle construit et entretient. Elle possède aussi les places de marchés qui sont en fait de véritables monuments à leur gloire.

La grande place carrée au sol de marbre était séparée en deux par une double rangée de barrières. Entre chacune, des soldats avec lances et bouclier représentants l’autorité surveilleraient et s'assureraient du bon déroulement de la journée. Au centre de la place, une grande estrade de bois était en cours de finalisation. Deux escaliers permettraient d'y accéder. Le premier, à l'arrière, servirait d’accès aux marchands et aux esclaves. La longue procession devrait d’abord traverser un couloir d’exécuteurs détachés pour l'occasion et postés en ligne de part et d'autre de la rampe. Le deuxième, à l'avant, traversant les deux rangées de barrières, permettrait aux clients de récupérer leurs achats sous les yeux de deux exécuteurs placés face à face au bas des marches. Une fois franchie, cette ligne symbolique marquait le transfert de propriété du marchand vers l'acheteur et toute réclamation d'un coté comme de l'autre, devenait impossible. Sur l'estrade, en plus des marchands et des esclaves, il y aurait un percepteur assis derrière un bureau et chargé par la couronne d'enregistrer toutes les transactions.

Cette place, d'habitude, regorgeait d’étalages multicolores sur lesquels on pouvait trouver toutes sortes de marchandises en provenance du monde entier. Épices aux odeurs enivrantes, soieries raffinées côtoyaient pierres, bois et métaux précieux, mais aussi quantités d'objets étranges et hétéroclites, des épées, poignards, boucliers, armures de toutes sortes et de toutes tailles dont on disait que certains fûssent magiques. On y trouvait bien sure de la nourriture : légumes, graines et racines en provenance de Naggaroth ou d'ailleurs et des fromages et autres produits du lait en provenance du vieux monde et plus particulièrement de Bretonnie. Ni viande ni poisson, consommer de la chaire morte est une idée parfaitement répugnante et insultante pour un druchii. Seuls les animaux comme les sang froids, les harpies, les hydres ou les humains se repaissent de cadavres. Parmi les promeneurs et les vendeurs, on pouvait aussi rencontrer musiciens, danseurs et artistes en tout genre ajoutant applaudissements et rires au brouhaha des conversations. C’était un endroit agréable où les elfes aimaient se rendre pour se retrouver et faire des emplettes.

Un bruit de charrue se fit entendre marquant l'arrivée des premiers marchands et de leurs défilé de chariots pleins de créatures affolées qui ne s'achèverait qu'à la tombée du jour.

Changement de décors : Notre elfe se trouvait maintenant chez lui, son épouse s'affairait avec son fils à la préparation de « lembas », sorte de galettes ou biscuits issues de la farine d'une racine du même nom et qui constitue la base de l'alimentation des elfes. Les lembas poussent en quelques semaines et dans n'importe quel sol et chaque elfe porte avec lui une poignée de ces graines au cas où... Les lembas seraient déposés sur une table accompagnés de baies multicolores, fruits juteux et odorants de Lustrie, et bien sure, de la « feywine », un nectar de jus de fleurs mélangé avec du miel et à un ingrédient dont chaque famille à le secret et qui est dit on « odorante, fraîche comme une source claire, dorée comme un après-midi d'été ». Après le passage des furies, tous les voisins passeraient de maison en maison et festoieraient et danseraient jusqu'à l'aube. Il se regardait maintenant ordonner la pièce principale, constatait que son armure était resplendissante et maintenant placée à coté de celle, tout aussi rutilante de son épouse, celle-ci arborant une lance aussi affutée qu'un draïch d’exécuteur, bien que n'ayant plus tué depuis l'époque où ils avaient ensemble servi dans les tours de guet au nord, période à laquelle ils s'étaient rencontrés. Dans le coin opposé, il y avait une grande cage sertie de runes et marquée d'incantations empêchant son ouverture. A l’intérieur, se trouvaient six hommes, quatre mâles et deux femelles assis en rond contre les barreaux qui semblaient attendre calmement un sort dont ils ignoraient encore tout et se contentaient d'observer les occupants des lieux dans leur préparation en silence. Ils étaient nus afin de s'assurer qu'ils ne portaient aucun objet profane ou magique susceptible de gâcher la fête. Les druchiis avaient depuis longtemps remarqué que les esclaves nus sont plus dociles que les esclaves habillés, c'est souvent l'ultime humiliation qui achève de les résigner.

Le jeune elfe âgé de sept ans se dirigea vers son père. Il portait une longue tunique pourpre cousue et brodée de fil d'or comme en portent les elfes pour les occasions importantes quoique pas nécessairement pourpre. Les runes de son clan et de sa famille étaient finement calligraphiées et brodées sur sa poitrine. Il était élancé, mince, avait de longs cheveux noirs dont deux petites nattes pendaient de chaque coté de son visage d’albâtre le long de ses pommettes saillantes. Ses yeux étaient couleur d'ambre et ses globes au lieu d'être blancs comme on pourrait s'y attendre, était légèrement bleutés tout comme ceux de son père, ce qui était une curiosité même parmi les elfes.

« Père, nous avons terminé de préparer les présents. Puis-je aller voir les offrandes ?
Oui mon fils, tu peux y aller, mais soit prudent, ces créatures se nourrissent de chaire morte et un de tes doigts serait pour eux un met tout à fait acceptable ».
A cette évocation, le jeune elfe fit une honnête grimace de dégout et promis de ne pas s'approcher à moins d'une hauteur d'elfe.

Changement de décors à nouveau et notre elfe aurait cette fois tout donné pour ne pas revivre cette scène dont il ne se souvenait que trop bien :
L'ambiance était joyeuse, dans la grande pièce de la maison il régnait une douce chaleur empreinte des odeurs d'épices, de fruits, de fleurs, une douce lumière enveloppait les habitants fin prêts à passer une agréable nuit. Ils ignoraient que cette nuit serait non seulement la pire mais aussi la dernière de leur vie. Il observait chaque détail, chaque trait de chaque visage, il s’imprégnait de la dernière image heureuse dont il se souviendrait.
Le reste se déroula en accéléré : les furies frappèrent à la porte, il alla ouvrir et les accueilli en souriant, trois d'entre elles entrèrent laissant les autre sur le perron, il les guida vers la cage, l'ouvrit. Les furies entrèrent, ordonnèrent aux prisonniers de se lever mais devant leur absence de réaction, les frappèrent du pied. Intriguée, celle des trois qui avait l'autorité se pencha et les examina. Elle se retourna vers l'elfe, et son regard passa de l'incompréhension à la stupeur, de la stupeur à la colère, de la colère à la rage tandis que les deux autres sentant que quelque chose n'allait pas firent un pas en arrière de concert, alertant celles qui attendaient dehors et qui maintenant entraient. La furie sortie de la cage se dressa devant lui et il n'avait plus à faire désormais à celle au regard neutre et qui l'avait mis mal à l'aise en entrant, mais à une tueuse au regard noir et plongé droit dans le sien comme une dague en plein cœur. Toute la scène n'avait duré qu'un battement de cil et son épouse et son fils sous le choc et dans l'incompréhension posaient leur regard sur l'un et sur l'autre en attente de réponse.

« Comment oses tu offrir de la chaire morte à ton Dieu ? Hurla la furie, suivi du mot sortant du fond de sa rage et de sa haine :
«!Blasphémateur ! ».
Alors même que le mot résonnait encore dans la pièce, les deux époux étaient jetés au sol, frappés et entravés. Seul leur fils était laissé de coté sans doute indigne de leur attention et regardait la scène, médusé et impuissant. Son père jurait que c'était impossible, qu'ils étaient vivants encore quelques minutes auparavant, qu'ils ne pouvaient donc être mort maintenant, mais en posant son regard sur leurs yeux vitreux, il réalisa l'implacable vérité et il connaissait le châtiment réservé aux criminels dans son genre. Son fils ne comprenant toujours pas mais voulant intervenir, se saisit d'une courte épée suspendue au mur et se jeta sur la furie en criant son désarroi mais fendit l'air, la furie ayant fait un rapide pas de coté et en réponse lui projeta le plat de son pied en pleine poitrine avec violence, et en un craquement sans équivoque, le fit reculer de quatre pas. Étourdi, le souffle coupé, les cotes brisées, il tomba à genoux et lâcha son arme avant d'être saisi sans ménagement par deux autres furies sous les yeux de ses parents aux visages boursoufflés et ensanglantés.

La fête était finie.

Après avoir revécu cette journée, notre elfe ne comprenait toujours pas. Comment avaient ils pus tous mourir sans qu'il s'en fut aperçu ? Quelque chose était là, dans sa mémoire et il ne trouverait pas le repos tant qu'il ne saurait pas.

Il se revoyait maintenant lustrer son armure au coté de son épouse en faisant autant. Il connaissait chaque centimètre carré de cette masse de métal froid qui lui avait mainte fois sauvé la vie. Chaque coup d'épée qu'elle avait arrêté, chaque coup de lance, de flèche, ou autre projectile avait laissé une trace qui après réparation était devenue invisible, mais en passant ses doigts dessus, il se souvenait de chacune d'entre elles, tout comme chaque soldat Naggarothii ayant connu la bataille. Il était un vétéran. Il avait servi quinze ans durant dans une tour de guet en bordure des désolations du chaos. Un lieu de perdition où la raison n'a pas sa place : le temps, l'espace, la matière, la vie, la mort, Tout est corrompu. Son rôle était de maintenir à bonne distance cette corruption des nobles terres de Naggaroth et il n'avait à sa disposition que sa vue perçante et son arbalète (non moins perçante). Il était le meilleur tireur de son unité et il avait depuis longtemps cessé de compter le nombre de ceux qu'il avait renvoyé dans le warp. Il savait cependant qu'il ne vaincraient pas : chaque ennemi abattu revenait quelques temps plus tard et devait être tué à nouveau avant de revenir encore. Mais plutôt que de se décourager, il s'était fixé comme mission à lui-même et à ses elfes de tenir coute que coute et le plus longtemps possible. Il avait depuis plusieurs années atteint le terme de service obligatoire quand il rencontra celle qui allait devenir son épouse et décida de rester auprès d'elle jusqu'à ce qu'elle termine son service et c'est ensemble qu'ils quittèrent la tour de guet cinq années plus tard et vinrent s'installer en ville.

Notre elfe sortit de sa torpeur afin d'observer la pièce, si sa conscience l'avait ramenée ici, il devait y avoir une raison. Les esclaves dans leur cage chantaient une chanson aux aires de lamentation, dans le coin opposé de la pièce, leur fils faisait ses exercices de calligraphie à la lance. L'exercice consistait à tenir une lance par l’extrémité de la hampe à une main, et de calligraphier le bras tendu sur un panneau d'argile avec la pointe de la lame. Sa mère lui avait enseigné cet exercice pour, disait elle, en faire un lancier d'exception. Elle était elle même très doué à cet exercice et maniait, il est vraie, la lance avec une habileté sans pareille. Son fils n'était pour l'instant pas très doué, il avait du mal à décoller la lance du sol plus d'une poignée de secondes, quant à écrire quoi que ce fut... Il ne manquait cependant pas de motivation et s'entrainait des heures durant montrant fièrement à sa mère chaque nouveau progrès. Le feu dans l'âtre brulait vivement de sa flamme verdâtre due aux buches enchantées qui brulent mais ne se consument pas. Ses yeux se portèrent enfin sur la fenêtre qui était imperceptiblement entrouverte. De cette fenêtre dépassait le minuscule bout d'une sarbacane dirigé vers la cage. Comment avait il put passer à coté ? Il essayait de voir qui se trouvait derrière mais ne le pouvait pas. Il essayait de détourner le tube, de crier pour attirer l'attention des occupants, mais ne le pouvait pas. C'est alors qu'une première fléchette ou plutôt un dard fut projeté hors du tuyau et alla se ficher dans le cou d'un esclave qui n'eut aucune réaction. Se fut ensuite le tour de chacun des autres sans qu'aucun ne montre le moindre signe anormal.

Il compris à cet instant qu'il avait été piégé, mais par qui, il ne le saurait jamais. Il mourut.

******************
L'assassin avait une mission. Il devait faire mourir un elfe qui en avait dérangé un autre. La matriarche avait été claire, rien ne devait laisser supposer une quelconque implication du couvent dans cette affaire. Il avait carte blanche. La matriarche l'avait désigné car elle le savait capable de traiter avec finesse ce type de mission. Il ne la décevrait pas.
Durant sa phase d'observation, il suivit l'elfe de chez lui jusqu'au marché puis du marché jusqu'à chez lui. Il le vit enfermer ses esclaves dans la cage qui avait été sortie pour l'occasion et l'idée lui vint : plutôt que de tuer l'elfe directement et peut être provoquer des questions, il pourrait agir en deux temps pour un résultat tout aussi efficace. Tout n'était plus dès lors qu'une question de timing. Il retourna dans ses appartements, prépara le poison dont il avait besoin. Il savait avec précision quels ingrédients seraient nécessaires et dans quelles quantité : concentré d'extrait de Belladone, provoquerait la mort cérébrale au bout de quelques heures puis l’arrêt cardiaque quelques minutes plus tard. Un puissant analgésique local endormirait la peau plus vite que l'information de piqure n'atteindrait le cerveau. Une fois piqués, ils seraient condamnés. Un parfait dosage était la clé de la réussite et il était un expert en poisons.
Une fois l'arme prête, il retourna à la maison de sa victime, profitant que l'obscurité se fasse tôt en cette période de l'année, il crocheta le loquet de la fenêtre, par chance, le bruit qu'il fit était couvert par la chanson des prisonniers. Il fit passer le tube de sa sarbacane entre les rideaux et souffla de toutes ses forces. Il avait préparé deux fléchettes en supplément au cas où, mais ce ne fut pas nécessaire. Le ver étant désormais dans le fruit, il quitta les lieux tranquillement pour ne pas attirer l'attention, après avoir prit soin de refermer la fenêtre. Mission accomplie.

******************

La matriarche fit signe à deux furies de disposer du corps de l'elfe, ce qu'elle firent en saisissant l'une les bras, l'autre les jambes et le transportèrent jusqu'à l'ouverture d'une fausse où finissaient les corps des sacrifiés une fois vidés de leur sang et servaient de repas aux harpies. Il termina sa chute au coté du corps d'une elfe le visage figé en un masque d'horreur, la peau entaillée de milliers de fines coupures n'étant reconnaissable entre tous que grâce à ses oreilles en pointe.

La matriarche, bien qu'exténuée, avait encore un détail à régler, et elle avait l'intention d'en terminer au plus vite. Les furie apportèrent le dernier des suppliciés de l'année en la personne d'un jeune elfe de sept ans. Elle fit signe aux furies de le tenir fermement et leva sa dague pour la lui plonger dans le cœur d'un coup unique. Mais tandis qu'elle abattait le poignard, la lame ripa sur l'une de ses cotes cassée. Cela arrivait quelques fois et d'ordinaire elle recommençait, mais là, quelque chose s'était produit qui la fit reculer d'un pas. Elle porta machinalement la main à son médaillon, comme elle le faisait chaque fois qu'elle avait une décision à prendre.

« Faites venir Hellbron, vite ! »

C'est une vieille elfe sans âge à la peau parcheminée qui fit son entrée quelques heures plus tard.

« J’arracherais ton cœur de mes propres mains si tout ceci ne rime à rien. Vociféra t-elle.
-Ma Grande Mère, regardes plutôt, qu'en penses tu ? » Dit elle en indiquant la marque laissée par la dague sur le torse du jeune elfe.
La Haute Matriarche s'approcha de plus près afin de constater par elle même la raison de sa venue. A la vue de cette cicatrice, ses yeux s'écarquillèrent puis elle se retourna vers la matriarche.
« Ce signe est en effet l'un des noms les plus secrets de notre seigneur et maître, cela ne peut être le fruit du hasard, Khaine à des projets pour lui. Qu'il vive.
-Qu'allons nous faire de lui, il est bien trop âgé pour rejoindre le couvent ?
-Confiez le à Thareïn, nous verrons ce qu'il adviendra de lui. Et pas un mot de tout ça à qui que ce soit et encore moins à qui vous savez !..»
La haute matriache s'en alla sur ces mots, elle avait un bain à prendre.

Mon nom est Elderoth et mon aventure commence maintenant.
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MessageSujet: Re: [récit] Elderoth le sans nom   Mer 19 Déc 2012 - 19:52

Vraiment pas mal :o De nouveaux adorateurs du fluff investissent ils le forum ??!!

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Sur les eaux bleu limpides des mers de ce grand monde, ---------------- Qu'à jamais nos noms soient graver dans les mémoires,
Je survole sans cesse les profondeurs de l'abysse, ---------------------- Elros et Silme s'en vont en chasse des créatures,
Que ma présence les affole; ces infamnes immondes, ------------------- Il ne serait tardé la fin de leurs histoires,
Je les ferais tous tomber dans le précipice, ------------------------------- Elros et Silme s'en vont creuser leurs sépultures.

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vavaaaa
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MessageSujet: Re: [récit] Elderoth le sans nom   Mer 19 Déc 2012 - 20:55

c'est plutôt sympa.; Mais niveau fluff, il y a quelques détails embêtant :

-Au niveau des esclaves : en réalité, les nains sont des esclaves extrêmement onéreux : leur peau est très apprécié, ainsi que leur talent pour la forge et la construction. Certains dynaste vont même jusqu'à monter des expéditions rien que pour en ramener un seul, et il ne finira certainement pas en haut d'un autel de Khaine... Les Orques et les humaisn, eux par contre, se font zigouiller à la pelle.
-Le Lembas.. C'est dans le seigneur des anneaux^^.
-Concernant la déclaration de guerre des autres nations, ils sont bien en guerres contre la plupart des nations (chaos, peauvx-vertes, etc.... n'ont pas vraiment d'alliés), ils sont en guerre contre les Asurs, les Asrai s'étant déclarés indépendant. Les bretonniens n'ont tout simplement pas les moyens d'envahir Naggaroth, comme la plupart des autres races. Mais ils n'hésiteront pas à deux fois si ils croisent un Elfe Noirs sur leur côtes !

Après, niveau du texte, c'est plutôt bien écrit, pas grand chose à dire si ce n'est suite^^.
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MessageSujet: Re: [récit] Elderoth le sans nom   Jeu 20 Déc 2012 - 12:44

Au niveau du fluff, j'ai précisé ne pas suivre à la lettre le "thème officiel" mais je reviendrais sur tout ça plus tard dans l'histoire.
Les nains sont une denrée rare mais ce qui est rare est précieux et rien n'est trop bon pour Khaine...
Pour le Lembas, Tolkien est notre maître à tous. D'autres citations apparaissent ça et là dans le texte (par exemple, description de la Feywine...).

Merci pour les encouragements
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Wolfen
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MessageSujet: Re: [récit] Elderoth le sans nom   Mar 25 Déc 2012 - 11:00

Tout d'abord, bravo. Le texte est bien écrit et bien maîtrisé. Le coup du lembas m'a également fait hausser quelque peu un sourcil mais après tout, tu as d'emblée déclaré que tu t'éloignerais un peu du fluff, alors soit.


La majorité du récit est maîtrisée mais comme je ne me refais pas, je vais pinailler un petit peu :


D'abord, cauchemar s'écrit comme cela et sans cet affreux "d". ,)


Le texte mériterait des séparations plus claires parce qu'il y a plusieurs temps dans la narration. Par exemple, tu as séparé le passage sur l'assassin du reste, visuellement, avec les "*".
Pour moi, il y a une première partie qui est "la mort du supplicié". Sauter une ligne supplémentaire, etc., me semblerait judicieux pour montrer que cela représente un temps et qu'on passe ensuite à un autre temps de la narration. Cela peut paraît futile mais il faut toujours penser au lecteur et, quand on lui offre un gros morceau de lecture, il faut soigner sa présentation pour ne pas le décourager et lui montrer qu'il y a une organisation, et pas juste un gros bloc de texte.

Sur cette première partie, il y a aussi quelque chose à faire au niveau de l'alternance de point de vue. On passe très clairement du bourreau à la victime, dans la perception des évènements. Il pourrait être utile de marquer ce changement un peu plus visuellement, via un des deux points de vue en italique par exemple, ou autre. Encore une fois, ça peut paraître très superficiel mais un bloc de texte sur un forum, ça prend le risque de rebuter le lecteur potentiel ; et comme internet est quand même plutôt bien fait, la plupart des forums offrent des moyens d'améliorer un peu la présentation, et ça ne fait pas de mal, bien au contraire !

Toujours dans cette veine, à la fin du texte tu places un dialogue ; on introduit les répliques non par "-" qui est un simple tiret de liaison mais par "—" (que l'on obtient en maintenant "alt" appuyé et en tapant "0151" sur le pavé numérique).


Je n'ai autrement pas grand chose à redire au niveau du style et du fond. Brièvement, l'emploi du mot "subconscient" quand il meurt et revoit la journée me semble déplacé. D'abord parce que le mot est très moderne et connoté de psychologie, ce qui fait un peu étrange dans cet univers et dans ce cadre, ensuite parce qu'il me semble inapproprié puisqu'on ne parle pas de ce qui est "sous la conscience" mais de ce que l'âme du mort va revoir.

Pour pinailler également, sans rien reprocher à ta manière de décrire la société druchiie, je me méfierais du terme "nation". Le terme nation tel que tu sembles l'employer (groupe d'individus appartenant à un même peuple, obéissant à une même autorité / Etat) se développe vers la fin du XVIIIe siècle et surtout au cours du XIXe siècle ; il est très connoté d'une appartenance mais également d'une volonté d'appartenance, par opposition aux autres nations (développement des nationalismes, etc.). Il me semble très anachronique dans un monde comme celui de Warhammer et aussi très déplacé - en cela que la nation s'oppose aux autres nations à côté ; ici pas besoin de nation vu qu'on a des peuples différents appartenant à des espèces différentes.

Si je voulais être encore plus pinailleur, je dirais qu'il y a eu quelque chose de peu satisfaisant dans le petit passage sur l'assassin. C'est un peu rapide et ça ne nous apprend rien sur le pourquoi, de toute façon. La description via le point de vue de l'esprit du mort nous apprend déjà tout ce qu'il y a à savoir : quelqu'un lui voulait du mal et a assassiné discrètement ses offrandes. Le passage sur l'assassin est très court et surtout révèle juste l'envers du décor "c'était un assassin" ; mais on s'en doutait déjà ! Donc je suggérerais soit de le développer un peu plus ou avec plus de soin, soit carrément de l'ôter. ,)


En tout cas, un très bon texte ! En espérant une suite,

Cordialement,

Wolfen.
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