Ulthuan vs Naggaroth

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 [Récit EN] L'appel de la gloire

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Desteroth
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MessageSujet: [Récit EN] L'appel de la gloire   Sam 12 Jan 2013 - 5:27

Chapitre 1

Le Grimoire


Desteroth ouvrit immédiatement les yeux en se réveillant. Par expérience, il savait que lui et ses pairs n’avaient pas le luxe de laisser la torpeur suivant l’éveil alourdir leurs sens. Il tendit une oreille pointue pour capter la source de son réveil prématuré. Rien ne sortait de l’ordinaire, il entendait la même douce symphonie qui l’avait accompagné tout au long de sa courte vie : le fracas des armes et les plaintes d’enfants agonisant. Le tintement métallique des hallebardes s’entrechoquant venait comme toujours des étages supérieurs, là où les juvéniles et les adultes s’entrainaient jour et nuit. Les plaintes infantiles quant à elles provenaient de diverse direction sur le même étage que sa chambre, là ou les jeunes avortons étaient laissés à eux-mêmes, et à la merci de leurs pairs, pensa sombrement Desteroth. Cette dernière notion mis la puce a l’oreille de l’aspirant garde noir : de telle bruit banal n’aurait pas suffi à le réveiller, il était bien trop accoutumée à leur présence.

Comme pour faire écho à ses soupçons, sa fine ouïe perçut un bruit suspect, comme un léger frottement. Le son était très faible, mais il provenait de près, certainement de l’intérieur de la pièce. Il redressa son tronc, et sa tête pivota lentement alors qu’il scrutait la pièce, circulaire où les murs de la chambre correspondaient avec la façade est de la tour, avec grande attention. Son regard affûté fit vite le tour de la pièce une première, puis une deuxième fois. Rien ne retint son regard dans la pièce faiblement éclairée par les lueurs des deux lunes que laissait timidement entrer l’unique minuscule fenêtre de la chambre.

Un mouvement qu’il perçut du coin de l’œil attira son attention. Son regard se posa où il avait cru apercevoir quelque chose, mais la noirceur était tout ce que ses yeux contemplèrent. Ses oreilles, elles, ne le faillirent pas. À peine avait-il entendu le faible bruissement de nouveau qu’il avait bondit hors de son lit, pour ensuite mettre le plus de distance possible entre lui et la provenance du bruit, son lit lui offrant un obstacle pour ralentir son assaillant, ou ses assaillants. Il aurait au moins la chance de voir son assassin avant de rendre son dernier souffle. Le bruit cessa. Le jeune elfe de douze ans ne dit rien pendant un moment, attendant l’attaque imminente sur sa personne. Elle ne vint pas et Desteroth fini par perdre patience, irrité de se savoir observé alors qu’il était si faible, si vulnérable, si terrifié. Il se racla la gorge discrètement et tenta d’imposer à sa voix un ton calme et autoritaire, sans succès : "Qu… Qui ose venir troubler mon sommeil!" s’exclama le jeune elfe d’une voix tremblante. "Que me voulez-vous? Montrez vous!" ajouta-t-il avec légèrement plus de contenance.

Un druchii juvénile s’avança hors du couvert de l’ombre. Il était d’une forte carrure et était trapu pour un elfe. Il avait des cheveux noir de jais, comme la plupart des naggarothi, et ses yeux étaient tout aussi sombres. En contraste, Desteroth, bien que plus jeune de trois années, était néanmoins plus grand de plus d’une demi-tête et possédait une crinière de cheveux blonds paille, chose très inhabituelle chez un druchii.

Artherus! pensa Desteroth avec un mélange de haine et de peur. D’une voix nasillarde et moqueuse, Artherus savourant la terreur dans les yeux de sa future victime s’adressa à ce dernier : "Ce que je veux? La réponse est bien simple. Je suis un prédateur à la recherche d’une proie, et une proie je viens de trouver en ta pathétique personne. Tu es un agneau aux boucles d’or au milieu d’une meute de loup. Un rat de bibliothèque dans une tour de guerriers. Je vais rendre à Naggarond un service en la débarrassant de ta faiblesse. J’aurai ta peau, fils d’Azuryan!"
Il cracha ses derniers mots avec tout le mépris et venin dont il était vraisemblablement capable. L’insulte vint frapper Desteroth en son cœur comme une lance effilée, et une haine viscérale s’empara de lui, donnant de la vigueur à ses maigres membres. Il serra les dents et s’apprêta à attaquer, mais ce fut Artherus qui prit le premier l’initiative. Il bondit sur le lit et se jeta sur sa proie avec la fureur d’une manticore. Il le frappa violemment au plexus avant que Desteroth ne puisse réagir. La puissance du coup paralysa ses nerfs, l’empêchant de respirer. Il se plia en deux et tenta vainement de respirer alors que son assaillant le rouait de coup. Un solide poing à la tempe fit s’effondrer le jeune druchii, et sa vision commença à se brouiller. Finalement, son souffle lui revint, mais pas à temps pour lui donner la lucidité d’éviter le coup de pied qui vint percuter le coté de son crâne.

Encore une fois, il commença à perdre conscience. Un autre coup dans les côtes suivi d’un bruit de fracture eut l’effet salvateur de le sortir de sa torpeur, la douleur si intense qu’elle expulsa tout autre sensation de son corps comme une onde de choc. Tentant d’ignorer l’horrible douleur qui l’accablait au torse, Desteroth bloqua les attaques suivantes et parvint même à saisir le pied de son assaillant. Criant de rage et de souffrance, il s’agrippa fermement à la jambe de son adversaire et tira de toutes ses forces. Ce dernier perdit momentanément l’équilibre et Desteroth en profita pour se relever, gardant sa prise sur la jambe d’Artherus. Il esquiva un coup de poing en baissant la tête puis subitement avança vers son adversaire en poussant brusquement la jambe de ce dernier. Il fut récompensé par un regain de souffrance au niveau des côtes et par la satisfaction de voir son ennemi perdre pied et tomber au sol. Il ne perdit pas de temps et sauta sur celui-ci. Il atterrit les genoux les premiers dans la cage thoracique d’Artherus et il sentit des os se briser sous son poids. Un règlement de compte approprié pour l’injure et l’attaque qu’il venait de subir, pensa Desteroth. Un début du moins. Il regarda les yeux haineux qui tentaient de le transpercer et ne ressentit que du mépris. Le druchii tenta de le frapper, mais dans une telle position c’était peine perdue. Il agrippa les mains qui l’assaillaient et les maintint fermement au sol. Il se servit de son poids pour immobilisé partiellement le corps d’Artherus.

« Alors, ô toi féroce loup pour qui je ne suis qu’une vulgaire proie, tu me nargues sur ma propension à la lecture parce que tu es trop sot pour concevoir tout ce que ces livres peuvent renfermer! Certains parlent de la glorieuse histoire de notre peuple, d’autres de puissances ténébreuses au nord. Certains parlent de mort, de magie et de guerre, d’autres de gloire, de pouvoir et de vengeance. Je suis tombé sur une vraie perle l’autre jour en fouillant dans la bibliothèque du Capitaine Dravel : L’Art de la Mort. Un ouvrage sur l’anatomie plus que sur le meurtre. La théorie y est bien belle, mais elle à quoi sert-elle sans sa mise en pratique? »

Comme pour ponctuer sa phrase, sa main droite lâcha sa prise sur le bras et frappa comme une vipère à la gorge d’Artherus avant qu’il ne puisse réagir. D’une vulgaire pression de l’index et du pouce, Desteroth fractura la trachée du juvénile. Jubilant, il se releva et admira son œuvre : Artherus était étendu sur le sol, son visage exprimant un mélange de haine, de peur et de complète incompréhension alors qu’il tentait futilement de retrouver un souffle qui ne reviendrait jamais. "Tu seras mort dans quelques minutes au plus", assura le jeune druchii d’un ton égal. Après un court instant de contemplation, son estomac protesta contre les trois semaines de famines forcées par le capitaine de la tour sur les plus jeunes recrus, un moyen d’accélérer le processus de sélection des plus forts par l’élimination des plus faibles.

Une idée vint à Desteroth alors qu’il regardait froidement sa victime pâlir et que sa panse réclamait son du. Un sourire carnassier dévoila ses dents. Il saisit le bras du naggarothi agonisant, sans grande résistance, et planta ses incisives et ses canines dans sa chair, perçant par endroit la peau. Le goût du sang à la bouche, il mordit de plus belle agrandissant davantage la plaie, et il s’abreuva goulûment du flot sanguin. La mâchoire supérieure solidement plantée dans la blessure, il referma avec force sa mâchoire inférieure et tira d’un mouvement sec. L’énorme morceau de chaire se déchira et une flaque de sang vint napper le planché de briques grises. La chaire en bouche, Desteroth constata que son ennemi était toujours vivant: juste assez conscient pour avoir une faible notion de ce qui se déroulait. Il cracha la viande dans sa main et adressa à l’elfe à moitié mort un clin d’œil avant de lui enfourner sa propre viande dans le gosier. "Tu vas voir. Ce n’est pas aussi mauvais que ce qu’ils nous donnent d’habitude à la tour, quand ils nous nourrissent je veux dire bien sûr." Il mourut dans les secondes qui suivirent de terreur, de son sang et de suffocation.

Le squelette fut retrouvé devant la porte de la chambre de Desteroth une semaine plus tard, rongé jusqu’aux os. Dans ce contexte de famine, personne ne posa de question quant à ce qui s’était produit.

L’incident fut étonnement salvateur pour le jeune druchii. Le récit que lui, le mouton noir de la tour sud-est, avait terrassé à mains nues un elfe plus vieux et bien plus prometteur que lui, était vite arrivé aux oreilles des aspirants et des instructeurs de la tour. L’opinion générale à son sujet changea considérablement, partant d’un mélange de haine et de mépris pour un de haine et de peur, ou encore de haine et de dégoût, la plupart des druchii regardant le cannibalisme comme étant bestial, indigne d’un représentant d’une race supérieure. Desteroth, bien entendu, n’était pas de cet avis et clamait haut et fort qu’il arrêterait lorsque la nourriture de la tour serait plus convenable et mieux fournie. Les réclamations furent bien sûrs refusées, et le jeune insolent eut à la place le droit à une séance de cinq jours avec le tortionnaire. Il fut par la suite plus discret quant à cette pulsion qui l’amenait à dévorer les gens qui lui causait du tort en une démonstration littérale de sa supériorité sur leurs personnes. Il devait aussi s’avouer que, une fois cuite, la viande d’elfe n’était pas si mal.

Le changement le plus important se fit dans la personnalité du jeune elfe. Son exploit transforma le timide souffre douleur en grandiloquent mégalomane. Il continua ses incursions dans la bibliothèque, les gardes des niveaux inférieurs où se trouvait cette dernière considérant l’obsession croissante du jeune naggarothi comme étant étrange, mais inoffensive. Les recrus n’étaient pas interdits d’accès à ces niveaux, car le Roi-Sorcier requerrait de ses troupes d’élites de savoir lire et d’avoir de bonnes notions de stratégie militaire.

Il ne vola plus de livre dans les quartiers des capitaines, sachant que le risque n’en valait pas la chandelle, mais garda L’Art de la Mort en souvenir de sa première proie. Il avait adopté cette expression du défunt Artherus depuis leur confrontation. Elle ne fut pas la dernière qu’il eut impliquant la mention de ses cheveux précédant la mort affreuse de l’impertinent. L’étage des avortons étant dénué de véritables armes, sa taille et, en vieillissant, sa force lui donnaient souvent l’ascendant dans les corps à corps à mains nues.

Les saisons se succédèrent sans grande incidence sur la vie du garçon, cloîtré comme il était dans une tour au cœur de l’empire Naggarothi. Il continua à grandir allant jusqu’à dépasser en taille certains instructeurs dès l’âge de quinze. Ses muscles se raidirent, mais il resta d’une carrure athlétique. Il dormait de moins en moins, passant parfois des nuits à étudier des ouvrages militaires, ou bien à faire des allés-retours incessant dans sa chambre, perdu dans ses pensées tumultueuses et se surprenant souvent à parler tout seul. Son tempérament se détériorait alors que ses heures de sommeil diminuait. Il pouvait passer d’une relative passivité à une rage aveugle pour le moindre détail le contrariant. Il fuyait la compagnie de ses paires, plus par commodité que par paranoïa. Il pouvait s’isoler pendant des jours, souvent dans la bibliothèque, n’allant manger qu’après avoir fini de lire le livre qu’il entamait.

C’est lors d’une de ces crises d’isolement qu’il mit la main sur un livre poussiéreux dont la couverture était faite de la peau bleue d’une créature apparemment affligée de terribles mutations, probablement un troll. Ses pages étaient en peaux d’humains et d’elfes, cuirs souvent utilisés par les druchii pour leurs parchemins. Il n’y avait pas de titre sur la couverture du grimoire. Desteroth fut presque étonné de constater que les pages étaient écrites en Druhir, plutôt que dans le sombre langage des démons et des rejetons du chaos. L’œuvre faisait plusieurs milliers de page, plus qu’il ne pourrait lire en plusieurs mois. Il décida d’entamer le livre néanmoins, car il aurait amplement le temps de finir dans les années à suivre. À seize ans, il ne lui restait que deux années à faire dans l’étage des avortons avant de pouvoir accéder au niveau des apprentis, où il passerait la deuxième partie de sa vie à perfectionner son maniement des armes, mais ces deux années semblaient suffisantes pour lui permettre de venir à bout du Grimoire. Sous une impulsion soudaine et malsaine, il prit l’énorme livre et le cacha sous son kheitan. Sachant pourtant qu’une telle charge ne passerait surement pas inaperçue, il s’éclipsa de la bibliothèque et se dirigea aux pas de course vers ses quartiers. Plusieurs instructeurs le dévisagèrent avec suspicions alors qu’il passait près d’eux, et pendant un moment, il cru que sa stupide impulsivité lui avait encore attiré des ennuis. Pourtant, aucun ne l’arrêta et il put rejoindre sa chambre sans incident.

Il alluma quelques chandelles et ouvrit le livre avec avidité. En feuilletant, Desteroth découvrit qu’il s’agissait d’un recueil de mémoires d’elfes noirs ayant bravés les désolations nordiques et avaient survécu pour raconter leur histoire. Certaines mémoires dataient même d’avant la Déchirure. Surement des compagnons de Malekith! pensa-t-il, sa curiosité piquée à vif de plus bel. Il décida de commencer par le début, comme lors de toute lecture dans les règles de l’art, et il abandonna son feuilletage.

Il sortit très peu de sa chambre dans les deux années qui suivirent, trop occupé à dévorer le Grimoire qui lui-même le dévorait. Il ne quittait ses quartiers que pour deux choses : pour la ration de nourriture hebdomadaire quand la cloche retentissait, ou, quand celle-ci restait muette, pour les plus jeunes et les plus faibles. Il avait remarqué que ses pulsions ne choquaient personne si les victimes n’étaient pas des éléments plein de potentiel, comme le défunt Artherus. Le reste du temps, il n’y avait de place dans sa tête que pour son précieux livre et l’éventualité d’enfin parfaire ses aptitudes martiales dans l’étage des apprentis. Le recueil était un rapiècement chaotique de journals écrits sur place dans les désolations, dans le feu de l’action et de l’aventure, d’informations sur les terres dévastées du nord écrite de seconde, voir, de tierce source, de légendes de démons et de trésors maudits, de dragons bicéphales et de rois nordiques serviteurs des Seigneurs de la Ruine qui avaient fait trembler le monde, de cités cyclopéennes dont l’architecture ne portait la trace ni de la main de l’elfe, ni du nain, ni de l’homme. Il s’émerveilla face à la notion que le temps n’avait pas de court fixe dans le royaume désolé qui bordait celui des Dieux, et que l’espace elle-même n’y affichait pas une forme cohérente. Finalement, après presque deux ans de lecture intensive, il termina les mémoires de Khuranok Bale, qui clamait avoir pénétrer dans les domaines des dieux, pour ensuite retourner à Naggaroth cents années avant sa propre naissance (pour sa défense, il semblait assez fou pour donner du crédit à la véracité de ses allégations), et ainsi Desteroth termina le dernier chapitre du Grimoire, et il se senti allégé d’un poids lourd comme le monde. Le livre avait servi de véritable catalyseur pour trois de ses plus dévorantes obsessions : le savoir, la gloire et le pouvoir, et maintenant qu’il en était venu à bout, son cerveau pouvait à nouveau fonctionner normalement sans être étouffé par une triple psychose.

Ses capacités cognitives remises en marche, il se rendit compte qu’il n’avait aucune idée de quelle jour ou date il était. Il sortit de sa chambre et aborda le lieutenant-capitaine Dravel qui passait au même moment. Il dépassait maintenant l’instructeur senior d’une tête. Sans forme de cérémonie pour s’adresser à son supérieur direct, il lui demanda la date et l’heure. Dravel afficha un sourire en coin, presque complice, et répondit simplement : "La veille."
Pris au dépourvu, Desteroth ne chercha pas à dissimuler sa surprise et son exultation. C'était la dernière journée qu’il passerait dans cet étage damné dans lequel il avait vécu aussi longtemps que sa mémoire remontait! Ses petits camarades étaient depuis bien longtemps trop faibles pour lui opposer une réelle résistance, même ceux de son âge ne faisait pas le poids face à sa taille de colosse. Bien sûr, des armes allaient changer la donne, et être grand et fort n’allait plus suffire. Ses anciennes victimes allaient surement vouloir leur petite vengeance, d’égal à égal. Il trépidait à l’éventualité de les désillusionner sur leur chance de prendre le dessus sur lui. Il fallait fêter sa! il décida.

Alors même que cette pensée filait dans son esprit, un jeune imbécile de moins de dix printemps passa entre le capitaine-instructeur et le futur apprenti comme une tornade, criant qu’il voulait avoir une maman, avec les larmes aux yeux et la morve au nez.

Les yeux de Desteroth se posèrent sur le sot qui s’éloignait en courant, puis croisèrent ceux de Dravel. Il fit un léger hochement de tête interrogatif vers le gamin, et l’instructeur acquiesça avec un sourire. Le vrai test commence l’arme en main. Tu auras besoin d’énergie pour demain! il ajouta, alors que Desteroth se jetait à la poursuite de son prochain repas avec un rire de dément.


Dernière édition par Desteroth le Jeu 17 Jan 2013 - 22:38, édité 8 fois
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Arthamir
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MessageSujet: Re: [Récit EN] L'appel de la gloire   Sam 12 Jan 2013 - 20:55

Très bien ! J'aime beaucoup.

Juste un truc que j'ai remarqué :

Citation :
textiles
Le textile est forcément "tissé". Dans ton cas il s'agit d'un cuir.

Bonne continuation ! *gg*
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MessageSujet: Re: [Récit EN] L'appel de la gloire   Sam 12 Jan 2013 - 22:56

Je suis fan!!!

Suite!!!
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Desteroth
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MessageSujet: Re: [Récit EN] L'appel de la gloire   Sam 12 Jan 2013 - 23:09

merci de vos réponses (et de ta précision Arthamir)
Je me vais de ce pas continuer le chapitre 2 et espère trouver le temps de finir pour la fds.
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MessageSujet: Re: [Récit EN] L'appel de la gloire   Dim 13 Jan 2013 - 9:07

J'ai bien aimé le texte.

L'ambiance est bien rendue et le sujet est intéressant puisqu'on ne voit pas souvent dans les récits traitant d'elfes noirs des cannibales.

Que dire de plus ? Ha oui j'attends la suite avec impatience ou sinon: :**maul**:
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Wolfen
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MessageSujet: Re: [Récit EN] L'appel de la gloire   Dim 13 Jan 2013 - 12:50

Citation :

Desteroth ouvrit immédiatement les yeux en se réveillant. Par expérience, il savait que lui et ses paires n’avaient pas le luxe de laisser la torpeur suivant l’éveil alourdir leurs sens. Il tendit une oreille pointue pour capter la source de son réveil prématuré. Rien ne sortait de l’ordinaire, il entendait la même douce symphonie qui l’avait accompagné tout au long de sa courte vie : le fracas des armes et les plaintes d’enfants agonisant. Le tintement métallique des hallebardes s’entrechoquant venait comme toujours des étages supérieurs, là où les juvéniles et les adultes s’entrainaient jour et nuit. Les plaintes infantiles quant à elles provenaient de diverse direction sur le même étage que sa chambre, là ou les jeunes avortons étaient laissés à eux-mêmes, et à la merci de leurs paires, pensa sombrement Desteroth. Cette dernière notion mis la puce a l’oreille de l’aspirant garde noir : de telle bruit bénin n’aurait pas suffi à le réveiller, il était bien trop accoutumée à leur présence.

pairs ; les jeunes et les adultes? (juvénile est un adjectif, ce n'est pas un nom) ; leurs pairs ; mit ; de tels bruits bénins (le terme est plutôt utilisé dans un registre médical, cependant) ; accoutumé.



Je ne vais pas aller plus loin. Entre le "éco" du paragraphe suivant, les termes du style "inusité" qui ne veulent juste rien dire dans le contexte et les fautes de conjugaison, je me suis senti obligé de passer le tout sous le filtre word, qui trouve une grande partie des fautes (pas toutes, certes). Ne comptant pas perdre mon temps si l'effort de vérifier un minimum l'orthographe de son texte n'est pas fait, j'en laisse à d'autres le plaisir.



Une fois ses mots déplaisants passé, je vais pouvoir annoncer la couleur d'entrée : je n'ai pas aimé le texte. Ce n'est pas mal écrit pour autant même si tu emploies des formules étranges "la noirceur était tout ce que ses yeux contemplaient" ; wtf, la noirceur ? Sérieusement ? Egalement, les "il ajouta" au lieu d'un simple "ajouta-t-il" sont déconcertants et comme tu mets tes dialogues en italique, on ne fait pas la différence entre ce qui est dit et les incises, puisque parfois tu les laisses en italique, d'autres fois non.

Sur le fond, on a quand même le droit à un certain nombre de clichés : le mec qui est réveillé par un sixième sens, le meurtrier qui fait un petit speech sur ses intentions avant d'attaquer histoire d'être sûr que sa proie soit bien prête. Après on a un combat où le gosse, vu que ça a l'air d'en être un, décrit comme relativement fébrile, se fait littéralement massacrer mais np, il va retourner le combat à son avantage et tuer son adversaire. Rarement lu un truc aussi wtf depuis les tribulations de Bean par Orson Scott Card. Bon après ça n'a l'air de déranger personne, mais un gosse cannibale personnellement ça me dérange. M'enfin bon, les goûts, les couleurs.

Le contexte n'est pas clair non plus. Il a l'air d'être un aspirant garde noir mais on n'a pas de cadre. Il y a des instructeurs, mais ils n'instruisent jamais. On a un peu l'impression qu'il fait ce qu'il veut.

Bon, et le chapitre s'appelle le Grimoire, et on nous parle dudit grimoire pendant un seul paragraphe.
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Desteroth
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MessageSujet: Re: [Récit EN] L'appel de la gloire   Dim 13 Jan 2013 - 20:45

L'ouïe est un sixième sens? on en apprend tous les jours!

bon si tu préfères, pour faire moins cliché et par soucis d'originalité, dit toi que le gamin se fait tuer dès le début de l'histoire.

Oui il semble que les laissé a eux-mêmes parce que c'est le cas. J'ai pensé que les gardes noirs ne perdraient pas de temps à instruire ceux incapable de survivre à ce traitement (qui consiste à les affamer, les battre et les laisser s’entre-tuer). l'instruction au combat commence dans l'étage des apprentis.

Inusité ne veut rien dire? heum, désolé je ne sais quoi répondre à cela.

Merci tout de même pour avoir pointé certaines fautes d'orthographe et d'accord (avec toute la condescendance possible en bonus). J'ai mis entre guillemet les dialogues.
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Arthamir
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MessageSujet: Re: [Récit EN] L'appel de la gloire   Dim 13 Jan 2013 - 20:47

Citation :

Inusité ne veut rien dire? heum, désolé je ne sais quoi répondre à cela.

Citation :
les termes du style "inusité" qui ne veulent juste rien dire dans le contexte
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Desteroth
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MessageSujet: Re: [Récit EN] L'appel de la gloire   Dim 13 Jan 2013 - 21:20

Il est inusité pour un druchii d'avoir des cheveux blonds, en quoi est-ce que cela n'a pas de sens?
Le mot inusité est tout à fait approprié à la situation.

J'ai fait une relecture et j'ai corrigé, je l'espère, la plupart des fautes.
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Narog
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MessageSujet: Re: [Récit EN] L'appel de la gloire   Dim 13 Jan 2013 - 21:33

Je pense qu'il s'agit plus de l'emploi du mots en question.
Il a beau être synonyme d’inhabituel, il est possible qui régit un domaine autre que l'apparence.

Narog et ses deux sous.

Pour le texte, j'aime assez bien dans l'ensemble, perso je me suis laissé entrainé par le récit bien qu'il y ait quelques clichés. Je serais intéressé de voir la suite.

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vavaaaa
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MessageSujet: Re: [Récit EN] L'appel de la gloire   Dim 13 Jan 2013 - 21:34

Usité fait plutôt référence à quelque chose de pratiquer ou d'utiliser : en clair, une pratique une action pas une couleur de cheveux. mais bon, sans renter dans un débat de grammairiens qui n’amèneraient à rien (noter l'allitération en r), je dirais que c'est au plus maladroit sans être grave^^



Dernière édition par vavaaaa le Dim 13 Jan 2013 - 21:42, édité 1 fois
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Arthamir
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MessageSujet: Re: [Récit EN] L'appel de la gloire   Dim 13 Jan 2013 - 21:37

Tu me coupe l'herbe sous le pied Vavaaa *^^*
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Desteroth
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MessageSujet: Re: [Récit EN] L'appel de la gloire   Dim 13 Jan 2013 - 21:56

merci pour la précision vavaaa.
je vais de ce pas changer cela pour inhabituel, et je vais essayer de ne plus me faire avoir par les subtilités de la langue.

Edit: La suite mardi prochain

ReEdit: la suite jeudi, je n'ai pas le temps de la finir avant cela.


Dernière édition par Desteroth le Lun 14 Jan 2013 - 19:19, édité 2 fois
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vavaaaa
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MessageSujet: Re: [Récit EN] L'appel de la gloire   Dim 13 Jan 2013 - 22:04

Desteroth a écrit:
merci pour la précision vavaaa.
je vais de ce pas changer cela pour inhabituel, et je vais essayer de ne plus me faire avoir par les subtilités de la langue.

De rien, mais ne t’inquiètes pas, on y survivra.
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Desteroth
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MessageSujet: Re: [Récit EN] L'appel de la gloire   Jeu 17 Jan 2013 - 8:01

Chapitre 2

L’arme en main


« Décidément pas impressionné par cette portée. »
Le capitaine Kheras de la tour sud-est était terriblement désappointé. Neuf avortons seulement allaient joindre les apprentis cette année, mais peu de ceux qu’il voyait ne semblaient renfermer la moindre promesse. L’un d’eux était trop petit et chétif. Un autre avait peur d’avancer, et ne faisait que reculer face à chaque attaque portée contre lui. Un troisième jetait sans cesse des coups d’œil à ses pieds. Comme si l’imbécile craignait de subir une mutinerie par ses propres orteils, pensa sombrement le Haut Capitaine. Il avait déjà vu ce problème chez plusieurs recrues, surveillant trop leur propre posture et portant trop peu d’attention à leurs adversaires. Aucunes n’avaient survécu à leurs premières années au sein de cet étage, et le vieux capitaine ne se faisait pas d’illusion quant à l’espérance de vie de celle-ci.

Son regard de vautour vint se poser sur un autre apprenti. Ce dernier frappait comme un imbécile de gauche à droite sans se soucier de bloquer les coups de bâton d’entraînement dirigés contre lui. Il héla une cinquième recru, un maigrichon au regard hagard, et lui lança une hallebarde d’une main. L’arme d’hast parcourut plusieurs mètres dans les airs presque sans dévier de son axe. L’apprenti aperçut l’arme au dernier moment et l’attrapa alors que la lame n’était qu’à quelques centimètres de son visage. Il leva un visage apeuré vers Kheras, qui lui pointa avec insistance le sauvage qui poursuivait maintenant en hurlant et en frappant l’apprenti chétif. Ce dernier était à présent désarmé et fuyait les deux mains derrière le crâne. La cinquième recrue acquiesça à l’ordre silencieux du capitaine et s’approcha de l’imbécile hurlant d’un pas ridiculement précautionneux. « Ah! un autre gagnant… » Les lieutenants et guerriers dans son entourage rirent face à son ironie. Il les réduisit au silence d’un regard assassin.

Son humeur ne s’arrangea pas quand il constata que l’apprenti à l’hallebarde avait ruiné son attaque surprise en criant comme un enragé avant de fendre l’air là où le fou au bâton avait été deux secondes plus tôt. L’abrutit ne s’est pas contenté de hurler pour avertir son adversaire, il a aussi fermé les yeux avant de se lancer à l’assaut. Sa patience épuisé, il saisit un long fouet qui pendait à sa ceinture qui était doté d’énormes crochets métalliques sur tout son long. Le fouet était souple et léger, malgré la quantité excessive d’ithilmar noirci qui le recouvrait. L’air semblait ondulé à son passage et des étincèles rouges crépitaient à sa surface. À la vue de l’arme, les membres de son entourage prirent tous quelques pas de recul instinctifs.

L’apprenti fautif reculait face à l’assaut du Druchii au bâton lorsque le fouet frappa. Il s’enroula autour de son cou et d’un coup sec, le capitaine de la tour sud-est décapita l’infortuné dans un geyser sanglant. Le fracas des bâtons cessa dans l’instant, la surprise des apprentis supplantant momentanément l’injonction du capitaine de continuer de se battre sans interruption. Kheras les ramena à l’ordre en faisant claquer son fouet dans l’air avec un bruit de tonnerre qui n’avait rien de naturel. Le fou au bâton essuya le sang de son défunt adversaire qui lui perlait au visage, et reporta de nouveau son attention vers l’elfe chétif. Kheras, lui, s’était déjà désintéressé de ces incapables.

Il porta ses yeux gris vers un autre duo. L’un d’eux avait de très long cheveux blancs et une forte carrure. Il adoptait une posture décontractée en se battant malgré sa complète inexpérience : un signe de maîtrise de soi et de clarté d’esprit, ou d’insouciance. L’autre avait le crâne chauve et une peau particulièrement livide, même pour un naggarothi. Ses yeux étaient d’un rouge sanguin et un petit anneau de chair boursoufflée était tout ce qui demeurait de son oreille droite en lambeau. Les deux druchiis semblaient avoir un certain potentiel, nota le Haut-Capitaine avec surprise. Leurs coups étaient puissants et avaient une certaine précision. Kheras remarqua même une feinte. Certainement pas des soldats, encore moins des gardes noirs, mais c’est un début.

Encouragé par enfin un signe de moindre talent, il s’attarda aux deux derniers du groupe : un de taille moyenne avec des cheveux gris sombres et un colosse doté d’une épaisse crinière de cheveux blonds. Une haine viscérale s’empara de lui en voyant cette couleur. Certes, ses cheveux étaient bien loin d’être aussi clairs que ceux des elfes d’Ulthuan et les traits faciaux de l’apprenti étaient ceux d’un naggarothi, ayant le visage sévère et le teint pâle, mais le lien était trop tentant à faire. L’elfe aux cheveux gris était vif et instinctif, parant et contre-attaquant habilement toutes les attaques maladroites du colosse. Ce dernier avait le visage concerné et tentait de porter des coups incohérents et inutilement compliqués, comme s’il pensait trop à propos de la trajectoire de son bâton, tout le contraire de son instinctif adversaire à la pose décontractée. Il tentait sans cesse des feintes évidentes et pauvrement exécutées. Le peu qui faisaient mouche n’avaient pas de puissance. Risible! C’est donc sa la terrible goule qui a terrorisés les avortons des niveaux inférieurs? Le terrifiant géant mangeur de chair? Bah! Plus proche d’un misérable asur que d’un monstre. J’avais espérer bien mieux, beaucoup mieux.
« En ligne larves! »
Les huit apprentis restant cessèrent leur combat et obéirent aussitôt à l’ordre de Kheras. Ils se placèrent face aux capitaines qui les regardaient s’entraîner depuis maintenant près d’une heure. Ils étaient tous épuisés et en sueur. La plupart haletaient comme des chiens.
« Des mous et des faibles! commença par dire le Haut-Capitaine en crachant son mépris. Je n’ai jamais eu le malheur de tomber sur une telle bande d’incapables de toute ma vie. Vous seriez fous de penser que je vais gâcher mon temps avec un faible maigrichon, une mauviette, un abrutit qui ne fait même pas confiance à ses propres pieds, un pauvre imbécile plus timbré qu’un nauglir, et un foutu asur! Les trois autres -il pointa les elfes concernés un par un- vous pouvez disposez dans vos quartiers jusqu’à nouvel ordre, vous m’avez prouvé votre utilité potentielle. Vous cinq, les minables, allez chercher des armures de cuir à l’armurerie, puis revenez ici. Vous avez deux minutes. Ne soyez pas en retard! »
Il fut satisfait de constater le masque de pure fureur qui recouvrait les visages des apprentis qu’il venait d’insulter alors qu’ils rompaient la ligne et se dirigeaient vers leurs destinations respectives. Le blond, l’écume à la bouche et les yeux exorbités par la haine, semblait particulièrement enragé, et il y avait de quoi! Il venait d’encaisser la pire injure du répertoire vocale Druchii.

La plupart furent de retour à temps. Le maigrichon fut quelques secondes en retard et fut promptement exécuté par un capitaine d’un coup de hallebarde avant qu’il n’ait le temps de regretter son manque de ponctualité. Le tranchant de l’arme vint lui fendre le crâne avant même qu’il n’eut fait un deuxième pas dans la pièce. Les autres apprentis ne donnèrent à l’incident pas la moindre attention, celle-ci portée exclusivement au Haut-Capitaine et à son terrible fouet. Ce dernier leur donna à chacun une courte épée à la pointe effilée.
« Un seul de vous aura l’honneur de gaspiller mon temps jusqu’à ce que ma minime patience soit épuisée. Vous pouvez procéder à cette sélection dans l’instant, et par Khaine, faites vite! »

Les quatre apprentis ne se firent pas prier. Immédiatement, le druchii qui avait totalement négligé sa défense lors de l’entraînement profita d’un moment d’hésitation d’un de ses pairs pour lui planter sa lame dans les viscères. Sa victime s’effondra, mais avant qu’il ait eu le temps de retirer son arme des entrailles de l’elfe agonisant, le colosse frappa. L’épée décrivit une trajectoire oblique avant de se figer dans la nuque de l’infortuné. Ce dernier fut tué sur le coup et s’écroula lourdement. Le grand naggarothi dévia in extremis une attaque portée à sa cage thoracique et fut à la place atteint au flanc par le tranchant de la lame.


***

Larian était resté à l’écart du combat, attendant le bon moment pour frapper. Il vit Desteroth profiter de l’inattention de Druaal et porter un coup dévastateur à la nuque. Voyant l’opportunité, Larian fit piquer son épée vers le cœur du grand druchii. Celui-ci réagit au dernier instant, déviant légèrement le coup. La pointe de l’arme vint se figer dans le flanc du colosse qui se mordit les lèvres de douleur. Les yeux gris de ce dernier croisèrent ceux de Larian qui recula instinctivement face aux intentions carnassières qu’ils trahissaient, juste à temps pour éviter l’épée qui décrivit un arc de cercle à quelques centimètres de sa gorge. Il para une seconde attaque et se mit hors de porté d’une troisième. Il cherchait à mettre le plus de distance entre ce malade cannibale et lui-même.

La courte épée du colosse fendit l’air à maintes reprises devant Larian qui chaque fois esquivait vers l’arrière. Tenant son arme avec ses deux mains au-dessus de sa tête, Desteroth se jeta soudainement sur lui. En réponse, le druchii sauta sur le coté et évita in extremis le furieux coup vertical. Voyant enfin une ouverture, il planta la pointe acérée de son épée dans le ventre du grand elfe, pénétrant avec aisance l’armure de cuir et manquant de peu les viscères. Il recula aussitôt lorsque Desteroth hurla sa douleur et sa rage avec un cri dément et tenta de sectionner le bras qui tenait l’arme responsable de sa souffrance. Il atteignit à la place la lame de celle-ci et Larian vit avec horreur sa poigne céder et son épée tomber avec frappas sur le sol de pierres grises. Il ressentit une douleur froide et aiguë à la cuisse et se fut son tour de crier. L’épée du grand druchii perçait sa jambe de part en part et son pantalon de cuir fut bien vite maculé de sang. Il sentit ses forces faiblirent et son membre mutilé céda sous son poids. Il perdit pied. Durant sa chute, ses yeux ne quittèrent pas ceux de Desteroth qui le fixait à présent avec un intérêt malsain. Il reconnu là le regard qu’il avait déjà vu chez cet elfe les nombreuses fois où il s’était attaqué aux plus faibles des niveaux inférieurs et il partagea la terreur qu’ils avaient ressenti. Sa tête heurta le sol avec un bruit sourd.

D’un coup d’estoc, le colosse frappa. Larian ne put que lever les bras futilement en une tentative désespérée de se protéger. Le coup fit mouche. La lame se planta dans le larynx du druchii et atteignit une artère carotide. Sa vision se voila de rouge alors qu’un important flot sanguin jaillit de la plaie mortelle, allant même jusqu’à souiller le visage de son meurtrier qui se lécha les lèvres. Les derniers vestiges de sa conscience s’évaporèrent dans le néant.


***
Le grand elfe porta enfin le coup fatal, puis un autre, s’étant visiblement laissé emporter par ses émotions. Kheras n’était pas surpris de l’issu de ce court combat sans la moindre finesse. Ces apprentis avaient tous eu leurs défauts, mais être trop émotif et pas assez instinctif s’était révélé moins insurmontable que de négliger sa défense, son attaque ou son adversaire. Le colosse avait aussi eu un considérable avantage de porté de par ses grands membres. Le vieux capitaine remarqua alors que le vainqueur semblait faiblir. Ses soupçons se confirmèrent lorsque ce dernier s’effondra lourdement, la perte de sang ayant finalement eu raison de sa lucidité. Immédiatement, il congédia son entourage et s’en retourna à ses quartiers sans un coup d’œil à l’elfe inconscient.

En chemin, il croisa un esclave humain qui profitait de l’inattention de ses maîtres légitimes pour étirer ses membres engourdis par son labeur. Celui-ci sursauta en entendant la voie du capitaine.
« Fais venir le Lieutenant-Capitaine de l’étage inférieur dans mes quartiers. Va! »
L’esclave obéit à l’instant, soulagé de ne pas avoir subi les attentions de l’horrible fouet qui pendait à la ceinture du garde noir pour avoir si impudemment soulagé la tension dans ses membres.

Les murs et le sol des quartiers du Haut-Capitaine étaient, comme le reste des pièces de la tour, de briques de pierre grise. L’aspect austère de la pièce était légèrement réchauffé par l’éclairage que procurait une dizaine de chandelles et la lumière nocturne des astres que laissaient entrer deux larges fenêtres situées au fond de la pièce. Devant celles-ci, Kheras était assis à une table de travail parsemée de document lorsque l’on cogna nerveusement à sa porte.
« Entre! »
La porte s’ouvrit lentement et Dravel pénétra les quartiers de son supérieur d’un pas hésitant.
« Je répond à votre appel Haut-Capitaine » dit-il d’un ton formel. Kheras le regarda avec un rictus méprisant.
« Dravel mon vieil ami. J’ai été terriblement déçu aujourd’hui lorsque j’ai eu le malheur de constater que quatre seulement allaient devenir apprenti cette année dans cette tour. Je m’attendais à beaucoup plus de ta part pour tout dire.
-Mais, il y en avait neu…
-Quatre apprentis. Le reste était seulement bon en pâture aux nauglirs. Ils étaient faibles, et pourtant ils ont survécu à l’étage sous ta responsabilité. C’est un manquement à ton devoir qui ne restera pas impuni. Les lois du Rois-Sorciers sont sans équivoques. »

Vif comme une vipère, le fouet frappa. Ses longs crochets se plantèrent dans la peau du cou du lieutenant-capitaine. Kheras tira d’un cou sec, arrachant le peu de chair qui recouvrait la gorge de Dravel. Celui-ci émit un raclement écœurant et s’écroula en aspergeant le mobilier avoisinant de son fluide vital.


Dernière édition par Desteroth le Ven 18 Jan 2013 - 1:14, édité 1 fois
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Wolfen
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MessageSujet: Re: [Récit EN] L'appel de la gloire   Jeu 17 Jan 2013 - 16:22

Bon, il y a clairement du mieux ; l'action décrite est aussi, certainement, un petit peu plus simple, mais il y a vraiment du mieux, ne serait-ce que dans l'orthographe (malgré une photo de participe passé à la première ligne). Il y en a quand même encore quelques unes ("de plus bel", "c'est donc sa", pour celles qui viennent de me sauter aux yeux) mais c'est moins gênant.


La première phrase ("Capitaine Kheras de la tour [...]") est aussi un petit peu dérangeante au niveau du rythme. Le "désappointé", quoique peu commun, n'est pas faux mais il faut qu'il serve à quelque chose, par exemple au rythme de la phrase. Or ici, le rythme en est assez bancal : en revanche, si tu rajoutes un "Le" au début de la phrase, tu as un alexandrin en 7/5 ("Le/ ca/pi/tai/ne/ Khe/ras// de/ la/ tour/ sud/ est") et il ne faudrait pas grand chose pour que la deuxième partie de ta phrase fasse un deuxième alexandrin et du coup sonne beaucoup mieux. Cela peut sembler idiot d'utiliser une métrique a priori poétique dans un récit, pourtant une telle phrase sonnera naturellement bien à l'oreille du lecteur, même s'il ne se rendra souvent pas compte de l'astuce. Attention : cela ne veut pas dire qu'il faut écrire le texte entier en alexandrins, mais quand l'occasion s'y prête, cela peut donner de jolies phrases.


Pas grand chose à redire sur le fond à part que ça me semble excessivement sanglant : j'ai beau voir les Druchiis comme un peuple profondément mauvais et porté sur le meurtre, je ne vois pas comment une société pourrait survivre en se débarrassant chaque jour d'autant de ses membres. Mais bref, ça, c'est moi qui pinaille.

Grosso modo, tu nous présentes les différents challengers via un point de vue externe : c'est pas mal foutu et ça marche. Quelques petits reproches / conseils quand même :


- L'ordre de présentation des apprentis : on suit donc le regard du haut capitaine, qui ne les connaît pas, sinon vaguement de réputation (c'est du moins le cas de Desteroth). Le souci, c'est que tu nous présentes d'abord les plus faibles, ceux dont on sait qu'ils ne vont servir à rien car tu l'annonces immédiatement. Du coup, par déduction, le lecteur voit le coup venir et se doute que les suivants vont être ceux qui sont intéressants. Oh, en soi ça n'a rien de très grave mais c'est un peu dommage parce que c'est quelque peu attendu / prévisible. Pourquoi ne pas présenter 2 ou 3 "faibles", puis donner un sursaut d'espoir avec deux plus intéressants, montrer les derniers faibles, puis les derniers intéressants. Ce faisant, tu maintiens l'intérêt du lecteur parce qu'il ne sait pas exactement ce qui va arriver ensuite.


- Le fouet.

Il y a une règle, en écriture et dans un paquet de choses (par exemple, dans un débat politique, ou dans un débat tout court), c'est que ce qui a besoin d'être dit, c'est ce qui n'est pas évident. Exemple de débat politique : celui entre Chirac et Mitterrand, où Chirac rappelle à Mitterrand qu'il n'est plus premier ministre et que l'autre n'est plus président, mais qu'ils sont tous deux candidats (suivi par l'insolence de Mitterrand qui répond "Oui monsieur le premier ministre) ; et bien quelque part, si Chirac a besoin de le rappeler, c'est que pour lui, pour les spectateurs, ce n'est pas évident que c'est le cas et qu'ils sont effectivement sur un pied d'égalité. (Pour plus de décryptions similaires de débats politiques, voire la chaîne youtube "agoravox", très intéressante).

Ici aussi, dans ton récit, ce que tu as besoin de dire, c'est ce qui n'est pas évident. Tu nous apprends donc que l'arme est ensorcelée directement ("A la vue de l'arme ensorcelée") alors que rien auparavant ne le laissait entendre - il a certes l'air étrange, mais rien de très anormal pour un fouet de druchii, à première vue. Du coup, tu gâches un peu ton effet : plutôt que de nous dire qu'il est ensorcelé, pourquoi ne pas nous montrer en quoi il est ensorcelé, en action ? Parfois un récit se doit d'être "cinématographique" ; être trop cinématographique, c'est dommage (puisque c'est ne pas utiliser suffisamment le support écrit, quelque part) mais il faut quand même l'être au sens où il faut faire voir au lecteur. Tu diriges une caméra et tu lui montres des choses, et par ailleurs tu lui en susurres (via la description, etc.). Un fouet ensorcelé, cela se ressent sans doute ou cela implique qu'il ait un pouvoir particulier : plutôt que d'annoncer au lecteur qu'il est ensorcelé, pourquoi ne pas lui montrer et lui faire comprendre ?

Autre exemple de cinématographique dans un récit : "le capitaine de la tour sud-est décapita l’infortuné dans un geyser sanglant. " ; là pour le coup, on a quelque chose de très visuel et le lecteur voit ce qu'il se passe. Encore plus, le geyser de sang évoque des références (personnellement, j'ai immédiatement pensé à Kill Bill en lisant cela). Encore une fois, tout est question de mesure (in medio stat virtu) et il ne faut pas trop multiplier de tels procédés, mais c'était ici un exemple appréciable de référence (volontaire ou non).


- Les points de vue


Voila encore quelque part une histoire de caméra. Pendant le début du texte, et pendant la fin, on suit le regard du Capitaine Kheras. Pourtant à un moment, tu ressens le besoin de varier de point de vue et de placer ta caméra derrière ton personnage principal, Desteroth. Ainsi, tu permets au lecteur de ne plus être spectateur distant d'un duel mais de le vivre directement ; c'est bien vu et c'est au bon endroit, je pense, car observer un autre duel du point de vue d'un spectateur aurait pu être rébarbatif, ici.

En revanche, des deux duellistes, je ne suis pas sûr que c'était de Desteroth qu'il fallait adopter le point de vue. En effet, le duel est une scène d'action qui donne une dynamique à ton texte et lui permet de ne pas être trop passif, mais le duel en question ne nous apprend pas grand chose sur Desteroth. Un récit, c'est nous présenter un personnage et ses multiples facettes. Ainsi le premier chapitre nous donnait un aperçu général du personnage : on l'observait de haut, on en apprenait un peu sur ce qu'il était, etc.. Ici, on le voit sous un angle différent, celui du vieux capitaine dégoûté. Pourquoi ne pas offrir un troisième point de vue, celui dudit Larian qui le combat et des émotions que lui inspirent le personnage principal ? Cela ajouterait un peu de vie au portrait qui en est fait.


- Le fond


Je ne suis pas sûr d'abord - mais c'est encore un point de détail - que le chapitre devrait être nommé comme ça. Certes, on suit essentiellement le regard de Kheras, mais ce n'est pas lui qui nous intéresse : le sujet du chapitre, c'est le test / l'épreuve qui est passé et comment s'en sortent Desteroth et les autres apprentis.

Du coup, ça m'amène à un point qui regroupe les deux chapitres : tu te lances dans un récit d'initiation ou du moins, le début de ton récit s'apparente à un récit d'initiation. C'est un type de récit qui a été exploité maintes fois dans plein de styles différents et qui a donc quelques codes : essentiellement, tu nous montres un personnage qui grandit, progresse, évolue. C'est le but du récit d'initiation : que le personnage soit initié. Ce qui pose peut-être problème ici, c'est qu'on ne voit pas trop en quoi il progresse. Il y a bien le grimoire qu'il lit dans le premier chapitre mais c'est un petit peu "faible" au sens où ce n'est pas très intéressant pour le lecteur / du point de vue d'un récit de se voir donné à observer un type qui lit et du coup hop, progresse.

Fournissons des exemples :
Dans The Empire Strikes Back, quand Luke Skywalker va sur Dagobah pour apprendre la Force, ce n'est pas vraiment les exercices physiques qu'on lui fait faire qui sont intéressantes et ce ne serait pas intéressant de regarder Yoda lui donner un bouquin ou un holofilm sur les Jedi. Oh, il apprendrait des choses comme ça, mais il ingurgiterait juste du savoir. Ce qui est intéressant, ce sont les épreuves auxquelles il doit faire face et qui lui en apprennent plus (et nous en apprennent plus) sur Luke : le passage dans la caverne du côté obscur, la tentative de dégager le X-Wing du marais.

Dans les livres Harry Potter, ce n'est pas tant le contenu des cours de Harry qui nous intéresse, ou le fait qu'il aille en cours, c'est ce qu'il en retire et ce qu'il apprend de ses différentes aventures (ne pas se fier aux apparences / ne pas croire tout ce qu'on lui dit (ex. de Sirius Black), faire confiance à ses amis, etc. etc..


C'est je crois, ce qui me gênait en partie dans le chapitre 1 et qui va peut-être être résolu par ce chapitre 2 et la suite (on le voit ici en difficulté, il va falloir qu'il les surmonte, etc.). Tu nous montrais un personnage en apprentissage, à peine un gosse et tu le mets dès le début dans une situation difficile. Seulement il s'en sort immédiatement et on n'a pas eu le temps de l'accompagner dans sa progression, on apprend qu'il avait déjà progressé. En gros, la scène fait : on a un personnage qui a l'air fragile, qui est agressé ; il est attaqué, se fait rouer de coups ; seulement hop, en fait il est plus fort qu'on ne le croyait et gagne. C'est un peu dommage, il y a ce côté "en fait il était fort et je ne vous l'avais pas dit, il avait lu ce livre". Tu prives le lecteur d'une satisfaction, celui de voir ce qui se passe et de comprendre. Là on n'est pas ton complice, on n'est pas impliqué, on voit juste les choses se dérouler. Pourquoi ne pas le laisser se faire battre, sans se faire tuer, pour le faire progresser et se venger ensuite ?

Exemple : il se fait attaquer et rouer de coups par l'autre apprenti, en début de scène. Mais il se fait vraiment battre et l'autre apprenti a une vision différente des autres : il ne compte pas le tuer, il veut en faire son serviteur, il veut avoir un sbire. Desteroth est obligé d'accepter mais il rumine sa revanche ; il tombe sur le livre l'Art de la Mort et l'utilise pour trahir celui qui l'a surmonter. Et là il le bat, et là on a eu une progression, on a été spectateur de quelque chose, tu ne nous as pas juste relaté des évènements antérieurs. L'intérêt de ton récit double facilement ; ce n'est évidemment qu'un exemple mais ce pourrait être une façon intéressante de rendre ton récit plus significatif pour le lecteur.

C'est un peu la même idée pour le grimoire : je trouve qu'on ne sent pas assez le danger de l'étage, ne serait-ce que parce que ton personnage est directement vu comme vainqueur et ne semble pas en danger. Du coup, on s'en fiche un peu de son grimoire. Alors que si tu le mets en danger et que le grimoire n'est pas "juste" un livre mais devient une solution, quelque chose qui l'amène à progresser, voila qu'on suit ce passage sur le grimoire de manière beaucoup plus intéressée.



Cordialement,

Wolfen.
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MessageSujet: Re: [Récit EN] L'appel de la gloire   Jeu 17 Jan 2013 - 17:18

Merci Wolfen pour ces commentaires très constructifs.

À la base je voulais faire un chapitre couvrant un bien plus grand laps de temps, et j'avais un autre titre (qui sera celui du prochain chapitre). Je n'étais sûr de la pertinence du titre moi même. J'avais pensé à quelques uns (Les apprentis; l'arme au poing) mais je ne suis pas sûrs qu'ils sont appropriés.

Avant de commencer le prochain chapitre, je vais faire un majeur edit de mon premier chapitre, incluant davantage les pensés et les impressions de mon personnage. Je vais aussi retravailler le deuxième chapitre (point de vue d'un personnage durant le duel, arme ensorcelée etc.).

Citation :
ça me semble excessivement sanglant

J'ai pas pu m'en empêcher *siffle* . Les prochains chapitres verront un accroissement considérable de l'espérance de vie moyenne des personnages. J'avais mis de l'emphase sur la sélection étant faite sur ceux voulant avoir le privilège de recevoir l'entraînement d'un garde noir. Peut-être une emphase exagérée je concède.

Edit: les ajouts du chapitre 1 sont faits
Reedit: modification du chapitre 2 faite
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MessageSujet: Re: [Récit EN] L'appel de la gloire   

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