Ulthuan vs Naggaroth

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 [récit]La Flamme Blanche est en marche

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Valerian
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MessageSujet: [récit]La Flamme Blanche est en marche   Dim 17 Nov 2013 - 23:33

Bonjour/bonsoir à tous!

Aujourd'hui, je poste un début de récit relatif à mon armée (voir sur le cénacle)
Je vous conseil aussi de lire mon BG, posté sur cette section, afin de mieux comprendre la trame principale (oui oui, je me fait de la pub XD ), puisque ce qui va suivre est sa suite logique.
Il y aura probablement une suite, si j'ai le temps de l'écrire (elle est déjà dans ma tête *^^* )
N'hésitez pas à critiquer de toute la puissance de votre perspicacité quasi-surnaturelle. XD 

A noter toutefois, j'écris ça depuis ma tablette, mes doigts s'épuisent vite, donc il y aura probablement quelques fautes après ma relecture *siffle* 

Chapitre 1 :" j'ai pas trouvé de titre trop MET4L  *siffle* "

"L'inconnu était trempé. Il faut dire que dehors, il pleuvait à verse. Cela faisait bien longtemps que Marcus Nérim, bûcheron de son état, n'avait pas vu une averse d'une telle violence. Il n'était donc pas surprenant qu'il ait invité cet inconnu à venir s'abriter chez lui. Sa famille et lui avaient assez de provisions pour nourrir une autre personne pour un soir. Néanmoins, Marcus le regrettait à présent. Depuis l'instant où l'homme avait enlevé sa capuche. L'homme, ou plutôt l'elfe.

Marcus n'avait jamais rencontré d'elfes, mais il se méfiait de tous ce qui n'était pas humain, et l'inconnu, en l’occurrence, ne l'était pas. De stature plutôt haute, enveloppé dans une pèlerine grise, son visage, qui autrefois devait être altier, était défiguré par une horrible balafre.
L'inconnu dût remarquer son désarroi, car il dît:
"-Ne vous en faites pas, ce n'est rien du tout. Je ne suis pas armé, si ça peut vous rassurer."
Marcus n'était nullement rassuré, mais il invita l'inconnu à s'asseoir à table, à une certaine distance néanmoins de sa femme et de ses deux filles.
Tandis que le bûcheron servait le repas, l'inconnu, voyant que tous le dévisageaient, pris la parole:
"-Et si je vous racontais ce qui m'est arrivé? Vous verrez, c'est une histoire passionnante. Attendez...Prenez cette cette carte, ainsi vous pourrez suivre sans que j'ai à vous désigner les lieux...Au fait, je ne me suis pas présenté, je m'appelle Valerian, Valerian de Kaedwenn."
L'inconnu pris une cuillère de soupe, et commença son récit.

"Cela faisait quelques jours déjà que nous étions installés sur les étendues verdoyantes de la "Vallée Fleurie" comme l'appelaient en toute simplicité les roturiers.
Nous avions quitté Elessaeli à bord de trois navires aux voiles blanches, couleur que j'appréciais particulièrement du fait de sa grande pureté.

Seul, je ne disposais que de quelques combattants, l'essentiel des troupes embarquées venaient donc des personnes qui m'accompagnaient. Kaedrys tout d'abord, un Maître du Savoir particulièrement égocentrique, mais aussi exceptionnellement doué dans les arts magiques et martiaux. Après lui venait  Thanann, un noble de Lothern que je connaissais depuis toujours, une fine lame, hélas très miséricordieux envers ses adversaires.
Enfin, Sypharion, surnommé l'œil d'Asuryan, un élu du dieu Créateur. Je n'étais donc pas seul pour entreprendre ce périple, bien que je ne sois pas entouré uniquement d'amis. Je ne pouvait pas vraiment employer le terme "ami "pour Sypharyon , après tous, je vois mal comment entretenir une relation amicale avec une personne qui ne parlait jamais et qui n'accordait que peu d'importance à ce qui se passait autour de lui.

Pour en revenir à notre  voyage, il fut plutôt tranquille. Nous avons été escortés par deux navires de la Guarde Maritime jusqu'à notre sortie des eaux d'Ulthuan. Nous avons ensuite fait route directement vers la Brettonie, où nous avions repérés, sur les cartes de Thanann, un point stratégique où nous établir.

Nous débarquames dans un petit port Brettonien. Les autochtones se montrèrent très accueillants, des lors que nous leur ayons fait don de quelques gemmes , emportées à cet effet. Bien qu'un peu rustres, il faut reconnaître aux humains qu'ils peuvent avoir le sens de l'accueil. Nous nous sommes attardés quelques jours, avant de reprendre la route.
En quatres semaines, nous avons traversés la Brettonie et atteint la Vallée Fleurie, non loin d'Athel Loren.

Nous avons installé le camps sur une large colline, à une distance raisonnable de nos "cousins" Asrai. Nos tentes chamarrées observaient une certaine continuité avec les diverses fleurs multicolores qui parsemaient la vallée, et offraient un spectacle plaisant à l'œil. Cet endroit semblait décidément parfait pour nous installer.
Mais, à peine trois jours plus tard, un drame devait venir bouleverser l'ordre ainsi établi."

************************************************************************

Oui oui, c'est un peu court, j'en suis conscient, mais comme il s'agissait de l'intro je n'ai pas voulu aller plus loin *^^*


Dernière édition par Valerian le Lun 2 Déc 2013 - 22:18, édité 8 fois
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Wolfen
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MessageSujet: Re: [récit]La Flamme Blanche est en marche   Mar 19 Nov 2013 - 21:55

Bienvenue sur cette section !


Pour un premier (?) essai, en tout cas ici, c'est un petit texte très agréable. Il y a peu de fautes (indice : il y a un problème de participe passé au début de la deuxième ligne), c'est bien écrit, le champ lexical reste similaire du début à la fin. Et puis les Asurs ont des tentes multicolores, ce qui me fait mourir de rire parce que je les imagine très bien campant dans des tentes à fleurs. :D

Pour être un poil plus sérieux quand même, le seul défaut que je trouverais ici est que je ne sais pas vraiment qui parle. Tu me présentes des personnages, mais pas le narrateur et la situation d'énonciation n'est pas très claire.
Qui parle ? Je ne sais pas. A qui ? Est-ce directement au lecteur ou est-ce que le personnage raconte ses aventures à d'autres personnages fictifs ? Ou à un journal, peut-être ?
Tu gagnerais à explorer un peu ces pistes pour aider le lecteur à se positionner !

Attention aux changements de temps ; la majeure partie de ton texte est au passé mais il y a quelques utilisations du présent qui peuvent poser problème.


Bravo encore pour ton texte, en tout cas !


Cordialement,

Wolfen.
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Valerian
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MessageSujet: Re: [récit]La Flamme Blanche est en marche   Mar 19 Nov 2013 - 22:28

Merci cher Wolfen!
Ce n'est pas mon premier post dans cette section, j'ai aussi écrit le BG de mon général d'armée (qui porte mon nom sur ce forum, Valerian de Kaedwenn).
Comme tu le souligne, on ne voit pas qui parle. Personnellement, je pensais que c'était évident, mais comme je suis l'auteur... Enfin, ça sert aussi à ça les avis extérieurs *gg* 
Donc, le narrateur, c'est moi...Enfin, moi dans le monde de Warhammer, c'est à dire Valerian.
L'autre point positif, c'est que ta remarque m'a permis de réfléchir un peu. A l'origine, c'était un journal, mais en lisant ton commentaire, j'ai eu une autre idée, plus intéressante à mettre en œuvre, à mon sens.
Donc, comme c'est désormais écrit, Valerian raconte cette histoire à une famille de bûcherons qui lui a offert le gîte et le couvert pendant une averse.

Après 6 relectures, je n'ai même pas discerné ce défaut, qui est quand même une erreur majeure *cry* 
Je corrigerais tout ça au plus vite, pour l'instant je ne fait que poster la 2nde partie (elle est déjà écrite, il suffit de copier-coller, ça va plus vite XD )

Allons-y Alonso, 2ème partie:
Partie 2: Le Souterrain

« Sypharyon était parti, accompagné de quelques-uns de ses disciples. Bien sûr, il n’avait donné aucune indication quant à l’endroit où il se rendait.
Néanmoins, les heures s’écoulant et ne le voyant pas revenir, je me suis inquiété. Je parti donc avec Kaedrys et une dizaine de ses Maitres Des Épées. Nous nous sommes dirigés du côté duquel le mystérieux Élu était parti, et avons cheminés en ligne droite pendant quelques temps.
Arrivés à la  lisière d’Athel Loren, nous hésitions à franchir les pierres gravées couverte de mousse qui la délimitait. C’est alors que nous aperçûmes, sur notre droite, les ruines d’une tour. Sa structure de pierre brute était en partie effondrée, aussi était-il difficile de déterminer quel peuple l’avait construit.

Nous cheminâmes rapidement vers cet endroit, nous demandant comment Sypharyon avait pût en connaître l’existence.
Entre les pierres craquelées, nous vîmes l’un de ses Gardes Phénix, montant la garde devant un escalier qui s’enfonçait sous terre. Il ne fît aucun commentaire en nous voyant, nous ignorant totalement. Il demeurait immobile, tandis qu’une faible brise se levait, apportant de la forêt une odeur d’humus. Le ciel commençait à se voiler, nous descendîmes donc l’escalier. Kaedrys laissa ses Maitres des Épées à l’entrée. Seuls deux nous accompagnèrent pour fermer la voie. Le magicien enflamma un morceau de bois et ouvrit la marche.
Nous atteignîmes une vaste salle au plafond incurvé soutenu par des croisés d’ogives qui prenait leur source à partir de 6 grands piliers, dont les chapiteaux étaient ornés de multiples scènes de bataille.

Au centre de la pièce se tenait un grand autel de granit, couvert de runes qui semblaient se déplacer à sa surface. Devant l’autel se tenait Sypharyon. Il caressait du bout des doigts la surface lisse. A ses côtés étaient posés une large plaque de la même matière que l’autel, et qui avait sa forme, en beaucoup plus fin, sa largeur ne devant pas excéder quelques pouces. Au fur et à mesure que mes yeux s’habituaient à l’obscurité, je distinguais, dans tous les coins, les silhouettes encore indistinctes des Gardes Phénix  adossés aux murs.
Kaedrys s’approcha de l’autel et observa sa surface. Il prit aussitôt l’air concentré des érudits en plein travail. Je m’approchais à mon tour, mais je ne pût rien déduire des runes blanches qui parcouraient la surface. Tandis que Sypharyon s’affairait, sous l’œil intéressé de Kaedrys, je me mis à observer le reste de la pièce. Mes yeux étaient à présent complétement adaptés à la pénombre. La première chose que je remarquais, c’est que la seule source de lumière provenait de l’autel lui-même.  Il émettait aux alentours une faible lumière, sortant de l’ombre ses alentours immédiats. Malgré cela, les murs de la pièce restaient très sombres, rendant presque effrayants les Gardes Phénix qui s’y tenaient.
Soudain, l’autel émit un bruis sourd. Kaedrys sourit, et aida Sypharyon à retirer du bloc une seconde plaque de pierre. La surface qui apparût en dessous n’avait pas l’air différente de la précédente, des runes blanches y bougeaient, apparemment identiques aux autres. Tandis que Kaedrys se concentrait à nouveau, Sypharyon, lui, recula de quelques pas de l’autel. Il resta sans bouger pendant quelques instants, semblant attendre quelque chose. Soudain, il s’effondra. La hampe d’une flèche aux plumes bleues dépassait de son corps allongé.

Tout alla très vite. Une seconde flèche me manqua de peu, et vint se ficher dans l’autel. Des bruits de fuite parvinrent de l’escalier. Tandis que les Gardes Phénix restaient impassibles, je m’élançais, suivit des Maitres des Epées et de Kaedrys, encore abasourdi. Une fois les escaliers remontés, nous sortîmes au dehors, où un spectacle macabre nous attendait. Nous vîmes les corps sans vie des Maitres des Epées et du Garde Phénix, tous criblés de flèches. Comme je m’y attendais, des Asraï jaillirent de derrière les ruines. Leurs arcs braqués sur nous, ils nous observaient avec des yeux froids. L’un d’eux, néanmoins, souriait. La flèche qu’il braquait sur nous arborait des plumes bleues.

Je n’avais jamais imaginé les circonstances de ma mort, mais je n’aurais jamais pensé que mon corps finirait là, abandonné au milieu des ruines, entassé aux cotés de mes frères d’arme.
J’adressais une prière silencieuse à Loec, espérant sauver mon âme, lorsqu’un nouveau protagoniste fît son apparition, sortant de derrière un mur en partie écroulé. Vêtu d’une tunique verte, un masque d’argent lui cachant la partie gauche du visage, il s’avança, les bras croisés dans son dos. Contrairement à ses compagnons, il ne portait pas de capuche, laissant retomber sur son dos des cheveux d’un blanc immaculé. »


Dernière édition par Valerian le Lun 2 Déc 2013 - 22:21, édité 1 fois
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Valerian
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MessageSujet: Re: [récit]La Flamme Blanche est en marche   Mar 26 Nov 2013 - 18:20

Pas de commentaires? Tant pis...j'espère qu'on me pardonnera le double post.

Partie 3: L'Elfe au masque d'argent


« L’inconnu pris la parole, d’une voix forte et fière :

-Mon nom est Ceylith Vestarii. Vous êtes sur les terres des Asraï, et vous pillez les trésors de mon peuple. Connaissez-vous le châtiment réservé aux personnes telles que vous ?

-Cette tour ne vous appartient pas, intervint Kaedrys avec morgue. Elle est en dehors de votre forêt !
Une boule de feu jaillit de ses mains, mais s’évapora presque aussitôt dans les airs. Pendant un instant, le masque de Ceylith  pris une teinte bleutée, attestant de sa nature magique.

-Maudits Asurs ! Votre arrogance vous perdra. Vos efforts seront vains ! Lorsque vos corps pourriront en terre, Athel Loren, elle, sera toujours debout, et moi aussi !

Cette phrase heurta mon esprit. Il venait de nous accuser de vouloir porter atteinte à cette fichue forêt, ce dont nous n’avions nullement eut l’intention. Mais avant que j’aie pu intervenir, les Gardes Phénix émergèrent du souterrain. Dans un silence ténébreux, ils s’élancèrent vers les Asraï. Ceux-ci, décontenancés, n’eurent pas le temps de tirer. Ils sortirent des dagues, mais, à nombre égal face aux guerriers silencieux, ils furent vite mis en pièce. Les survivants s’enfuirent dans la forêt, disparaissant sous ses sombres frondaisons. Ceylith sortit de nulle part un arc de bois blanc ouvragé. L’arme était une belle pièce, parfaitement proportionnée. Les extrémités et le milieu étaient d’un or scintillant, et la corde était si fine qu’on la voyait à peine.

Il le pointa sur moi, mais Kaedrys, puisant dans les vents de magie, lui envoya une pluie de dard argentés.

Cette fois, son masque ne sembla pas faire effet, mais les dards ne l’attinrent pas. Dans un bruissement de cape, l’elfe sylvain avait disparu.
Avant que je reprenne mes esprits, embrumés par la surprise, j’entendis à nouveau des pas dans les escaliers.

Deux autres Gardes Phénix sortirent du souterrain, portant le corps sans vie de Sypharyon. Ce dernier portait encore son armure ornementée, et sa hallebarde était posée à ses côtés sur une civière improvisée, qui était en fait l’une des plaques retirées de l’autel.

Ce n’est qu’en voyant son visage paisible, et en me remémorant la scène  de sa mort, que je compris ce qu’il impliquait de vouer sa vie à Asuryan. Il savait qu’il allait mourir ici, à ce moment précis, et de la main de qui. Ses disciples devaient le savoir aussi, ce qui expliquait leur absence de réaction. Je me sentis soudain minuscule. Le simple fait de penser à ce savoir empoisonné me donnait la nausée.

Nous rentrâmes bien vite au camp, encore sous le choc de ce qui venait de se passer, la douceur du crépuscule ne venant pas atténuer ces terribles événements.

Les Gardes Phénix emmenèrent le corps de Sypharyon, et revinrent dans la nuit. J’ignore toujours ce qu’ils en firent.

Deux jours s’écoulèrent. Nous n’osions pas retourner dans le souterrain après les sombres événements qui s’y étaient déroulés. Le souvenir de Sypharyon hantait toujours mes nuits, et, pour une mystérieuse raison, je ne parvenais pas à m’en défaire.

« C’est l’aube. Tandis que les nobles richement habillés marchent lentement vers l’autel, surveillés par les austères Silencieux, un petit garçon quitte la procession. Son père ne remarque pas sa disparition. Il est très jeune. Un humain lui aurait donné neufs printemps. Invisible, il se faufile parmi les colonnes du temple. Les Gardes Phénix ne le remarquent pas. Il rit silencieusement, content de sa farce. Une porte se dresse devant lui. Elle n’est pas verrouillée. Derrière s’étend un long couloir, décoré d’antiques tapisseries. Il avance, hésitant. Soudain, des bruits de pas se font entendre, venant d’un couloir perpendiculaire à celui-ci. Le garçon, apeuré, se cache derrière une tapisserie représentant un phénix. L’elfe qui passe devant lui ne semble pas le remarquer. Il est grand, ses longs cheveux blonds s’échappent de son heaume. La rune d’Asuryan est gravée sur son front. Le garçon attend qu’il se soit éloigné. Il n’ose pas retourner sur ses pas, de peur de se faire prendre. Il continue d’avancer dans le couloir. Au bout, une deuxième porte. Elle n’est pas fermée non plus. Tout en l’ouvrant, il regarde derrière lui, pour voir si l’inconnu n’est pas de retour. Lentement, il ferme la porte. Alors, il tourne la tête pour observer la pièce. Ses yeux sont douloureux. Les murs semblent flamboyer. Leur simple vue provoque la douleur, parfois la folie. Ils irradient d’une puissance incommensurable. Le garçon ferme les yeux, tient sa tête entre ses mains, mais rien n’y fait. Il s’évanouit.
Il est allongé sur un modeste lit. Devant lui se tiennent des silhouettes floues. Leurs casques rappellent les ailes des phénix. Sa tête est encore douloureuse. Les silhouettes le lèvent de son lit. Elles l’aident à marcher. Ensembles, ils cheminent le long d’un couloir. Bientôt, il arrive à marcher seul. Il distingue désormais les Gardes Phénix. Au bout du couloir, une troisième porte. Ouverte elle aussi. Il s’avance dans la grande salle aux multiples entrées. De nombreux Silencieux y sont présents. Au milieu se tient un grand brasier de la couleur des nuages. D’instinct, il s’agenouille. Des mots lui viennent à l’esprit. Il sent une main sur son épaule. C’est celle d’un homme grand, blond, avec sur son front une rune elfique.  On dirait qu’il l’encourage. Le garçon prononce alors les mots qui sont dans sa tête. Et plus aucun mot ne franchit le seuil de ses lèvres. »

Je me réveillai en sursaut. C’était l’aube. Le camp bourdonnait déjà de vie. Je sortis pour m’adonner aux diverses tâches d’un général, gardant ce rêve enfoui dans un coin de ma tête.

Ce soir-là, nous étions réunis, Thanaan,  Kaedrys et moi-même, dans la tente de commandement. Savourant un diner pour le moins plantureux, surtout dans un cadre militaire, nous discutions de la marche à suivre pour nos opérations futures. C’est alors que Kaedrys pris la parole :

-Vous savez, nous devrions retourner à la tour.

Je fis mine de ne pas comprendre :

-De quelle tour parles-tu ? Nous en avons vu beaucoup durant notre voyage.

-Ne joue pas à l’imbécile avec moi, dit sèchement le Maitre du Savoir. Je parle de la tour au souterrain, où ces chiens d’Asraï on tentés de nous tuer.

-Pourquoi y retourner ? Intervint Thanaan. Au vu de ce qui vous est arrivé, je ne tiens pas à y mettre les pieds !

-Pourquoi ? répliqua Kaedrys. Parce que, mon jeune ami, dans l’autel de granit qui s’y trouve  est caché quelque chose, et je veux savoir ce que c’est !

-Si j’ai bien compris, dis-je, tu veux retourner là-bas pour percer le secret de ce bloc couvert de rune ? Si j’ai bien compris, il faut enlever les différentes plaques pour atteindre le cœur de l’autel, ou quelque chose est caché ?

-Tu as l’esprit plutôt vif pour un Elessaelien. Tu as compris une partie de l’énigme. Reste ces runes, qui…

-Tu sais ce qu’elles signifient ? Le coupais-je. Et Sypharyon le savait aussi n’est-ce pas ? Comment a-t ‘il put les déchiffrer, et connaitre l’emplacement de la tour ?

-Les connaissances des Elus d’Asuryan est presque égale à celle des Maitres du savoir, sur certains points, répondit-il, agacé d’avoir été interrompu. Pour répondre à ta première question, évidemment que je sais ce que ces runes signifient ! C’est d’une improbable simplicité. Cette protection a été créée pour éloigner les béotiens et les simples d’esprit. Quelqu’un d’éclairée, comme moi, ne devrais pas  mettre longtemps à ouvrir cet autel.

-Pourrais-tu nous expliquer ça plus clairement ? demanda Thanaan après un court silence.

-Humm…Oui, je devrais pouvoir vous faire comprendre ça. Ainsi, vous m’accompagnerez, et nous découvrirons tout. »


Dernière édition par Valerian le Lun 2 Déc 2013 - 22:22, édité 1 fois
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Esenloï
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MessageSujet: Re: [récit]La Flamme Blanche est en marche   Mar 26 Nov 2013 - 20:09

J'ai pris un peu de temps pour lire ton récit *^^* il est vraiment sympa, on rentre bien dans la narration, le récit semble original, on peut se demander comment ton personnage va finir dans une maison de paysan avec un grosse balafre au visage *:p*

Sinon je pense pouvoir t'aider sur un point :

Valerian a écrit:
Après 6 relectures, je n'ai même pas discerné ce défaut, qui est quand même une erreur majeure *cry*
Valerian a écrit:
Nous avions quittés Elessaeli à bord de trois navires aux voiles blanches, couleur que j'appréciais particulièrement du fait de sa grande pureté.
Pour moi l'erreur est là : Nous avions quitté quoi? => Elessaeli.
Avec avoir, le participe s'accorde avec le COD uniquement si celui-ci se trouve devant le participe => pas d'accord (de toute façon Elessaeli est singulier et masculin si je ne me trompe pas) *^^*

Sinon tout le texte me semble bon, je t'avouerais que je n'ai pas fait très attention à l'orthographe, je speed un peu dans tous mes travaux en retard pour le moment XD
Encore bravo et bonne continuation *gg*

Esen'

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MessageSujet: Re: [récit]La Flamme Blanche est en marche   Jeu 28 Nov 2013 - 18:15

Merci à toi Esenloï! *gg* 
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MessageSujet: Re: [récit]La Flamme Blanche est en marche   Sam 30 Nov 2013 - 11:18

"Le bûcheron se tourna vers ses deux filles:

-Ermyne, Blanche, il se fait tard. Allez vous coucher.

-Oh non papa! protesta, Ermyne, l'ainée, qui devait avoir 10 ans. Je ne suis pas fatiguée moi!

-On peut continuer d'écouter l'histoire! renchérit sa soeur.

-Pas de discussions. La lune doit être déjà haute dans le ciel, et demain, il faut que vous alliez vendre le bois au village!

Désapointées, les jeunes filles se dirigèrent vers une porte de bois vermoulue qui menait à un escalier. Elles refermèrent la porte derrière elle, mais les sens aiguisés de l'elfe ne s'y trompèrent pas: les pas dans l'escalier restaient au même niveau, Ermyne et sa soeur faisaient semblant de monter.

-Je suis désolé messire, elles ne sont pas toujours très obéissantes...

Valerian nota le "messire". Il semblait que l'humain le respectait désormais, bien qu'il garde toujours ses distances.
Ces indigènes étaient parfois si changeants...

-Ce n'est rien. Reprenons, si vous le voulez bien..."
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MessageSujet: Re: [récit]La Flamme Blanche est en marche   Sam 7 Déc 2013 - 23:15

Triple post, mais c'est pour la bonne cause XD 

Partie 5: Le secret de l'autel:

« Pour être franc, je n’avais pas compris grand-chose des explications de Kaedrys, et il me semble que Thanann non plus. Mais il valait mieux ne pas contrarier l’érudit, d’autant que l’essentiel était de comprendre la marche à suivre, et non pourquoi faire ceci ou cela.

Le lendemain, le soleil venait à peine de se lever que nous partîmes. La fraicheur du matin achevait de nous réveiller, tandis que nous foulions l’herbe couverte de rosée. Arrivés à l’écurie, nous prîmes chacun nos montures respectives, afin de ne pas perdre de temps.

Cette fois, ce furent des cavaliers d’Ellyrion qui nous accompagnèrent, les épéistes de la Tour Blanche ayant vivement exprimés leur désaccord avec l’idée d’employer des coursiers. Kaedrys, lui, semblait plutôt à l’aise sur sa monture, mais il était clair qu’il ne pourrait pas combattre monté si la situation l’exigeait. Nous nous dirigeâmes donc vers l’emplacement de la tour, au petit trot afin de ménager les chevaux.  Après quelques  temps, nous arrivâmes en vue de la tour, ce qu’il en restait du moins. Nous laissâmes les chevaux à l’extérieur, aux soins des Ellyriens, et nous descendîmes l’escalier.

Quelques instants plus tard, Thanann poussa un cri. Un fragment de marche s’était descellé, et il avait glissé. Je l’aidai  à se relever, tandis que Kaedrys, une torche à la main, nous observait d’un air agacé.  Arrivés au bas des marches, nous nous avançâmes devant l’autel de granit. Il n’avait pas changé, les étranges runes blanches étaient toujours là, parcourant sa surface lisse.

Thanann l’observait, apparemment subjugué par ce qu’il avait devant les yeux. Il serait probablement resté encore un peu à le contempler, si Kaedrys ne s’était pas impatienté :

-Nous ne sommes pas ici pour visiter, je vous rappelle ! Venez par ici !

Il accrocha la torche à un support de métalsur le mur, et se mit face à l’autel.  Thanann et moi, nous fîmes de même, allant nous placer en face de lui, de l’autre côté du bloc.
Nous mîmes chacun nos mains un peu au-dessus de sa surface, après quoi Kaedrys commença le décompte :

-Une…Deux…Trois.

Nous commençâmes à scruter les runes qui se mouvaient sur la pierre. Conformément aux instructions de Kaedrys, je cherchai une rune à trois branches, une faites de cercles imbriqués les uns dans les autres, ou bien une ressemblant à un arbre. Thanann et le Maitre du Savoir avaient tous deux leur main droite posée sur l’autel, signe qu’ils avaient trouvés. Je continuais à scruter la surface, désespérant de trouver l’un de ces symboles, lorsque je la vis. Une rune composée de cercles emboités les uns dans les autres, contenant d’autres cercles emboités. Je
mis ma main droite dessus.

Une chaleur étrange me traversa alors. Kaedrys nous avait expliqué la marche à suivre. Il fallait trouver la signification de la rune, selon sa disposition.

Tous ces cercles emboités les uns dans les autres me rappelaient…la vie. Imbriqués, ils rappelaient les destins mêlés, les existences sauvées ou créées… Tout en me concentrant sur cette image, je la rapprochais du milieu de l’autel. Elle suivait les déplacements de mes doigts, prouvant que j’avais raison. Je posai ma main gauche dessus. La rune se brisa, et une multitude d’autres symboles en sortirent.
Je repérais rapidement deux d’entre eux, qui étaient identiques à la rune de base, et je les ramenais à moi. Je les rapprochais, et elles se scindèrent. J’approchais le nouveau symbole, bien plus complexe, au centre. Les mains de Kaedrys et de Thanann y étaient aussi placées.  Nous superposâmes les runes.
Une onde d’énergie nous repoussa à quelques pas de l’autel. Les runes qui bougeaient à sa surface s’embrasèrent de blanc, et une colonne de feu de la même couleur s’éleva en quelques instants, perçant le plafond. Pourtant, aucune pierre ne tomba, aucune fissure n’apparut. La matière semblait tout simplement effacée par la ligne ardente.
Après quelques instants, durant lesquels le feu devint de plus en  plus flamboyant, m’aveuglant presque, tout s’arrêta. Le feu se dissipa, et les runes, non seulement cessèrent de brûler, mais disparurent complétement.  Je me relevais en m’époussetant.
Tout était intact, excepté un trou bien net dans le plafond,  qui laissait passer un filet de lumière dorée. Je commençais à examiner la pièce autour de moi. Kaedrys était assis, adossé à un pilier.

Il était évanoui. Quant à Thanann, il était allongé sur le ventre, la tête tournée vers la gauche, du sang coulant de son nez. Je m’approchais du bloc de granit, désormais éteint. Sa surface était descellée.  Après moult efforts, je réussi à saisir la plaque en insérant mes ongles dans la fente qui la séparait de l’autel. La soulevant, je la renversais de l’autre côté, où elle atterrît dans un fracas retentissant. Comme l’avait prédit Kaedrys, l’autel était creux. Ses bords étaient épais de deux ou trois pouces. Je plongeais la main dans la niche, et j’en remontais une pièce de tissu richement ornée, qui enveloppait un objet plat, à la forme étrange, et très léger. Le posant sur le bord du bloc de pierre, je m’apprêtais à écarter un pan de tissu, où était représenté un arbre fruitier..."

Cette fois-ci, j'attendrais vos critiques avant de poster la suite *^^* 
A la relecture, certains passages du texte ne m'ont pas semblé très fluides... Et je n'ai pas trouvé de solution.
Autre problème, je  m'aperçois que les parties sont un peu courtes...Un texte qui prend un double feuille IRL (format qui me semblait idéal pour un détachement en plusieurs parties) prend très peu de place sur ce support-ci...
Enfin bref, j'attends vos commentaires avant de poster la partie 6, déjà écrite sur papier, mais ayant probablement les mêmes défauts...
[EDIT] Bon, disons que j'attendrais le début des vacances de Noël. Je pense que la partie suivante ne présente plus de soucis de fluidité, alors en fin de compte, je vais rompre le serment donné ci-dessus  XD 
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MessageSujet: Re: [récit]La Flamme Blanche est en marche   Sam 21 Déc 2013 - 1:41

J'avais dit que j'attendrais avant de poster la suite... Mais j'ai toujours été un parjure...
partie 6: le labyrinthe

Je me relevais sur les mains. Le sol de pierre était duré et froid, et une douleur lancinante me tenaillait à l'arrière du crâne. Tout en me massant la tête, je regardais autour de moi, cherchant à me remémorer les événements ultérieurs. Je me trouvais dans une immense salle circulaire, d'où partaient de multiples couloirs. Il n'y avait aucun ornement, aucune trace d'activité humaine, et les murs étaient tels les parois d'une grotte, guère plus lisses, avec de nombreuses anfractuosités. Pourtant, le dôme au dessus de ma tête, et les couloirs symétriques les uns aux autres, prouvaient que l'endroit n'était pas naturel.

Baissant les yeux, je vis Thanann et Kaedrys, allongés sur le dos et apparemment évanouis.
Je me penchais vers les deux dormeurs, que quelques claques eurent tôt fait de réveiller.

- Non mais qu'est ce que ça veut dire?! S'écria Kaedrys, offusqué.

-Euh...Ou sommes nous exactement? L'interrompit Thanann.

-Excellente question, petit Asur, répondit une voix à la fois forte et fière, reconnaissable entre mille.
Derrière nous se tenait un Elfe Sylvain, grand, enveloppé dans une cape verte brodée d'or, et le visage en partie caché par un demi masque d'argent. Quelques instants plus tôt, il n'y avait personne à cet endroit.

-Ceylith! Sale chien! C'est encore toi le responsable, pas vrai? M'écriais-je.

-En effet, répondit tranquillement l'Asrai. C'est moi qui vous ait amené ici. Mon clan a maitrisé vos sentinelles, puis je suis descendu dans le souterrain. Deux d'entres vous étaient déjà à terre, il a suffit que l'un des miens jette un pavé de l'escalier sur le dernier. Au bon moment d'ailleurs.
Il sortit de sous sa cape un mystérieux objet, entouré de tissus.

-J'ai trouvé ça par terre, continua-t'il. Bien sur, je ne l'ai pas encore ouvert, la légende raconte que le contenu de l'autel d'Aep Calduin est dangereux pour celui qui le vois...Mais je vais le garder, ça peut servir.

-Qu'y a t'il à l'intérieur?! S'écria Kaedrys.

-Tu ne m'as pas écouté, stupide Asur? Je ne l'ai pas ouvert. Désormais, il appartient au clan de l'Orme Blanc. Quand à vous, je ne vous laisserez pas vous en prendre à Athel Loren, vous resterez donc ici...

-Nous n'avons jamais voulu attaquer votre forêt! S'exclama Thanann. Comment pouvez vous penser ça?

-J'ai mes sources, répondit l'Asrai, et elles sont fiables. Adieux.
Il disparut dans un bruissement de cape. Nous nous tûmes. Aucun de nous n'osait parler, chacun étant perdu dans ses propres pensées. Soudain, un bruit rompit le silence.

"Ohé! Il y a quelqu'un?"

Des hommes en armure, une demi-douzaine, débouchèrent  dans la salle par l'un des couloirs.

-Par ma foy! S'exclama l'un d'entre eux, dont l'armure ouvragée trahissait le rang. On dirait bien que nous sommes tombés sur d'autres voyageurs égarés!

Les hommes étaient barbus, de stature assez imposante, et de grandes épées étaient fixées à leurs ceintures.

-Des Bretonnien, chuchota inutilement Kaedrys.

L'homme qui marchait en tête eut un mouvement de recul en voyant nos visages. Il se ressaisit presque aussitôt.

-Bien le bonjour, messires elfes. Je suis Geralt de Valloys. Puis-je savoir ce qui vous amène ici?

-Nous sommes perdus, tout comme vous, répliqua Kaedrys d'un ton hautain. Et cessez d'afficher cette ridicule expression de surprise. Nous ne sommes pas des Elfes Sylvains.

-Oh, je le sais bien, ne vous en faites pas, répondit fièrement Geralt. En tant que Chevalier, j'ai vu beaucoup de choses. Je connais même un marchand qui s'est déjà rendu à Lothern, vous savez.

-Mais c'est très bien ça, reprit ironiquement le Maître du Savoir. Et puis-je savoir comment vous, vous vous êtes retrouvés ici?

-Eh bien, voyez vous, nous nous trouvions dans une grotte, occupés à en bouter quelques Gobelins, lorsqu'un effondrement à eut lieu. Beaucoup de mes hommes sont morts dans cet éboulement,, mais nous avons survécus et nous nous sommes retrouvés à errer dans ce labyrinthe.

-Excellent, excellent, dit Kaedrys, un sourire aux lèvres. Et...

-Bien, l’interrompis-je, craignant une dispute avec nos nouveaux alliés. Je pense qu'il est temps de nous mettre en route à présent. Sir Geralt, vous avez parlé d'un labyrinthe?

-Tout juste, messire...messire...
-
Valerian de Kaedwenn. D'Elessaeli.

-Messire Valerian de Kaedwenn d'Elessaeli. Donc oui...

-Non, Valerian de Kaedwenn. Ellessaeli est ma ville natale. Vous pouvez m'appeler Valerian.

-Ah! Toutes mes excuses, messire Valerian. C'est bien un labyrinthe. Partout des couloirs, des couloirs et encore d'autres couloirs. On n'en voit pas la fin.

-Pour sortir d'un labyrinthe, intervint Kaedrys d'un ton monocorde, il faut mettre la main sur un mur et continuer à avancer en le suivant, sans jamais enlever la main du mur.

-Impossible. Ce labyrinthe est trop étendu, j'en ai peur. Cela prendrait des années, la faim nous aura achevé d'ici là.

-Bien, dis-je. Alors, dans ce cas, comptant sur la chance.

Je me dirigeais vers l'un des couloirs, suivit par les autres. Soudain, nous nous arrêtâmes.

-Vous entendez ça? Demanda l'un des Bretonnien.

-Oui, dit Thanann dans un souffle.

Au loin, on entendait des pleurs. Les pleurs d'un enfant.

-On dirait bien que nous ne sommes pas les seuls à avoir échoué dans ce labyrinthe, énonça lentement Kaedrys.

-Le bruit vient de cette direction, dit Geralt en pointant un couloir du doigt. Allons-y!

-Un instant, coupa Kaedrys en retenant l'impétueux chevalier par l'épaule. Ne nous précipitons pas.

-Comment?! S'insurgea le Bretonnien. Il y a un enfant qui est seul, perdu et probablement apeuré!
Nous ne pouvons pas attendre.

Sir Geralt à raison, dis-je. Il n'est plus temps d'attendre. De plus, si il y a un enfant, il y a peut être d'autres humains perdus. Pour la première fois depuis que je le connaissais, je vis une expression de honte se dessiner quelques instants sur le visage de l'érudit.

Kaedrys n'était pas du genre à éprouver de la honte ou de la gêne, aussi ce fut une grande surprise pour moi, un peu comme si un Garde Phénix s'était mis à me parler d'intrigues politiques.
Sans rien ajouter, nous nous mimes en marchent. Les sanglots continuaient à résonner, entrecoupés de silences pesants.

Ils se faisaient de plus en plus proche, mais lorsque nous criions pour signaler notre présence, ils ne s'arrêtaient pas, comme si l'enfant ne nous entendait pas. Il devait être là depuis longtemps, sa santé mentale pouvait être altérée.

J'essayais une larme en pensant à ses parents, qui ne le reverraient peut être jamais.
Les couloirs se succédaient, toujours éclairés de torches. Nos pas résonnaient sur le sol de pierre, et nous craignions de parler, tant le moindre bruit était répercuté par les murs. Après quelques temps de marche, les pleurs se firent tout proches.

Je collais mon oreille au mur, aussitôt imité par les autres. Il était clair que leur source venait de derrière, mais aucune ouverture n'était visible. Heureusement, nous en trouvâmes une dans un couloir adjacent.

Nous entrâmes dans une nouvelle pièce, de forme carrée, guère plus grande que la salle de l'autel qui se trouvait dans le souterrain. Elle était vide. Les pleurs venaient de derrière le mur du fond.nous nous apprêtions à faire demi- tour,lorsqu'ils cessèrent totalement.

Il y eut un lourd silence, et, pendant un moment qui me parut une éternité, on n'entendit plus aucun bruit. Puis, cette même voix enfantine, celle qui pleurait il y a peu, se mît à chanter, sur le ton d'une comptine pour enfants:

"Figés sous la terre, depuis toujours nous veillons

Unis au fond des ténèbres, par des chaînes de crainte

Reclus dans le noir, loin de toute lumière

Craignez de nous voir, nous annonçons votre fin

Hantant les ténèbres, loin de toute lumière

Tremblez dans le noir, car nous sommes derrière vous."

Les torches s'éteignirent.


Dernière édition par Valerian le Dim 22 Déc 2013 - 16:57, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [récit]La Flamme Blanche est en marche   Sam 21 Déc 2013 - 6:57

ton texte est agréable à lire... mais la dernière partie est trop compacte, aère là on y prendra bien plus de plaisir.

J'espère bientôt lire la suite
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MessageSujet: Re: [récit]La Flamme Blanche est en marche   Sam 21 Déc 2013 - 20:19

Merci à toi Plumow!
Au risque de poser une question stupide, quand tu dis trop compact, tu parles de la mise en forme ou du contenu?
Sinon j'ai corrigé quelques fautes grossières (ben oui sur l'ordinateur c'est plus pratique que sur IPad  XD )
Si quelqu'un arrive à trouver le petit indice (un nom) sur la suite que j'ai caché dans le texte, j'en serais très content  *^^* 
D'autant que c'est vraiment pas difficile, surtout avec quelques notions d'Allemand et de cinématographie *siffle*
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MessageSujet: Re: [récit]La Flamme Blanche est en marche   Dim 22 Déc 2013 - 10:57

je parle de la mise en page, ton style littéraire est, bien qu'assez proche de ce que l'on retrouve habituellement dans ce genre de littérature, tout à fait convenable à mon sens.

C'est avec plaisir que je lirais la suite de ton œuvre.


"Furcht " = peur si je ne m'abuse.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Furcht
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MessageSujet: Re: [récit]La Flamme Blanche est en marche   Dim 22 Déc 2013 - 16:54

D'accord, je règle ça tout de suite!  *^^* 
Et oui, tu as trouvé, comme quoi, c'était bien trop facile  *:D* 
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MessageSujet: Re: [récit]La Flamme Blanche est en marche   Sam 4 Jan 2014 - 17:14

Voilà la partie 7, avec un petit peu de retard, mais bon... *^^* 
L'ambiance devient plus glauque, c'est normal.
En fait, cette suite de récits à pour but d'essayer divers types de littératures, en restant dans le fantasy de warhammer, et en essayant des choses que je n'avais jamais tenté avant (comme le récit à la première personne, par exemple)


Partie 7: Unis au fond des ténèbres

« Les torches s’éteignirent. Elles furent soufflées, comme si un vent violent avait parcouru les tunnels du labyrinthe et s’était engouffré avec force dans la salle. Pourtant, il n’y avait pas de vent. Juste une angoisse sourde qui me tenaillait, m’empêchant d’émettre le moindre son, de faire le moindre mouvement. Nous attendions tous, en silence, debout au milieu de la pièce. D’ordinaire, mes pupilles s’habituaient vite à l’obscurité, mais celle-ci était toujours d’un noir d’encre. Soudain, un bruit brisa l’oppressant silence. Une sorte de crissement, comme si on frottait des pierres l’une contre l’autre. Puis le silence revint, plus lourd, plus angoissant. J’étais tel un enfant, terrifié, tremblant, totalement désespéré. Il n’aurait sans doute pas été difficile pour Kaedrys de rallumer les torches. Mais il était probablement dans le même état que moi, ce qui devait l’empêcher d’utiliser la magie.

J’attendais, priant successivement Asuryan, Lileath et Hoeth de nous ramener la lumière. Elle nous fût ramenée. Peu à peu, les torches s’embrasèrent à nouveau, projetant leurs lueurs chaleureuses sur les murs nus. Pendant un moment, leur clarté m’ébloui, m’enivra même. Je distinguais trois silhouettes parmi le flot de lumière qui investissait la salle. Toute peur avait disparue. Je baissais les yeux, pour les protéger de la luminosité, mais réprimais aussitôt un sursaut d’horreur. A mes côtés gisait l’un des soldats Brettonnien, couché sur le ventre. Maintenant que mes yeux s’étaient réhabitués à la lumière, je regardais autour de moi. Un, Deux, Trois, Quatre…Cinq cadavres étaient allongés, face contre terre.

 Et trois vivants, agenouillés auprès d’eux. J’imitais ces derniers, me penchant sur mon défunt voisin. Son corps et sa tête étaient intacts, mais son cou…Son cou était affreusement écrasé, comme si on l’avait étranglé avec une pince de métal. Je retournais sa tête vers moi, avant de la relâcher précipitamment. Ses yeux avaient disparus, il ne restait que deux orbites vides au milieu de son visage. Je sentis une présence à mes côtés. La main gantée de Thanann se posa sur mon épaule et m’aida à me relever, puis nous rejoignîmes Kaedrys et Geralt, au centre de la pièce.

-On dirait que les meneurs ont été épargnés, déclara Kaedrys d’un ton lugubre.

-Mais que s’est-il passé ?  Se lamenta Thanann. Il n’y a pas eu le moindre bruit, et  pourtant… Même les personnes agressées n’ont pas crié…

-Etranglés par derrière, évidemment, répondit Kaedrys, qui reprenait peu à peu sa morgue habituelle.  Ils n’ont pas eu le loisir de crier…

-Par derrière ! s’exclama Geralt. Alors ils sont morts sans honneur, hélas. Quelle tristesse, une telle fin pour de si vaillants guerriers. Mais comment se fait-il que nous soyons toujours vivants ?

-Curiosité.

Nous nous figeâmes. C’était la voix enfantine qui venait de parler. Elle poursuivit :

-Nous n’avons jamais tué d’elfes. Nous les connaissons. Mais nous n’avons jamais tué d’elfes. Et ils apprécient l’humain. Apprécier est une faiblesse, l’amitié une tare pour qui a affaire à nous. Alors nous avons décidé de les laisser en vie.

-ça…ça veut dire qu’on peut partir ? Questionna  Thanann. Vous n’allez pas nous tuer ?

-Si.

-Mais qui êtes-vous, par la Dame ?! S’écria Geralt, qui perdait patience.

-Figés dans le noir, depuis toujours nous veillons,
Unis au fond des ténèbres, par des chaines de crainte…

-Ça suffit ! Montrez-vous ! Coupa Kaedrys, dont l’arrogance surmontait apparemment la peur.

-Si l’elfe insiste, je vais me montrer.

-De nouveau, les torches s’éteignirent. De nouveau, la peur prit le dessus sur tout autre sentiment. Mais, cette fois-ci, Kaedrys avait pensé à la lumière. Une petite flamme brûlait dans la paume de sa main.

-Ne vous faites pas d’illusion, reprit la voix. Je pourrais l’absorber aussi. Mais le fait que vous me voyiez servira mes desseins.

Nous nous retournâmes aussitôt, Thanann, Geralt et moi, l’épée à la main, et Kaedrys, intensifiant la flamme en un petit brasier près à être projeté.

Ce que nous vîmes nous laissa sans voix. Devant nous se tenait une statue de pierre grise, plus haute qu’un elfe d’au moins une tête. Elle représentait une silhouette humaine, enveloppée dans une sorte de froc de moine, la capuche rabattue. Son visage n’était pas sculpté, il n’y avait en dessous qu’un trou noir et vide. Son visage n’était pas sculpté, il n’y avait dessous qu’un trou noir et vide.  De son dos partaient deux grandes ailes, aux plumes en forme de lames, et dont les extrémités touchaient terre.  Ses mains étaient croisées au niveau de son ventre, toujours à la manière des prêtres, et maintenaient contre lui…un cadavre. Celui d’un très jeune enfant, qui n’avait sans doute pas plus de huit ans. Le corps commençait à se décomposer.

-Mais…mais, réussis-je à bégayer. Qu’est-ce que vous êtes …

-Furcht, répondit la créature, tandis que c’était la bouche de l’enfant qui parlait.
L’apparition était effrayante, certes, mais elle n’aurait pas dut provoquer une telle terreur. Pour une raison inexplicable, elle m’effrayait plus que tout autre chose, comme si  mon subconscient la connaissait déjà, et la craignait.

-Quoi ? demanda Thanann, la voix tremblante.

-Nous sommes la peur, le cauchemar et les ténèbres. Ce que vous craignez, d’instinct, sans avoir besoin de voir. Nous sommes les Furcht, figés dans le noir depuis un temps indéfinissable, enchainés par la crainte des mortels dont nous nous nourrissions. Mais nous avons assez discuté.

Les flammes invoquées par Kaedrys s’éteignirent. Lorsque les torches se rallumèrent, nous étions tous en vie, et le Furcht avait disparu.

-Il…Il est parti ? Demanda Thanann.

-Non, répondis-je. Il attend quelque-chose. Ne restons pas là.

De nouveau, nous nous mîmes en route. Nos pas résonnaient dans les couloirs, et, comme à l’allée, nous n’osions pas prononcer le moindre mot. La seule différence, c’était qu’à l’allée, c’était du fait de l’inquiétude. A présent, nous étions tout simplement terrorisés. Au bout d’un long moment, une ou deux heures peut-être, Geralt prit la parole. Lui qui jusqu’ici avait été si calme, surtout pour un humain, c’est d’une voix qui trahissait sa tension qu’il s’adressa à nous :

-Bon, maintenant, cela suffit ! Rappelez-vous ce que cette chose a dit ! Elle se nourrit de notre peur. Si nous continuons à marcher en silence, nos nerfs vont craquer, et c’est là qu’elle viendra se servir !

-Geralt a raison, intervint Kaedrys. Il faut que nous parlions. Cela nous rassurera.

-Parler ?! M’étonnais-je. Dans un moment pareil ? Je comprends que cela puisse être bénéfique, mais de quoi veux-tu qu’on parle ?

-De ce que nous ferons une fois rentrés au campement, répondit l’érudit d’un ton sans équivoque.

-Kaedrys, ce n’est pas certains que nous…

-Silence, m’interrompis l’érudit, l’œil brillant. Vous viendrez voir ce qu’est la guerre chez les elfes, Geralt. Et puis, nous devons régler le problème de ce chien de Ceylith. Et retrouver la relique qu’il nous a volé…

Nous continuâmes quelques temps, discutant de tout et de rien. Se concentrer sur la conversation aidait à refouler la peur, du moins en partie. J’appris que le Chevalier Geralt était originaire de Quenelles, et que son père et l’un de ses deux frères étaient morts lors d’une croisade contre Grum Briz-Auss, un chef orque particulièrement belliqueux. La discussion commençait à glisser vers la vie de Kaedrys,  sujet que le principal intéressé ne cessait d’éviter en souriant.

Nous nous arrêtâmes de parler lorsque nous parvînmes face à une entrée des plus étranges. Il s’agissait d’une arcade sculptée, de la même matière que les murs, mais beaucoup plus lisse. Deux colonnes cylindriques soutenaient une voute triangulaire, sur laquelle était gravée des runes illisibles tant elles avaient été abîmés par le temps. L’intérieur était éclairé par le haut. Un trou était percé au milieu d’un dôme à l’architecture soignée. Le  sol était dallé, les murs lisses… C’était la première pièce qui donnait l’impression de ne pas être naturelle. Pourtant, cela ne nous rassurait pas.

Nous aurions pût nous y sentir bien, sans les statues. De l’autre côté de la pièce se trouvait une sorte d’estrade de pierre à deux niveaux. Dessus se tenaient douze statues ailées aux mains jointes et aux visages inexistants.

 Nous nous apprêtions à dégainer nos armes, lorsque nous remarquâmes plusieurs détails. Premièrement, aucune aura de terreur ne se dégageait de ces Furcht, alors que nous avions été effrayés par le premier sans même le voir.

Deuxièmement, le cou de chaque créature était ceint d’un grand collier, dont la couleur noire  contrastait avec le gris des statues. Au sol gisait les fragments d’un de ces colliers, et un grand espace libre entre deux des silhouettes de pierre laissait deviner que le premier Furcht était autrefois prisonnier lui aussi. Quant à savoir ce qui l’avait libéré, c’était un mystère.

Malgré le fait que ces Furcht ci soient inoffensifs, Thanann tomba à genoux et se mît à pleurer. J’avais remarqué qu’il avait été profondément traumatisé par notre rencontre avec la créature. Ses nerfs, déjà fragilisés, venaient de céder. Il pleurait, complétement terrorisé, sans que nous puissions intervenir.

-Calmez-vous ! Ordonna Geralt. Vous allez l’attirer ici. Ça va être un vrai festin pour…

-Comment ? Murmura Kaedrys.

-Comment quoi ? Dis-je.

-Comment cette créature peut-elle se nourrir de la peur ? Je n’avais jamais entendu parler de ça auparavant.

Je l’arrêtais, exaspéré :

-Kaedrys, ce n’est ni le moment, ni le lieu pour étudier…

-Au contraire, intervint une voix qui nous glaça d’effroi.

Le Furcht se tenait à présent à côté de Thanann. Il avait dût profiter du fait que nous regardions ailleurs, car il ne s’était même pas donné la peine d’absorber la lumière qui tombait du plafond.

-L’elfe veut savoir ? Nous allons lui montrer.

La créature écarta les bras, laissant tomber le cadavre de l’enfant sur le sol dallé. Malgré sa constitution, il se mouvait sans le moindre bruit, et chacun de ses gestes étaient d’une grande fluidité.  D’une main, il saisit Thanann par le cou, et le leva bien haut. Malgré notre peur, Geralt et moi dégainâmes nos épées, et Kaedrys puisa dans les vents de magie, faisant jaillir une boule de feu de la paume de sa main. Le projectile vint s’écraser contre le corps de pierre, sans lui faire la moindre égratignure. La pluie de dards argentés et le brouillard glacial qui suivirent n’eurent pas plus d’effet.  

Au moment où le Chevalier et moi arrivâmes à portée du Furcht, il nous balaya d’un  revers de son bras libre. Le choc fût si puissant qu’il me projeta contre le mur, et que ma vision devint floue. Je vît l’Espadon de Kaedrys ricocher contre la surface de la créature, qui fît subir à  l’érudit le même sort que nous.

Tandis que je reportais mon attention sur la créature, je vis une sorte de brouillard violacé s’échapper des yeux de Thanann. Le Furcht me tournait le dos, mais je compris que le brouillard était aspiré par le trou béant qui lui servait de visage. Je vis les yeux de Thannann se liquéfier à mesure que le brouillard les traversait, venant de l’intérieur de son cerveau. Puis, après que le Furcht ait absorbé les dernières volutes de peur que Thanann renfermait, il plaça son cadavre de la même manière que celui de l’enfant la première fois qu’il nous avait parlé, et joignit les mains pour le bloquer.

Puis, mon ami d’enfance ouvrit sa bouche aux lèvres rendues blanches par l’étouffement, et dît :
-A votre tour, maintenant.
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MessageSujet: Re: [récit]La Flamme Blanche est en marche   Dim 26 Jan 2014 - 17:05

Hop! la partie suivante, avec (encore) un peu de retard  *^^* 

Partie 8: Par des chaines de crainte

Le Furcht s’avança lentement vers moi. C’était quelque chose d’extraordinaire, que de voir cette créature de pierre se mouvoir, aussi fluidement qu’un homme.
Aucun pli n’apparaissait sur sa robe, et sa marche était aussi silencieuse qu’une ombre. Je plongeais mon regard dans les profondeurs insondables qui lui tenaient lieu de visage.
Peu à peu, l’obscurité envahi mon champs de vision, comme si j’avais été à l’intérieur de la créature. Je ne vis rien au début, rien que du noir. Puis de petites lumières blanches apparurent.
Des étoiles. C’était désormais un ciel nocturne que je contemplais. Je baissais les yeux, espérant voir le sol dallé de la pièce, mais c’est un tout autre décor qui s’offrit à moi.
Une ville brûlait. Une grande ville, ceinte de remparts effondrés. Je flottais au-dessus du brasier, tandis qu’en bas résonnait le fracas des épées, parfois couvert par des cris de terreur.
Puis, un événement inattendu survint. Les flammes se teintèrent de blanc, devinrent plus vivaces, et, en quelques instants, englobèrent tout le paysage.
Tout bruit avait disparu. Finis, le vacarme des combats et les cris apeurés des habitants. Ne subsistait qu’un grondement sourd et confus, tandis que les flammes montaient de plus en plus haut…
Je repris conscience au moment où le Furcht tendait sa main vers mon cou, tenant Thanann de l’autre.
Les sortilèges de Kaedrys n’y faisaient rien, le bras de pierre avançait inexorablement vers ma gorge, lentement, comme si la créature voulait me torturer mentalement avant de m’achever.
Puis, soudain, une des boules de feu lancée par l’érudit changea en plein vol. Elle devint aussi blanche que les nuages, les plumes d’une colombe ou les voiles de nos navires. Elle ne s’écrasa pas sur la chair de pierre du Furcht, comme ses prédécesseurs,  mais s’accrocha à son bras, se répandant jusqu’à son épaule.
Celui-ci ne se consumait pas, les flammes ne faisaient que brûler à sa surface. Pourtant, le Furcht recula. Une nouvelle fois, toutes les sources de lumière disparurent, absorbées par lui.
Toutes, sauf les flammes blanches, qui trahissaient sa position. Le Furcht cria de colère à travers la bouche de Thanann. Néanmoins, le brasier perdait peu à peu de son intensité, dévoré par la créature.
Aussitôt qu’il aurait disparu, nous ne pourrions plus rien faire, et le Furcht nous massacrerait comme il avait massacré les Bretonniens. Profitant des dernières lueurs, je détaillais la pièce, cherchant une issue.
Le Furcht bloquait le seul couloir, celui-là même par lequel nous étions entrés. C’est en tournant le regard vers ses frères figés que je le vis.
L’un des Furcht n’avait pas les mains croisées, mais tenait un livre, à la manière des prêtres récitant leurs prières. Geralt le remarqua lui aussi, et s’en saisit. Dès le moment où il quitta les mains de la statue, sa couverture se mit à émettre une lumière tamisée. Une lumière blanche.
Lorsque Geralt, à tout hasard, la dirigea vers le mur, une portion coulissa vers le bas, libérant un passage suffisamment grand pour que nous puissions nous y glisser en rampant.
Derrière se tenait un escalier en colimaçon, qui menait probablement à la surface.
Les marches de pierres étaient inégales et glissantes, mais les cris de colère du Furcht nous encouragèrent à avancer.
Pour la première fois ses victimes venaient de lui échapper, et s’apprêtaient à quitter ce labyrinthe, chose qu’il espérait faire depuis que l’autre elfe l’avait réveillé.
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Le gardien d'Ulthuan
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MessageSujet: Re: [récit]La Flamme Blanche est en marche   Dim 26 Jan 2014 - 20:27

Histoire à suspens et prenante, narration détaillée et bien organisé, je suis sous le charme! Vivement la suite! *;)*

Le gardien.
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MessageSujet: Re: [récit]La Flamme Blanche est en marche   Mar 28 Jan 2014 - 16:32

Merci à tous les deux, ça me fait vraiment plaisir!  *^^* 
Le Wyrm a écrit:
   
"l'autre elfe l'avait réveillé."?  
Ah ah! Mystère...  XD
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MessageSujet: Re: [récit]La Flamme Blanche est en marche   

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[récit]La Flamme Blanche est en marche
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