Ulthuan vs Naggaroth

Un forum pour rassembler tous les elfes sous une même bannière.
 
AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 [Recit] Cauchemars d’une nuit d’été

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
A Dark Soul
Seigneur
avatar

Nombre de messages : 774
Localisation : Les Havres Gris (port Normand gris béton)
Date d'inscription : 17/08/2005

MessageSujet: [Recit] Cauchemars d’une nuit d’été   Mar 4 Oct 2005 - 15:49

J'avais déja postée ce récit sur un forum dédié aux elfes sylvains. Certains le connaitrons donc déjà. Cependant, je l'ai retouché et modifiés quelques tournures de phrases disgracieuses afin d'améliorer légèrement le syle. Mes grands ennemis êtant les répétitions et les formats blocs de mes textes...

Cauchemars d'une nuit d'été

Jean se traînait péniblement le long du bois grossièrement façonné de sa porte, cherchant vainement la serrure à la lueur de la lune. Il avait un peu but ce soir et hésitait entre les deux images floues ressemblant vaguement à des serrures, pourtant quand il avait laissé sa maison pour aller à la taverne du village, il lui semblait bien qu’il n’y en avait qu’un seul. Il se laissât choir sur le sol attendant que son malaise passe.

Derrière lui les rires des dernier fêtard s’étaient tus, quelle soirée de tout les diable ils avaient passé. Et grâce a lui qui plus est, grâce à ses yeux perçants. C'est lui le premier, ce matin, qui avait vu à l’orée de la forêt, non loin du village, un daim superbe, sans doute un vieux mâle portant fièrement une vaste couronne de bois sur sa tête majestueuse. Il courbait son cou pour boire à l’onde d’un ruisseau sortant des bois. Immédiatement lui et les autre fermier avaient saisi leur arcs primitifs et s’étaient approchés le plus silencieusement possible. La bête ne les avait senti qu’un peu avant que leurs flèches ne rentrent dans sa chair. Bramant de douleur, le puissant animal fondit vers le couvert des arbres. Entraînant les villageois à sa suites.
A la lisière de la forêt, les anciens marquèrent un temps d’arrêt. Leur vielles superstitions les retenant un bref instant. Les ombres inquiétantes des arbres les incitaient à la prudence. Cependant, sous la poussée des jeunes ils pénétrèrent finalement à l’ombre des troncs menaçants. La poursuite repris de plus belle, les flèches sifflaient de plus en plus proches de l’animal et c’est Luc, un garçon de ferme au pied léger qui réussit à l’abattre enfin d’une flèche dans la gorge.

La joie des jeunes éluda la méfiance que les anciens avaient de ce lieu. Riants et criants de joie, ils chargèrent la dépouille de l’animal sur leurs épaules. Il était si lourd qu’ils durent s’y mettre à plusieurs.
En rentrant vers le village, pourtant une certaine suspicion s’emparait du groupe, ils avaient comme l’impression d’être épiés, seule une dizaine de mètres les séparaient de la lumière et ils hâtèrent le pas pour les franchir. Ce n’est qu’après avoir quitté la chape oppressante du feuillage, qu’ils se laissèrent aller à leur allégresse. Sa faisait bien quatre mois qu’ils n’avaient pas mangés de viande. Quand ils rentrèrent au village ce qui fut rapidement le cas malgré le poids de leurs fardeaux, ils furent acclamés comme des héros revenant de campagne. Le prévôt décrétât alors que la journée d’aujourd’hui serait exempte de travail au champ pour que l’on prépare une grande fête le soir même.

De toute sa mémoire, Jean ne se rappelait pas en avoir connue plus belle. Lui et Luc étaient les héros du jours. Tout les gosses du villages leurs demandaient de raconter encore et encore leurs exploits. La soirée fut longue, la bière et l’eau de vie furent sorties des tonneaux et son gobelet était sans cesse rempli. Tout le monde oubliait pour un instant sa condition de paysan en dégustant de la viande de daim. Les anciens du village, étaient comme d’habitudes au coin du feu pour raconter leurs histoires. Mais, au lieu de conter aux enfants les habituels contes tragiques et des légendes effrayantes de la forêt, racontaient l’évènement d’aujourd’hui. N‘oubliant pas bien sur d’exagérer le moindre fait des « héros » locaux. Bref, une belle soirée. Jean parvint enfin à reprendre ses esprits et la tête claire il introduit enfin sa clef dans le trou de la serrure. Au moment de la tourner il entendit un bruit, un curieux sifflement qui ressemblait à un chant. Il tourna la tête et ce qu’il vit lui fit croire à une vision de l’alcool.

A quelques mètres de lui se tenait une jeune fille, sa haute taille, son port noble et sa beauté sublime contrastaient avec une peau délicatement marbrée de curieux reflets verts. L’étrange chanson semblait émaner d’elle bien que ces lèvres couleur d’écorces ne bougeaient pas. Elle n’était vêtue que de quelques feuilles et de pièces d’écorces qui semblaient danser sur son corps. Jean ne pouvait plus faire un seul mouvement, il se tenait la bouche béate face à cette perfection de la nature. Il resta sans remuer un doigt pendant que la jeune fille se rapprochait de lui et pendant qu’elle pressait son corps contre le sien. Jean passa une main tremblante dans ses cheveux d’ambre tressé de feuilles. La jeune fille caressa lentement son visage. Jean ne se sentait plus capable de faire le moindre mouvement. La mélodie prenait possession de son corps, de ses sens. La main de la créature de rêve descendit lentement vers sa gorge. Jean fut alors confronté au pire spectacle de sa vie, la peau douce de la créature devenait rugueuse et se recouvrait d’écorce. Ces cheveux se dressaient sur sa tête et formaient des amas de branches. Ses petits doigts fins s’allongeaient comme des serres et serraient sa gorge. Jean tentait d’écarter la puissante étreinte mais la poigne de la dryade était plus solide que le roc. Au comble du désespoir il projetât son poing de toutes ses forces dans le visage de la créature sylvestre. Mais son visage d’apparence si fragile il y a peu de temps était à présent aussi dur que le tronc d’un chêne massif. Le pauvre homme retira vivement sa main pleine de sang. Son hurlement de douleur réduit à un faible râle. Juste avant de mourir il vit d’autres jeunes filles converger de la forêt vers le village, se transformant au fur et à mesure de leurs progressions. Puis ce fut le noir total.

La dryade lâchât le corps sans vie de l’humain. Léchant son sang qui coulait sur son visage. Ses autres sœurs étaient déjà dans le village. Elle considéra du regard la porte. Faisant fi de la clef dans la serrure, la dryade apposa sa main sur le bois. Bien que mort, les veines desséchées du battant se mirent à trembler, les planches se résorbèrent mus par l’esprit de la forêt. De la sève recoula le long du bois mort, des racines se mirent à pousser et plongèrent vers le sol, entraînant le reste du battant à sa suite et bientôt il ne restait plus rien de la porte, les deux gonds tombèrent sur le sol en un léger tintement métallique. La dryade franchit le seuil et entrât dans la demeure. Les cris terrifiés des habitants de la maison retentirent, bientôt repris en cœur par le reste du village.

L’aube était déjà rouge quand les cors de batailles retentirent. Quelques villageois avaient peut être réussi à s’échapper, ou un voyageur avertit pas les cris avait alerté les chevaliers des villes voisines. Toujours est t’il que le bruit du galop s’accentuait derrières les collines. La dryade releva la tête de son funeste carnage. Les sens en alerte, elle bondit à travers la fenêtre, les barres métalliques qui maintenaient les volets volèrent en éclat. La créature sylvestre roulât sur le sol et se releva dans le même mouvement. Elles et ses sœurs coururent vers la forêt tendit que les chevaliers se rapprochaient. Mais quand les premiers chevaux atteinrent le village, les dryades avaient déjà franchi la lisière de la forêt pour s’évanouir entre les troncs séculaires.

Le Duc Guillaume de Malleville entra dans le village dévasté. L’odeur de la mort était présente partout. Des cadavres avaient été traînés jusque dans la rue. Leur sang se mêlant à la boue. Bien que le Duc avait survécu à maints champs de batailles, ces corps déchiquetés par les griffes des esprits de la forêt d’une façon si barbare le révulsaient. Il essayait bien de se dire que ce n’était que des roturiers, mais rien ne pouvait atténuer l’horreur du spectacle. A coté de lui, le Baron de l’un des villages reculés de son duché ne cachait pas non plus son dégoût.
« Que milles fois maudit soit ce peuple fée ! Qu’ils soient tous damnés. Ne nous laisseront ils jamais en paix ?
--Ne blâme pas le peuple fée. Dit lentement le Duc surmontant un haut le cœur. Une fois de plus la forêt se défend. Regarde, dit il en désignant la tête encore sanglante d’un daim sur la grande table de l’auberge.
--Imbéciles lâchât le Baron, la roture ne comprendra donc jamais rien à rien.
--Ils sont ignorants de ses choses. Ils n’ont pas conscience que la trêve avec le peuple fée est plus ténue que du cristal et que le moindre choc peut la briser. Répondit le Duc en jetant un dernier regard sur la tête de daim.
--Il faudrait déjà qu’ils sachent ce qu’est du cristal et on en reparlera dit la Baron en montant sur son cheval. »
Guillaume éclatât de rire, les plaisanteries sur l’imbécillité des gueux étaient toujours appréciées par les nobles de Bretonnie.
« Je donne une fête ce soir, tu y seras ? Lançât t’il en montant lui aussi en selle.
--Je me demande qui aurait l’outrecuidance de manquer à vos fêtes ?
--Les morts peut être ? Répondit le duc en riant.
--Ou la roture ! » Lançât le Baron en s’éloignant.
Guillaume Galopait vers son château riant à moitié. Ha si tout ses vassaux était comme lui, on ne s’ennuierait jamais dans le duché.

Loin sous les frondaisons, la dryade léchait le sang qui tachait ses mains délicates. Elle avait reprise sa forme première de jeune fille et, appuyée contre l’écorce d’un arbre, s’occupait a aspirer les dernières gouttes rougeâtres de ses doigts. L’appel de l’onde à coté d’elle se fit soudain plus fort. Elle bondit en l’air à une hauteur vertigineuse et plongeât dans la surface d’une source sans laisser la moindre éclaboussure. Seules quelques rides dans l’eau attestaient de son passage. Elle rejaillit à la surface de l’onde, baignant son corps sous une petite chute d’eau. Veillant bien à ce que ces cheveux soit débarrassé de la souillure causé par le contact de cet humain crasseux.
« La forêt s’était vengée, dit elle, encore une fois, ceux qui avaient profanés le sol sacré de nos bois et tué l’un de ses habitant ont péris.
--Ces humains ont été massacrés sans pitié. » La voix venait d’un buisson, un elfe en sortit. Grand, majestueux, ces longs cheveux couleur d’ambre agités par un souffle de vent caressait délicatement les branches des arbres.
« Tu en aurais eu pitié toi ?
--Non, mais les humains doivent être choqués, tout un village massacré pour un daim.
--Imagine ce qu’on leur fera si jamais ils te tuent… la dryade laissa sa phrase en suspens, laissant l’elfe imaginer le sadisme dont les esprits de la forêt pourraient faire preuve.
--Cette eau à l’aire délicieuse reprit trempant sa main dans l’onde cristalline.
--Rejoint moi si tu l’oses. Répondit la dryade un sourire sur ses lèvre couleur d’écorce...


Alors ? Vos impressions, des choses à changer à ajouter, je suis ouverts à toutes critiques (mais il va sans dire que j'ai une petit préférence pour les positives **siffle** )


Dernière édition par le Sam 12 Nov 2005 - 1:53, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
A Dark Soul
Seigneur
avatar

Nombre de messages : 774
Localisation : Les Havres Gris (port Normand gris béton)
Date d'inscription : 17/08/2005

MessageSujet: Re: [Recit] Cauchemars d’une nuit d’été   Dim 9 Oct 2005 - 20:03

Ben alors personne ne l'aime ma belle nouvelle ?

Snif, personne ne m'aime :cry:

--A Dark Soul sa va mieux ta dépression ?
--On se remet, on se remet...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Slayne
Seigneur
avatar

Nombre de messages : 783
Age : 29
Localisation : Sur une chaise... Ou Lorient, ça dépend...
Date d'inscription : 12/12/2004

Feuille de personnage
Nom: Madusel'th
Rôle:
Postures:

MessageSujet: Re: [Recit] Cauchemars d’une nuit d’été   Ven 21 Oct 2005 - 21:38

J'avais même pas vut que tu avait écrit un récit ***boulet***

Donc c'est pas mal du tout, c'est bien raconté, avec de l'imagination.

Cependant (a croire qu'il y en aurat toujours au moins un), les dryades ne ressemble pas à des jeunes femmes. Elles ont toujours l'apparence que possède les figurine, l'apparence d'une nymphette a demi-dénudé c'est une illusion !
Elles ne changes pas d'apparences mais ceux sont les humains qui croit voir d'autres choses...

Mais très bon quand même...

Citation :
--A Dark Soul sa va mieux ta dépression ?
--On se remet, on se remet...
Tiens, voila des anti-dépresseur. J'ai eut ma période de non-critique aussi...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://perso.orange.fr/saroarha/
A Dark Soul
Seigneur
avatar

Nombre de messages : 774
Localisation : Les Havres Gris (port Normand gris béton)
Date d'inscription : 17/08/2005

MessageSujet: Re: [Recit] Cauchemars d’une nuit d’été   Dim 30 Oct 2005 - 23:05

Citation :
Cependant (a croire qu'il y en aurat toujours au moins un), les dryades ne ressemble pas à des jeunes femmes. Elles ont toujours l'apparence que possède les figurine, l'apparence d'une nymphette a demi-dénudé c'est une illusion !

Ben dans mon LA Asraï, il est dit que les dryades peuvent adopter nimporte quelle forme (donc elle n'ont pas vraiment un aspect propre) et prennent ironiquement celles d'elfes d'elfes nues au corps sublime :oops: (ce qui doit être leur état "naturel") et quand elles ont attirés leurs ennemsi à elles elles prennent la forme du courroux de la forêt (donc quand elles se battent).

Citation :
l'apparence d'une nymphette a demi-dénudé c'est une illusion !

Cependant, si il s'avère que tu à raison, avoue que c'est quand même bien plus "lyrique"...

Niark niark

Merci pour les anti dépresseurs Slayne lol (d'autant plus qu'en ce moment, je traverse réellement une période assez pénible...)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: [Recit] Cauchemars d’une nuit d’été   

Revenir en haut Aller en bas
 
[Recit] Cauchemars d’une nuit d’été
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [Recit] Cauchemars d’une nuit d’été
» [recit]Les tribulations de la soubrette
» [Refusé] Postulation Simag rogue elfe de la nuit
» Une nuit magique. Ou pas. [PV: Roy & Aï]
» Un Parenter Elfe de la Nuit et Troll?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Ulthuan vs Naggaroth :: Art et histoire elfique :: Background et récits-
Sauter vers: