Ulthuan vs Naggaroth

Un forum pour rassembler tous les elfes sous une même bannière.
 
AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 [Recit] Hallar Linvaïl: son BG (assez long...)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
ptitelf
Chevalier
avatar

Nombre de messages : 264
Date d'inscription : 29/10/2005

MessageSujet: [Recit] Hallar Linvaïl: son BG (assez long...)   Sam 29 Oct 2005 - 22:34

Bon ben...nouveau peut-être mais j'ai déjà quelque chose de long à poster...et qui d'ailleur n'est pas finis...bonne lecture...(je posterais les règles plus tard...peut-être sur un autre sujet pour ne pas qu'il fasse tâche au milieu du texte)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
ptitelf
Chevalier
avatar

Nombre de messages : 264
Date d'inscription : 29/10/2005

MessageSujet: Re: [Recit] Hallar Linvaïl: son BG (assez long...)   Sam 29 Oct 2005 - 22:35

Hallar Linvaïl

& I. Les affres de la guerre.
& 1.

Tout s’était passé si vite depuis son arrivé en Chrace. Mais pour le moment, il y avait plus urgent que se demander ce que le destin avait prévu de faire de lui. Serrant sa lance, il se mit en position de combat, relevant son bouclier. Il aurait préféré se servir de Celesth mais il ne voulait pas se faire remarquer.
Le ciel s’assombrit brusquement, une volée de carreaux venait d’être tirée. Son bouclier par-dessus la tête, il entendait quelques uns de ces projectiles qui cognaient sur l’écu de bois. Les deux elfes à ses côtés s’écroulèrent, n’ayant apparemment pas anticipé la retombée des tirs.
Les cors sonnèrent, et l’armée se mit en marche. Plusieurs volées de flèches furent tirées en vitesse. La retombée des projectiles eu aussi son lot de morts. Etant à l’arrière de sa compagnie, il ne voyait presque rien du champs de bataille, lui laissant la mauvaise surprise de voir au dernier moment ceux qui auront eu raison de ses camarades. Mais l’heure était au mouvement, et leur but était de prendre le flanc droit de leur adversaire. Une brume épaisse s’abattue sur le champs de bataille. Les lions-blancs qui les suivaient, disparurent. Et s’était peu rassurant. Leur soutien était essentiel pour la réussite de leur mission.
Longeant un sous-bois, ils avançaient sans encombre, mais dans les ombres de la forêt rôdait l’ennemi.
Surgissant des bois, l’ennemi les assaillit. Carreaux et épées se mêlèrent dans l’attaque.
« Des éclaireurs ! », cria le capitaine Earan.
Dans un même élan, chacun se tourna vers la menace et bientôt les lances se figèrent dans les corps de leur adversaire. Mais quatre des membres de l’unité gisaient sur le sol ensanglanté.
« Allez ! On a une mission ! Assuryan, puisses-tu les guider dans leur mort… »
Il s’arrêta quelques instants devant les éclaireurs ennemis. Jamais il ne les oublierait. Ceux qui avaient mis à sac sa ville. Un sentiment de haine l’envahit. Ils étaient responsables de la destruction de son « havre de paix ». De nouveau, il était assaillit de souvenir…de ce massacre, du commandeur Almaril. Puis sa main se dirigea presque inconsciemment vers la garde de Celesth lui rappelant le souvenir amer de son défunt père, d’Enehlia.
C’est les yeux remplis de larmes qu’il rattrapa sa troupe en urgence. En effet ils étaient aux prises avec des lanciers elfes noirs qui les avaient chargé par surprise. Enfonçant sa lance dans le cou de l’un d’entre eux, puis la dégageant sans précaution, il avait hâte d’en découdre avec un autre. Mais le combat ne dura pas, les druchiis s’enfuirent lâchement. Ils les poursuivirent et les massacrèrent de leurs lances aiguisées. Mais ils furent stoppés dans leur élan, comme abasourdis…
Une femme légèrement vêtue se dressait devant eux. Ses cheveux flottaient dans un vent invisible et au bout de ses mains gracieux dansés de petits êtres aux allures de démons. Entourée d’un halo de brume violette, elle marmonnait des paroles incompréhensibles. Puis elle s’arrêta. La brume se concentra autour d’elle et en un battement de paupière, les yeux de la sorcière prirent la couleur du feu. Et la brume se relâcha dans une violente explosion en direction des asurs. De cette fumée violacée sortaient des griffes comme animées d’une folie meurtrière.
Devant eux la brume avançait. Le capitaine Eanan fut démembré, tandis que tout le premier rang était consumé par cette brume devenue flammes. Mais il sentit une puissance l’investir. Il lui semblait que le temps s’était soudainement ralenti. L’elfe juste devant lui se fit démembrer à son tour. Hurlant de douleur, l’elfe se retourna, lui exposant son visage brûlé qui continuait de se consumer. Il du supporter cette image pendant une trentaine de seconde avant que l’elfe ne tomba au sol. Parmi les autres. La brume démoniaque continua sa course effrénée dans sa direction.
Il y eu un grand flash.
Et tout devînt noir autour de lui…

& 2.

Courant à travers les rues de Cendwen, Hallar avait hâte de rentrer chez lui. En effet son père l’attendait ce soir là car il avait laissé entrevoir une surprise le matin même. Il revenait de la caserne de la ville où il entraînait de jeunes humains. Evidement quand on a 180 ans, à l’échelle d’une vie d’homme c’est beaucoup. Hallar avait en plus participé au « nettoyage » de l’île. Il y a quelques temps, de nombreuses créatures répugnantes s’aventuraient hors des bois et attaquaient les fermes se trouvant à l’extérieures de Cendwen.
Pour ces jeunes humains, il avait une grande expérience du combat. Du point de vue d’un elfe c’est autre chose. Dévalant les allées pavées de la ville, il croisait marchands, marins, étudiants, elfes ou humains.
Quand il arriva enfin à sa maison, son père l’attendait en compagnie d’Enehlia Mintheïl. Cette jeune elfe du même âge qu’Hallar avait conquis son cœur en bien peu de temps. Les deux amants vivaient d’un amour fougueux, se voyant plus qu’il ne fallait. Entre eux s’était établi une relation amoureuse où la discussion était indispensable. Et en effet, ils passaient des heures à parler, et en général ils se retrouvaient dans une clairière qu’eux seuls connaissaient. Un petit étang à l’eau cristalline bordait cet endroit paisible. Mais il arrivait que leurs désirs prissent le dessus et il n’aurait pas été rare qu’un passant retrouvât les amants nus enlacés dans les eaux clairs de l’étang. Bien qu’ils n’étaient pas marier, personne ne s’y opposait car pour tout le monde cela ne faisait que tarder.
Et sa présence signifiait beaucoup pour Hallar. Son père, qui se nomme Kelthas Linvaïl, vînt le prendre dans ses bras. C’était un père affectif. Originaire de Saphery, s’était un grand artisan. La mère d’Hallar, Leïthaña Linvaïl, était mage, et elle fut convoquée à la Tour Hoeth voilà deux jours. Aujourd’hui c’était l’anniversaire d’Hallar. Evidement un an de plus pour un elfe se n’est rien. Mais pour le père d’Hallar, ce 180ème anniversaire était important. C’était pour ses 180ans que son père lui avait remis sa plus belle œuvre : Celesth. La beauté de cette longue lame elfique ne résidait pas dans des pouvoirs quelconques mais dans la qualité de l’ouvrage. Et en cet heureux jour, son père était fier de lui remettre cet héritage familial. Ils se dirigèrent tout les trois vers l’armurie, et Hallar put enfin savoir ce qu’il y avait derrière les portes de l’armoire dont il s’était toujours demandé ce qu’elle renfermait.
« Voici Celesth. C’est mon père qui l’a forgé en y mettant tout son talent. Il me l’a offerte quand j’ai eu moi aussi mes 180ans. C’est la plus belle lame que j’ai vue. Légère et finement ciselée ; elle est magnifique. Mais cela n’en fait pas moins une arme mortelle. Et aujourd’hui, je te la confie à toi, mon fils. Prends en soin. »
Kelthas prit l’épée et la donna à Hallar. Celui-ci l’observa intensément pendant quelques minutes. Enehlia vînt l’entourer de ses bras et lui baisa la joue tendrement. Kelthas sourit. Puis Hallar alla remettre le chef d’œuvre dans l’armoire.
Le dîné fut festif. C’était un jour merveilleux pour Hallar. Et la nuit tombée, il raccompagna Enehlia chez elle. Il n’y avait personne des les rues, seule une légère brise dansait autour du couple.
Sur le pas de la porte, ils s’embrassèrent longuement tandis que la brise soufflait de plus bel, entremêlant cheveux noirs et blonds.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
ptitelf
Chevalier
avatar

Nombre de messages : 264
Date d'inscription : 29/10/2005

MessageSujet: Re: [Recit] Hallar Linvaïl: son BG (assez long...)   Sam 29 Oct 2005 - 22:35

& 3.

Trois jours plus tard, Hallar fut convoqué en urgence à la caserne. Grimpant en vitesse les escaliers menant à la salle de réunion, les jeunes soldats qu’il croisait le regardaient avec un grand étonnement : c’était en effet le troisième maître d’arme qui passait dans cet état d’urgence.
« Pardonnez mon retard mais qui y a t’il de si important ? », dit Hallar en entrant dans la salle de réunion.
Le commandeur Almaril se leva, le salua et l’invita à s’asseoir.
Almaril Larethis avait été désigné pour diriger la communauté elfe de Cendwen. Général et politicien réputé, il prit ce poste avec plaisir. La guerre continuelle contre les druchiis, il n’en voulait plus. Mais aujourd’hui son visage était en proie à la tristesse.
« Une arche noire a été aperçue tôt ce matin près de la côte, au nord de l’île. Elle semble s’être ancrée dans une des anses du littoral. »
« Nous risquons donc l’invasion ? », rétorqua Hallar.
« Oui, cela est fort possible que nos sombres cousins aient décidé de nous envahir. Pourquoi ? Je ne sais pas. Mais il y a autre chose. Une peste s’est répandue dans un des quartiers du nord de la ville et un rat, enfin…oui…y a été retrouvé mort. Disons qu’il n’est pas ordinaire et qu’il est sûrement à l’origine de l’épidémie. »
« Nous pensons moi et mes hommes qu’il s’agit d’hommes rats que l’on nomme « skavens ». Mais ces créatures sortent de l’imagination de soldats forts perturbés et je doute… », dit un des capitaines humains avant de se faire couper la parole par Almaril..
« Ces soldats « forts perturbés »disent vrai. J’ai lu il y a longtemps dans des archives qu’ils avaient envahi la Lustrie. Les descriptions que j’ai lu des ces rats sont fort ressemblante à celui que l’on a trouvé », confirma Almaril.
« Bien alors préparons les défenses de la ville. Nous devons aussi la préparer à un assaut venant du cœur même de la ville. Barricades ou je ne sais quoi ! », dit Hallar en tapant du point sur la table.
« Bien, messieurs, au travail », conclue Almaril, invitant l’assemblée à prendre congé.
Dans la caserne, Hallar lisait la peur sur les visages des humains. Pour eux, un druchii était un redoutable ennemi. Plus rapide et plus discipliné, les hommes redoutaient ces elfes corrompus.
Ainsi tous les membres de la caserne s’activèrent à mettre en place les défenses de la ville.

& 4.

« Mettez ça là ! Quoi ?!....mais je lui ai fait porter un message il y a deux heures ! Ah ! Ces messagers !!! », s’exaspéra Hallar contre un jeune humain qui ne faisait que lui porter un message du commandeur Almaril et apparemment le messager qu’il avait envoyé auparavant n’était pas parvenu.
La panique avait envahi la ville sans même qu’un ennemi soit en vue ! Les humains étaient constamment sur les nerfs ceux qui perturbaient les elfes qui supportent peu le mode de vie des hommes. Mais au moins la ville était prête pour un assaut.
« Hallar ! »
C’était Enehlia. Ils accoururent l’un vers l’autre.
« La rumeur veut que l’on va se faire assiéger et voyant toutes ses barricades… »
« Chut…calmes toi…et oui il y a un risque d’invasion… », dit-il en essayant de la réconforter.
« Des elfes noirs, c’est ça ? », demanda Enehlia.
« Oui…oui, c’est ça…la guerre, elle nous rattrape. Ici on n’en était loin, mais chaque chose à une fin. »
« Même nous deux ? », s’interrogea la jeune elfe.
« Oui cela se peut… »
Il lui prend ses deux mains.
« Promets moi que si les choses tournent mal pour moi, retournes en Ulthuan où tu seras en sûreté. Trouves toi un type bien et recommence une nouvelle vie. »
« Et moi. Si le destin me joue un dernier tour,…fait la chose ! », dit-elle en souriant légèrement, bien qu’elle n’arrivait à peine à dissimuler son chagrin.
« On se voit toujours demain ? », demanda le maître d’arme.
Enehlia acquiesça d’un hochement de tête.
« Alors à demain », dit-elle en s’en allant, effleurant son visage de sa douce main.
Hallar qui avait réussi à se contenir, versa quelques larmes et murmura une prière à Assuryan, tandis qu’il la voyait se fondre dans la foule.
La fin de la journée fut épuisante pour tout le monde.
De retour chez, le jeune elfe parla à son père de cette « possible » guerre. Il lui conseilla de quitter l’île au début de l’attaque avec d’autres nobles elfes et rejoindre sa mère en Saphery. Mais Kelthas refusa de suivre ceux qu’il qualifiait de « peu courageux » et préférait défendre son foyer.
Il lui parla aussi de sa discussion avec Enehlia. Son père lui confia que c’était là la meilleure décision et qu’il fallait tourner la page sans pour autant oublier le passé. Il était fier de son fils. Mais au fond de lui, il redoutait cette guerre plus que tout, et craignait pour son fils un bien sombre avenir…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
ptitelf
Chevalier
avatar

Nombre de messages : 264
Date d'inscription : 29/10/2005

MessageSujet: Re: [Recit] Hallar Linvaïl: son BG (assez long...)   Sam 29 Oct 2005 - 22:36

& 5.

Le soleil était levé depuis seulement une heure. Dans la forêt avoisinante, Hallar s’en allait rejoindre Enehlia qui était sûrement déjà à la clairière. Une légère brume s’élevait du sol donnait un aspect fantomatique à la forêt.
Enehlia était déjà dans l’eau et se baignait. Ses vêtements étaient posés non loin sur un rocher. Hallar passa à travers les roseaux bordant l’étang et se dévêtit, laissant ses habits parmi les plantes. Son corps imberbe était légèrement bronzé et présentait les reliefs d’une musculature assez développée.
Enehlia le suivait des yeux.
Hallar s’avança dans l’eau à hauteur des genoux. Enehlia vînt lui baiser le torse. Le jeune elfe lui releva la tête pour ensuite l’embrasser fougueusement. Multipliant les baisers dans le cou, les amants resserraient leur étreinte amoureuse.
[…]
Environ heure plus tard, les gémissements des deux amants cessèrent pour laisser place à un court silence. Mais bientôt leurs rires prirent le relais. Ils étaient toujours dans l’eau. Hallar était assis sur le fond de l’étang et Enehlia sur lui. Leurs rires cristallins se mêlaient au chant des oiseaux.
« Allez…je vais me rhabiller… », dit Enehlia en se levant.
Elle lui baisa le front et parti s’asseoir sur le rocher qui bordait la berge. Elle y pris son peigne et commença à peigner ses cheveux qui avaient tendance avec l’eau à trop friser. Et elle se mit à chanter. Sa voie mélodieuse apaisait Hallar et rendait l’atmosphère étrange. C’est comme si, en chantant, elle avait le pouvoir d’envoûter les gens.
Hallar s’approcha d’elle. Lui était encore plein de désir pour la jeune elfe et glissa sa tête sur ses jambes.
Un claquement de corde retentit.
Enehlia poussa un cri, interrompant son chant. Son sang commença à se répandre sur la roche. Un carreau était figé dans son dos nu.
Elle regarda Hallar qui releva la tête.
« Cache-toi… », lui murmura t’elle en le fixant de ses grands yeux bleus.
Elle inspira fortement.
« Je t’aime… », dit-elle dans un dernier souffle, en souriant au maître d’arme, les larmes qui coulaient sur son visage trahissant sa douleur.
Hallar lui baisa le genou et disparu sous les eaux clairs de l’étang, les yeux larmoyants. Il nagea discrètement vers une berge où il pouvait se cacher et voir sa Belle. Mais quelqu'un attira le corps de la jeune elfe sur la berge.
« Hum…t’es mignonne toi…qu’est ce que tu faisais ici…seule… », murmura un homme d’un ton pervers.
Hallar tenta de voir qui était leur agresseur.
Un elfe noir.
Celui-ci posa son épée et son arbalète non loin, puis ôta sa veste sombre. Il s’avança sur Enehlia pour l’embrasser, tentant de dégrafer son pantalon au passage.
« Ôtes tes sales pâtes de son corps. Un elfe noir n’a-t-il point de cœur ? Traître ! L’abattre dans le dos ! », s’écria Hallar tandis qu’il sortait nu de l’eau, en ramassant les armes du druchii. Il sentait la haine l’envahir, et bientôt une seule pensée lui venait à l’esprit.
L’elfe noir rie sadiquement et se retourna vers le jeune elfe.
« Oh ! », s’exclama l’ombre elfe noir. « T’es plutôt bien monté ! Je me demande si je n’ai pas dérangé ? », lui dit-il d’un ton sarcastique.
« Cesse ton insolence druchii ! Vois-tu, c’est moi qui est tes armes…allez ! Retournes toi ! Marche par là…voilà et maintenant… »
La corde de l’arbalète claqua de nouveau.
Et le druchii s’affaissa sur le sol de la clairière, la souillant de son sang. Hallar s’approcha de lui et l’acheva avec l’épée du druchii. Il sentit la haine qui l’avait envahi si subitement se dissiper peu à peu. Et il repensa à Enehlia. Puis il se précipita sur le corps sans vie de sa bien aimée. Il lui prit les mains comme pour la réchauffer mais en vain, elle était bien partie pour toujours. Mais dans le cœur d’Hallar subsisterait à jamais la marque de son amour.
Hallar ôta le corps du sombre éclaireur et le dissimula dans la forêt. Il se baigna quelques instants pour laver ses mains du sang du druchii puis se rhabilla. Il habilla le corps d’Enehlia et le pris dans ses bras.
Sur le chemin du retour, du plaisir qu’il avait pris il y a encore une dizaine de minutes, il n’en restait rien. Seul un lourd sentiment de tristesse, mêlé de colère, agitait son âme.

& 6.

A la sortie de la forêt, Hallar s’arrêta, effrayé de ce qu’il voyait. Devant la cité s’étendait l’armée des druchiis.
Un grand éclair verdâtre jaillit de l’intérieur même de la cité.
La guerre avait commencé.
Impossible pour Hallar de rejoindre la porte de la ville qui était déjà prise d’assaut, comme si elle était déjà ouverte…
« Les hommes rats…cela ne peut-être que ça…enfin je l’espère. , s’interrogea Hallar.
Puis ne pouvant se résoudre à grimper les murs avec le corps d’Enehlia, il parti en direction de la cabane de vieux Karl, se trouvant non loin des murs de la ville mais assez près de la mer pour éviter les combats, du moins pour l’instant. »
Karl Materrich était un vieil humain âgé de 71ans. Il était né la même année qu’Hallar. L’elfe l’avait vu grandir puis vieillir. C’est là qu’Hallar vit la courte durée de la vie des hommes. Alors que lui en avait encore pour des siècles l’autre n’allait pas tarder à quitter ce monde. Et Karl ne se le cacher pas. Il savait qu’il ne vivrait plus très longtemps. Hallar se lia d’amitié avec cet humain qui était vraiment différent des autres. Lui, prenait le temps de vivre et avait appris à communiquer avec les animaux du bois voisin.
Hallar frappa à la porte du vieux Karl. Autour de lui étaient regroupés plusieurs animaux qui le caressaient de leurs museaux. Ils connaissait Hallar et savait qu’il ne ferait pas de mal à Karl.
La porte s’ouvrit.
« Tiens Hall…mais…Enehlia ? », s’affola le vieillard.
« Un éclaireur nous a surpris dans la clairière », répondit calmement Hallar.
Le vieil homme s’inclina à cette réponse. Il ne comprenait pas pourquoi tant de mal était fait en ce monde.
« J’aurai besoin d’un bateau pour rejoindre la ville par les docks, peux-tu me prêter le tien ? », demanda Hallar.
« Oui, prends le. Tu sais bien que j’ai confiance en toi. Tu aurais pus le prendre sans m’en avertir. Eux me l’auraient dit », répondit Karl en désignant les animaux se trouvant derrière l’elfe.
« Je peux te la confié ? »
Le vieil humain lui fit signe que oui.
« Je vais l’entourer du seul drap que j’ai. Elle mériterait mieux mais… »
« Je suis sûr qu’elle l’aurait aimé…Il ne lui fallait que peu de choses pour être heureuse tu sais. Cache-la du mieux que tu peux. Je reviendrais la chercher pour la ramener en Ulthuan. »
La barque reposait dans les eaux calmes. Une longue corde y était attachée, pour ramener le bateau par la suite.
Hallar salua le vieil homme tandis qu’il prenait la mer, tandis qu’il voguait vers les combats dont le vacarme se mêlait aux gémissements des premiers morts.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
ptitelf
Chevalier
avatar

Nombre de messages : 264
Date d'inscription : 29/10/2005

MessageSujet: Re: [Recit] Hallar Linvaïl: son BG (assez long...)   Sam 29 Oct 2005 - 22:37

& 7.

Les combats emplissaient déjà les rues de Cendwen. Beaucoup de soldats humains couraient dans les rues. Ils étaient terrorisés. La ville était pour eux déjà prise. Hallar interpella un des soldats.
« Et toi ! Viens s’il te plaît » , lui demanda le maître d’arme.
« Oui mais je doit y aller et … »
Lui coupant la parole.
« Viens ! Dis-moi ce qui c’est passé ici. Je n’étais pas dans la ville au début du siège.
-Eh bien, le rat, s’était un skaven. Et toute une armée a surgi des égouts tuant la garnison qui occupait la porte et il l’ouvrit. La suite vous vous en doutez. Je peux y aller monsieur ? »
« Non attendez ! Une dernière chose…où se trouve le commandeur Almaril ? »
« Il combat quelques rues plus loin, au niveau de la barricade construite sur la place de la fontaine. »
« Merci mon garçon. Allez, et que les dieux veillent sur vous », lui dit-il en lui rendant sa « liberté ».
A peine le soldat était parti qu’Hallar courait à travers les rues jusqu’à cette barricade. Devant lui passaient soldats blessés gémissant, femmes et enfants qui cherchaient désespérément à se cacher ou à quitter la ville.
Sur la barricade s’amoncelaient déjà quelques corps de guerriers elfes. Mais ils étaient encore nombreux à défendre la barricade. Le commandeur Almaril était à couvert derrière la barricade. La plupart des guerriers avaient un arc et décochaient des flèches sans perdre la moindre seconde. Ces dernières se figeaient sans problème dans les corps malpropres des skavens qui commençaient à être vraiment nombreux.
« Almaril ! »
« Allez mon garçon venez nous aider. Prenez cette arc et massacrez moi ces saloperies », cria Almaril.
C’était rare qu’il oublie le protocole et les bonnes manières de la société elfique. Mais là, il se sentait dépassé par les événements et il n’avait pas l’air d’être rassuré. Hallar prit l’arc et monta en partie sur la barricade. Il décocha une flèche puis une autre, faisant mouche à chaque tir.
Mais la situation commençait vraiment à devenir critique pour eux. Un groupe de skavens prirent de grandes armes qui par certains endroits brillaient d’une lueur verdâtre. Ses armes ressemblaient à de longs fusils. Ils les pointèrent en direction de la barricade.
Après quelques secondes, des détonations retentirent et résonnèrent entre les murs de la rue.
La barricade ne résista pas sous la puissance des tirs.
Hallar s’en sorti indemne de la fusillade. En des projectiles percuta la barrique sur lequel s’appuyait Hallar. Il chuta. Et tomba sur Almaril. Son corps était ensanglanté. Un des projectiles avait du le percuter, ce qui causa sa perte inévitablement.
« Almaril, vous ne pouvez pas nous laisser maintenant. Attendez, montrez moi votre blessure… »
« Laissez Hallar. Votre père est tombé quelques rues plus loin. Nos ennemis l’emportèrent parmi les leurs et mutilèrent son corps à l’arrière de leur ligne. Il faut dire que Kelthas a tué un bon nombre d’entre eux. Allez, partez avec les survivants de notre peuple et rejoignait Ulthuan. Ce combat est perdue je le crains. Ne risque pas ta vie ici. Uhlania doit être au niveau de la rue principale, retrouve la… »
Almaril toussa et cracha du sang. Hallar sentaient les larmes coulaient sur ses joues.
« Tenez…prenez ceci… », lui dit-il en lui confiant l’amulette qu’il portait autour du coup.
Hallar la serra dans ses mains.
« Elle vous protégera de la magie hostile…allez mon garçon, il est temps. Vous tous ici, suivez Hallar. »
Almaril se leva avec grande peine et s’élança vers les rats bipèdes, les combattant tant bien que mal tandis qu’Hallar et quelques guerriers s’enfuyaient par la rue de droite en direction de la principale.
La rue principale était pleine de guerriers elfes, humains, hommes-rats, elfes noirs. Les corps formaient un monticule sur lequel venaient s’amasser d’autres corps. Au milieu de asurs, Uhlania déchaînait ses pouvoirs magiques sur les ennemis.
Ulhania Mïrthilãn était natif d’Yvresse. Elle se montra doué de facultés magiques assez tôt et entreprit son voyage vers la Tour blanche. Elle accompagna Almaril à Cendwen pour lui apporter son aide. Elle se lia d’amitié avec Hallar et se mit à l’aimer vraiment. Mais lorsque Hallar déclara son amour à Enehlia, elle se referma sur elle-même et oublia son amour pour le jeune elfe. Depuis, elle se montre intempestive et limite sadique envers ses ennemis.
L’odeur répugnante de la chair brûlée s’élevait des corps carbonisés de leurs ennemis. Uhlania lançait d’énormes boules de feu hurlantes qui éventraient les rangs de leurs ennemis. Rats, elfes noirs, tous étaient projetés dans les airs. Bien que ne laissait paraître aucun signe de fatigue, Hallar percevait une certaine faiblesse au fur et à mesure qu’elle lançait ses sorts.
Mais alors qu’ils allaient repousser leurs ennemis de la grande rue, des skavens entièrement recouvert de plaques métalliques, et brandissant des hallebardes pour la plupart rouillées, s’engouffrèrent dans la rue. Un étrange rat, vêtu de vêtements gris, virant au brun à cause de la crasse qui s’y accumulait, psalmodiait quelques étranges paroles. Des lueurs rougeâtres dansaient autour de lui. Uhlania l’aperçu en vain. Le sortilège était lancé. Les vermines de choc furent animées d’une folie meurtrière. Uhliana était effrayée par ces nouveaux attaquants désormais devenus fous furieux.
Les rats se ruèrent en avant, prêt à tuer tous ceux qui leur barreraient la route. Uhlania était perdue dans ses pensées. Elle cherchait un moyen pour briser leur envoûtement. Elle passait en revue tous les sorts qu’elle connaissait. Mais en vain. Il était trop tard, les skavens étaient sur eux. Mais la voie clair d’Hallar la sorti de ses songes.
« Uhlania ! Il nous faut partir, sur ordre d’Almaril ! », cria Hallar dans l’espoir de se faire entendre par la mage au milieu de ce vacarme.
Les humains s’immobilisèrent un instant. Si les elfes cessaient le combat, s’était qu’il n’y avait plus d’espoir. Leurs capitaines sonnèrent la retraite. Les cors donnèrent de la voix.
Tous couraient à travers les rues. Les rats aussi mais leur but était différent… Les elfes survivants se retrouvèrent sur les quais. Ils embarquèrent sur deux navires elfiques et mirent les voiles loin des combats. Déjà une bonne partie de la ville était en flamme. Sur les quais s’empressaient les civils humains. Les soldats les faisaient embarqués en priorité. Et bientôt tous les bateaux avaient quitté le port de Cendwen. Les capitaines humains regroupèrent leurs troupes et les envoyèrent vers la caserne où ils espéraient sûrement tenir assez de temps pour ensuite sortir de la ville. Mais ce n’était pas fini. Un groupe de vermines de choc qui les poursuivait fut arrêté par une horde de squelette.
« Ils étaient trois armées contre nous… », s’étonna Hallar depuis son navire.
« Non, il n’y avait que des elfes noirs et des skavens…D’où sortent-ils ? », se demanda Uhlania.
« Je ne sais pas mais cependant ils vont aider les survivants. En ralentissez nos assiégeants, cela leur permettra d’avoir assez de temps pour quitter la ville. »
Uhlania acquiesça. Hallar autour de lui. Tout le monde était triste. Lui avait perdu sa bien aimée, son père et la plupart de ses amis. « Enehlia, mon père…je ne les verrai plus. » se disait Hallar. « Mais je peux honorer leur mémoire ! Je l’avais oublié, Celesth ! » pensa t-il soudainement.
« Il faut que je retourne sur l’île ! », dit-il en se levant parmi ses soldats.
Tous le regardèrent, étonnés de sa réaction.
« Je dois récupérer Celesth. Cette lame est un héritage familial. Je me dois de la récupérer. Faites accoster les navires dans le sud de l’île. »
Les ordres étaient donnés, et les guerriers s’exécutèrent. Uhlania contemplait Hallar. Elle avait d’or et déjà décidé de le suivre dans sa quête.

& 8.

Les elfes qui ne désiraient pas suivre Hallar repartaient en Ulthuan sur l’un des deux navires. Sur terre, il était une quinzaine. Quelques lanciers et archers, trois cavaliers dont deux éclaireurs, un prêtre d’Assuryan, et deux autres guerriers maniant une épée à deux mains et une grande hache. Uhlania donna les ordres. La plupart de soldats partirent en quête de bois pour construire un petit camp, tandis que les cavaliers partaient en éclaireur.
Le prêtre d’Assuryan Iminguaël Lathiol, s’avança vers Hallar et Ulhania.
« Pardonnez moi mais j’ai sur moi un plan de la ville. L’un des capitaines des hommes me la confiait lors du siège. »
« Parfait Iminguaël. Cela nous aidera dans notre mission. Vous pouvez disposer. »
« Merci, puisse Assuryan vous sourire en ces temps sombres. »
Le prêtre s’inclina et reparti vers le reste des soldats, son hallebarde de cérémonie cognant le sol à chacun de ses pas.
« Bien le principal problème est de rentrer dans la ville. Les portes seront garder. Mais c’est là le seul moyen. On aurait pu emprunter la barque du vieux Karl mais nous sommes…peu nombreux. Voilà ! C’est ce qu’on va faire. De toute façon il me faut récupérer le corps d’Enehlia. J’espère que ce bon vieux Karl vit toujours. »
« Ce soir, on part retrouver sa cabane et on avisera ensuite. Profitons de la nuit pour nous rendre à Cendwen. », lui confia Uhlania.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
ptitelf
Chevalier
avatar

Nombre de messages : 264
Date d'inscription : 29/10/2005

MessageSujet: Re: [Recit] Hallar Linvaïl: son BG (assez long...)   Sam 29 Oct 2005 - 22:37

& 9.

Le soleil n’était pas encore couché et les lueurs du soir éclairaient suffisamment le ciel. La troupe d’elfes se mit en route. Seulement trois archers, le heaume d’argent et le prêtre accompagnaient Hallar et Uhlania. Ils marchaient depuis presque une heure dans la forêt quand ils pénétrèrent dans une clairière inondée de la lumière rougeoyante du soleil couchant. Une ferme en ruine se dressait au milieu de la clairière.
Le groupe d’elfe passa à côté. Mais un des archers, prit son arc et décocha une flèche dans une meule de foin. Un skaven en sortit agonisant. Chacun se mit en garde. Hallar tenait sa lance devant lui. Puis ils attendirent, attentifs aux moindres bruits. Uhlania commença à préparer une boule de feu. Une silhouette se dressa sur le haut de la grange.
« Massacrez-les ! Vermines… »
Sur cet ordre, une horde de skaven surgit du foin, armés jusqu’aux dents. Les archers décochèrent promptement leurs flèches qui se figèrent dans les corps de leurs ennemis. Ceux-ci s’écroulèrent sur le sol. Plusieurs rats assaillirent le prêtre d’Assuryan. Celui-ci abattit sa hallebarde sur le crâne du premier, qui se fracassa sous la force du coup. Il enchaîna sur le skaven le plus proche. La créature lui enfonça sa dague, qui traversa son armure. Faisant abstraction de sa blessure, il poussa le skaven, et lui planta sa dague dans le cou. Le dernier skaven s’enfuit, effrayé par le sort funeste de ses deux camarades. Mais il ne put échappé au prêtre qui le rattrapa dans sa fuite ;
Deux skavens sortirent de derrière une meule de foin, munit d’un énorme fusil. Un de ceux qui était la cause de la mort d’Almaril. La détonation surpris tous les combattants. Le coup parti en direction des archers. Mais les skavens étaient de piètres tireurs. Le coup loupa sa cible. Les archers ripostèrent directement d’une volée de flèche, qui sonna le glas des deux skavens qui maniait le fusil.
Uhlania dissipa l’éclair vert du rat qui se trouvait sur le haut de la grange. Celui était équipé de drôles d’instruments, tous luisants d’une lueur verdâtre. Le skaven commença la préparation d’un nouveau sort. De l’énergie s’agglutina autour de lui. Uhlania tenta de perturber son incantation. La sueur coulait le long de son front. Un éclair plus gros que les précédents jailli des doigts du rat. Uhlania tenta en vain de le dissiper, mais elle n’y arriva pas à temps. Elle sauta sur le côté. L’éclair la frôla. Mais c’était suffisant pour lui infliger une imposante blessure. Le sang coulait a flot sur son ventre. Elle réunit son énergie et projeta une boule de feu sur le skaven, qui s’enflamma rapidement. Puis il explosa. Son équipement devait être instable par haute température.
Uhlania était épuisé. Elle lança un petit sort sur sa blessure. Une petite flamme brûlait au bout de sa main. Elle la posa sur sa blessure qui cicatrisa rapidement mais la douleur fut telle qu’elle hurla de douleur. Mais c’était là le seul moyen pour éviter une mort certaine.
De son côté, Hallar apercevait le heaume d’argent abattre son le moindre problème les rats qui ne pouvait rien face au cavalier. Mais une autre bande de skavens surgis de la forêt. Un des hommes-rats portait une hallebarde. Ils se ruèrent sur le cavalier. Celui qui s’apparentait être leur chef, proféra quelques ordres. Et les rats s’exécutèrent. L’un deux se jeta sur le cavalier, le désarçonnant. Il ne fallut que peu temps pour que le reste de la bande se jette sur lui. Leur chef brandit sa hallebarde et décapita l’elfe se débattant au sol. Hallar se jeta dans la mêlée, épée à la main, frappant de tous les côtés, abattant ces viles créatures poilues qui ne purent que accepter la mort. Il les tua, tous, les uns après les autres. Et bientôt il ne restait plus que leur chef.
« Habile…mais pas assez fort...gnignignigni… »
« Pfff…stupide créature…regarde autour de toi. Ta bande de misérables créatures n’existe plus. Tu es le dernier encore debout. Allez…disons que je te tue…en trois coups ? Tu tiens le pari ? »
« gnignigni …viens, je t’attend… »
Hallar s’élança sur le skaven. Il porta sa première attaque sur les jambes de son ennemi. Celui abattit sa hallebarde sur l’épée d’Hallar, la figeant au sol. Le guerrier elfe tenta de dégager sa lame. Il rassembla ses forces et releva sa lame. Le rat perdit l’équilibre, surprit par ce retournement de situation. Hallar en profita pour attaquer de nouveau. Il visa la tête de son adversaire qui dévia le coup avec son arme. Mais il fit une erreur fatale dans cette ultime parade : présenter son torse non protéger à la lame du guerrier elfe. Et Hallar plongea profondément son épée dans le ventre de son adversaire. Le rat lâcha sa hallebarde. Il serra ses dents sous la douleur. Le sang coulait sur ses lèvres bardées de petits poils.
« Je…t’ai...sous-estimé...gnignigniarrrghhh… »
Le skaven s’effondra devant Hallar.
L’elfe se retourna pour voir comment se portait chacun des membres de son groupe. Tous allaient, plus ou moins bien. Uhlania s’approcha de lui, la main posait sur sa cicatrice. Hallar grimaça à la vue de sa blessure. Elle paraissait exténuée. Puis ils portèrent leur attention sur le heaume d’argent qui avait été jeté à bas de sa monture. Le chef des skavens ne l’avait pas raté. Il était mort. Le reste du groupe vînt les rejoindre. Deux des archers prirent son corps. Hallar leur demanda de le ramenait au camps sur la plage et de revenir ensuite. Il allait devoir passer la nuit ici, la fatigue les gagnant rapidement.

& 10.

La cabane était en vue. Le combat contre les hommes-rats les avait forcé à se reposer. Le jour s’était levé.
Uhlania, toujours affaibli par sa blessure, esquissa un sourire. La troupe sorti de la forêt, se réchauffant à la douce lumière soleil. Hallar était un peu sonné, la fatigue commençait à l’envahir. Il renvoyait ce rat en armure. Il se demandait comment de telles horreurs avaient pu apparaître sur cette terre. Le chaos était pour lui la seule raison possible. Mais ses ennemis disparurent de ses pensées quand il aperçu la cabane du vieux Karl. Mais il comprit rapidement pourquoi tous ses compagnons s’immobilisèrent soudainement. Devant la maison, d’innombrables corps d’animaux en tout genre gisaient au sol.
« Non… », murmura Hallar en se précipitant vers la petite maison.
Les autres le suivirent.
C’était un massacre.
« Ils ont donné leur vie pour Karl…c’est…c’est un carnage ! », s’exclama Uhlania.
Des bouchers, voilà ce qu’était leurs sombres cousins. Une biche, adossait contre le mur de la cabane, était éventrée et de son ventre sortait un faon prématuré. Mort.
Les larmes ne firent pas attendre.
Karl était étendue parmi ses compagnons. Hallar s’approcha du corps du vieil homme et le baisa le front.
« Merci pour tout Karl. Merci d’avoir été un si bon ami pour moi. »
La tête de Karl bascula sur le côté. Hallar releva la tête et vit le visage d’Enehlia sous un drap blanc dissimulée sous le lit du vieil homme. Plusieurs animaux étaient morts devant le lit comme s’il avait voulu que leurs corps cachent celui de la jeune elfe. Hallar reposa son regard sur le vieil homme.
« Merci, merci… », lui dit-il en pleurant.
Derrière lui ses compagnons demeuraient silencieux, choqués par ce massacre.
Hallar se releva et alla vers la porte menant à la barque.
« La barque est toujours là », leur dit-il.
Les guerriers elfes avancèrent à travers les corps, le cœur emplit de douleur. Ils purent tous embarquer dans le petit bateau du vieux Karl et prirent la direction des quais de Cendwen que certains parmi eux appelaient désormais « la cité des larmes ».
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
ptitelf
Chevalier
avatar

Nombre de messages : 264
Date d'inscription : 29/10/2005

MessageSujet: Re: [Recit] Hallar Linvaïl: son BG (assez long...)   Sam 29 Oct 2005 - 22:38

& 11.

Une étrange brume s’était abattue sur la cité. Cela faisait trois jours qu’ils avaient quitté le port. Le siège était fini mais des combats se faisaient encore entendre. La puanteur des cadavres emplissait les narines de quiconque passait par les rues morbides de la ville.
Le groupe d’Hallar progressait rapidement dans la ville. Il devait se rendre dans les quartiers elfes de la ville. Ils se trouvaient au nord de la jadis « florissante » cité. Ils espéraient ne rencontrer personne sur leur chemin, le précédent combat avait coûté la vie à deux de ses hommes et les survivants étaient exténués. Hallar était toujours affaibli de sa rencontre avec les druchiis.
Les souvenirs de sa vie d’il y a quelques temps revenaient sans cesse. Son père avait participé énormément à l’agrandissement de cette ville. Alors qu’ils passaient dans plusieurs petites ruelles, Hallar reconnaissait quelques insignes que son père avait façonnés.
Les bruits de combat se firent soudainement proche. Une horde de zombies, mêlée avec des squelettes animés, s’élança dans la rue sur laquelle débouchait leur ruelle. Un elfe noir donna quelques ordres. Les hauts elfes reconnurent sans problème cette langue qui n’était qu’un dialecte assez éloigné de la leur. Tintements d’épées, armures fracassées accompagnaient les râles des premiers mourants.
Hallar s’avança jusqu’au bout du mur pour observait le combat. Jetant un coup d’œil discret il ne pouvait en appréhender l’issue. Mais au milieu du vacarme du combat, Hallar eu juste le temps pour s’apercevoir qu’on l’attaquer. Une horde de zombie venant en renfort aux autres morts vivants lui foncer dessus. La lenteur du zombie permit à Hallar d’esquiver l’attaque maladroite. Il se précipita dans l’intérieur de la ruelle où attendez ses camarades. Les morts s’engouffrèrent dans la petite rue. Hallar dégaina son épée longue, prêt au combat mais une main vînt se poser sur son épaule, l’attirant vers l’arrière.
« Laisses moi faire. »
Uhlania lui fit un grand sourire. Elle savait se qu’elle faisait pensa Hallar. Il l’a laissa passer. Et elle ne perdit pas de temps. Elle n’avait qu’une dizaine de secondes. Les zombies avaient beau être lents, ils seraient bientôt sur eux. Uhlania rentra en transe pendant un instant et alors que les zombies étaient à peine à un mètre, elle projeta une boule de feu hurlante sur les morts. La puissance du sort était incroyable. Les flammes étaient canalisées par les murs étroits de la ruelle, décuplant la force du sortilège. Uhlania se retourna le sourire aux lèvres, se retenant à peine de pouffer.
« Ah…j’aime ce sort. »
Les autres elfes du groupe restèrent bouche bée d’avant la mage. La boule de feu termina sa course dans la rue où les combats se déroulaient toujours. Il eu une seconde de silence à la « sortie » du sort, tous surpris par l’explosion de flammes. Puis le combat continua.
Hallar se mit à courir suivi de près par ses guerriers. Ils traversèrent la rue sans encombres. Les druchiis poussèrent des cris de haine en voyant les asurs. Eux étaient bloqués et écrasés par le nombre de surcroit. Alors qu’ils traversaient une autre rue, le son d’un cor se fit entendre. Les druchiis devaient sonner la retraite. Hallar regardait Uhlania qui semblait chercher en vain la raison de la présence des ces morts vivants. Son regard était pensif.
Hallar cherchait sa rue. Il passa par la petite ruelle du boulanger Jean. Il reconnaissait cette rue puis aperçu la sienne.
« Là ! », s’écria t-il.
Le jeune elfe se dirigea jusqu’à chez lui. Sa maison était en ruine. Les murs restants pouvaient s’écouler d’un moment à l’autre. Mais il n’en fut rien. Hallar et Uhlania pénétrèrent à l’intérieur du bâtiment en ruine pendant que le reste du groupe montait un périmètre de sécurité autour de la demeure. Tous étaient sur leur garde prêt à en découdre avec leurs ennemis.
Hallar évoluait sans problème dans les décombres de sa maison. Mais Uhlania peinait un peu avec sa robe. Elle n’arrêtait pas de se plaindre de ceci, de cela. Une grande râleuse pensait Hallar. Puis il reconnu le couloir menant à l’armoire qui conservait l’arme en espérant la trouver.
« C’est par là Uhlania », lui dit-il pendant qu’elle s’occupait à décoincer sa robe qui s’était prise dans un épieu.
« Décidément c’était pas son jour », pensa Hallar.
Et l’armoire était là. Fermée. Hallar s’approcha et l’ouvrit. La lame était toujours là. Aussi belle que le jour où il l’avait vue pour la première fois. Il se saisit de l’arme et du drap rouge sombre sur lequel elle reposait. Il emmaillota la lame dans le tissu couleur sang et l’attacha à une ceinture passant par-dessus son épaule. Uhlania resta quelques instants ébahit par la beauté de l’arme.
Ils sortirent du bâtiment. Uhlania avait déchiré sa robe en plusieurs endroits. Et elle râlait encore et toujours.
Un des archers revînt en courant.
« Les druchiis ! Ils arrivent ! Quelque chose en a fait des zombies ! », cria l’archer en dévalant d’une petite ruelle au nord de leur position.
Le prêtre d’Assuryan qui était resté devant la maison siffla à deux reprises. C’était le signal de retraite. Et ils se mirent à courir en direction des quais.
Uhlania courait en tête des elfes. Elle emprunta la rue de droite menant directement aux quais. Mais ce qu’elle trouva, c’est un mur de lances d’autres zombies druchiis. Elle s’empala sur l’une d’elle. Hallar cria. Il courut jusqu’à elle, la dégageant de la lance et profita de la lenteur de leur ennemi à une nouvelle reprise. Il la prit sur ses bras et continua dans la rue principale menant au port. Ils allaient les contourner.
Le groupe d’elfes avait un peu d’avance sur leurs ennemis. Les deux archers qui n’étaient pas revenu, étaient dans la barque et les attendaient. Le dernier archer monta dans le petit bateau puis le prêtre. Hallar et Uhlania avaient pris en peu de retard sur le groupe. Uhlania se débattait pour obliger Hallar à la laisser là. Le jeune elfe ne voulait pas la perdre. Les larmes coulaient sur son visage.
« Laisse-moi ! Ma blessure est trop grave. Jamais je ne survivrais à une telle blessure. En plus de l’autre, ma fin est inéluctable. Alors autant me laisser là et couvrir votre retraite. Je peux les arrêter ! », criait t-elle.
Hallar s’arrêta et la déposa sur le ponton. Elle se releva toute seule, faisant preuve d’une grande volonté. Le maître d’arme s’en alla vers la barque, anéanti.
Ils s’éloignèrent du ponton et s’arrêtèrent à une trentaine de mètre pour voir comment s’en tirait Uhlania.
Le sourire aux lèvres, elle savait qu’elle avait encore de l’énergie à revendre malgré ses blessures. Une autre boule de feu parti en direction des zombies en armure, les projetant dans les airs. Puis elle éleva un mur de feu sur le ponton qui s’enflamma rapidement au dessus des eaux agitées. Les zombies avançaient toujours sans se préoccupaient des flammes qui les consumaient mais bientôt certains passèrent, puis d’autres. Uhlania sourit.
« Vous me voulez ! Allez, approchez !», leur cria t-elle.
Elle cessa de maintenir son mur de feu. Les zombies en profitèrent pour s’engouffrer sur le ponton.
Uhlania relâcha toute son énergie en une violente explosion de flammes.
Les zombies furent consumés par ce dernier sort. Tous. Pas un n’était encore debout. Personne n’était encore debout. Pas même la mage qui ne se trouvait plus sur le pont. Elle avait été consumée par son propre sort.
De leur barque le reste du groupe poussa un cri de douleur tandis que la mage se consumait dans les flammes. Pourtant même au milieu des flammes, Hallar se jura de l’avoir entendu rire devant l’effet dévastateur de son sort avant que ses cris de douleur retentissent dans tout le port.

& 12.

Tirant sur la corde pour ramenait le bateau à la cabane, Hallar pensait à Enehlia. Il tentait de se rappeler de quel royaume elle était originaire. Mais bientôt, il fut pris d’une grande détresse. Une odeur de brûlé flottait dans l’air. La cabane était maintenant en vue. En feu.
« Enehlia », cria Hallar.
Quand ils posèrent le pied sur terre, de la petite cabane il n’en restait rien. Et plus aucunes traces de ceux qui étaient responsables de cet acte. Hallar tomba à genou, détruit. On l’avait définitivement privé de son amour.
Ils regagnèrent leur campement en fin de soirée. Hallar réunit tous ses compagnons et préparèrent leur voyage pour Ulthuan. Dans le bateau, ils purent trouver tout le nécessaire. Cartes, boussoles, tout y était. Ils embarquèrent au matin, direction Ulhtuan dans l’espoir de retrouver un peu de quiétude.
Le bateau tanguait peu. La mer était bien peu agitée. Derrière eux, une étrange brume recouvrait l’endroit où se trouvait l’île de Cendwen.
Hallar était appuyé contre le rebord du navire, regardant au loin, cherchant désespérément à retrouver un peu de bonheur dans ce monde. Le disciple d’Assuryan s’approcha de lui et posa sa main sur son épaule, en signe de compassion.
« Alors mon ami… dits-moi se qui te tracasse ? »
Hallar ne répondit pas sur l’instant perdu dans ses pensées. Puis il se tourna vers le prêtre.
« Eh bien, j’ai tout perdu. Enfin presque…mon amour est mort, mon père est mort, mes amis Almaril et Uhlania sont morts, comme bien d’autres d’ailleurs. Il me reste ma mère, et je me réjouis d’avoir encore quelqu’un à aimer en ce monde, décidément bien sombre. »
« Allons quel âge as-tu? »
« J’ai eu mes 180 ans, il y a même pas une semaine », lui répondit calmement Hallar.
Le prêtre rie de la réponse du jeune elfe. Mais se tue rapidement, jugeant que la situation n’avait finalement rien de comique.
« Bon, il te reste encore beaucoup de temps à vivre et tu verras tous les jours ne sont pas si sombres. Certains sont heureux d’autres moins. Mais quoi qu’il en soit, tu ne doits pas désespérer. Je suis désolé pour Enehlia, mais tu dois désormais recommencer une nouvelle vie, trouver un autre grand amour, une raison de vivre pleinement ta vie. »
Halllar acquiesça.
« Trouver quelqu’un d’autre…c’était ce qu’on s’était promis s’il arrivait malheur à l’un ou à l’autre. »
« Sage décision. »
Le jeune elfe ne pue s’empêcher de verser quelques larmes.
« Allez…quand nous arriverons en Ulthuan, pars retrouver ta mère, et profite du calme du royaume de Saphery. Il est rare que la guerre fasse rage dans cette contrée. »
Le prêtre salua le jeune guerrier puis se retira. Mais il s’arrêta quelques pas après.
« Mais tourner la page sur ces événements ne signifie pas pour autant oublier les personnes qui nous sont chers.»
Le soleil sombra dans l’océan flamboyant, privant le monde de sa clarté, laissant Hallar seul avec ses rêves, ses cauchemars, se remémorant sans cesse la tragédie qu’il venait de vivre.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
ptitelf
Chevalier
avatar

Nombre de messages : 264
Date d'inscription : 29/10/2005

MessageSujet: Re: [Recit] Hallar Linvaïl: son BG (assez long...)   Sam 29 Oct 2005 - 22:38

& 13.

« La côte… enfin », pensait Hallar.
Les hauts conifères des forêts de Chrace étaient en vue, baignés dans les lueurs matinales.
Une heure plus tard, ils accostèrent dans une petite crique au milieu des falaises escarpées. Ils déchargèrent le navire rapidement, ne prenant que le nécessaire. Le prêtre d’Assuryan, ainsi que plusieurs elfes prirent le chemin de Tor Achare. Hallar avec le reste des guerriers elfes partirent en direction de la Porte du phénix pour se rendre dans les royaumes intérieurs.
Cela faisait deux heures qu’ils étaient partis. Et bientôt leur intention fut portée vers des bruits se faisant de plus en plus fort.
« C’est sûrement un camp» , murmura l’un des archers.
« Oui, et d’après ce qu’on entend, il parle notre langue. Ce ne sont pas des druchiis », lui répondit Hallar en se mettant à courir dans la direction du bruit.
Les autres le suivirent dans sa course.
Une armée d’hauts elfes campait aux abords d’une plaine. Le groupe se dirigea jusqu’à la tente du commandant, traversa plusieurs groupes d’elfes prêts au combat. A leur droite des lions-blancs s’entraînaient pour la bataille, tandis qu’à gauche des archers décochaient des flèches sur des cibles situées loin de là. Tout le monde les dévisageait. En effet, ils n’avaient pas bonne mine. Abattues par la fatigue et le chagrin, le groupe d’arrivant avait l’air de sortir d’un autre monde.
Devant la tente du général, deux lions-blancs en gardaient l’accès. Hallar s’approcha, et les salua.
« Bonjour nobles défenseurs d’Ulthuan. J’aimerais m’entretenir avec votre commandant. Puis-je ? »
« Bien sûr, le général Aerlins doit réfléchir sur son plan de bataille, alors je pense qu’une petite pause ne lui fera pas de mal», lui répondit le noble guerrier, souriant au jeune Hallar.
Hallar pénétra dans la tente alors que le reste de son groupe préféra rester dehors, et discuter avec les autres elfes.
Le commandant était en train de planifier sa future bataille. Il avait de longs cheveux bruns, et portait par-dessus son armure, une cape de lion blanc. Une grande hache était posée non loin, illuminant les alentours d’une lueur bleutée, relevant des propriétés magiques. .Dès qu’Hallar entra dans la tente, les yeux du commandeur se détournèrent de la carte sur lequel il se concentrait jusqu’alors. Le jeune elfe le salua puis s’assit devant le noble quand celui-ci l’y invita.
« Qu’est ce qui vous amène dans ma tente ? Vous avez l’air épuisé », lui demanda le commandeur en constatant la mauvaise mine du jeune Hallar.
« Mon groupe et moi sommes parmi les survivants du massacre de la ville de Cendwen et nous aimerions nous rendre à la porte du phénix. Mais à la vue de ce camp, on a décidé de nous joindre à cette armée. »
« Ah je vois. J’ai eu cours de ces récents événements. Il semblerait que le Roi sorcier est encore fait des siennes. Il paraîtrait que des skavens s’y soient mêlés, n’est ce pas ? »
« Oui »
« Bien excusez-moi mais j’ai des tas de choses à faire. Allez voir le chef du régiment dans lequel vous voulez vous engagez. J’espère que nous aurons la victoire et que j’aurais la joie de vous revoir en vie pour que vous me racontiez, si cela ne vous dérange pas, ce qui s’est passé sur cette île. »
Le général l’invita à partir rejoindre un régiment et se remit à sa tâche.
En sortant de la tente, Hallar parti retrouver ses compagnons. Il leur expliqua la situation et chacun rejoignit son régiment de prédilection. La plupart des guerriers d’Hallar étaient des archers, et ceux-ci furent acceptés sans hésitation ceux de l’armée, manquant d’effectifs.
Hallar rejoignit un groupe de lanciers qui lui confièrent un équipement basique composé d’une lance et d’un casque. Le jeune asur possédait déjà une armure plus résistante que celle des lanciers normaux. Le capitaine réunit ses soldats autour de lui. Le nouveau venu s’intégra au groupe.
Le champion des lanciers se nomme Earan Miathur. D’une stature imposante, il se remarquait facilement au milieu de ses soldats. Il maniait une hache légère contrairement aux lions-blancs, et portait un bouclier en V, courant chez les hauts elfes. Contrairement au reste de son unité, il avait délaissé son casque. Et d’une plutôt grave pour un elfe, il s’adressa aux lanciers qui étaient maintenant tous réunis autour de lui.
« Bien, le général a décidé d’une marche à suivre. Dès que les cors sonneront, nous devrons longer le sous-bois et tenter de prendre le flanc de l’armée ennemi. Un détachement de lions-blancs nous épaulera dans notre tâche. Allez soldats ! Et que Khaine nous donne la victoire ! »
« Ca serait bien », pensa Hallar en souvenir de la défaite qu’ils avaient subi sur Cendwen.
Le champion se retourna vers la tente où il campait.
« Allez bonsoir à tous », leur dit-il en passant le seuil de la tente.
Durant l’après midi, Hallar perfectionna son maniement de la lance en combattant avec des lions-blancs. Ces grands guerriers étaient étonnés des capacités du jeune soldat. Hallar maniait sa lance avec expertise du bout de sa main, la faisant tournoyer, frôlant le visage de ses adversaires de quelques centimètres.
Le général sorti de sa tente, respira un grand coup. Mais il s’arrêta net, voyant les talents d’Hallar tenir tête aux meilleurs lions-blancs. Car en effet, son poste de maître d’arme l’avait énormément aidé dans sa formation de guerrier. A la caserne, il apprenait du commandeur Almaril certains coups qu’on lui avait enseignés par le passé. Le noble lui avait appris le maniement de toutes les armes utilisées par leur peuple. Hallar savait aussi utiliser une arquebuse. Là se fut les différents capitaines humains qui lui apprirent à employer cette arme à feu. La journée se termina sous les regards ébahis du général Aerlins et des lions-blancs.
La nuit tomba rapidement. La fraîcheur du soir s’installa par la même occasion. Le camp était calme, et Hallar se reposait dans sa tente avec quelques uns des lanciers de son unité. Dans sa couche, il pensait à sa journée de demain. Pourquoi vous t-il allait combattre les elfes noirs ? Pour assouvir un désir de vengeance ou bien pour avoir une chance d’en finir avec sa vie ? Tout ceux qu’il aimait sont morts. Mais il chassa cette idée lâche de ses pensées en se rappelant qu’il n’avait pas tout perdu. Sa mère était encore là pour l’aimer. Il revoyait son beau visage, perdue dans sa chevelure noire. Il lui écrivit une lettre pour la prévenir de son arrivée et lui donna rendez-vous sur la place principale de Sahndalar dans une semaine, sous le conseil d’un des hommes de son régiment. La fin de sa nuit ne fut troublée que tôt le matin par les trompettes du camp, sortant chacun de son sommeil.
L’armée se mit en marche aux sons des cors de guerre. Toutes les unités formèrent une imposante ligne de bataille. Le soleil se levait face à eux. Les armures des elfes scintillaient sous la lumière de l’astre orangé. A leur côté, les lions-blancs se tenaient droit, fier, leurs grandes haches à la main. Dans son unité, Hallar se sentait à l’abri. Portant Celesth dans son dos, attachée par une lanière de cuir.
En face se déploya une armée sombre. Le soleil rasant projetait leurs ombres loin sur la plaine. Les druchiis étaient nombreux. Dans les rayons éblouissant du soleil, Hallar ne distinguait avec précision qu’une partie de l’armée ennemi. De nombreuses lances étaient relevées en face. Les lanciers formaient en effet une grande majorité de l’armée.
Le combat s’annonçaient rude mais Hallar avait hâte d’en finir avec cette guerre pour rejoindre ensuite la dernière chose à laquelle il se rattachait : sa tendre mère. Alors que les druchiis avaient fini de se déployer, Hallar se perdait dans ses pensées, loin de ce champ de bataille qui n’allait pas tarder à se couvrir de morts…

& 14.

La brume démoniaque se dissipa lentement. Hallar croyait percevoir encore les cris de douleurs de ses compagnons mais il n’en était rien. Ils gisaient tous au sol. Mutilés, balafrés, éventrés, déchiquetés. Morts. Sous vision d’horreur, il sentait venir la nausée. La vapeur violacée s’éparpilla dans l’air, laissant apparaître la sorcière fière de son sort. Hallar la fixa dans les yeux et remarqua à quel point sa présence la désappointait. La sorcière était étonnée de voir un survivant. Hallar s’avança vers la sorcière, son pas lent se faisant bientôt plus rapide. Le guerrier était désormais animé par la haine envers ses sombres cousins. Lance à la main, il s’élança sur la sorcière. Jetant son bouclier qui le gênait plus que tout, il était décidé à mettre fin à la vie de cette beauté démoniaque. Déjà elle entonnait l’incantation d’un sort. De l’énergie magique vînt entourer la sorcière puis elle modela toute cette puissance en un éclair noir. Celui parti en direction d’Hallar. Pour Hallar le temps se ralenti de nouveau. L’éclair cogna avec force contre un bouclier invisible entourant le jeune elfe. Autour du cou, l’amulette du commandeur brillait d’une intense lumière. Hallar en pouvait voir le reflet dans les yeux effrayés de son ennemi, voyant que sa magie était inefficace. Elle tenta une dernière fois de percer cette protection mais Hallar était sur elle. Autour des mains de la sorcière, se mirent à voltiger de petites fées démoniaques. Mais elles s’évaporèrent quand le jeune guerrier, d’un revers de sa lance, trancha les deux mains de la femme. Elle hurla de douleur, car l’énergie qu’elle avait utilisé pour son sort se consuma autour d’elle, avant de provoquer une forte explosion, repoussant les deux protagonistes à quelques mètres l’un de l’autre.
Hallar se releva une dizaine de secondes plus tard. La sorcière était toujours inconsciente. Il s’avança vers elle, tenant fermement sa lance dans sa main. Il la leva en l’air puis l’abattit sur la druchii. Elle se réveilla sous la douleur, et plongea son regard dans le sien. Elle avait peur. Mais Hallar rejeta tout sentiment de pitié et enfonça plus profondément sa lance dans le corps de celle qui expira un instant plus tard.
Il se releva tant bien que mal, et parti, seul, vers les bruits de combats les plus proches. Une bonne heure était passée depuis le début de l’affrontement et la brume matinale s’était levée petit à petit. Ca y est, il pouvait distinguer les lions-blancs qui les escortaient. Ils étaient aux prises avec des chevaliers noirs, chevauchant les redoutables sangs froids. Les guerriers de Chrace avaient bien réceptionné la charge de ces derniers, bien que déjà beaucoup d’entre eux étaient morts. Leurs grandes haches finement aiguisées passaient facilement à travers les armures des elfes noirs, mais il fallait éviter avant la lance du cavalier et les puissantes mâchoires de sa monture. Hallar ne perdit pas de temps et se jeta sur les cavaliers. De sa lance, il attaquait les montures des cavaliers. Agissant sur le côté celles-ci n’avaient pas le temps de réagir, laissant le jeune elfe libre de ses actions. Il se fendit sur le côté, vers l’imposante tête du reptile le plus proche pour éviter la lance aiguisée de son cavalier. Profitant des moments qu’il fallu à son cavalier pour relever sa longue lance de cavalerie, Hallar enfonça profondément sa lance dans la gorge du reptile à plusieurs reprises. La créature se rua, jetant à bas l’elfe en armure noir. Alors que sa monture agonisait le guerrier noir se releva, jeta sa lance, et dégaina son épée. Il se dressa en face d’Hallar, et fut légèrement surpris de voir la même haine qui l’animait dans le regard de son adversaire. Le jeune asur lança sa lance sur le côté, et brandit Celesth. La lame était toujours aussi resplendissante. Et Hallar en profita. A l’aide du tranchant de sa lame, il aveugla le noir guerrier. La lumière du soleil s’y réfléchissait parfaitement. L’elfe noir tenta de se cacher de cette intense lumière et c’était là le peu de temps qu’il fallait à Hallar pour agir. Il s’avança vers sa cible et lui asséna un terrible coup dans le ventre. L’armure du guerrier se brisa sous le choc, laissant le chemin libre à la lame du jeune soldat qui trancha la chair du druchii. L’elfe noir tomba à genou, agonisant. Ses organes commençaient à sortir de son ventre quand le druchii les retînt de ses mains ensanglantées. Hallar le laissa expirer. Il regarda autour de lui. Ses compagnons de Chrace avaient vaincu leurs ennemis qui jonchaient le sol de la plaine. Hallar les salua. Il aurait aimé les aider plus mais leur nombre avait fini par peser sur leurs ennemis, qui tombèrent bien vite. Les lions-blancs partirent en direction des derniers combats. La bataille allait toucher à sa fin. Mais Hallar n’en avait pas fini. Il se retourna vers le guerrier qu’il avait mis hors combat.
« Alors, tu croyais quand même pas que vous alliez gagner ? », lui demanda sèchement l’asur.
« Epargne moi ton arrogance stupide gamin ! », rétorqua le guerrier noir.
« Arrogant ! Et toi, ainsi que tout ton sombre peuple, ne l’êtes vous pas ? Vous venez ici, tuez sans retenue des innocents, parce que vous estimez que le trône d’Ulthuan est pour vous ! Puisque vous jugez qu’il vous revient alors vous le prenez. C’est égoïste comme manière de résonner, le sais-tu ? Vous estimez que seul Vous, les elfes noirs, êtes digne de régner depuis ce trône ! Voilà une belle preuve de votre arrogance ! »
Le druchii ricana sadiquement.
« Alors tu me tues ? »
« J’ai beau te haïr, tu n’es plus une menace pour quiconque. Tes blessures sont bien trop graves pour être soignées et dans quelques minutes tu ne feras plus parti de ce monde. »
Hallar s’apprêta à rejoindre le reste de l’armée mais l’elfe noir l’interpella une dernière fois.
« Lâche. », murmura le chevalier noir.
Il s’arrêta et se retourna vers le druchii.
« Plus un mot…tu ne diras… »
Et d’un revers de lame il décapita proprement le noir guerrier. Sa tête, couverte de son casque, atterrit quelques mètres plus loin. Le corps sans vie s’effondra en arrière, répandant encore plus de sang sur la plaine déjà saturée. Hallar tomba à genou, épuisé par cette guerre. Il essuya sa lame de Celesth du sang de son ennemi. Elle n’avait pas d’entailles. Peut-être était-elle enchantée finalement ? Un sort lui permettant de ne jamais s’user, et de s’entailler. C’était un sort discret, mais qui était là.
De retour au camp, le commandant Aerlins tenait un discours. Mais Hallar arriva quand les applaudissements retentirent. Le commandant descendit de la petite estrade qui avait été monté en vitesse. Tous les guerriers autour du jeune elfe étaient couverts de sang. Le combat avait été dur en ce jour. Le commandant remarqua Hallar et s’avança vers lui.
« Vous êtes vie ! Cela me réjouit. Allez venez dans ma tente me raconter votre histoire. »
Hallar le suivit, le sourire aux lèvres. Il l’aimait beaucoup. Il avait toujours un peu de temps pour ses soldats. Le soir avant la bataille, il les avait aidé à mettre les pointes de fer sur des flèches pas encore terminées. Puis il avait aidé à aiguiser les lames des lances de son régiment. Mais la soirée s’annonçait émotive pour Hallar. Il allait devoir se souvenir de chaque moment passait sur Cendwen, île de malheur.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
ptitelf
Chevalier
avatar

Nombre de messages : 264
Date d'inscription : 29/10/2005

MessageSujet: Re: [Recit] Hallar Linvaïl: son BG (assez long...)   Sam 29 Oct 2005 - 22:38

& 15.

Hallar avait passé toute sa soirée à raconter son histoire, le commandant lui laissant le temps de récupérer quand la douleur de ces souvenirs lui arrachait quelques larmes. Le commandant fut étonné à la fin de la conversion qu’Hallar choisissent d’intégrer un régiment de lanciers. En effet, Hallar était d’une famille noble mais il lui répondit qu’il voulait se rendre discrètement en Saphery. Il n’aimait pas trop tous ces protocoles à suivre, ça ne l’intéressait pas. Aerlins comprenait tout à fait cela. Etant originaire de Chrace, les nobles des autres royaumes le prenaient pour un sauvage. Seuls les nobles cothiquois ne faisaient pas ce genre de reproches. Mais Aerlins s’avérait bien plus noble et sage que tous ces politiciens pathétiques. Et il s’en moquait.
Le lendemain matin, Aerlins accourut dans la tente où couchait Hallar. Il le sorti du drap dans lequel il dormait encore.
« Lèves-toi Hallar ! »
« Hein quoi ? »
« Une caravane de marchands passe pas non loin d’ici. Ils se rendent en Eataine en passant par Saphery. Allez lèves-toi…ah oui…tiens ta solde. D’habitude on l’envoie dans les familles directement mais peut-être auras-tu besoin d’argent avant d’arriver en Saphery, alors je t’avance la somme. »
« Pourquoi tant de sympathie pour moi ? »
« Tu es un bon combattant alors je te dois le respect. Ma vie aussi a été un enfer dans ses débuts, alors je t’aide du mieux que je peux pour te la rendre plus facile. La raison est-elle suffisante ?»
Le jeune guerrier lui sourit.
« Merci. »
Hallar se leva rapidement et s’habilla. Il revêtit son armure, attacha Celesth dans son dos. Il prit l’arc long qu’il avait depuis ce jour sur la barricade avec Almaril. Aerlins lui accrocha la bourse contenant sa solde à sa ceinture et laissa sortir de la tente en premier. Une fois dehors Hallar demanda par où était la caravane. Aerlins lui indiqua la direction à suivre. Hallar lui serra la main avec les deux siennes et le remercia vivement. Le commandant lui mit son autre main sur l’épaule en signe de fraternité. Puis Hallar s’en alla à travers les bois.
Bientôt il atteignit un chemin sur lequel voyageait la caravane. Il y avait trois chariots déjà bien rempli de produits artisanales fabriquaient en Chrace. Elle faisait sûrement le tour par plusieurs royaumes pour vendre ensuite le tout à Lothern. Quatre marchands étaient assis sur les chariots et six lanciers escortaient le convoi.
Hallar sauta sur le chemin devant la caravane. Les lanciers se précipitèrent sur le nouveau venu craignant l’attaque d’un druchii. Le jeune elfe s’avança vers eux.
« Ne craignez rien. Je viens sur le conseil du bon commandant Aerlins. »
Les visages des elfes se ravirent à la mention du nom du général.
« Il doit être connu », pensait le jeune elfe.
Un des marchands s’avança à son tour vers Hallar.
« Bien vous souhaitez vous joindre à nous c’est bien cela ? »
« Oui si cela ne vous dérange pas »
« Non bien sûr que non, mais il nous faudra un peu d’or pour que nous puissions vous nourrir convenablement »
Hallar remercia une dernière fois Aerlins.
« Oui il n’y a pas de problèmes. Vous me direz combien je vous dois et puis voilà tout »
« Où vous rendez vous ? »
« A Sahndalar »
« Parfait c’est là où nous arrêterons pour faire escale»
Le marchand retourna s’asseoir et invita Hallar à venir à ses côtés.
Quatre heures après avoir embarquer dans cette caravane, ils passaient sous la Porte du phénix. L’immense forteresse demeurait imprenable. Les montagnes l’encadrant limitaient toutes tentatives de siège.
Les gardes de la porte les contrôlèrent. Identités, marchandises, tout. Cela était nécessaire car derrière ces portes s’étendaient les royaumes intérieurs, ainsi que de nombreux lieux sacrés pour les hauts elfes.
Ils passèrent sans le moindre problème. Le chemin redescendait en pente douce et devant eux s’étendait la grande forêt d’Avelorn. Bien que magnifique, quiconque pénétrait cette forêt se devait d’être prudent car dans les ombres de la forêt de nombreuses créatures corrompues par le chaos rôdaient. Ces dernières descendaient des monts Annulii, saturés par la magie. Mais les gardiens d’Avelorn veillaient patiemment, tuant toute menace pour le royaume forestier. Car c’est dans cette forêt millénaire que résidait la plus belle des elfes : la Reine éternelle, joyau d’Ulthuan la Blanche. Et tandis qu’ils descendaient la côte, les gazouillis des nombreux oiseaux de la forêt s’élevaient jusqu’à leurs oreilles, baignant l’atmosphère de leurs doux chants. Hallar sourit. Peut-être que sa vie n’allait pas être aussi triste qu’il l’avait imaginé.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
ptitelf
Chevalier
avatar

Nombre de messages : 264
Date d'inscription : 29/10/2005

MessageSujet: Re: [Recit] Hallar Linvaïl: son BG (assez long...)   Sam 29 Oct 2005 - 22:40

Ah oui j'oubliais...s'il y a une incohérence quelque part, plz signalez-la moi que je la corrige, et aussi le chapitre 2 arrivera plus tard...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Elthrai
Chevalier
avatar

Nombre de messages : 336
Age : 28
Localisation : Versailles
Date d'inscription : 18/02/2005

MessageSujet: Re: [Recit] Hallar Linvaïl: son BG (assez long...)   Dim 30 Oct 2005 - 11:23

J'ai l'impression qu'il n'y a pas beaucoup de monde qui a eu le courage de lire tout ça.^^
J'ai trouvé ça pas trop mal, en tout cas félicitaions, car écrire tout ça moi j'aurais pas eu le courage (ni l'imagination **laugh* )

Vivement la suite

A+
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
ptitelf
Chevalier
avatar

Nombre de messages : 264
Date d'inscription : 29/10/2005

MessageSujet: Re: [Recit] Hallar Linvaïl: son BG (assez long...)   Dim 30 Oct 2005 - 18:37

Tiens voilà la suite (merci d'avoir tout lu^^)

& II. A l’abri entre les murs de la Tour Blanche.
& 1.

La forêt d’Avelorn était sombre et effrayante mais malgré elle était magnifique. Quelque chose dans cette dispense cette énergie bénéfique, éloignant les mauvais esprits. Cela était sûrement dû à la présence de la Reine. On dit que sa beauté est capable de troubler même les puissants esprits de ce monde. Pour Hallar cela ne pouvait être qu’elle.
Cette forêt était enchantée. Autour des trois chariots dansaient des petites fées et farfadets. Ils voltigeaient, et poussaient de petits sifflements. Des rires cristallins résonnaient dans la forêt. « Des rires d’elfes », pensait Hallar. Mais à chaque fois qu’il regardait vers les ombres du bois, il se sentait mal à aise comme si on l’observait. Les bois lui paraissait démoniaque et animé par un puissance maléfique. Mais plus il regardait, plus cette impression disparaissait.
Le marchand à côté duquel il voyageait lui posa la main sur son épaule.
« Ne t’inquiètes pas. Cette forêt ne te veut aucun mal. C’est toujours comme ça quand quelqu’un passe pour la première fois dans ce bois. Il t’observe et puis s’il voit que tu ne représentes aucun danger pour lui, il ne te laissera tranquille. Alors tu ne lui veux rien ? »
Hallar regarda la forêt.
« Non je ne lui veux rien. Elle protège notre reine alors quel elfe peut vouloir du mal à cette forêt ? »
« Un druchii ! », dit le marchand en souriant.
A ce nom, la forêt s’agita. Et Hallar aurait bien cru voir un arbre bougeait.
« Les gardiens de la forêt. Ils veillent sur la forêt et sur les créatures bénéfiques qui y vivent. Mais ils ne s’éveillent que quand le danger approche. Alors en voir un peut être signe de combat mais aussi de victoire. »
Hallar se retourna vers le marchand. Il le regarda dans les yeux.
« Je crois en avoir vu un »
Le marchand s’immobilisa de peur.
Un puissant rugissement se fit entendre non loin des chariots. La forêt s’agita soudainement. Des arbres craquaient sous la force de quelque chose. De gros. Hallar chercha du regard la cause de tant de vacarme. Mais la seule réponse qu’il eut, fut un second rugissement.
Le ciel s’assombrit brusquement. Hallar jeta un regard craintif au dessus de lui. Il devînt livide pendant un court instant.
Porté sur deux grandes ailes de chauve-souris, la créature fut sur eux en peu de temps. Son corps ressemblait à celui d’un lion noir, si ce n’est que ça queue possédait un dard long d’une trentaine de centimètres.
« Un manticore ! », hurla un des lanciers dans un accès de panique Hallar poussa le marchand en dehors du chariot, et puis se jeta à terre. Il rampa jusqu’à l’arrière du véhicule pour récupérer Celesth. Un craquement d’os le fit tressaillir. Le manticore venait des briser la colonne vertébrale d’un des deux coursiers elfiques qui tirait leur chariot, et maintenant il arrachait la tête du second.
Le marchand avec qui il discutait cria d’effroi. Hallar eu juste le temps de voir l’énorme patte du manticore s’abattre sur lui, avant de le voir se disperser dans une effusion de sang. Le manticore rugit. Mais un puissant grondement vînt à l’encontre de ce dernier.
Le jeune guerrier se saisit de Celesth. Il ôta le tissu qui la couvrait. Il releva la lame devant lui, et en appelant à tout son courage, il se jeta sur le côté du chariot.
Un combat de titan se déroulait devant lui. Un arbre titanesque avait surgit de la forêt et s’attaquait au manticore. Ses branches étaient pointues et éventrées sans peine le cuir peu épais du monstre démoniaque. Mais le gardien d’Avelorn avait été trop long à réagir car au milieu du vacarme causait par la bête ailée, Hallar n’avait pas entendu les cris de douleur des lanciers qui désormais gisaient sans vie au pied du monstre. La terreur l’envahi de nouveau. Un frisson lui parcouru le dos. Mais prenant une grande inspiration il s’élança sur le monstre.
Le péril était grand car il devait éviter les griffes du manticore mais aussi les coups de l’homme arbre qui ne faisait pas attention à lui.
Hallar se glissa dans le combat, et abattit Celesth sur le mollet du manticore. Celui-ci ne réagit pas, n’ayant que faire de l’elfe. Le monstre essaya de déchiqueter l’écorce du gardien. Mais elle était bien trop épaisse pour ses griffes. Hallar esquiva habilement la patte griffue de son propriétaire qui rugit une nouvelle fois, voyant la résistance de son grand adversaire. Hallar en profita, et après avoir fait à Celesth une rotation, il trancha avec précision la patte du monstre. Cette fois-ci, le monstre rugit de douleur. L’elfe croisa le regard du monstre furieux. Hallar perçu un sifflement. Il eu juste le temps de se jeter à terre, évitant le dard du manticore qui filait sur lui. La pointe du monstre manqua de se planter dans sa propre jambe. Le monstre se retourna vers le gardien mais il était trop tard pour lui. L’homme-arbre lui asséna un terrible coup dans la gorge. Un sang noir se répandit sur le sol. Le manticore commença à s’élevait dans les airs, mais le gardien sylvestre attaqua de nouveau lui brisant une aile. Le monstre alla s’écraser sur les deux chariots restants de la caravane. Des cris se firent entendre. C’était les marchands qui étaient restés dans les chariots. Alors que l’un fut écrasé sous un des chariots, les deux autres furent éventrés par le manticore, qui n’eu qu’à tendre la patte pour réaliser son œuvre sanglante. Le gardien s’avança d’un pas lent vers le manticore et lui enfonça la plus grande de ses branches dans le dos. La bête s’affaissa sur le sol, agonisante. Puis dans un dernier râle, le monstre expira quelques minutes plus tard.
Le jeune se tenait sur le cadavre d’un des lanciers dans l’espoir que l’un d’eux soient encore en vie. Mais il fut tiré de sa contemplation morbide pour le bruit assourdissant du pas du gardien. Hallar se retourna vers le géant sylvestre. Il crut pendant un instant distinguer deux petits yeux couleur ambre à travers la masse de feuille qui couvrait le gardien. Hallar frémit. Il se demandait s’il allait l’attaquer. La peur l’envahi mais il garda son sang-froid face à l’imposante créature. Celle-ci approcha une de ses branches du visage d’Hallar. Elle s’arrêta quelques centimètres devant le jeune elfe qui ferma les yeux, priant les dieux dans une ultime prière. Mais les secondes passèrent et il ouvrit ses yeux. Le gardien était toujours là. Une odeur étrange attira son attention, et bientôt Hallar se sentit défaillir. Il tenta de lutter contre cette faiblesse mais en vain, il sombra dans un profond sommeil. Les dernières choses qu’il perçut furent les voies de deux femmes elfes non loin de lui.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
ptitelf
Chevalier
avatar

Nombre de messages : 264
Date d'inscription : 29/10/2005

MessageSujet: Re: [Recit] Hallar Linvaïl: son BG (assez long...)   Dim 30 Oct 2005 - 18:38

& 2.

« Alors, notre beau guerrier est-il réveillé ? »
La douce voie de la femme elfe éveilla Hallar de son sommeil. Ses yeux s’ouvrirent péniblement mais il fut ravît de voir la magnifique guerrière qui se tenait devant lui. Sa longue chevelure blonde était retenue par un casque léger, plus décoratif qu’utile. Elle revêtait un fin corselet d’ithilmar aux symboles entrelacés ainsi qu’une jupe blanche. Sur le corselet argenté se distinguait la rune de Quyl-Isha.
« A qui ai-je l’honneur madame ? », lui demanda poliment Hallar.
« Kahlnïa, demoiselle d’honneur au service de notre reine bien aimée. Je vous ai recueilli dans la forêt non loin de ce qui s’appelle un carnage. Le manticore. Vous en souvenez vous? »
« Pardonnez-moi, mais non. Je me souviens que j’ai voyagé avec une caravane de marchand et puis…vous voilà. Cela fait longtemps que je dors ?», répondit-il en souriant.
« Vous dormez depuis deux jours ce qui me surprend beaucoup et je pense que de la magie est derrière votre long sommeil. Quoi qu’il en soit vous êtes sain et sauf, et c’est ce qui compte bien que cette perte de mémoire soit étrange. J’en informerais mes supérieurs. Aussi peut-on savoir ce que faisiez avec ces marchands ? »
« Bien sûr, je me rendais en Saphery en leur compagnie. Mais à moi de poser une question. Où suis-je ?».
« Vous êtes dans un petit village à l’est du royaume d’Avelorn. Vous n’êtes pas très loin du royaume de Saphery, si c’est ce que vous voulez savoir. »
« Merci madame. Alors je vais me remettre en route. Où puis-je récupérer mes affaires ? »
« Elles sont dans la pièce d’à côté. Allez, bonne chance à vous, que Isha vous bénisse et vous réconforte dans les heures sombres. »
La guerrière d’Isha s’inclina et sortit de la chambre d’un pas tranquille. Au seuil de la porte, elle agita doucement sa main dans un dernier signe d’adieux au jeune guerrier.
Hallar s’allongea dans le lit sur lequel il reposait depuis deux jours. Les yeux fermés, il repensait à ces marchands. A ce qui avait bien pu se passer. La jeune femme avait parlé d’un manticore. Hallar se concentra sur l’image d’un manticore. Plusieurs minutes passèrent avant qu’il ne se souvienne de la sombre créature. Oui, le convoi s’était fait attaqué. Il s’en souvenait mais même en se concentrant fortement il ne pu distinguer que vaguement une autre créature qui vînt à leur secours. Le souvenir devenait de plus en plus flou pour finir par s’estomper totalement. Hallar ouvrit les yeux, inspira un grand coup. Il se résolu à ne pas rechercher ce qui s’était vraiment passé. Du moins pour l’instant. Penchant sa tête sur le côté, la vision de ses vêtements étendus sur le dossier d’une chaise lui rappela qu’il lui fallait repartir. Il esquissa un petit sourire quand il vit que Tous ses vêtements y étaient.
« Ben tiens… », marmonna t-il.
Hallar s’habilla rapidement, remarquant au passage qu’on avait lavé ses affaires. Les tâches de sang qui les parsemaient il n’y avait pas si longtemps que ça, lui rappelant constamment les batailles auxquelles il avait participé, avaient disparu.
Après une brève toilette, qui se résuma à passer la tête sous l’eau pour se réveiller complètement, Hallar parti récupérer ses armes et son armure. Il la revêtit tranquillement, en admirant Celesth qui à son grand bonheur ne lui avait été dérobé pendant son sommeil. « Toujours aussi resplendissante », pensa Hallar en la prenant dans ses mains.
Hallar ne fut pas étonné de s’apercevoir qu’il avait reposé dans le temple d’Isha du village. Les rues du village étaient remplies de villageois. Car en effet s’était le jour du marché apparemment. Le jeune elfe s’avança parmi la foule, pour atteindre quelques instants plus tard la place du village où tous les commerçants étaient réunis. Certains vendaient de la nourriture, d’autres quelques armes et armures. Il s’arrêta acheter un sac de voyage en tissu blanc pour y mettre quelques vivres pour son voyage qu’il acheta au commerce suivant. D’après le marchand, il en avait pour trois jours de marche. Il déboursa quelques pièces pour se procurer des affaires chaudes car une partie de son itinéraire traverserait les monts Annulii.
Alors qu’il était prêt à repartir, il fit une pause devant l’étalage d’un artisan. Il possédait divers bijoux. Hallar se contenta d’un seul regard pour trouver ce qu’il cherchait. Une broche finement sculptée, avec un gemme rouge en son milieu. Il allait l’offrir à sa mère, en témoignage de son amour. Cela lui coûta bien peu à son grand étonnement. Et il se mit en route pour de bon.
En dehors du village, un panneau indiquait la direction à suivre. Devant lui s’étendaient des plaines à perte de vue, le tout bordait au loin à gauche par les monts Annuliis et de l’autre côté par la mer des rêves. Et c’est en prenant son temps, la bourse à moitié vide, qu’il continua son chemin vers le royaume magique de Saphery.

& 3.

« Pffff…quel temps minable », maugréa Hallar.
Cela faisait une heure qu’une pluie torrentielle s’était abattue sur la plaine Finuval. Et l’abri le plus proche se trouvait sur la ligne d’horizon. Les monts Annulii. Il espérait y trouver une petite grotte où s’abriter bien qu’il préférait avant tout que la pluie cessât. Mais à la vue du vent et des nuages, elle n’avait pas fini de tomber. Pressant légèrement le pas, il atteignit les monts Annulii une heure plus tard. En effet, à cet endroit, ces monts saturés de magie brute formaient une pointe en direction de la mer des rêves. Ce qui n’était pas rare mais pour Hallar s’était ennuyeux car il allait devoir les traversait le plus discrètement possible. Car bien quand général les chemins soient sûr, de temps à autres d’horribles créatures, comme les manticores, descendent des flancs des montagnes.
Grimpant depuis maintenant une heure et demi le chemin pentu de la montagne, Hallar sentait ses forces diminuait de plus en plus. Cela faisait déjà onze heures qu’il marchait. La journée d’hier était mieux. Que de la plaine. Pas une petite colline sur son chemin. Mais là, c’était différent. De plus, la pluie rendait le sol glissant. Il atteignit le sommet du chemin, dévoilant les longues plaines de Saphery. Il s’assit sur un rocher bordant la route. Il avait besoin de se reposer. Sa respiration était forte. Il regarda au loin. Pendant une seconde, il crut voir une immense tour. Cette vision était floue.
« La Tour blanche…enfin… », murmura t-il d’une voie haletante.
Il en était sûr. Sa mère lui avait raconté qu’elle était protégée par de puissants enchantements, la dissimulant aux yeux de tous. Seuls ceux qui font preuves de sagesse peuvent y accéder. Cette vision le rassura sur ses réelles motivations. Mais il détourna son regard de la zone où il avait aperçu la Tour, pour observer la ville de Sahndalar. Elle se trouvait dans un creux des monts Annulii. Plutôt grande, elle se trouvait à quelques kilomètres du sanctuaire d’Hoeth.
Il se remit en marche après une demi heure de pause. La pente était abrupte mais Hallar pue la descendre sans encombre. Rien, même la pluie qui avait baissé en intensité, ne pouvait vaincre son enthousiasme.
La nuit tomba rapidement. Hallar observait les lueurs qui émanaient des maisons de Sahndalar et qui illuminaient ses environs. . Mais une légère brise lui rappela qu’il devait trouver un abri pour la nuit. Il chercha dans les recoins de la montagne une petite caverne où il pourrait se reposer en entendant le jour. Exténué, il s’arrêta dans la première qu’il trouva. Il inspecta les lieux pour éviter toutes mauvaises surprises. Et heureusement, cette grotte ne présentait aucun signe de vie. Il s’installa dans un petit renfoncement pour se cacher pendant son sommeil. Mais au moment où il allait se couvrir de sa longue cape, il se rappela que c’était ce qui l’avait protégé de la pluie. Et donc en définitive, il passa la nuit sans « protection ». Heureusement pour lui, les nuits dans les royaumes intérieurs étaient toujours baignées d’une douce chaleur. De plus, dans la grotte, il était à l’abri du vent qui soufflait pas mal dehors. Néanmoins cette nuit fut dure pour jeune asur. Ce n’est pas le temps qui le dérangea mais la douleur qu’il ressentait dès qu’il fermait les yeux. Des souvenirs, aussi douloureux qu’un poignard enfonçait dans le cœur, l’assaillaient. Il les revoyait. Ses amis. Ceux qu’il aimera toujours. Il se rappelait de chaque moment qu’il avait passé en leur compagnie, du son de leurs voix. Il se revoyait avec Enehlia, son père, sa mère ainsi que le commandeur Almaril à table lors d’un dîner. Il revivait cette scène dans les moindres détails : la position de chacun, le goût des mets, la couleur des vêtements de chacun. Tout cela lui paraissait si réel. Ils étaient tous là. C’était comme s’il pouvait les toucher, et continuer sa vie telle qu’elle avait été. Il voyait Enehlia lui servir un verre de vin. Pour la taquiner, il fit un geste brusque. Dans un sursaut, Enehlia renversa du vin sur la nappe de soie. Cela déclencha une vive rigolade. D’habitude, dans un tel repas, les reproches ne se seraient faites attendre. Mais là, chacun riaient. Ils étaient tous loin du protocole qu’impose la cour elfique. Ils prenaient du bon temps sur l’île. Enehlia reposa la carafe de vin. Celui-ci s’agita dans le récipient, et une goutte s’éleva au-dessus de la surface du liquide rouge. Elle retomba dans un bruit sourd. Hallar sursauta. La goutte était réelle. Mais ce n’était pas du vin mais seulement la pluie qui avait repris. Et bientôt le reflet de la pluie dans ses yeux bleus se devînt réalité. Au fond de lui, il était persuadé que jamais il ne retrouverait cette paix, cette vie. Il tenta de reprendre ce rêve à la fois doux et amer. Mais en vain, cette vie l’avait quitté définitivement. Ne pouvant trouver le sommeil, il repensa à cette guerre à laquelle il avait participé. Il se résolu à rejoindre un ordre guerrier, et de s’atteler à devenir meilleur combattant pour combattre ceux qui l’avaient tant affaiblie moralement. Combattre les ennemis du peuple haut-elfe.
La fatigue le fit s’écrouler sur le sol. Finalement il pue trouver le repos cette nuit là, pour n’être dérangé que tard dans la matinée.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
SunHunter
Dynaste
avatar

Nombre de messages : 2184
Age : 27
Localisation : Bordeaux
Date d'inscription : 06/08/2005

Feuille de personnage
Nom:
Rôle:
Postures:

MessageSujet: Re: [Recit] Hallar Linvaïl: son BG (assez long...)   Jeu 3 Nov 2005 - 20:09

Deux jours après la lecture du texte, je me décide à poster.

L'histoire dans la globalité est assez bien monter, et exepter quelques fautes répétitives au niveaux des "é" transformés en "ait" ou "aient", c'est assez sympa à lire. Ca m'a plut !

Par contre, dans les défauts, on note quelques anachronismes, comme les paroles par exemple, rares mais c'est quasiment à chaque fois.

Pour ce qui est de l'histoire du personnage, son background est-il terminer ou doit-il continuer?
En gros, pour le profil qui va avec, tu veux un profil de Hallar maintenant ou de Hallar à la fin de son histoire?

Si l'histoire n'est pas terminée, un rapide aperçu non rédigé de ce qui lui arrivera serai bienvenu pour pouvoir commencer le personnage

SunHunter - Asur, à Kel' maintenant
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
ptitelf
Chevalier
avatar

Nombre de messages : 264
Date d'inscription : 29/10/2005

MessageSujet: Re: [Recit] Hallar Linvaïl: son BG (assez long...)   Jeu 3 Nov 2005 - 21:13

Oui, alors pour les anachronismes...si tu pouvais me le indiquer ça serait sympa pour que je les corrige où revoit certaines choses.« Pffff…quel temps minable », je crois que s'en est un...^^
Pour les "é", "ait",...dsl mais au PC, je fais des fautes d'orthographes que je fais plus depuis longtemps mais je fais tellement de trucs à la fois que en général, ce genre de faute est vite arrivée.
Ensuite, son BG est très loin d'être fini. Mais vraiment loin...je vais bientôt mettre un petit bout supplémentaire. Et puis ensuite pour le profil, celui de l'autre sujet, ça c'est plus la version finie, date correspondant à SoC mais ça m'amuserait bien d'en faire un mais plus avec le profil d'un champion-noble (donc plus vers ce moment dans le BG), puis noble et enfin la version finale...sur lequel je bosse en ce moment.
Si tu veux, je te donnerais une chronologie de sa vie future...!

Aussi, a t-on avis, puis-je créer une ville haut-elfe, récente, sur les îles "ensorcelés" ou "sorcières" ou je ne sais quoi au nord ouest de l'arabie, vas voir la position sur la map à cette adresse...
http://www.la-tour-blanche.com/background/cartographie/CarteduVieuxMonde.jpg
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kormin
Druchii légendaire
avatar

Nombre de messages : 2040
Age : 28
Localisation : Angers
Date d'inscription : 20/11/2004

MessageSujet: Re: [Recit] Hallar Linvaïl: son BG (assez long...)   Ven 4 Nov 2005 - 17:04

Code:
Aussi, a t-on avis, puis-je créer une ville haut-elfe, récente, sur les îles "ensorcelés" ou "sorcières" ou je ne sais quoi au nord ouest de l'arabie, vas voir la position sur la map à cette adresse...

Une "ville", je croit pas, les HE n'ont des villes qu'en Ulthuan, le reste, c'est des comptoires commerciaux, des forteresses, mais rien de "permanant, les soldats qui s'y trouve n'y reste pas souvent, on les relève au bout de qqtemps.

Mais l'idée que ton héros puisse être un officier d'une forteresse, donc qui y reste plus longtemps, reste plausible.
Par contre, ça devra être un petite forteresse, car les plus grandes sont déjà recensé sur la carte du monde.

Kormin
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
ptitelf
Chevalier
avatar

Nombre de messages : 264
Date d'inscription : 29/10/2005

MessageSujet: Re: [Recit] Hallar Linvaïl: son BG (assez long...)   Ven 4 Nov 2005 - 18:09

Ben en fait dans le LA HE, il indique qu'il y avait des colonies dans le nord de l'Arabie. Donc je m'appuie la dessus pour dire que:
-Bel-Hathor (roi phénix sapherois avec politique d'expansion et exploration) récupère le territoire des mains de Eataine (Lothern), et y envoie des contingents pour rebatir une petite ville, pour avoir une base dans le vieux monde.
-Puis viens Finubar, la ville, appelé Tor Minthas Elithis("la petite elithis"), en rappel de la cité de Tor Elithis, se développe un peu plus, étant à l'abri des attaques de quelques RdT et Saphery ayant que peu de combats (exclu bataille finuval et je crois que c'est tout). Puis, vers l'époque de SoC, mon gars y est envoyé par la Tour Blanche car l'ancien dirigeant est mort de vieillesse. Et oui, a arrive. C'était un maître du savoir qui était très érudit et peu guerrier.
Je pense que le tout se tient correctement enfin dites moi ce que vous en pensez.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: [Recit] Hallar Linvaïl: son BG (assez long...)   

Revenir en haut Aller en bas
 
[Recit] Hallar Linvaïl: son BG (assez long...)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» comment sa pas assez long XD
» Skin sram zboub (le titre etait pas assez long pour être publié)
» Krosmaga /// je dois rajouter des trucs après sinon le titre est pas assez long alors maintenant j'espère que ça suffira tamer
» Un jeux long sur ds ?
» Les coups du sumo/match up Fei-Long

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Ulthuan vs Naggaroth :: Art et histoire elfique :: Background et récits-
Sauter vers: