Ulthuan vs Naggaroth

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 [Recit] mon premier recit: embuscade à tenn guan

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Lahad
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MessageSujet: [Recit] mon premier recit: embuscade à tenn guan   Mar 8 Mar 2005 - 21:00

voici donc mon premier recit, j'attends vos commentaires



Nel dhas et ses compagnons arrivèrent enfin au terme de leur longue attente. Ils se dirigèrent vers les abords du chemin forestier non loin, la brise printanière faisant voleter leurs capes. Ils marchèrent furtivement et silencieusement à la seule trace de civilisation présente dans cette vaste forêt, le chemin de Tenn Guan. Les humains vivants non loin appellent cet ancien sentier : le chemin des esprits courroucés du fait des étranges disparitions de caravanes sur ce chemin, ces étranges phénomènes sont attribués aux esprits, qui, pour ces humains sont présent partout, notamment en forêt.
Nel dhas, le jeune sergent elfe intima à ses compagnons de se tenir prêts ; le moment allait bientôt arriver. Le moment était proche, ils pouvaient tous sentir la puanteur des orques qui ne tarderaient pas à emprunter ce chemin. Ses elfes n'eurent aucun besoin d'ordres pour se positionner efficacement autour du chemin, ne laissant aucune parcelle de terrain non surveillée. Cela fait plusieurs semaines que Nel dhas et ses compagnons traquent Grok et ses "potts" comme il a coutume de les appeler.
Le jeune elfe eut du mal à contenir sa colère lorsqu'il se remémora les souvenirs pénibles de la destruction de son village de la main de Grok, il avait décidé d'en finir ce soir, quoiqu'il lui en coûte.
Le hululement codé, bien connu de ses elfes mit fin à sa rêverie et il se hissa sur un vieux chêne au tronc noueux afin d'apercevoir Grok.
Les hululements reprirent de plus belle, ordre et acquiescement fusant de toutes part.
Les orques allaient pratiquement arriver au milieu du piège invisible, et ne s'alarmaient toujours pas, sauf un petit gobelin, bossu et boutonneux qui se blottit dans l'épaisse toison que revêtait Grok son maître.


Le petit gobelin n’était toujours pas rassuré et il commença à trembler et à s’agiter, ce qui rendait difficile la marche déjà irrégulière de Grok. Un bon coup de gant clouté mit fin aux jérémiades du pauvre petit peau verte :
- Bnurf ! sal’ froussar’, revien ici ou j’te fé mangé par un squig !!
Bnurf partit en titubant jusqu’à un chariot afin de s’y cacher.


Les orques étaient presque entrés dans la zone des elfes. Nel dhas sortit une flèche magnifiquement ouvragée, comme tous les objets de son peuple ; il répugnait le fait de devoir utiliser ses flèches pour une si vile racaille qui, pourtant, devait être occise par sa main.
Les elfes étaient calmes de nature mais le jeune sergent elfe perçut leur impatience d’en découdre. Il connaissait leur volonté de protéger cette forêt où la plupart avaient vu le jour. Et il savait que les orques ne passeraient jamais plus par ce chemin.

Un cri rauque lui fit perdre une partie de sa concentration. Les orques cessèrent leur marche bruyante une dizaine de mètres avant l’endroit où les elfes avaient décidé de lancer l’asaut.
Nel dhas ne parvint, malgré son ouïe fine, à comprendre ce que Grok racontait à ses orques.

La tension monta dans les rangs des elfes : un ennemi tant haï et si proche qui pouvait peut-être rebrousser chemin et ainsi faire échouer tous leur plans, les rendait instables.
Nel dhas ordonna aux elfes de maintenir leurs positions, les orques ne donnant toujours pas de signes de mouvements.
Une attente des plus pesante suivit cela. Deux heures plus tard, Nel dhas décida de se rapprocher des orques, qui avaient allumé des feux, afin de savoir pourquoi ces créatures ne continuaient-elles pas ?
Il sauta souplement au bas de son perchoir sans plus de bruit que ne l’aurait fait une pomme de pin chutant sur un matelas d’aiguilles. Le son de ses pas était presque inaudible pour ses elfes. Nel dhas se rapprocha du chemin, mais se dissimula parmi les buissons qui formaient une haie tout son long. Il progressait lentement mais avec détermination sous l’œil attentif de ses compagnons.
Alors que l’elfe allait se précipiter de l’autre côté du chemin, faute de buissons, il fut retenu par un elfe arrivé à toute vitesse. Le sergent elfe adresse à son subordonné un regard lourd de mépris et d’incompréhension. L’elfe ne prêta pas attention au regard de son supérieur et lui conseille de tendre l’oreille. En effet, Nel dhas, dans le feu de l’action n’avait pas entendu la lourde cavalcade qui se rapprochait. Les deux elfes se dissimulèrent parmi les taillis.
Douze cavaliers arrivèrent à l’autre bout du chemin, malgré sa vue excellente, Nel dhas ne parvint pas à reconnaître précisément ces nouveaux venus. Leur chevauchée était pesante et bruyante. Ce qui mit le jeune sergent elfe mal à l’aise.
Les cavaliers s’arrêtèrent au camp des orques où ils furent accueillis par un cri guttural.
Tout le plan d’attaque des elfes était à revoir avec ces nouveaux venus. Qu’étaient ils ? Des hommes, des orques ?
Les douze cavaliers mirent pied à terre et firent face aux orques. Grok les salua chaleureusement mais les cavaliers ne montrèrent aucun signe de sympathie visible depuis les arbres. Les elfes ne voyaient que leurs dos, recouvert d’une épaisse fourrure crasseuse. Les feux des orques faisaient briller des plaques d’armures sous leurs manteaux. Nel dhas plissa les yeux afin de percevoir des détails supplémentaires. Soudains, il distingua, gravée sur l’épaule du plus grand des douze, la rune de la cause de tous les malheurs de ce monde : une étoile à huit branches…
Nel dhas manqua de perdre l’équilibre au même moment où il lut la peur dans les yeux de ses camarades. Il fit signe à ses guerriers de repartir vers la cité d’Ogh nysth, afin d’en prévenir les guerriers de la présence des forces du chaos en ces terres.
Les elfes, plus rapides que des ombres s’en furent sans un bruit, sans une trace.
Nel dhas resta un moment en arrière. Saisit une flèche. Banda son arc. Visa ; et dans un léger claquement, la flèche ouvragée partit droit en direction du campement des orques. Le sergent elfe ne perçut pas le son de l’impact, il était pourtant sur d’avoir touché un chariot. Il s’en fut à la suite de ses soldats, se mouvant dans la nuit tel une ombre.

Un orque passant devant le chariot vit l’œuvre de l’elfe : un petit gobelin bossu était cloué contre un rebord du chariot : une flèche fichée dans l’épaule.

Panique chez plusieurs gobelins qui partirent en braillant dans tout le campement. La peur ne tarda pas à envahir le cœur de tous les orques, hormis Grok qui distribuait des gifles à tout vents.
Les cavaliers se mirent à l’écart, emportant la flèche avec eux.




voili voilou, la suite est en préparation
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MessageSujet: Re: [Recit] mon premier recit: embuscade à tenn guan   Mer 9 Mar 2005 - 7:28

Je trouve ça sympa mais je trouve que le sunspense est un peu "cassé en plein milieu c'est dommage...
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Tyrion
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MessageSujet: Re: [Recit] mon premier recit: embuscade à tenn guan   Sam 12 Mar 2005 - 21:08

Cool j'ai hate de voir la suite, continu comme ca et fait nous une suite digne de ce nom ^^
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Lahad
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MessageSujet: la suite   Sam 19 Mar 2005 - 18:54

voici donc la suite de mon récit ( je sais question rendement je suis plutot..... comment dire.... ah oui: lent ! c'est ça! )




Nel dhas et ses compagnons arrivèrent enfin au terme de leur longue attente. Ils se dirigèrent vers les abords du chemin forestier non loin, la brise printanière faisant voleter leurs capes. Ils marchèrent furtivement et silencieusement à la seule trace de civilisation présente dans cette vaste forêt, le chemin de Tenn Guan. Les humains vivants non loin appellent cet ancien sentier : le chemin des esprits courroucés du fait des étranges disparitions de caravanes sur ce chemin, ces étranges phénomènes sont attribués aux esprits, qui, pour ces humains sont présent partout, notamment en forêt.
Nel dhas, le jeune sergent elfe intima à ses compagnons de se tenir prêts ; le moment allait bientôt arriver. Le moment était proche, ils pouvaient tous sentir la puanteur des orques qui ne tarderaient pas à emprunter ce chemin. Ses elfes n'eurent aucun besoin d'ordres pour se positionner efficacement autour du chemin, ne laissant aucune parcelle de terrain non surveillée. Cela fait plusieurs semaines que Nel dhas et ses compagnons traquent Grok et ses "potts" comme il a coutume de les appeler.
Le jeune elfe eut du mal à contenir sa colère lorsqu'il se remémora les souvenirs pénibles de la destruction de son village de la main de Grok, il avait décidé d'en finir ce soir, quoiqu'il lui en coûte.
Le hululement codé, bien connu de ses elfes mit fin à sa rêverie et il se hissa sur un vieux chêne au tronc noueux afin d'apercevoir Grok.
Les hululements reprirent de plus belle, ordre et acquiescement fusant de toutes part.
Les orques allaient pratiquement arriver au milieu du piège invisible, et ne s'alarmaient toujours pas, sauf un petit gobelin, bossu et boutonneux qui se blottit dans l'épaisse toison que revêtait Grok son maître.


Le petit gobelin n’était toujours pas rassuré et il commença à trembler et à s’agiter, ce qui rendait difficile la marche déjà irrégulière de Grok. Un bon coup de gant clouté mit fin aux jérémiades du pauvre petit peau verte :
- Bnurf ! sal’ froussar’, revien ici ou j’te fé mangé par un squig !!
Bnurf partit en titubant jusqu’à un chariot afin de s’y cacher.


Les orques étaient presque entrés dans la zone des elfes. Nel dhas sortit une flèche magnifiquement ouvragée, comme tous les objets de son peuple ; il répugnait le fait de devoir utiliser ses flèches pour une si vile racaille qui, pourtant, devait être occise par sa main.
Les elfes étaient calmes de nature mais le jeune sergent elfe perçut leur impatience d’en découdre. Il connaissait leur volonté de protéger cette forêt où la plupart avaient vu le jour. Et il savait que les orques ne passeraient jamais plus par ce chemin.

Un cri rauque lui fit perdre une partie de sa concentration. Les orques cessèrent leur marche bruyante une centaine de mètres avant l’endroit où les elfes avaient décidé de lancer l’asaut.
Nel dhas ne parvint, malgré son ouïe fine, à comprendre ce que Grok racontait à ses orques.

La tension monta dans les rangs des elfes : un ennemi tant haï et si proche qui pouvait peut-être rebrousser chemin et ainsi faire échouer tous leur plans, les rendait instables.
Nel dhas ordonna aux elfes de maintenir leurs positions, les orques ne donnant toujours pas de signes de mouvements.
Une attente des plus pesante suivit cela. Deux heures plus tard, Nel dhas décida de se rapprocher des orques, qui avaient allumé des feux, afin de savoir pourquoi ces créatures ne continuaient-elles pas ?
Il sauta souplement au bas de son perchoir sans plus de bruit que ne l’aurait fait une pomme de pin chutant sur un matelas d’aiguilles. Le son de ses pas était presque inaudible pour ses elfes. Nel dhas se rapprocha du chemin, mais se dissimula parmi les buissons qui formaient une haie tout son long. Il progressait lentement mais avec détermination sous l’œil attentif de ses compagnons.
Alors que l’elfe allait se précipiter de l’autre côté du chemin, faute de buissons, il fut retenu par un elfe arrivé à toute vitesse. Le sergent elfe adresse à son subordonné un regard lourd de mépris et d’incompréhension. L’elfe ne prêta pas attention au regard de son supérieur et lui conseille de tendre l’oreille. En effet, Nel dhas, dans le feu de l’action n’avait pas entendu la lourde cavalcade qui se rapprochait. Les deux elfes se dissimulèrent parmi les taillis.
Douze cavaliers arrivèrent à l’autre bout du chemin, malgré sa vue excellente, Nel dhas ne parvint pas à reconnaître précisément ces nouveaux venus. Leur chevauchée était pesante et bruyante. Ce qui mit le jeune sergent elfe mal à l’aise.
Les cavaliers s’arrêtèrent au camp des orques où ils furent accueillis par un cri guttural.
Tout le plan d’attaque des elfes était à revoir avec ces nouveaux venus. Qu’étaient ils ? Des hommes, des orques ?
Les douze cavaliers mirent pied à terre et firent face aux orques. Grok les salua chaleureusement mais les cavaliers ne montrèrent aucun signe de sympathie visible depuis les arbres. Les elfes ne voyaient que leurs dos, recouvert d’une épaisse fourrure crasseuse. Les feux des orques faisaient briller des plaques d’armures sous leurs manteaux. Nel dhas plissa les yeux afin de percevoir des détails supplémentaires. Soudains, il distingua, gravée sur l’épaule du plus grand des douze, la rune de la cause de tous les malheurs de ce monde : une étoile à huit branches…
Nel dhas manqua de perdre l’équilibre au même moment où il lut la peur dans les yeux de ses camarades. Il fit signe à ses guerriers de repartir vers la cité d’Ogh nysth, afin d’en prévenir les guerriers de la présence des forces du chaos en ces terres.
Les elfes, plus rapides que des ombres s’en furent sans un bruit, sans une trace.
Nel dhas resta un moment en arrière. Saisit une flèche. Banda son arc. Visa ; et dans un léger claquement, la flèche ouvragée partit droit en direction du campement des orques. Le sergent elfe ne perçut pas le son de l’impact, il était pourtant sur d’avoir touché un chariot. Il s’en fut à la suite de ses soldats, se mouvant dans la nuit tel une ombre.

Un orque passant devant le chariot vit l’œuvre de l’elfe : un petit gobelin bossu était cloué contre un rebord du chariot : une flèche fichée dans l’épaule.

La panique s’empara de plusieurs gobelins qui partirent en braillant dans tout le campement. La peur ne tarda pas à envahir le cœur de tous les orques, hormis Grok qui distribuait des gifles à tout vents.
Les cavaliers se mirent à l’écart, emportant la flèche avec eux.


Les soldats de Nel dhas l’attendaient quelques centaines de mètres plus loin. Ils avaient tous une mine affreuse : marquée par la peur et le dégoût.
Ils lui indiquèrent qu’ils avaient repéré non loin une clairière inconnue jusqu’à aujourd’hui des elfes, qui, pourtant, étaient ceux qui connaissaient le mieux cette forêt. Qui osait s’en prendre ainsi à sa forêt natale ? Nel dhas s’en fut d’un pas décidé vers la direction que ses compagnons lui avaient indiqué. Ses subordonnés n’eurent d’autre choix que de le suivre tant bien que mal, car leur chef était rapide, surtout lorsque la colère s’emparait de son cœur.
Nel dhas ne prêtait aucune attention aux branches et autres ronces qui lui tailladaient le visage et lacéraient ses vêtements, il devait coûte que coûte parvenir à cette clairière et voir ces intrus qui ne montraient donc aucun respect pour sa forêt natale.
Il y parvint après un certain temps de marche. Plusieurs elfes le retinrent en arrière, avant qu’il ne s’engouffre dans la clairière : ils savaient ce qu’ils avaient à faire en cas de crise, leur chef était prompt à la colère ; mais s’avérait un redoutable combattant.
Ses soldats permirent à Nel dhas de refouler un tant soit peu sa colère. Il se calma. Par petits groupes, les elfes encerclèrent alors la clairière. Elle n’a jamais existé jusqu’à ce jour, cela il en était sûr ; mais il n’y avait nulle trace de souches ou de branches prouvant une récente formation de clairière. Au contraire : elle avait tout d’une clairière courante. Pourtant une sensation dérangeante s’empara de l’officier elfe : la clairière était vide -du moins de là où il se trouvait- mais quelque chose devait forcément produire chez lui cette sensation.
Il s’engagea, lentement mais sûrement, il s’avança vers le centre de la clairière.
L’herbe craquait sous ses pas, comme si elle était de verre. Nel dhas ressentit un malaise à l’idée de briser tant de vie sous ses pieds mais il devait savoir la source de cette étrange sensation. Un bruit. Il s’immobilisa. Le sol, au centre de la clairière se soulevait, lentement certes mais il se soulevait. Au bout d’un certain temps, la terre se sépara sur une courte distance ; de cette faille sortit une lueur rougeoyante qui illumina toute la clairière.
Les elfes, qui s’étaient regroupés, regardèrent anxieusement leur supérieur : ils n’avaient alors jusque là combattu que des orques puants et des humains avides, cette lueur surnaturelle ne leur disait rien de bon.
Nel dhas leur ordonna d’aller avertir la cité d’Ogh nysth le plus rapidement possible. Lui, il resterait pour identifier le phénomène. Plusieurs elfes protestèrent mais les indications de leur chef étaient on ne peut plus clair.
Il se retrouvait enfin seul à seul avec l’étrange lueur qui, il dû le reconnaître, provoquait chez lui un attrait implacable.
Il s’avança, pas à pas. Il se surprit soudain à courir vers cette lueur rouge. Il se stoppa devant la faille et y découvrit le plus bel artefact qu’il n’eut jamais vu. Il avait la forme d’une corne mais les runes qui étaient gravées le firent ressembler à ces insectes nocturnes éblouis devant la lumière. L’objet émettait de la lumière par lui-même et dégageait une chaleur exquise.
Nel dhas, comme enchanté, ne pus s’empêcher de se saisir de l’objet. La corne en main, il se sentit pris par un sentiment d’invincibilité ainsi qu’un bien être intense.
Il resta assis là, des heures durant, à contempler son objet ; figé dans sa contemplation, il ne s’aperçut même pas de la levée de l’astre solaire. La venue de la pluie lui fit reprendre conscience.
Il n’y avait nulle trace du passage de ses elfes, ni de la faille dans le sol ; pourtant l’artefact était bien là, lui.
Il se releva, secoua ses vêtements qui prenaient l’eau depuis déjà longtemps.
Une vision d’horreur lui glaça le sang. Là, tout autour de la clairière, étaient disposés les silhouettes des douze guerriers énigmatiques de la veille. Pas d’issue.
La peur submergea entièrement Nel dhas qui voulut s’enfuir mais ceci ne servirait qu’à accélérer la fin de son existence.
Le plus grand des guerriers sortit de l’ombre et Nel dhas vit. Il faisait au moins deux mètres de haut et avait revêtu une lourde armure rouge sang marquée de la rune tant redoutée en ces terres : l’étoile à huit branches. Un lourd manteau de fourrure brune noire. Il dégaina son épée et la tendit de manière menaçante à l’elfe qui se surprit à trembler.
Ce guerrier devait être doté d’une force hors de commun pour pouvoir soulever une telle arme.

Un rayon de soleil perça à travers les arbres avoisinants, réchauffant le cœur et le corps de Nel dhas qui reprit plus ou moins ses esprits. Il savait qu’il n’était pas de tailler à lutter contre cette brute mais il devait à tout prix faire quelque chose. Le jeune elfe se rendit compte que le guerrier ne le pointait pas lui mais plutôt l’objet qu’il tenait encore dans ses bras.
Le guerrier chaotique commença à parler de sa voix caverneuse qui résonnait encore plus à l’intérieur de son casque surmonté d’un crâne humain.
- Misérable elfe ! donne nous ce qui nous appartient et nous sauront te donner une mort rapide.
Le mystérieux artefact se mit à chauffer entre les mains de l’elfe. Il faillit le lâcher, de surprise, mais il tint bon.
Déjà, la brute en armure vermeille marchait vers lui. Nel dhas glissa l’artefact dans une de ses besaces et saisit son arc. Le contact du bois de sa forêt natale entre ses mains lui fit reprendre un peu de courage. Il prit une flèche, banda son arc et ajusta son tir. La brute se mit à courir vers lui lorsqu’elle aperçut l’arme entre les mains de sa victime.
Nel dhas lâcha la corde dans un claquement sec. La flèche partit droit en direction de son agresseur. Le guerrier se stoppa. La flèche fichée dans un coté de son casque. La brute tomba à terre dans un affreux bruit de métal.
L’elfe ne se fit pas prier et se rua dans la brèche causée par l’absence du chef des guerriers. Déjà la brute se relevait, se massant la tête. Elle ne semblait pas trop souffrir de l’impact de cette flèche avec sa tête. Cette vision n’eut d’autre effet que d’accroître la vitesse de l’elfe, pressé de se retrouver à nouveau dans la forêt.
Il ne passa qu’in extremis sous la voûte des arbres, deux guerriers s’étaient déjà précipités pour le bloquer.
Il entendit la lourde course des guerriers en armure ainsi que les ordres braillés par leur chef derrière lui.
Cette course effrénée dura près d’un quart d’heures et les guerriers étaient toujours sur les talons de l’elfe. Il fut émerveillé et horrifié de la vitesse et de l’endurance dont pouvaient faire preuve ces guerriers vêtus pourtant d’une lourde armure et d’un massif manteau.
Les jambes de l’elfe ne le portaient plus. Il devait à tout prix trouver un arbre à l’abris des regards pour s’y reposer. Usant de ses dernières forces pour semer ses poursuivants : il feinta à droite, à gauche, virevoltant parmi les branches basses et les ronces.
Il atteignit, hors d’haleine, un grand arbre et entreprit d’y grimper, le son de la course de ses poursuivant était plus lointain mais se rapprochait rapidement. Nel dhas tendit son bras, posa son pied sur une autre branche. Dans l’incompréhension totale, il chuta. Le contact du sol avec son coude le fit souffrir un temps. Mais ceci n’était rien en comparaison avec la vision qui l’attendait lorsqu’il allait se retourner. Il s’exécuta et, sans lever la tête, vit qu’à une dizaine de centimètres de sa tête se trouvait le pied botté de cuir d’une de ces brutes folles qui le poursuivaient. Une poigne d’une force qu’il n’aurait pas soupçonnée le souleva de terre et le plaqua contre l’arbre. Le chef des guerriers chaotiques lui-même le tenait, l’étranglait presque, à la force d’un seul bras contre le tronc, ses jambes ne touchant plus terre.
Son casque était légèrement bosselé et un léger filet de sang s’écoulait de cet endroit. Nel dhas distingua sous la visière de son ennemi, une lueur rouge surnaturelle qui lui glaça le sang.
Les onze guerriers arrivèrent à leur tour, ils ne semblaient pas le moins du monde essoufflés alors que l’elfe arrivait à peine à respirer correctement. La brute en armure se saisit de l’objet dans sa besace qu’il jeta au loin. Les guerriers maléfiques émirent un hurlement guttural en l’honneur de leur chef et des dieux sombres lorsque le grand guerrier en armure rouge leva l’objet.


Leur petite cérémonie achevée, le champion se tourna vers l’elfe toujours accroché à son poing et émit un ricanement sadique.
Il approcha de lui l’artefact rougeoyant et ordonné à ses guerriers de s’éloigner. Le guerrier chaotique entonna une litanie d’une certaine grâce que Nel dhas n’aurait pas soupçonnée chez un monstre pareil.
Soudainement, le ciel se noircit et l’elfe tomba dans l’inconscient.



voili voulou; j'attend des avis avant de continuer

lahad


Dernière édition par le Dim 20 Mar 2005 - 12:51, édité 1 fois
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Tyrion
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MessageSujet: Re: [Recit] mon premier recit: embuscade à tenn guan   Sam 19 Mar 2005 - 19:00

C'est très bien, mais les 12 guerriers de la veille c'est les chevaliers du chaos ou bien?
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Lahad
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MessageSujet: Re: [Recit] mon premier recit: embuscade à tenn guan   Sam 19 Mar 2005 - 20:21

héhéhé... mystère mystère.
je ne le sais pas moi ^même: il faisait nuit lorsque ça c'est passé **laugh*

en réalité je ne peux pas vraiment les qulifier car ils on un role des plus spécial que de simples chevaliers du chaos ne pourraient jouer....

la suite dans le prochain épisode ^^
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MessageSujet: Re: [Recit] mon premier recit: embuscade à tenn guan   Sam 19 Mar 2005 - 21:05

vraiment excellent récits!!!
j'ai hate de savoir la suite !!!
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MessageSujet: Re: [Recit] mon premier recit: embuscade à tenn guan   Dim 20 Mar 2005 - 12:54

voilà j'ai du nouveau ( j'ai édité dans le deuxième texte.)

de pire en pire pour notre ami elfe.
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Archange
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MessageSujet: Re: [Recit] mon premier recit: embuscade à tenn guan   Mer 30 Mar 2005 - 14:47

J'aime bien même s'il ya quelques détails qui m'ont perturbé...
Des guerriers du chaos qui courent aussi vite qu'un elfe vous avez dit??? Même un guerrier du chaos élu de slanesh (aaaah le mot interdit!!!) ne court pas aussi vite qu'un elfe...
Et une fléche (de force 3 rappelons le...) qui arrive à percer une armure du chaos et à faire saigner une brutasse, c'est sur du double6 au moins!!! **lol**

Bon, je sais je suis lourd... aleez, continue comme ca (mais ne remet plus des guerriers du chaos en armure qui courent plus vite qu'un elfe dans la forêt...

Archange, il aime bien, mais il fait quand même chi**
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MessageSujet: Re: [Recit] mon premier recit: embuscade à tenn guan   Mer 30 Mar 2005 - 18:28

certes, certes....d'accord avec toi mais voici ma version:

les guerriers du chaos sont toujours restés derrière l'elfe, ils ne courent donc aps plus vite, je voulais représenter en fait la puissance et peut etre la part de non humanité en eux.

et qui te dit que le champion a couru, c'est un champion aimé des dieux après tout **evil** !!

pour la flèche, ben le double 6, ça arrive!!^^ et puis c'était dans le casque et à courte portée.... ( et être touché a la tête par une flèche ça fait souvent saigner...)

la suite.... heu.... d'ici ce week end

lahad.
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MessageSujet: Re: [Recit] mon premier recit: embuscade à tenn guan   Mer 30 Mar 2005 - 20:52

ok, ok c'est bon je me rends! ***up2***
Continue comme ca, aprés je demanderais a mon éditeur personnel de voir ce qu'il peut faire avec toi... **lol**
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MessageSujet: Re: [Recit] mon premier recit: embuscade à tenn guan   Ven 1 Avr 2005 - 20:09

voilà! j'ai rajouté une nouvelle partie à mon récit: le voici rien que pour vos yeux ébaubis.

PS: il y a peut être certains passages flous, si c'est le cas, signalez le moi, je retravaillerais ces passages.

Nel dhas ouvrit d’abord un œil, puis l’autre, il ne voyait pas plus que des ombres dansant devant ses yeux. L’elfe se redressa sur les coudes et tenta tant bien que mal de distinguer quelque chose. Il pouvait sentir l’herbe qui s’étendait sous ses pieds, il était dans la clairière, il le sentait. Il sentait aussi la présence des chevaliers du chaos. Sa vue parvint à se stabiliser et il parvint à voir le ciel : il faisait sombre et des nuages noirs dansaient sur cette voûte sombre. Son regard descendit et il vit la cime des hauts arbres de sa forêt natale. Il descendit encore et il vit le colosse en armure rouge, adossé à un arbre, jouant distraitement avec l’artefact rougeoyant.
Nel dhas s’assit sur le sol humide de rosée et tenta de faire le vide dans sa tête : son inconscience avait été peuplée de visions d’horreur et de cauchemars terrifiants. Ces visions furent pénibles à oublier mais il se redressa. Peinant à se tenir debout, L’elfe chercha le tronc solide d’un arbre. Il tituba jusqu’à un grand chêne et s’y adossa. De là, il pouvait voir toute la clairière et il vit que les chevaliers du chaos étaient toujours là, pas un ne manquait.
Le grand guerrier en armure écarlate se mit en marche vers l’arbre de Nel dhas. L’elfe frissonna à l’idée d’un nouveau conflit mais quelque chose lui intimait de ne pas craindre la venue de ce guerrier du Nord.
Il le regarda monter la butte qui menait à son arbre et maîtrisa sa peur. La brute rouge lui parla, il avait déjà entendu sa voix mais elle résonnait tel un écho en lui :
- Viens, à présent, frère, suis nous nous avons quelque chose à te proposer.
L’incompréhension se lut dans les yeux de l’elfe lorsqu’il vit la main du guerrier qui aurait pu le tuer à n’importe quel moment. Il ne pu que tendre vers lui des yeux ahuris, il voulut parler mais rien ne sortit de sa bouche.
Le guerrier lui conseilla d’un geste bref de regarder son épaule. Nel dhas s’exécuta. Là, sur son épaule, était tracée à même la peau, d’une entaille profonde : l’étoile à huit branches. La peau tout autour était devenue bleue grise et se craquelait par endroits. La plaie en elle-même rougeoyait et il en sortait une légère lueur jaune.
Nel dhas sentit la tristesse et la colère l’envahir. Il voulut à ce moment posséder à nouveau son arc et sa dague, passer sa lame à travers la gorge de ce monstre et s’enfuir en courant. Il n’en fit rien , ses jambes, tous ces muscles refusèrent de faire les efforts nécessaires.
L’elfe tomba à genoux, le visage enfoui dans ses mains, il sanglotait.
Le guerrier,qui paraissait amusé de la scène, posa sa main gantée sur l’épaule de l’elfe et lui murmura à l’oreille :
- Désormais tu es lié à moi, accepte le et je saurais peut-être être clément avec toi ; refuse, et ton âme sera le jouet des puissances de la ruine, pour l’éternité : la marque là, sur ton épaule, elle pourrait te tuer si je le décide, alors réfléchis bien.
Le guerrier partit d’un rire caverneux, amplifié par son casque.
Nel dhas ne se sentait plus lui-même, ce moment il voulait être déjà mort mais autre chose le poussait à résister.
Le champion de la ruine s’éloigna, laissant l’elfe seul dans sa misère. Il resta là des heures durant, pris entre des périodes de sanglots et des moments d’intense réflexion.

Le soir, encore fallait-il pouvoir distinguer la nuit du jour, avec ce ciel, approchait lorsque Nel dhas se rendit au près du guerrier en armure rouge. Il ne savait pas si ce qu’il faisait était la bonne chose mais, il ne pensait plus qu’à trouver une possibilité de sauver sa vie.
Le colosse ne parut pas étonné que l’elfe vienne le retrouver et il lui dit :
- Tu as choisi la bonne voie, mais il te faut d’abord me prouver ta sincérité. Tu vas devoir accomplir quelque chose pour me montrer cela.
- Que dois-je faire !? dites le moi !
- Calme toi, petit elfe, tu auras bien assez souvent l’occasion de céder à la colère.
- Vous allez me le dire tout de suite ou…
Le guerrier le coupa, le darda d’un air terrifiant et lui dit simplement :
- ou quoi ? petit elfe ?
Nel dhas ne parvint plus à articuler quelque mot que ce soit.
- je vais te dire ce que tu as à accomplir. Tu vois, il y a une semaine, nous avons repéré une bâtisse,à l’ouest, en lisière de forêt. A l’intérieur se trouvent un vieillard et son chien.
- Je crains ne pas comprendre… s’enquit l’elfe
- Patience ! tu vas devoir simplement nous ramener les têtes de cet homme et de son chien.
Le visage de l’elfe blêmit ; certes il avait déjà tué, mais toujours pour une raison. Jamais par plaisir. Il voulut refuser mais il savait qu’il n’avait pas le choix ; la vie du vieillard ou la sienne.
Nel dhas demanda s’il avait le droit de récupérer son arc. Le champion sombre lui répondit d’un ton menaçant :
- Vous et vos satanés arcs, il n’y a pas de sang qui coule, vous les elfes ne savez pas tuer ! tu iras avec une hache !
Il lui lança l’arme ; elle devait bien peser dans les dix kilos et l’elfe eut du mal à la brandir.
- Va maintenant, et ne me déçoit pas !
L’elfe partit, il lui semblait qu’il avait regagné en force et en endurance, il pouvait à nouveau courir et il s’évanouit dans la nuit.
Le champion écarlate convoqua trois de ses guerriers ; peu après, ils s’en furent sur les traces de l’elfe.




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MessageSujet: Re: [Recit] mon premier recit: embuscade à tenn guan   Ven 1 Avr 2005 - 20:57

Ouhlaaa un elfe chaotique? Eh pis quoi encore? Tu t'égare frot loin la Lahad!

Je pense qun elfe aurai preferé se suicider que d'avoir le signe du chaos gravé dans sa peau!

Eh pis sinon, bon text en général!
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MessageSujet: Re: [Recit] mon premier recit: embuscade à tenn guan   

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