Enclaves Elfiques - Ulthuan vs Naggaroth

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 [Récit] Les petits récit de Narog (

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Narog
Fils de la lune sanglante
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MessageSujet: [Récit] Les petits récit de Narog (   Ven 15 Déc 2017 - 21:50

Voila, tous est dans le titre, dans le but d'essayer de redynamiser cette section, je vais poster de temps à autre des petits récits écrit par mes soins.
Ne vous attendez pas à un futur prix littéraire ou autre. Il s'agira avant tous de petit récit principalement sur le monde fantastique que j'ai envie de créer pour un plus grand projet d'écriture... et dans le but d'améliorer ma plume avant d'attaquer ce dit projet, mais de temps à autres je pourrais faire certaine digression.

Je tiens à préciser, que certains récits qui suivront pourraient heurter la sensibilité de certain suivant le contenu, les sujets traités ainsi que du langage utilisé (Vous allez apprendre des insultes en Latin XD) car je risque de me diriger progressivement vers de la dark fantasy. Vous êtes donc prévenus.

Le premier en lui même n'est pas très long mais suffisant pour poser certaine base du monde

Citation :

La foudre s’abattit sur le plus haut arbre de la forêt, illuminant cette sombre nuit pluvieuse et dévoilant le drame de la nuit s’y déroulant.
En effet, une jeune fille pieds nue, les vêtements déchirés, le corps recouvert de crasses et d’écorchures semblait fuir quelque chose. Son visage était gonflé, surtout au niveau de son œil droit qu’elle n’était plus capable d’ouvrir. Son nez présentait un angle peu naturel, son oreille gauche avait été coupée et seule la droite intacte et pointue trahissait ses origines elfiques.
Chacun des pas de l’Yaelf, comme les humains appelaient les siens, étaient une véritable torture à cause des larges plaies se trouvant à la plante de ses pieds, lui envoyant à chaque mouvement de terribles douleurs lancinantes.
Elle s’arrêta un instant, posant sa main sur son abdomen, comme pour appuyer sur un quelconque point de côté, mais la marque rouge tachant ses vêtements trahissait quelque chose de plus sinistre.

Lupatria* !

Ce cri soudain, sonnant plus comme une interjection, la sortie de sa rêverie. Elle jeta un coup d’œil derrière elle, mais sans grande surprise l’obscurité ambiante l’empêcha de distinguer quoi que ce soit. Cependant, et ce malgré le clapotis incessants des gouttes d’eaux s’écrasant au sol, elle était sûr d’avoir entendu d’autres jurons, et que donc, ceux qui les avaient proférés n’étaient pas si éloignés que cela de sa position.
Un autre éclair illumina brièvement les lieux et si cela lui révéla que ses poursuivants étaient beaucoup plus prêts d’elle qu’elle aurait espérée, il lui révéla également qu’ils étaient bien heureusement décalés par rapport à sa position. Pour la première fois depuis des lustres, elle se laissa aller à un mince sourire en constatant qu’il lui suffisait d’attendre juste un peu de temps pour qu’il la dépasse entièrement sans même la voir. Retrouvait-elle le brin de chance qui lui avait fait cruellement défaut ces derniers jours ?
La foudre frappa de nouveau et le nouvel éclairage qu’elle apporta sur la situation renforça ses impressions premières. Ils étaient dorénavant bien plus en avant par rapport à sa position et par chance aucun d’entre eux n’avait eu l’idée de regarder vers elle au moment de l’illumination.
La jeune fille prit alors conscience de la précarité de sa situation, elle était cachée en rien de leur vue et si jamais l’un d’entre eux se décidait de jeter un regard vers l’endroit où elle se tenait au moment d’un autre éclair elle serait condamnée. Elle aperçut péniblement un arbre à proximité qui pourrait la soustraire définitivement de leurs vues mais lorsque elle voulut se mouvoir vers son salut son corps refusa de lui obéir. Interloquée elle baisa les yeux vers ses mains et découvrit que l’eau de pluie y ruisselant était étrangement rouge.  En temps normal, elle s’en serait inquiétée, mais pour une raison qu’elle ignorait, elle se sentait étrangement bien, bien et fatiguée.
Tandis qu’elle fermait les yeux vers un repos bien mérité, un autre éclair illumina les cieux, révélant enfin sa position à ses poursuivants qui après un temps de surprise convergèrent alors vers elle.
Mais elle s’en moquait, elle savait dorénavant qu’il lui suffisait simplement de fermer les yeux et ils ne pourraient plus rien lui faire. Oui il lui suffirait de s’endormir et à son réveil elle serait hors de leurs portées, à un endroit où elle pourrait enfin vivre en paix, libre et heureuse.
Elle, l’esclave que ses maitres humains avaient maltraité, et offert à leur fils pour qu’il l’utilise lors d’une de ses soirées de débauche, allait leur échapper au nez et à leurs barbes au moment même du point culminant de l’ultime jeu de la soirée.
Elle ferma alors les yeux, trouvant la paix et la liberté pour la première et dernière fois de sa vie.
La foudre s’abattit alors une dernière fois.

*Lupatria : Salope/ Charogne.

_________________


Dernière édition par Narog le Ven 27 Avr 2018 - 9:34, édité 1 fois
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Vag'Inak
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MessageSujet: Re: [Récit] Les petits récit de Narog (   Jeu 21 Déc 2017 - 22:39

Bonsoir,

Entrée en matière prometteuse.

Des elfes persécutés et réduits en esclavage. Des méchants humains (pléonasme *grat* )

Petit conseil au passage, même si je ne suis pas un grand écrivain, essaye de varier certains termes (comme position que tu as repris plusieurs fois) ça "allégerait" ton texte. Ou alors utilise des paraphrases, comme "son futile refuge"....

Mais sinon la base et poser et je suis curieux de voir où cela va nous mener.

La suite donc !

Elfiquement tien,

Vag'Inak
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Wolfen
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MessageSujet: Re: [Récit] Les petits récit de Narog (   Jeu 28 Déc 2017 - 14:40

*entre furtivement*

Citation :

La foudre s’abattit sur le plus haut arbre de la forêt, illuminant cette sombre nuit pluvieuse et dévoilant le drame de la nuit s’y déroulant.

Ok, ça ouvre de manière assez cinématographique, pourquoi pas.
Cela va amener un problème par la suite, mais j'y reviendrai : j'ai du mal à comprendre qui est le narrateur, ou ce qu'il voit. Cette première phrase tend à me faire penser que le narrateur est extérieur, et nous propose de regarder avec lui la situation. L'éclair permet de voir la scène et on la regarde avec lui.
Souci : par la suite, on est plutôt dans une perspective interne à la jeune fille en fuite.
Si la phrase d'ouverture n'est donc pas mauvaise, et la scène assez cinématographique intéressante, je la reformulerai pour qu'elle retranscrive de suite cela : c'est un texte du point de vue de la jeune fille.

Petit bémol sur la phrase "sombre nuit pluvieuse", c'est un adjectif de trop.



Citation :

En effet, une jeune fille pieds nue, les vêtements déchirés, le corps recouvert de crasses et d’écorchures semblait fuir quelque chose. Son visage était gonflé, surtout au niveau de son œil droit qu’elle n’était plus capable d’ouvrir. Son nez présentait un angle peu naturel, son oreille gauche avait été coupée et seule la droite intacte et pointue trahissait ses origines elfiques.

Bon, idem qu'avant sur la narration ; c'est dans ce passage que ça se complique, d'ailleurs.
La première phrase est typique d'une narration externe : on voit son apparence, le narrateur suppose quelque chose sur sa conduite ; mais dès la phrase suivante, le narrateur se met à savoir des choses ! "elle n'était plus capable d'ouvrir", ce n'est pas quelque chose que l'on voit en espionnant quelqu'un ; au mieux, on peut voir qu'elle a un oeil fermé et qu'elle n'a pas l'air de pouvoir l'ouvrir. Tu vois ce que je veux dire ?
Je ne suis pas sûr non plus du temps sur "son oreille gauche avait été coupée" ; de même, en utilisant le plus-que-parfait, ça semble faire référence à un évènement antérieur précis, on sait que quelqu'un a fait l'action de la couper. En restant à de la description d'apparence, il serait plus logique de dire que son oreille était coupée, simplement ; une forme passive qui ne présume rien de comment l'oreille s'est retrouvée ainsi.

Sinon "pieds nus".


Citation :

Chacun des pas de l’Yaelf, comme les humains appelaient les siens, étaient une véritable torture à cause des larges plaies se trouvant à la plante de ses pieds, lui envoyant à chaque mouvement de terribles douleurs lancinantes.

Bon idem sur la narration mais à partir de là, on passe sur un point de vue interne tout du long ; d'où ma réflexion première sur le fait que c'est le début qui me semble ne pas concorder. Ou alors, il faut avoir un paragraphe de description externe nettement séparé par un double saut de lignes qui décrit vraiment ce qu'on voit, sans aucun apport interne, et ensuite passer à la narration interne.
Pas fan du "comme les humains appelaient les siens". Si tu veux développer ton univers, tu auras d'autres occasions d'en parler, ici ça alourdit et ça fait juste exposition. Si tu l'appelles juste "Yaelf", on sait que tu parles d'elle et on l'accepte ; on comprendra (ou non) plus tard ce que ça signifie.

"terribles douleurs lancinantes" ; un adjectif de trop.


Citation :

Ce cri soudain, sonnant plus comme une interjection, la sortie de sa rêverie. Elle jeta un coup d’œil derrière elle, mais sans grande surprise l’obscurité ambiante l’empêcha de distinguer quoi que ce soit.


la sortit*
l'empêchait* de distinguer

Citation :

Cependant, et ce malgré le clapotis incessants des gouttes d’eaux s’écrasant au sol, elle était sûr d’avoir entendu d’autres jurons, et que donc, ceux qui les avaient proférés n’étaient pas si éloignés que cela de sa position.

elle était sûre*

Tu peux virer le "et ce" ; "Cependant, malgré le clapotis incessant [sans s] des gouttes d'eau [sans x]"
Par ailleurs, je ne suis pas convaincu par le terme "clapotis" ; martèlement, plutôt ? Et "s'écrasant au sol" me semble superflu et alourdir la phrase.



Citation :

Un autre éclair illumina brièvement les lieux et si cela lui révéla que ses poursuivants étaient beaucoup plus prêts d’elle qu’elle aurait espérée, il lui révéla également qu’ils étaient bien heureusement décalés par rapport à sa position. Pour la première fois depuis des lustres, elle se laissa aller à un mince sourire en constatant qu’il lui suffisait d’attendre juste un peu de temps pour qu’il la dépasse entièrement sans même la voir. Retrouvait-elle le brin de chance qui lui avait fait cruellement défaut ces derniers jours ?
La foudre frappa de nouveau et le nouvel éclairage qu’elle apporta sur la situation renforça ses impressions premières. Ils étaient dorénavant bien plus en avant par rapport à sa position et par chance aucun d’entre eux n’avait eu l’idée de regarder vers elle au moment de l’illumination.

La première phrase est un peu longue, on y perd son souffle. Tu pourrais gagner en efficacité en séparant l'éclair du reste.
"Un autre éclair illumina brièvement les lieux. Elle sourit. Certes, ses poursuivants étaient dangereusement proches, mais ils semblaient s'engager sur une fausse piste."
Simple exemple, évidemment à toi de l'écrire comme tu le sembles, mais un rythme plus effréné me semble pertinent.
Même sur un texte aussi court, il faut penser aux temps narratifs au sein de ton texte. Tu as d'abord eu une présentation de la situation. Là, on est au coeur de la poursuite : elle est désespérée, elle ne voit presque rien, n'entend presque rien, elle est blessée, désespérée. Dans un troisième temps, elle se laisse aller et mourir. Le deuxième temps se prête à un rythme rapide, qui fera écho à son désespoir. La fin se prêtera plus à des phrases longues : elle se perd dans ses pensées, lâche prise.

Les termes "éclairages" et "illumination" me semblent maladroits. Un éclairage, c'est quelque chose de fixe, l'éclairage d'une pièce. Illumination a un double-sens métaphorique (avoir une illumination).

De manière plus terre à terre, on gagnerait à mieux comprendre pourquoi elle est tranquille : ils se sont rapprochés, mais s'engagent sur une fausse piste, si je comprends bien. "décalé par rapport à sa position" est une expression un peu étrange et pas forcément très claire.



Citation :

La jeune fille prit alors conscience de la précarité de sa situation, elle était cachée en rien de leur vue et si jamais l’un d’entre eux se décidait de jeter un regard vers l’endroit où elle se tenait au moment d’un autre éclair elle serait condamnée. Elle aperçut péniblement un arbre à proximité qui pourrait la soustraire définitivement de leurs vues mais lorsque elle voulut se mouvoir vers son salut son corps refusa de lui obéir. Interloquée elle baisa les yeux vers ses mains et découvrit que l’eau de pluie y ruisselant était étrangement rouge. En temps normal, elle s’en serait inquiétée, mais pour une raison qu’elle ignorait, elle se sentait étrangement bien, bien et fatiguée.
Tandis qu’elle fermait les yeux vers un repos bien mérité, un autre éclair illumina les cieux, révélant enfin sa position à ses poursuivants qui après un temps de surprise convergèrent alors vers elle.

(la première phrase est très longue)
elle n'était en rien cachée de leur vue*
la soustraire à leurs regards*

"se mouvoir vers son salut", c'est un peu étonnant comme formulation

baissa les yeux*

Change le "bien, bien et fatiguée". Deux raisons à cela. D'abord, "bien", c'est à ne jamais utiliser. Presque jamais. C'est bateau, ça veut tout et rien dire. Tu as forcément des manières de dire plus élégantes, plus précises.
Ensuite, "bien et fatiguée", c'est un peu antithétique ; "Le calme l'envahit. Elle se sentait fatiguée, si fatiguée... Et pourtant si calme*" (j'ai remplacé bien par calme parce que c'est le premier mot qui me venait, il y a sans doute mieux pour exprimer ce que tu souhaites).


Pas grand chose à redire sur la fond, sinon. Peut-être une petite chose, question de goût : tu en dis peut-être trop sur ce qu'elle a subi. On le comprend, on le devine, je ne sais pas si on a besoin de le voir confirmer.


En attendant une suite !
Wolf'.

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