Enclaves Elfiques - Ulthuan vs Naggaroth

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 [Participations] Concours de récits 2012 !

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Arthamir
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MessageSujet: [Participations] Concours de récits 2012 !   Jeu 30 Aoû 2012 - 21:47

Postez ici vos participations ! Pour toutes question/flood/commentaires, c'est ici.
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Elenar
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MessageSujet: Re: [Participations] Concours de récits 2012 !   Lun 3 Sep 2012 - 21:02

J'ouvre donc la compétition avec mon petit récit pondu, au passage c'est le premier récit que j'écris depuis la 6ème au collège! XD Mais je suis assez content du résultat même si je ne sais pas ce qu'il vaut réellement!

Voici donc le texte:

______________________________________________________________________________

Une sombre silhouette encapuchonnée se glissa alors derrière lui, sans qu'il n'entendit ni ne sentit quoi que ce soit. Les reflets de lune brillèrent sur une lame qui ne pouvait être de facture humaine, juste avant que l'ombre utilise sont incroyable et funeste talent, celui de tuer.
Par une nuit de pleine lune, dans une ruelle déserte, Marcus gisait à terre, dans une flaque de son propre sang qui ne cessait de grossir, mais peu importe, car il était déjà mort, sans même avoir pu s'en rendre conte.

***

Sur le continent du Vieux Monde, dans l'Empire des hommes, et plus précisément à l'ouest du Nordland, se situait le petit village de Drakburg, à quelques lieux seulement des côtes. Là se passe cette triste histoire.

***

- Mais puisque je vous dis que je n'invente pas ce récit, je l'ai vraiment vécus, et ce il y a seulement quelques instants!
- Ha ha! A mon avis, tu as dû boire une chope de trop!
- Ou tout ça se sont passés dans tes rêves!
Les rires et les cris emplissaient la taverne, Marcus se sentit totalement impuissant et en colère, mais il ne broncha pas, il fallait leur faire comprendre.
- Ma famille non plus ne m'a pas cru à mon retour, mais tout ceci est vrai!
- Comme si notre petit village perdu allait être attaquée par des elfes!
- Il a raison, Marcus, nous ne sommes qu'un pauvre petit village, sans grande richesse, qui ne pourrait pas les intéressés. De plus ils ne feraient jamais ça, ni ne viendraient jamais par ici. Tu divagues.
- Je ne divague pas! Ceux là étaient bizarres, ils étaient en armures noirs et mauves, avec des pointes. Ils étaient dans la grande crique sur le rivage, là ou personne n'ose y mettre les pieds. Pour ma part j'aime bien aller me balader dans les alentours, j'ai été attiré par de drôles de bruits et j'y ai jeté un œil. C'est là que j'ai vu ce vaisseau qui ne ressemble à rien que l'on connaisse, tout noir, et cette petite armée d'elfes sur la plage, cet endroit est une cachette parfaite!
- Mais bien sûr!
- Bien sûr que oui! J'ai cru avoir été repéré et j'ai filé à toute vitesse jusqu'au village, j'avais trop peur!
- Je crois bien qu'il c'est fait peur tout seul!
De nouveau un rire générale dans toute la taverne. Marcus était exaspéré, il fallait qu'il comprennent!
- Allez, je paie ma tournée pour les elfes imaginaires!

***

Marcus rentrait chez lui. Il savait qu'il n'avait pas rêvé, et qu'ils étaient certainement en grand danger. Il lâcha un soupir.
- Que puis-je donc faire?
Après s'être enfuis de la plage, il était allez droit vers sa maison, tenter d'expliquer le problème à sa famille, mais sans succès, ça femme s'étant même mise en colère, croyant qu'il se moquait d'elle. Ça seule autre chance était à la taverne, ou ces amis et connaissances étaient certainement réunis. Malheureusement, ce fut pire encore. Impossible de leur faire comprendre l'urgence de la situation, il ne reçut que des rires et des moqueries. Dépité, il décida donc d'aller se coucher, il est tard, et la nuit porte conseil dit-on, en espérant qu'il ne soit pas trop tard...
- Je pourrais peut être envoyer un message pour prévenir le Comte, voir pourquoi pas l'Empereur en personne, du danger.
La fraîcheur de la nuit le fit frissonner. C'était la pleine lune, des nuages passaient devant de temps en temps, créant de larges zones d'ombres mouvantes. Pourtant il lui semblait faire plus sombre que toutes les autres nuits.
- Sale journée!
Il passa sans s'en apercevoir, perdu dans ses pensée, dans une ruelle déserte à cette heure si ce n'est les rongeurs, cette vermine, qui débouche pas très loin de chez lui. Des chiens aboyaient quelque part, pour rien surement. Il continua sa route.
Une sombre silhouette encapuchonnée se glissa alors derrière lui...

***

Par une nuit de pleine lune, dans une ruelle déserte, Marcus gisait à terre, dans une flaque de son propre sang qui ne cessait de grossir, mais peu importe, car il était déjà mort, sans même avoir pu s'en rendre conte. Il avait bel et bien été repéré...

______________________________________________________________________________


Faites attention quand vous vous promenez dans une ruelle déserte la nuit, on ne sait pas sur qui ou quoi on pourrait tomber... :**sh**:

_________________
Je suis un bouclier qui protège Ulthuan et notre peuple. Je suis une lame qui décime les rangs de nos ennemies.
Je suis Elenar Porte-Espoir, prince de Caledor.  Tremblez car je n'aurais aucune pitié...





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Elros
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MessageSujet: Re: [Participations] Concours de récits 2012 !   Mar 4 Sep 2012 - 15:41

Voila ma participation, (qui me permet de faire avancer mon fluff au passage *siffle* ) Je vous laisse donc apprécier (ou non) :)


Sur les mers glacées du nord, là où les traitres et les bannis se terrent, le Chalatir, navire blanc du seigneur des mers Elros, navigue en toute quiétude. Du haut du perchoir du griffon Silme, le seigneur elfe scrute l'horizon.

Une mer bleu azur, parsemée ça et là de glaces blanches reflétant les rayons du soleil telles des diamants. Un ciel presque blanc de nuage ne laissant passer le soleil que par endroit, illuminant par intermittence le plancher blanc du Chalatir.

Les marins occupés à leurs tâches, les uns s'occupant de la navigation, les autres de la surveillance, d'autres encore aux tâches ménagèrent et les officiers supérieurs discutant de stratégie militaire pour les rencontres fortuites.


-----------------------------

Tous ces marins sur la mer calme et silencieuse ne pouvaient pas se douter de la journée folle qui allait avoir lieu, ne regardant pas les profondeurs de la mer, ne se méfiant pas de l'ombre sombre les suivant sous les eaux. Il est parfois bon de regarder sous ses pieds pour éviter le danger.

Sous le bateau elfique, un petit navire étrange naviguait sous les eaux, une espèce de boite en bois et métal, projeté par des puissances cent fois maudites, d'un vert intense. Le vert de la malepierre, la marque des serviteurs du Rat Cornu.


-----------------------------

Une vigie héla :
-Seigneur, navire druchii en vue !

Elros avait déjà remarqué l'embarcation grâce à Silme et sa vue perçante, mais que ces marins l'en avertissent était toujours plus indiqué pour ne pas les léser dans leur fonction. Elros flatta la tête du griffon d'une petite tape, signe avant coureur d'un combat et signe de sa confiance.

- Que tout le monde prenne les armes, archers en position au centre, lanciers sur le flanc droit, Menedil et Terendul restez parmi eux et soutenez nous avec votre magie, Ciryaher levez haut notre grande bannière ! Aranwë, Maeglin, Galdor, Elwë, Thalion restez en fond de cale, si les lanciers ont du mal venez les épauler en chargeant avec vos coursiers sur les flancs de l'ennemi ! Noble du Anguloce, je vous laisse libre de vos mouvements ! Garde de Hyando je vous demanderais de protéger au mieux nos arrières !

Se retournant vers les postes d'envol, Elros s'adressa aux grands aigles et à son ami griffon.

- Nous comptons sur votre appuis mes amis, dit il en s'inclinant légèrement en signe de respect.

Prêt à en découdre, l'équipage ayant ses ordres, tout le monde se tenait prêt à l'assaut imminent, les deux mages avaient commencé à incanter, préparant des sorts offensifs pour vaincre l'ennemi au plus vite.

Le premier assaut fut l'attaque magique conjointe des mages incantant les drains de magie pour priver l'ennemi de tout espoir de magie, puis le lancement de boules de feu.

Elros percevait déjà la magie ennemi en œuvre, probablement l'une de ces sorcières sombres, des femmes mystérieuses et terrifiantes. Il fut le premier à sentir les vents de magie se rencontrer, la magie des mages du Chalatir fut absorbée comme dans un siphon. Ça ne présageait rien de bon, qu'un ennemi puisse tenir en échec deux magiciens, soit le mage ennemi était puissant soit il y en avait plusieurs. Cela n'arrêterait pas l'assaut mais serait assez contrariant.

Les navires se rapprochaient toujours plus, le Chalatir étant l'un des plus rapide navire de la marine elfique, les archers lançaient déjà leurs premiers traits, le ciel se couvrant soudain de flèches des deux camps, les lanciers protégeant au mieux leur frère avec leur bouclier. Le ciel changea de couleur à mesure que le combat faisait rage, Elros n'aimait guère la magie et tous les impacts que celle ci avait sur la nature, et ce combat n'en serait qu'une preuve de plus.

Les navires furent enfin à porter d'abordages, les elfes décidèrent dans un premier temps de recevoir l'ennemi, les lances pointées les boucliers portés haut, la première ligne des marins paraissait infranchissable et pourtant l'ennemi commença l'offensive en passant à l'abordage.

Le combat commença vraiment les chocs des lances contre les boucliers, les carreaux d'arbalètes se figeant dans le bois blanc du navire, les flèches pleuvant sur les arbalétriers.

Elros put enfin voir l'ennemi magique, une sorcière d'une beauté stupéfiante et sauvage, mais surtout infâme druchii, celle ci était puissante, il n'y avait aucune doute là dessus, elle réussissait à passer outre la puissance des mages du navire, et cela pourrait être dangereux. La décision devait être prise rapidement, l'elfe décida de se débarrasser d'elle de ces propres mains, mais pour ça il faudrait être discret et efficace. Il décida de passer outre les règles qu'on avait tenté de lui inculquer sur l'honneur, et repris son rôle de chef pirate de sa vie d'avant sur les mers. Il plongea dans les eaux glacé pour passer discrètement de l'autre coté du navire ennemi.

Passant sous le navire ennemi, il remonta par l'arrière sur le navire ennemi, se faisant discret, n'ayant pris que sa fidèle épée et une dague magique censé privé les mages de leur pouvoir. Un joyau magique qui c'était transmis en secret dans sa lignée semblait il, il avait un jour trouvé cette dague dans un compartiment secret de le palais de sa famille.

Il était enfin sur le pont ennemi, aucun ennemi ne l'avait encore remarqué, trop accaparés qu'ils étaient par le combat entre les deux navires. Sortant sa dague et son épée de leur fourreau, Elros s'avança à pas de loup de sa proie, passant le plus possible dans les ombres, se cachant tant qu'il pouvait, se faufilant parfois juste derrière un ennemi sans faire de bruit, l'elfe avait l'habitude de cela du temps de ces pillages avec ses compagnons. Arrivant bientôt à quelques pas de son ennemi, il prit les devant en passant par dessus le bastingage pour franchir les quelques mètres les séparant.

Remontant enfin derrière sa cible, il avança prudemment, se mis dans le dos de sa proie, à quelques centimètres à peine, et d'un coups sec planta la dague magique en plein cœur de la sorcière. Et avant que celle ci n'est pu ne serait ce que souffler, il la décapita d'un coup d'épée. Les druchiis ne l'ayant pas encore vu, Elros se tenait prêt à repartir en arrière, reculant doucement, il s'appuya au bastingage et sauta par dessus pour repartir.

Se retrouvant à nouveau dans l'eau glacé, le seigneur contourna les navires pour revenir à bord du sien, l'ombre de son ami Silme veillant sur lui discrètement, tandis que ce dernier taillait en pièce ces ennemis avec ses serres.


-----------------------------

Tout ne se passe pas toujours aussi bien que l'on croit, il faut toujours se méfier. Rappelez vous toujours qu'un ennemi peut toujours se cacher dans l'ombre quand bien même vous seriez l'ombre elle même.

-----------------------------

Le petit navire skaven avait fait surface, et ces derniers étaient venu pour tuer Elros, ils lui envoyèrent des javelots pour tenter de le percer, heureusement l'armure légère du seigneur le protéger efficacement de ce type d'arme, alors les rats prirent des cordages et accrochèrent l'elfe à leur navire, décidant de l'emmener dans les profondeurs pour le noyer.
L'embarcation plongeant doucement dans les eaux Elros commença à avoir peur que ça soit la fin, ces ennemis bien que armer lamentablement risquaient de le tuer, il n'arrivait pas à couper les cordes renforcées par la magie, il allait périr dans les mers qu'il affectionnait tant, noyé en pleine bataille, ces marins ne sauraient même pas comment il serait mort ainsi. Ayant agi imprudemment sans prévenir personne, pour assassiner l'ennemi. Au moins aura-t-il permis à ses hommes de remporter la bataille maintenant que la magie prendrait l'avantage sur le Chalatir.

Commençant à ne plus pouvoir résister à la pression de l'ennemi qui l'emmenait vers les profondeurs, Elros commença à perdre espoir, il plongea vers les abimes, prenant pour cible l'embarcation elle même, il comptait bien pourfendre la coque de l'ennemi pour le forcer à remonter , il réussit tant bien que mal à approcher du submersible skaven, et plaça toute sa hargne dans un coups d'épée qui bien que ralentit par les eaux tailla dans le bois grâce à la magie de l'arme. Des bulles commencèrent à se sortir par l'orifice ainsi créé, l'embarcation cessa de plonger quelques instant se stabilisant, tandis que l'elfe luttait péniblement pour garder l'air qui lui restait, il continua à faire pleuvoir des coups sur la coque, la perçant par endroit, les rats prirent peur, et commencèrent à faire remonter leur engin. Elros en fut soulagé, il utilisa ces dernières forces pour remonter à la surface, péniblement il put s'extirper enfin de ce piège effroyable.

Pouvant à nouveau prendre son souffle, l'elfe regarda autour de lui pour se repérer, il avait été un peu écarté des deux navires, il vit les skavens sortirent de leur boite, coutelas en main pour tenter de tuer l'elfe si il venait à eux, étant de piètres nageurs ils n'oseraient probablement pas s'en prendre à lui en pleine mer.

Toutefois d'autres s'en chargeraient, des assassins druchii avaient plongé dans la mer pour prendre en chasse celui qui avait tuer leur sorcière, ils avaient vu toute la scène et pour s'assurer de la mort du tueur de sorcière, ils s'étaient rapprochés sous les eaux de l'ennemi.

Elros ne les repéra pas, trop occupé à surveiller les skavens et reprendre son souffle. Une dague le sortit de cet état en le blessant au bras. Surpris de cet assaut soudain, il se prépara à l'assaut suivant, les assassins étaient tout autour de lui, l'entourant à quatre contre un, le combat serait au désavantage de l'elfe, et personne ne savait où il était, même son ami griffon avait du le perdre de vue.

Elros héla ses compagnons à pleine voix, sans vraiment d'espoir avec les combats qui lui parvenaient aux oreilles. Toutefois, une autre aide lui fut apporter, sortant de nul part, un aigle plus gros que tout ceux qu'il avait rencontré jusque là, presque aussi imposant que Silme. L'aigle fondit sur les druchiis les emportant dans les cieux avant de les déchiqueter entre ses serres, Elros put enfin s'en sortir profitant de cet assaut soudain pour tuer les assassins lui faisant encore face.

Sortant enfin de cette situation désastreuse, Elros nagea enfin vers le Chalatir, avant d'être attrapé par l'aigle qui venait de le sauver. Surpris par cela, il se retourna dans les serres pour regarder l'aigle et il vit dans ses yeux qu'il ne lui voulait aucun mal, juste le reconduire vers les siens.

Les combats venaient de prendre fin quand Elros fut enfin posé sur le Chalatir, il regarda les dégâts de la bataille en vitesse puis se retourna vers l'aigle majestueux qui l'avait sauvé des eaux et de la mort.


- Merci, tu m'as sauvé, je t'en serais toujours reconnaissant mon ami, quel est ton nom ?

L'aigle lui répondit par la pensée grâce à des images qu'il se nommait Tingilya.

- Et bien, merci Tingilya, je te dois la vie, si je peux faire quelque chose pour te remercier fait le moi savoir et tu seras exaucé.

Sa réponse fut brève dans l'esprit de l'elfe mais totalement clair.

- Soit le bienvenue parmi ta nouvelle famille, nous t'accueillons à notre bord avec plaisir mon ami, dit Elros en s'inclinant.

Se retournant enfin face à ses marins, le seigneur prit la parole.

- Mes frères, vous avez vaillamment combattu, et vaincu l'ennemi ! Je vous félicite de cette victoire ! Nous fêterons cette victoire plus tard, avant cela je vous présente un nouvel ami, Tingilya, qui m'a sauvé de la mort aujourd'hui ! Il est désormais des nôtres et ne manquera pas de nous aider pour nos futurs batailles !

Les marins hurlèrent leur appréciation au parole du seigneur Elros.

- Reprenons la route mes amis, nous rentrons chez nous quelques temps pour rendre hommage à nos compagnons morts aux combats, et revoir notre cher terre !

Le Chalatir reparti à vive allure sur la mer, laissant derrière lui l'épave coulante du navire druchii embrasé par la magie. La bataille ayant laissé des marques sur le navire blanc comme sur les hommes mais ayant apporté son lot de victoire et de renfort.

_________________
Spoiler:
 

Sur les eaux bleu limpides des mers de ce grand monde, ---------------- Qu'à jamais nos noms soient graver dans les mémoires,
Je survole sans cesse les profondeurs de l'abysse, ---------------------- Elros et Silme s'en vont en chasse des créatures,
Que ma présence les affole; ces infamnes immondes, ------------------- Il ne serait tardé la fin de leurs histoires,
Je les ferais tous tomber dans le précipice, ------------------------------- Elros et Silme s'en vont creuser leurs sépultures.

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Shadoway
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MessageSujet: Re: [Participations] Concours de récits 2012 !   Mer 19 Sep 2012 - 20:10

Voilà ma participation. C'est la première fois que je participe à un concours, j'en suis toute émue :') ( Un morceau de l'histoire de ma belle création, j'ai nommé SHADOWAY LE SANS-PITIÉ ! J'espère que les puristes ne trouverons pas trop à redire, il est vrai que j'avais prévenu que j'aimais prendre des libertés, aucune idée de si j'en ai pris dans ce texte là ou pas... a vous de juger \o/ ) J'espère qu'il vous plaira, je l'ai pondu un peu rapidement je trouve... Allons y quand même !

__________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________

Vautré sur les marches du pont supérieur de son bâtiment, la Sombre Vouivre, le capitaine Sandor Shadoway buvait, seul. Son équipage était allé faire du grabuge à l'auberge de Clar Karond, alors qu'ils ne s'étaient arrêtés que pour faire des provisions en vue de leur prochain voyage vers Norsca. Sandor avait laissé passer cette débauche à ses hommes, compte tenu du merveilleux travail qu'ils avaient effectué l'année passée en mer. Elle avait effectivement été fructueuse ; ils avaient gagné nombres de batailles maritimes et s'étaient considérablement enrichis. De plus, le voyage vers les terres des barbares du nord s’avérait être une victoire facile mais prestigieuse qui augmenterait sa réputation de pirate aguerri et invincible.
Pourtant, l'air n'était pas à la fête sur le navire. Sandor était... frustré. Quelque chose manquait à sa vie.
Imbibé d'alcool, il balança la tête en arrière et regarda les nuages s'amonceler autour des sommets de la ville d'un air las. ''Et encore, se dit-il, on a de la chance, il pleut pas.''
Il se cala confortablement contre les marches de bois, ferma les yeux, la tête toujours penchée vers l'arrière, et se mit à fredonner une chanson.

« Perdus dans les ombres qui vous entourent
Sentez vous le souffle froid de la faucheuse ?
Non, bien sûr, tellement sûr de vos atours
Mais elle est là, si belle est monstrueuse.

Un enfant, couvert de sang, laissé seul dans les ombres
Apprendra bien assez tôt à trancher ce qui l'encombre...
 »

La chanson sonnait comme une complainte, aux airs martiaux d'un chant de guerre. C'était une comptine, ça il s'en rappelait, mais Sandor ne savait plus qui la lui avait apprise. Était-ce Kaegar, son mentor ? Ou quelqu'un d'autre, sur le pont d'un bateau... près de l'âtre d'une taverne... Puis il l'avait remixé à sa sauce, au fur et à mesure des années, comme pour exorciser son âme dans les mots... Et quelle âme !

« N'oubliez, ne perdez jamais de vue,
Le chemin sanglant s'effacera
Englouti par les abysses, aveugles de toute vertu
De leur propre stupidité, la famille enfin paiera.

Un enfant, couvert de sang, laissé seul dans les ombres
Apprendra, puisqu'il le faut, à s'extirper des décombres. 
»

Des décombres de quoi ? De l'enfance perdue ? De cette vie sanglante, uniquement guidée par une haine viscérale qui anime chaque Druchii, le faisant avancer sous le froid et les coups de ses semblables ?
La deuxième phrase de ce couplet le mettait en joie. Oh, comme il attendait ce moment depuis si longtemps... Ce moment où lui-même pourra effacer du gros livre de la Survie cette famille maudite... Les Bloodway.. Encore un peu... Juste un peu plus de puissance... De contacts,... d'Argent... Le mot résonnait dans sa tête avec force et violence, tournant et retournant comme s'il le mettait au défi de s'exécuter, de prendre un couteau, non pas comme un vulgaire tueur de bas étage, mais comme un maître en la matière.....

« Emportant avec lui les lueurs du regard
Enfin le coup fatal tombera
Amenant de la vengeance le doux nectar
En ce geste décisif que l'on nommera
ASSASSINAT
Un enfant, couvert de sang, laissé seul dans les ombres
Apprendra, et sans défaut, à prononcer ce mot si sombre.
ASSASSINAT.... 
»

Se relevant brusquement, il tituba et lâcha la bouteille d'alcool fort qu'il tenait. Il s'agrippa à la rambarde, manquant de passer par dessus bord. Il se pencha par dessus le bastingage et vomit. Visiblement, il avait trop bu. Il entendit un rire féminin derrière lui, sur le port. Il se retourna vivement, manqua à nouveau de se retrouver sur son séant, et alla tant bien que mal de l'autre côté du pont pour voir l'impudente. Une Elfe se tenait droite, seule, sur le port, le visage caché par une imposante capuche noire. Le Druchii avait beau plisser les yeux, il ne pouvait rien distinguer de son interlocutrice à cause de la pénombre. Il darda un regard dur et froid sur elle.
« _ J'espère que tu as une bonne raison pour venir me déranger, dit-il d'un ton menaçant.
_ J'ai entendu dire que vous partiez pour Norsca, répondit-elle sans prêter garde au ton de sa voix.
_ C'est exact.
_ Alors dans ce cas vous êtes le pirate que je cherche. »
Sandor renifla avec mépris. Il flairait un piège. Mais lequel ? Il prit un air sobre, totalement en contradiction avec son état actuel et, se calant confortablement contre le bastingage, il se pencha vers l'inconnue.
« _ Alors oui, peut-être suis-je le pirate qu'il vous faut. Mais ne me confondez pas avec un corsaire. Je ne me bats pour personne d'autre que pour mon argent et moi-même.
_ voilà ce que je vous propose, dit-elle en balançant son poids sur sa jambe droite pour une position d'aisance et de détente, Vous partez récupérer pour moi une bague taillée dans le plus pur des jais extraits des montagnes du nord. Elle est au doigt d'une princesse de leur horrible race. Vous allez vous retrouver sur la terre ferme, c'est indéniable. Aussi, ce ne sont pas vos talents de Pirate, que je recherche, mais votre expérience de MERCENAIRE. Vous l'avez été, et aussi jeune que vous soyez, vous avez un minimum d'expérience de combats. Cela me désolé de devoir faire appel à un gamin, mais vous êtes ma dernière carte. Je joue franc jeu avec vous. Ramenez moi ce bijou.
Mais Sandor ne perdait pas le nord, en parlant de Norsca.
_ Que feriez vous pour moi ?
La belle soupira.
_ Je vous aiderai à accomplir votre vœu le plus cher, Sandor Bloodway... »
Le pirate tiqua. Personne ne l'avait appelé comme cela depuis bien longtemps, et ceux qui avaient tenté pourrissaient encore dans les steppes gelées de Naggaroth. Mais sa proposition l'intéressait. Il écouta donc avec attention.
« _ Je sais comment vous voulez procéder. Qu'ils tombent, l'un après l'autre, en commençant par le bas de l'échelle, pour finalement briser le dernier barreau de la famille. Chaque marche plus difficile, chaque cible plus alerte. Il est vrai, c'est un défi de taille pour Shadoway le 'Sans-Pitié'. Je vous fournirais tout ce dont vous avez besoin, et vous épaulerez dans l'ombre pendant que vous mettez à bas les Bloodway. Qu'en pensez-vous ?
Un ange passa.
_ J'en pense que vous aurez votre bague d'ici le début de l'année prochaine, le temps du voyage et de détruire le peuple de merdes qui tient votre bel anneau. D'ici l'année prochain vous vous pavanerez avec. Mais tâchez de ne pas me faire défaut ou ma colère sera pire que celle d'un démon. »
Elle lâcha un petit rire, retira sa capuche pour laisser son interlocuteur voir son visage. Ses longs cheveux gris sombre tombaient jusqu'à ses épaules seulement, une frange épaisse cachant un de ses yeux noirs aux reflets violets. Un sourire cruel était gravé sur son visage, qui aurait pu être doux et délicat sans cela.
« _ Juste une question : Quelle était la chanson que vous chantiez, tout à l'heure ? »
Ainsi donc elle l'avait entendu. C'était qu'elle devait être là depuis un moment déjà. Dépité de s'être fait avoir aussi facilement, il fit une moue boudeuse.
_ Une chanson pour petits Druchiis, leur rappeler à quel point notre vie est rattachée au meurtre et à la violence. Satisfaite ?
_ ...Très bien. Alors à l'année prochaine. Lorsque vous reviendrez, je serai là et j'attendrai. 
»
Avant même qu'il ne pût lui demander comment elle apprendrait son arrivée, elle disparu au coin d'un ruelle, avec la même rapidité qu'elle était apparue.
Sandor se gratta la nuque, assez surpris par cette visite nocturne. Puis il sauta par dessus la rambarde pour aller chercher ses vauriens et préparer le voyage vers Norsca. Il était aux anges. Une victoire facile, un combat palpitant et une vengeance dans la même année. Elle commençait bien, celle là. Et l'Année serait avec un grand A comme Assassin. Un nouveau titre à rajouter aux siens. Parce que tuer est une chose. Le faire dans les règles de l'Art en est une autre... Est meurtrier qui veut. Certainement pas Assassin.

« _[...]Enfin le coup fatal tombera
Amenant de la vengeance le doux nectar
En ce geste décisif que l'on nommera
ASSASSINAT......
. »

ASSASSINAT....
__________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________

( j'en profite pour parfaire mon apprentissage de l'écriture : s'il y a quelque chose à redire, n'hésitez pas à en faire part, on s'améliore chaque jour, pas vrai ? )
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Grakh'Dir
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MessageSujet: Re: [Participations] Concours de récits 2012 !   Ven 21 Sep 2012 - 18:49

Bon voilà ma participation *big* j'espère que ça vous plaira!!
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------

« Approchez, approchez…
Venez dans l’ombre… »
Petit rire sec.
Les élèves affluèrent. Alors même qu’ils arrivaient, la flamme de l’âtre crépita une dernière fois et s’éteignit. Un ruban de fumée les enlaça.

***
Seule la pâle clarté de la Lune baignait maintenant la pièce. Ils s’étaient assis dans la flaque lumineuse, en face du vieil elfe.
On ne voyait plus son visage.
« Je vais vous conter l’histoire du Maître… »
Son intonation les fit frémir. Ce mot les emplissait à chaque fois d’admiration.
« Du moins un de ses coups d’éclat.
Vaisseau faucon Inrovel. Il arbore fièrement l’étendard du Roi Phénix. »
À ces mots, les yeux du parterre flamboyèrent de colère. Certains crachèrent pour marquer leur mépris.
Rire grinçant.
« L’équipage est restreint. Ce ne sont que des éclaireurs, ils restent discrets et ne doivent pas croiser la route des corsaires du Roi Sorcier. Ils n’en auront de toute façon pas le temps. Ils partent en prévision d’un assaut contre Naggaroth. L’océan est calme, et ils ne se doutent de rien… et c’est bien à cela que l’on reconnaît toute l’étendue des talents du Maîtr
La première victime se nomme Thoryll. Un bel et jeune elfe, à l’avenir prometteur.
Le bruit de sa tête roulant sur le pont en pleine nuit réveille en sursaut ses camarades. Il a les yeux écarquillés… De surprise ? De peur ? D’horreur ?
Quoi qu’il en soit, les Asurs accusèrent une quelconque créature marine. »
Rires moqueurs. C’était leur passage préféré.

***

« Le deuil. Les pleurs. Le retour à la routine, à l’entretien du bateau. L’oubli.
Puis le doute s’invite. La vigie retrouvée morte, empalée au sommet du mât. »
Certains retroussèrent les lèvres en un sourire sadique.
« Ah, le doute… le plus mortel des poisons, car il instille la peur dans les cœurs. Et une proie qui a peur est une proie facile. »
Rien de tel pour enseigner que de présenter le cours sous forme de récit.
Sourire en coin.
« Le temps passe… Un cadavre est retrouvé à moitié dévoré par une créature aux mâchoires impressionnantes. Un autre a été traîné toute une nuit dans l’eau, au milieu des récifs. À chaque meurtre, la mise en scène est plus macabre. Une nuit, l’équipage au complet est réveillé par la cloche d’alarme. Des pirates ?
Non, une victime de plus. La tête dans la cloche, qui vient de sonner. Le crâne n’a pas résisté aux vibrations.
Devant ce spectacle, le capitaine du navire décide de se livrer à un jeu risqué. Au combien risqué. Après une enquête sommaire qu’il mène lui-même tambour battant, il fait pendre un de ses subordonnés. L’air empeste le corps en décomposition pendant des jours, pour marquer les esprits.
L’Assassin est hilare face au matelot au collier de chanvre… Les jours passent, et les meurtres s’arrêtent. Les esprits, rassurés, s’apaisent.
Si naïfs…
Les assassinats recommencent de plus belle, les enquêtes et les exécutions viennent logiquement compléter cette farandole macabre.
Le capitaine, qui – et ça me fait mal au cœur de l’admettre- est loin d’être un sot, manque plusieurs fois de pendre le Maître. N’importe lequel d’entre vous se serait fait démasquer le premier jour.
Mais, face à un tel génie du crime, les Hauts-Elfes sont impuissants. »
Il marqua une pause pour rallumer sa pipe. En prenant feu, le tabac illumina un instant les yeux de l’enseignant.

***

Il jaugea rapidement ses élèves. Ils étaient surexcités.
« Arrive le moment fatidique. Il ne reste plus que 4 Hauts-Elfes; tous paranoïaques. Le moindre craquement de la coque, le moindre cri d’albatros au loin les fait sursauter. Ils ne dorment plus, au point que l’un d’eux meurt d’épuisement. Les autres sont trop fatigués pour se débarrasser du corps, à la grande joie de notre ami Druchii, qui n’en finit pas de se délecter du spectacle. Une nuée de cormorans s’entasse sur le corps.
L’impatience emplit peu à peu l’Assassin, et il décide d’exécuter les deux simples soldats restants en une nuit. Seulement, la fatigue l’a lui aussi gagné, et il est moins vif qu’à l’accoutumée pour trancher la gorge de sa seconde victime. Il paye cet engourdissement par un poignard fiché jusqu’à la garde dans son épaule.
Il avait malgré tout bien choisi sa nuit, une nuit de chaos, de tempête assourdissante ; et les hurlements du vent couvrent les râles des agonisants.
Quand vient l’aube, le capitaine est le seul à se réveiller. Il découvre les cadavres vidés de leur sang de ses deux compatriotes. Une traînée rouge carmin le guide au pont.

***

À travers la pluie battante, il distingue une silhouette encapuchonnée. L’Assassin est secoué d’un rire narquois, qui remue l’Asur jusqu’aux entrailles.
Bien sûr. Ca ne pouvait être que lui.

***

L’Asur n’a aucune chance. Le pont est parsemé de pièges aussi complexes qu’inévitables. Un enchevêtrement de cordes le sépare de l’assassin. Chacune déclenche des mécanismes tous plus dangereux les uns que les autres. Poisons, masses, lames, …
Au bout du pont, Lamenoire le nargue.
Le capitaine, bouillant de rage, se rue vers le maître assassin, ignorant toutes les lames qui lui perforent le corps. Son âme hurle à la vengeance, pour ses frères et ses sœurs morts sur le navire. Lorsqu’il atteint enfin l’elfe noir, celui-ci esquive d’un simple saut, et grimpe sur le bastingage. Fixant le capitaine d’un regard féroce, il susurre : « Ajoutons un peu de piment à la partie… ». Le vaisseau est secoué de tous les côtés par l’océan en furie, mais Lamenoire ne semble même pas s’en rendre compte.
De son bras valide il s’empare de couteaux de lancer, que l’Asur a bien du mal à esquiver. Brusquement, le Druchii fond sur lui. Aucune pitié ne lui sera accordée.
Le capitaine est emporté dans un tourbillon sanglant. Il ne repère plus son adversaire. Il finit sur le sol, au milieu d’une flaque et bientôt d’une mare de sang.
En fin connaisseur, Lamenoire lui a sectionné la plupart des tendons jambiers.
L’Asur s’agite donc en vain, réduit à ramper, tentant de se jeter à l’eau. Puis il le voit. Penché sur lui, une lame tout contre sa peau, le Druchii le regarde. Un mince sourire étire ses lèvres.

***
Le vaisseau retourne à Ulthuan peu après la date prévue. Sa venue était très attendue, et son arrivée est saluée par une foule en liesse.
Mais quelque chose dérange. Personne ne se montre. Le bateau est arrimé, et les gardes maritimes entrent.
Le capitaine, défiguré, mutilé, est ligoté au mât principal. À part lui, il n’y a pas âme qui vive sur le navire. »

Les jeunes assassins se prirent à rêver. Réussir un jour de tels exploits…




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Voilouuuuuu *rolleye*
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MessageSujet: Re: [Participations] Concours de récits 2012 !   Mer 26 Sep 2012 - 18:09

Mes yeux parcourent rapidement les alentours. J’analyse l’accoutrement, l’expression, le comportement de chaque passant. Toujours la main sur la garde de mon épée, je m’attarde sur le moindre signe suspicieux que je repère, jusqu’à ce qu’une étude plus poussée balaie mes doutes.
Mon regard va de badaud en badaud, de chaque côté de la rue, profitant de la position supérieure que me donne ma monture.
Il n’y a pas foule à l’extérieur des maisons qui bordent le passage. Quelques clients devant des échoppes de commerçants, quelques passants au pas rapide. Peu nombreux sont ceux qui osent me regarder dans les yeux, encore moins ceux qui soutiennent mon regard. Toutefois je ne me fais pas d’illusion : ce sentiment de peur que je lis sur la plupart des visages n’est pas uniquement dû à ma propre personne, loin de là. Certes, je porte l’ithilmar par-dessus mon uniforme de capitaine de la garde. Certes, mon coursier emboîte le pas de celui du prince de la ville lui-même, le sévère Suzarin d’Eataine. Pourtant, en vérité, ce qui flanque la frousse aux habitants d’Angrède, c’est la colonne d’une dizaine de guerriers en armure flamboyante qui nous sert d’escorte. De ces hommes, on ne distingue que les yeux froids et durs entre leur grand heaume et la maille qui couvre leur visage. L’air menaçant, ils avancent au pas, lame au clair.
On dit d’eux qu’ils sont les meilleurs soldats d’Ulthuan. Une élite formée au sein de la tour blanche aux arts de la guerre.

Ici à Angrède, les bretteurs de Hoeth ne sont pourtant pas tant craints pour leurs redoutables compétences martiales que pour les terribles exécutions publiques dans laquelle ils officient régulièrement. A vrai dire, ils ne font même que rarement démonstration de leur aptitude au combat au grand jour, alors que le prince Suzarin met un point d’honneur à les mettre en scène régulièrement dans des décapitations organisées sur la grande place, pour l’exemple.

Ces mesures extrêmes, elles répondent à une situation extrême. Au cours du temps, telle une mauvaise herbe, les cultes sombres se sont enracinés dans l’ombre de la société elfique et ils pointent désormais leurs épines dans la lumière. Suzarin s’évertue à en couper les pousses à grands coups d’épée de la justice. Mais, malheureusement pour la population d’Angrède, le prince ratisse large. Je suis prêt à parier que pour chaque cultiste convaincu qui est condamné à mort, au moins un innocent pose lui aussi sa tête sur le billot et goûte à l’acier d’Hoeth. Les procès sont le plus souvent expédiés. Les condamnations peuvent être prononcées sur la base des preuves les plus douteuses et les plus minces. Le tout se déroule sans laisser de véritable chance aux accusés de se défendre. Néanmoins que puis-je bien dire ? Ce n’est pas mon rôle, de juger les choix de mon seigneur, ça non. Je ne suis pas son conseiller, ni son rival politique. Non, je suis le bouclier du prince Suzarin. Ce n’est pas de la conscience de mon seigneur dont je suis en charge, mais bien de sa vie.

C’est pour cela que je chevauche à ses côtés et observe les passants avec tant d’attention. Le souverain de la ville ne sera jamais à l’abri de la folie d’un fanatique. Le prince Suzarin aime à parader dans les rues flanqué de l’escouade d’élite qu’on lui a dépêché de Saphéry. Il veut montrer qu’il ne craint pas son ennemi, qu’il est toujours maître en sa cité, que personne n’est à l’abri de son bras vengeur.
Pourtant, peu de temps après l’arrivée du contingent d’épéistes venu prêter main forte dans la lutte contre l’hérésie, les cultistes ont bien tenté d’affronter ceux-ci en face à face. Je me souviens encore très clairement de ce qui s’est passé ce jour-là, lors d’une parade dans les rues de la ville similaire à celle qui a lieu actuellement.
Subitement, des ombres avaient surgi de part et d’autre de la colonne. Il s’agissait d’individus encapuchonnés vêtus de longues robes pourpres et brandissant des poignards à la lame ondulante. Leur nombre était clairement insuffisant pour espérer vaincre la fine fleur des guerriers d’Ulthuan.
J’avais vite compris que tout ce qu’espéraient ces fous, c’était créer une diversion pour permettre à la véritable menace de frapper en toute impunité.
Et en effet, le vrai danger était apparu devant le prince Suzarin, s’extrayant à coups d’épaules d’un groupe de passants. Un être en apparence semblable aux autres agresseurs. Son erreur avait été de relever sa capuche, dévoilant la rune de Khaine tatoué au fer rouge sur son front. Deux maîtres des épées, qui avaient eu la même intuition que moi, s’étaient prestement interposés entre le tueur et sa proie.

L’individu s’était jeté en avant, armé de deux lames recourbées. Faisant preuve de réflexes hors normes, il avait évité l’estramaçon qui fendait l’air dans sa direction, à mi-hauteur. Rapide comme l’éclair, il avait planté un de ses dards dans un point faible de l’armure de son opposant. Le sang du guerrier d’élite avait jailli telle une fontaine. Le tueur n’avait pas perdu de temps, il s’était rapidement dégagé de sa victime et avait continué sa course.
Mais il n’avait rien pu faire face à l’attaque suivante. Les bretteurs de Hoeth ne passaient pas des siècles à s’entraîner à l’art du combat pour rien. L’épée du second guerrier l’avait littéralement fendu en deux, de l’épaule à la taille. L’hérétique était mort avant même d’avoir vu le coup venir. Et avec lui, tout espoir de succès pour cette tentative d’assassinat s’était envolé. Les autres fanatiques, beaucoup moins talentueux l’arme à la main, avaient tous péris dans les secondes qui avaient suivis. Ce jour-là, les lames de Hoeth ont goûté pour la première fois au sang impur qui coule désormais dans les veines de certains habitants d’Angrède, et de tout Ulthuan.
Pour l’heure, il s’agit du seul assaut direct ayant visé la caste d’élite venue épaulée les forces locales.

Cependant, je ne le sais que trop bien, je ne puis me permettre d’être serein. Lors d’une telle sortie, il me faut être constamment sur mes gardes, pour la survie de mon maître. Peut-être qu’aujourd’hui, un cultiste sera assez haineux ou fou pour tenter sa chance. Qui peut être complètement sûr du contraire ?

Le prince fait halte à une intersection, aussitôt imité par sa garde prétorienne. Mes yeux se posent sur la rangée de piques qui nous fait face. Les têtes des victimes de la vindicte seigneuriale commencent tout juste à montrer des signes de décomposition naturelle, bien qu’elles portent déjà également quelques stigmates de festin, laissés par des charognards.
Nul doute que bientôt, sur ordre de Sa Seigneurie Suzarin, elles seront bientôt remplacées par de nouvelles, fraichement issues d’une nouvelle exécution. Ou peut-être pas.

Sur la dizaine d’individus qui subissent cette humiliation post-mortem, pas même la moitié, sans doute, a véritablement honorée les dieux interdits. Qu’importe, moi, son capitaine, je finirai à sa place le travail qu’il a si bien commencé.

Personne ne voit l’attaque venir. Qui le pourrait, d’ailleurs ?

J’ai dégainé mon poignard rapidement, et en toute discrétion.
Je saisis la tête du prince, la tire en arrière puis lui tranche proprement la gorge.
Je ne lui ai laissé aucune chance.

J’éperonne ma monture sans attendre. Pendant un instant, je crois que tout va se passer pour le mieux, que je vais pouvoir m’échapper et me préparer à poursuivre ma tâche avec zèle.
Mon combat pour honorer mon dieu.

Il n’en est pas ainsi.

Mon coursier pousse un hennissement déchirant et s’effondre brutalement, me projetant violement vers l’avant. Je roule sur les pavés en grognant et me relève d’un bond. D’un regard, je vois que les jarrets de la bête ont été sectionnés d’un grand coup d’estramaçon. Je jette derrière moi ma dague, qui ne me sera d’aucun secours dans ce qui va suivre, et tire plutôt mon épée longue du fourreau avant de me mettre en garde. Déjà, les maîtres des épées se meuvent autour de moi, tels des félins, m’encerclant pour me couper toute retraite.

Je n’ai pas peur. Je n’ai point failli. A vrai dire, j’ai parfaitement exécuté ma tâche. J’ai décapité la soi-disant justice d’Angrède, laissant, je l’espère de tout cœur, la main libre aux cultes. C’est bien dommage qu’un homme comme Suzarin n’ait pas vu en Khaine son véritable maître, car pour sûr, il avait en lui les qualités pour l’honorer dignement. La preuve en est qu’en faisant tuer tous ces innocents, il a merveilleusement servi le dieu aux mille aspects. Mais qu’importe, maintenant.

D’un geste, je me débarrasse du heaume qui me protège la tête. Le soleil darde alors ses rayons sur la rune qui me ceint le front.

Je me prends à sourire. Je n’ai pas peur de la mort. Je suis le bras armé de Khaine.

_________________
« Qu’il ne soit fait aucun quartier. Je veux entendre leur cri. Faites les souffrir. Mutilez leurs corps pour que même Isha ne puisse reconnaître ses enfants. »
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MessageSujet: Re: [Participations] Concours de récits 2012 !   Ven 28 Sep 2012 - 23:10

Un long récit, mais je pense (j'espère !) que vous l'apprécierez *^^*.


***

Du Sang sous la Montagne



Dès que le premier bruit de pas du seigneur nain retentit sous les voûtes du Hall des Héros, tel un marteau de forge fracassant une enclume de bronze et d’acier, les Fils d’Olric mirent un genoux à terre. Lorsque sa silhouette bardée de fer s’avança parmis eux, ils inclinèrent leurs têtes, murmurant des prières d’action de grâce à leur dieu guerrier, le remerciant d’avoir guidés les pas des Maîtres de la Pierre vers Askengard.
Un chant de scalde s’éleva, chantant la gloire de Kraka Drak en hommage à ce peuple protecteur sans qui la Norsca serait depuis longtemps une terre uniquement peuplée de serviteurs des dieux noirs.

Grung Brisacier, à la tête de ses marteliers, peinait à retenir un sourire peu protocolaire. En temps que Hérault du roi Skar de la Forteresse nordique, il avait pour tâche de régulièrement rendre visite aux tribus humaines de Norsca encore libres de l’influence du chaos, afin de leur faire renouveler leur serment d’allégeance. Un tâche peu enviable, car au-delà de la nécessité de faire bonne figure à tout ces sauvages vivant dans des tentes en os de baleine, le risque de visiter une tribu ayant basculée au service des dieux sombres restait tangible.

Mais ici, à Askengard, les hommes avaient bâtis de grandes salles sous la montagne du Loup Hurlant. La forteresse, même si elle n’avait pas la taille et la majesté des citadelles naines, était le fleuron de la Norsca libre. Des milliers de guerriers au coeur vaillant arpentaient ses couloirs taillés dans la roche, et le Seigneur des Crocs était toujours le premier des roitelets humains à se dresser au côté des nains lorsque l’ombre de l’étoile à huit branche atteignait les frontières des Royaumes d’Olric ou de Grungni. Grung aimait la sensation primitive que lui conférait le contact de la pierre brute du sol mal taillé, aimait l’art grossier des runes norses, aimait ce peuple farouche et sincère.

Au fond du grand Hall, Harald Griffes de fer, le Seigneur des Crocs en titre, se tenait debout sur l’estrade de ses ancêtres. Engoncé dans une lourde armure de facture naine rehaussée d’or, il portait à ses épaules une longue peau d’ours dont les pattes armés de longues lames de métal étaient soudés à ses gantelets, armes redoutables d’où il tirait son nom de guerre. A sa ceinture pendait une lourde hache qu’il maniait redoutablement, comme l’ambassadeur nain avait eu l’occasion de s’en rendre compte sur maints champs de bataille. Autour de lui sur les marches, se tenaient ses Berserkers, les élus d’Olric qui faisaient office de garde du corps des Chefs de la Norsca libre, revêtus de peaux de bêtes et armés de longues haches et épées.

Grung vit Harald sourire du haut des marches de pierre. Depuis que Griffes de fer était capable de tenir un lance contre les serviteurs du chaos, le nain et lui étaient amis. Il tardait à l’ambassadeur de s’entretenir en privé avec l’humain sur l’une des terrasses d’Askengard.

Une marche en dessous du Seigneur des Crocs, un vénérable prêtre d’Olric, au manteau couvert de runes, entonna les salutations rituelles.

_Bienvenu à toi, noble Grung Brisacier de Kraka Drak. Nous sommes heureux de te voir venir à nous en ces temps troublés.

Le sourire du seigneur nain s’épanouit dans sa barbe de cuivre aux reflets d’argent. Le pompeux cérémoniel humain l’amusait plus qu’autre chose, mais il savait qu’il allait devoir répondre de la même manière, ne serait-ce par respect pour ses hôtes.

_Seigneur des Crocs Harald Griffes de Fer, Chef des 7 clans des Torrents écarlates, maître d’Askengard, je te salue. Ma venue en ces lieux...

D’un seul coup, une chape de ténèbres s’effondra sur le Hall, mouchant les lanternes et éteignant les braseros. Grung, coupé au milieu de sa phrase, écarquilla des yeux dans le noir complet. Il entendit les hommes pousser des cris de terreur, tandis que ses marteliers s’étaient instinctivement resserrés autour de leur chef.

De grandes runes rougeoyantes apparurent sur les murs. Non pas des symboles nains ou humains, mais bien des caractères issus du plus sombre langage du vieux-monde : le noir-parler du Chaos. Au fond de la salle, une énorme roue de feu apparut derrière l’estrade.

La roue avait huits branches.

Puis d’un seul coup, l’illusion se dissipa, et la lumière revint. Il y eu un instant de silence alors que nains et humains se contemplaient, hébétés. Puis une voix profonde résonna sous les arcs de pierre :

_Corruption ! Seigneur, ils ont succombés. Quelles sont vos ordres ?

Grung se rendit compte qu’il s’agissait de Skorri, le capitaine de sa garde. Il s’apprêtait à répondre lorsque le prêtre d’Olric se mit à crier en pointant son sceptre sur le Hérault de Kraka Drak. Un éclair jailli du bâton de pouvoir et vint frapper le sol plusieurs mètres derrière Brisacier.

_Ces humains nous attaquent ! rugit ce dernier. Tuez leur chef !

Les marteliers s’élancèrent vers l’estrade. Une hache de lancer prit son envol et vint trancher net la gorge du sorcier corrompu. Un instant plus tard, les berserkers du Seigneur des Crocs se mirent à pousser de grands rugissements et leurs esprits s’emplirent de la Colère d’Olric, tandis que leurs lames se jetaient sur les marteliers.

Grung, quant à lui, saisit son lourd marteau de guerre et marcha à la rencontre d’Harald Griffes de Fer. Ce dernier, ébahi, hésita un instant avant de croiser le regard empli de haine du nain. Une ombre passa sur son visage buriné, et , résigné, il s’avança vers son ancien ami, sa hache de bataille brandie au-dessus de son épaule.

L’ambassadeur para le premier coup, puis frappa à son tour. L’homme esquiva grâcieusement avant de lancer un coup de coude dans le visage de celui qui avait été son ami.

Brisacier encaissa sans broncher, puis repoussa violemment l’homme en avant à l’aide de la hampe de son marteau. Profitant de son avantage momentané, il feignit de viser les côtes du chef norse avant de faire pivoter la prise de son arme et de lui faucher les jambes.

Harald tomba à genoux en hurlant de rage avant s’enfoncer ses fameuses griffes de fer dans le ventre du nain. Les lames runiques déchirèrent la chair et l’acier, arrachant à Grung un cri de douleur. Néanmoins, cela n’empêcha pas le marteau de frapper à nouveau l’homme à l’épaule, projetant le maître d’Askengard à terre.

Sans broncher, l’ambassadeur eut un sourire féroce en brandissant une dernière fois son arme. La tête de métal fondit sur le visage du seigneur des crocs, qui jeta un dernier regard d’incompréhension à Grung. Puis le visage explosa en une myriade de particules de chair et d’os.

Le Hérault marqua un coup d’arrêt. Ce dernier regard... Il n’était pas normal, pas de la part d’un servant du chaos.

C’est sur ces dernières pensées que s’acheva la vie de Grung Brisacier, ambassadeur de Kraka Drak, alors que sa tête s’arracha sous le coup de la hache d’un berserker d’Olric.


***

Dès que le premier bruit de pas du seigneur nain retentit sous les voûtes du Hall des Héros, tel un marteau de forge fracassant une enclume de bronze et d’acier, les humains mirent tous un genoux à terre. Haeras, peu habitué à ce genre de situation, soupira en jetant un coup d’oeil nerveux à la sorcière. Cette dernière éclata de rire en voyant la mine penaude de l’assassin vêtu de noir.

_N’ai crainte, Haeras Sombremort. Je ne suis pas la meilleure des sorcière d’ombre des couvents noirs pour rien. Mes sortilèges les rendent aussi sourd et aveugles à notre présence que si nous étions en ce moment même en plein cœur de Naggaroth.

Le Khainite se renfrogna en foudroyant Jeraria du regard. Il considérait les sorcières, assujetties à Morathi, comme des slaaneshiis plus ou moins confirmées. Une vermine odieuse à éliminer. Et celle-ci plus que tout autre...

Cette parodie de meurtre était une insulte au Dieu à la Main Sanglante. Mais les ordres étaient ce qu’ils étaient, et Haeras dût chasser de ses saintes pensées de son esprit.

Même si ces créatures restaient d’une infériorité navrante, l’assassin ne put s’empêcher de ressentir une pointe d’admiration devant le petit groupe de naugrims qui remontaient majestueusement l’allée. Leurs armures d’aciers miroitaient à la lueur des flammes et leurs runes gravés scintillaient légèrement sous l’effet d’une magie ancestrale, tandis que leurs yeux brillaient à la manière d’un éclat de glace. Incontestablement, c’était là des guerriers, et Haeras aurait de loin préféré leur faire honneur en les assassinant à lame nue.

La sorcière et lui, toujours dissimulés par le charme d’ombre, se décalèrent légèrement pour laisser passer la délégation. Un instant plus tard, le sorcier humain se mit à parler dans sa langue gurrutal. Soudain pris d’un doute, l’assassin interpella Jeraria :

_Le mage humain ne peut pas nous voir, n’est-ce pas ?

La sorcière émit un petit ricanement en saisissant son bâton.

_Cette misérable créature en est incapable...

Puis elle se mit à incanter, appelant à elle d’horribles énergies. Ecœuré, Haeras fit un pas de côté.

Alors que le chef des naugrims prenait la parole, le sortilège d’illusion emplit le hall, dévorant la lueur des torches comme une furie le ferait d’un bol de sang frais. Des inscription blasphématoire apparurent sur les murs, ainsi qu’un odieux symbole du chaos. Alors même que les humains se mettaient à hurler de terreur, Haeras eut la détestable impression qu’une lame de glace venait de lui transpercer le coeur.

_Hérésie... murmura-t-il tout bas.

Puis la lumière revint, et l’assassin ne put réprimer un léger soupir de soulagement. Un instant plus tard, un nain se mit à beugler en levant son arme, pointant du doigt le mur d’où venait de disparaître l’étoile du nord.

Au même moment, Haeras croisa le regard du sorcier d’Olric. Ce dernier le contemplait, horrifié, son sceptre serré entre ses mains.

L’assassin comprit immédiatement que l’homme les avait repéré. Il attrapa la sorcière à bras le corps et se jeta au sol avec elle, alors même qu’un éclair frappait l’emplacement où les druchiis se trouvaient une seconde auparavant. Puis un sifflement suivi d'un doux gargouillement se fit entendre, et Haeras vit que le sorcier n’était plus une menace. Une hache s’était enfoncée dans sa gorge.

Sur l’estrade, un terrible combat s’était engagé, mettant au prise les hommes habillés de peau de loups et les nains armés de marteaux. Aux milieu d’eux, les deux chefs barbares se livraient à une lutte sans pitié au milieu des imprécations de leurs gardes su corps. Sur les côtés de l’allée, homme, femmes et enfants s’étaient mis à s’entre-tuer, rendus fous par les pouvoirs du Dieu du Meurtre.

Jeraria s’approcha de lui en souriant.

_Je me demande pourquoi les seigneurs de Naggarond t’ont voulu à mes côtés, fit-elle d’une voix suffisante. Ton utilité est resté... marginale. Même si je dois admettre que je n’avais pas prévu que le prêtre nous repérerais...

Haeras jeta un oeil sous sa cape au petit sablier gravé de runes. Satisfait, il rendit son sourire à la sorcière.

_Mon assassinat va s’achever. La méthode est contestable, mais pourtant si magnifique.

Jeraria fit la moue.

_Oui... Je suis plutôt satisfaite. Sans chef et brouillé avec les nains, le clan humain sera balayé par notre raid.

Une lueur de malice s’alluma dans les yeux de l’assassin.

_Quel raid ?

La sorcière haussa un sourcil.

_Le raid de la lune d’Ash, évidement !

Un sourire s’esquissa sur les lèvres d’Haeras.

_Il n’y aura pas de raid.
_Pas de raid ? murmura la sorcière, estomaqué. Mais alors ce massacre n’a aucun sens !
_Oh que si... répondit doucement le Khainite d’un air entendu. Pour le Temple, ça en a.

Jeraria lança un regard hébété à l’assassin. Puis soudain prise de douleur, elle grimaça en se tenant le ventre.

_Slaaneshii ! cracha Haeras d’un air sombre.

La sorcière s’effondra au sol et se mit à vomir du sang. A la question muette de son regard épouvanté, le Khainite répondit par un rictus moqueur.

_C’est de la racine de Seracia. Un poison je j’apprécie hautement pour sa capacité à tuer à un instant extrêmement précis.

Jeraria gémit une dernière fois en se tordant de douleur.

_Apprécie au moins l’honneur que te fait le seigneur Khaine en faisant périr tant d’innocents simplement pour mettre fin à tes jours.

Haeras fit volte face et reparti en sens inverse, marchant sur les cadavres des milliers d’humains qui s’étaient massacrés dans une frénésie meurtrière. Ils étaient tous morts dans cette formidable orgie de sang consacrée par le Dieu à la Main Sanglante en personne. C’était un spectacle magnifique.

Alors qu’il approchait du portail de pierre, l’assassin distingua une petite silhouette qui venait à lui. Se tournant vers elle, il vit que c’était un enfant humain aux cheveux blonds, tenant d’une main une hache et d’une autre un talisman dédié à son dieu. Le gamin tremblait de tout son être, mais Haeras vit qu’une froide résolution brillait dans ses yeux de glace.

_Ma pitié me serra un jour fatale, murmura l’assassin en dégainant une lame nue.

Un sourire s’épanouit sur son regard.

_Je vais te faire l’honneur que les naugrims n’ont pas eus... murmura-t-il.



Dernière édition par Arthamir le Dim 30 Sep 2012 - 22:26, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [Participations] Concours de récits 2012 !   Dim 30 Sep 2012 - 9:22

Et voici ma participation. Tout juste dans les temps. Ouf... c'est fout comme un mois peut passer vite! *erf*

Une entaille trop parfaite


Tout n’était que chaos et ombres terrifiantes. Autour de lui, les flammes rugissaient et dansaient sur les pans noircis des murs de son château. La désolation régnait de toute part mais il n’y faisait plus attention. Il ne pouvait détacher son regard de l’ombre sans visage qui se tenait à une dizaine de mètres de lui. Très grande, fine et serrée dans une cape sombre au capuchon relevé, l’apparition foulait dans la boue une étoffe déchirée. Trois lions décapités de gueule sur fond de sable : les couleurs de sa terre d’Eauroug. Il sentait qu’il devait la craindre ; mais il était seigneur des lieux et devait montrer courage.

Viens à moi…

Il ne put dire d’où provenait la voix ténue mais n’en avait cure. Il raffermit la prise de son épée et resserra sa défense. Il était prêt.

Viens…

Emprunt de magie, le ton insidieux se faisait ordre et le sommait de faire demi-tour. Il le vidait de ses forces et de sa volonté. Il tenta de brandir sa lame mais celle-ci glissa de sa main et se volatilisa avant de toucher terre. Il fit un pas en avant, sentit ses pieds glisser et tomba de tout son long, plaqué au sol par une force invisible. Et lorsqu’il réalisa que, tour à tour, armure et bouclier se dématérialisaient, une effroyable panique le saisit.

VIENS !

Les flammes redoublèrent d’intensité mais il ne pouvait sentir leur chaleur. Les murs et les tours s’effondraient mais il ne pouvait entendre le bruit de leur chute. Tout tournait et s’estompait. Plus rien n’était cohérent, si ce n’est le rire cruel de l’ombre.

***

« Messire… la voix était fluette, presque plaintive. Messire d’Eaurouge. Je suis désolé d’avoir à vous tirer de vos songes, mais le sire Roderic veut vous voir. La voix hésita, puis reprit. Il dit vouloir parler de choses d’importance. »

Un rêve, pensa-t-il, rien qu’un songe. Il ouvrit les yeux et découvrit la provenance de l’appel : son page Hendrak se tenait devant lui. Le gamin, âgé de douze ans, tremblait de tout son être et tentait de cacher des yeux fuyants derrière une crinière blonde. Il lui sembla que le jeune garçon avait bien grandi… et il comprit que lui-même était affalé en travers d’une table recouverte des restes d’un banquet. Il se redressa –trop vite- et grogna. Mais au moins fut-il rassuré : la douleur qu’il ressentit à la tête était, elle, bien réelle. Les murs de la salle étaient solides, le feu dans l’âtre mourait et ses couleurs pendaient mollement sur leur hampe à sa gloire et à celle de la Bretonnie.

« Seigneur Roland. Le dénommé Roderic l’interpelait d’un timbre sûr. »

Son chevalier et maître d’arme était lui-même : fort et bien bâti. Ses cheveux auburn étaient en ordre et sa mine austère ne semblait pas souffrir des affres d’une beuverie. Et pour cela, Roland le détesta. Lui-même devait être dans un état pitoyable. Il regarda dans un pot en étain et le reflet déformé qu’il vit le conforta dans cette hypothèse : ses mèches grises étaient collées et son visage, déjà peu avenant, marqué par l’excès.

« J’ai bien peur d’être en ce soir messager du malheur, reprit son maître d’arme. Nous avons retrouvé l’un de vos gens mort près de la crique de l’est et…

- Et vous avez estimé qu’il s’agissait là d’une affaire d’importance, tempêta-t-il. Depuis quand me réveillez-vous en plein milieu de la nuit pour me parler d’une bagarre d’ivrognes ?! » Son ton était cinglant car il ne pouvait le croire : Roderic venait de lui gâcher la journée par les tracas que lui causeraient cette mort. Il était le maître des lieux et devrait assurément prendre les choses en main. Le bonheur que j’ai connu hier devait-il être si éphémère? pensa-t-il. La veille, il venait d’apprendre la mort du second fils de son rival et voisin de Mortvive dans un accident de chasse. Et même si certains de ses gens –y compris Roderic- n’avaient pas voulu partager le banquet donné en l’honneur de la nouvelle, il n’en avait cure. Seul lui pouvait comprendre la vieille rancœur qui existait entre les deux familles depuis plus de trois générations ; lorsque son aïeul chassa jadis un Mortvive des terres d’Eaurouge pour prendre procession des lieux avec la bénédiction du duc de l’époque.

« Le guet, continua Roderic, a relevé un sillon laissé dans le sable par une petite embarcation effilée que…

- Des contrebandiers ! Coupa-t-il à nouveau. Ce pauvre bougre les aura surpris lors de quelque transaction. Mais il ne sera pas dit que je laisse les vilains commettre pareil forfait sur mes terres. Nous monterons une expédition dès que le soleil se lèvera. »

Roderic, bien que visiblement nerveux, tenta de garder son aplomb. « Mon seigneur. Des contrebandiers auraient pris la peine de cacher le corps. Or, celui-ci était comme placé pour être vu de tous. Et puis… je crois que nous sommes au devant de graves périls. J’ai fait amener le corps dans la salle de garde. Si vous voulez bien me suivre. »

Devant son insistance, Roland su que quelque chose avait secoué son chevalier. Et ce constat le dégrisa instantanément. Il se leva, plus ou moins alerte, et suivit d’un bon pas le maître d’arme qui le conduisait à travers le dédale pour atteindre la salle. Là, quelques gardes et une paire de gueux étaient rassemblés autour d’une table sur laquelle gisait la dépouille. La présence des paysans était inhabituelle en ces lieux ; et il comprit aisément que c’était à eux que revenait la découverte.

« Comment ? » Les héla-t-il.

Les pauvres n’étaient visiblement pas à leur aise, mais l’un d’eux dégluti lourdement et parvint à bafouiller. « Z’étions en train de revenir de la forêt près de la grève avec le Mahaut… mais pas pour braconner m’sire ! Lorsque…

- Ces deux idiots, coupa un Roderic soucieux de concision, ont simplement trébuché sur le corps. Mais qu’importe ! Regardez plutôt la coupure. »

Ce qu’il fit. Il n’était pas expert en la matière mais savait reconnaître lorsqu’un homme avait eu la gorge tranchée. La plaie avait été grossièrement nettoyée pour permettre l’analyse. La coupure était nette, étroite et terriblement précise. Un frisson lui parcourut l’échine. Jamais le poignard qu’il portait à la ceinture –ou toute autre arme du château- n’aurait pu laisser une entaille si parfaite. En réalité, il doutait même que la plus fine lame estalienne ait pu convenir.

«Beaucoup trop nette pour une arme bretonienne, dit Roderic d’un air glacial pour faire échos aux pensées muettes du seigneur. Bien trop nette pour une lame de facture humaine. »

Il lui sembla que la température de la pièce s’était brusquement rafraîchie. En un instant, tous scrutaient les ombres d’un autre œil. Où qu’il pose le regard, il ne voyait que des visages inquiets. Et où qu’il prête l’oreille, il n’entendait que des murmures hésitants. Lui-même soupira bruyamment avant de laisser échapper ses pires craintes. « Les sombres elfes.

- Je le crains, approuva Roderic. Et le fait que tout ceci semble n’être qu’un message à nostre attention me conforte dans cette hypothèse. »

Sombres elfes, chasseurs de l’ombre, dévoreurs d’âmes. L’ennemi avait plusieurs noms et plusieurs visages. Trompeurs et menteurs, ces êtres n’étaient que légende pour la populace. De méchantes histoires sur des raids et pillages pour marmots indisciplinés. Et Roland aurait tellement voulu que cela soit le cas. Mais non. Les instruits savaient que derrière le mythe se cachait une vérité encore plus atroce. Les orques et les bêtes mutantes étaient un fléau. Mais on pouvait les voir venir, se préparer et anticiper leurs mouvements. Il n’en allait de même avec les elfes noirs. Toujours déconcertants, habités par un esprit aussi noir que tordu. L’on ne pouvait prévoir la prochaine action de cette sombre engeance.

Il enfuit son visage dans ses mains, peu soucieux du spectacle qu’il affichait. Orderic avait parlé de grand péril ; et Roland ne pouvait que juger le qualificatif bien en-deçà de la réalité. De mémoire d’homme, jamais Eaurouge n’avait aperçu les noires voiles et subir leurs razzias. Il fallait croire que la chance avait tourné. Perdu dans ses sombres pensées, il savait désormais pertinemment pourquoi un malheureux gisait la gorge tranchée dans cette pièce : la peur. La peur était alliée et maîtresse des sombres elfes. Ils ne s’étaient pas encore montré que déjà on les craignait. Il devait se ressaisir s’il ne voulait pas voir arriver le funeste épilogue qu’il redoutait tant.

« Il ont laissé le corps en guise de message, dit-il en se redressant de toute sa hauteur. Pour que la peur nous étreigne le cœur lorsqu’ils attaqueront nos places-fortes et pilleront nos villages. Mais nous sommes bretonniens et la dame nous garde !» Il balaya la salle du regard. Malgré la terreur qui emplissaient leurs yeux, tous l’écoutaient et semblaient voir en lui leur chance de salut. « Nous lèverons le ban et tiendrons Eaurouge. Rappelez nos gens en ce lieu et envoyez des messages de demande d’aide dans les environs, dit-il d’un ton d’autorité. Ces murs sont solides. Si nous parvenons à les tenir en respect suffisamment longtemps pour que les renforts surviennent, nous seront sauver. S’il s’agit d’une force d’invasion… alors nous sommes condamnés dans tous les cas, car plus aucun lieu de notre chère Bretonnie ne sera à l’abri de leurs exactions. »

Et comme si l’ardeur de son discours venait de redonner espoir à la compagnie, tout le monde s’agita en tous sens. Chacun connaissait son rôle : préparer les chevaux pour les pages, vérifier les défenses pour la garde et s’enfouir en courant pour les gueux. Dans tout ce chaos, Roderic vint à sa rencontre.

« Seigneur, et vostre famille ? Je propose des les faire escorter dans l’intérieur des terres par Ganelon. Cet homme est l’un de mes plus proches frères d’armes et je puis répondre de sa bravoure et de son ardor à protéger les vostres. S’il advenait qu’Eaurouge tombe, nous devons protéger la lignée de ses maîtres. »

Il acquiesça d’un air distrait, trop absorber dans une perspective d’avenir dont il avait peut-être réussi à se convaincre lui-même. Oui… tout n’est peut-être pas perdu…


***

L’aube pointait à l’horizon pour la quatrième fois depuis l’inquiétante découverte. Malheureusement, il était écrit que celle-ci ne devait pas survenir seule ; et une bonne douzaine de corps furent retrouvés depuis cette sinistre nuit. Si chaque mort avait fait glisser le seigneur des lieux un peu plus dans la tourmente, le dernier l’avait plongé dans la terreur : on avait trouvé un garde égorgé à son poste dans la cour même du château. Il lança un nouveau regard fou vers le livre ouvert qui traînait sur le guéridon. Intitulé combats fantastiques du valeureux Sigismond, l’ouvrage avait été écrit deux siècles plus tôt par un chevalier de la quête qui aurait soi-disant affronté tout un bestiaire ésotérique. Il en aurait rit la semaine dernière, mais plus maintenant. Le chapitre traitait des elfes noirs et de leurs approches du combat : Les elfes noirs ont une prédilection pour les raids rapides et brutaux. La brume et la peur les accompagne et ils jouent de cette dernière. Aux devants de leurs troupes s’élancent des ombres plus noirs que les ténèbres qui glaceront le cœur des défenseurs d’effroi.

Ne faisant plus confiance à qui que ce soit, excepté son maître d’arme, le seigneur des lieux vivait désormais enfermé dans la salle d’honneur. Voilà trois nuits qu’il ne dormait plus qu’à moitié et chaque ombre le glaçait. Il n’avait jamais été des plus courageux, et enviait le calme apparent d’Orderic.

« Un autre jour se lève, dit-il faiblement. Prions la dame pour qu’il ne s’agisse point du dernier.
- Nous en verrons d’autres, lui assura son maître d’arme. Si nous tenons la place assez longtemps pour que le duc arrive, nous survivrons. »

Le seigneur d’Eaurouge opina du chef et reporta son attention au-delà de la fenêtre. Comme pour rajouter du crédit à l’œuvre littéraire, une brume épaisse baignait l’ensemble du paysage. Au contrebas, ses troupes étaient rassemblées dans la cour. Le chevalier Reudebert avait répondu à l’appel et vidé le fort de l’est pour garnir les défenses du château. Mais un plus gros contingent passait actuellement les portes : celui de Mortvive.

« De tous mes voisins, pourquoi faut-il que ce soit lui qui nous vienne en aide le premier ? » La question n’était que pour lui-même, mais cela n’empêcha pas son compagnon de répondre.
- De tous vos voisins, il est également le plus proche. Et nous n’avons pas le luxe de refuser son aide.
- Sot je ne suis point, répliqua-t-il sur un ton acerbe. Je conçois aisément notre situation de grand péril. Mais pourquoi tant d’empressement de sa part ? »

Si le maître d’arme était blessé par la dureté de son ton, il n’en montra rien car il répondit d’une voix neutre. « Mortvive n’est pas loin mon seigneur. S’il arrive –prions la dame pour que ce ne soit pas le cas- qu’Eaurouge tombe, rien n’empêchera les sombres elfes à pousser plus loin dans les terres. Le seigneur Turpin de Mortvive doit penser qu’il est préférable de contenir l’ennemi ici pour l’empêcher de dévaster ses terres. »

Malgré la remarque d’Orderic, l’impression ne le quitta pas. Il ne pouvait dire quoi ; mais l’arrivée soudaine et rapide du contingent de Mortvive le laissait perplexe. Rapide… il se mit alors à compter. Il fallait un jour à cheval pour gagner les terres de son rival, et deux à pied pour peu que l’on marche de bonne cadence. Mais voilà que les forces de son voisin apparaissaient sous ses murs à peine trois jours après qu’il n’ait envoyé des messagers dans toutes les directions quérir de l’aide. Même si son page Hendrak avait forcé l’allure jusqu’à tuer sa monture sous l’effort, le seigneur Turpin n’avait pu rassembler tous ses gens en moins d’une journée.
« Orderic, dit-il pour partager son malaise. Quelque chose ne va pas dans cette aff… »

Mes les derniers mots s’étranglèrent dans sa gorge. Car lorsqu’il se retourna vers son maître d’arme, celui-ci se trouvait à moins d’une longueur de lame de lui, un sourire méchant sur le visage. Une sonnette d’alarme résonna dans la tête du seigneur, mais il était déjà trop tard. Et alors qu’il n’avait pas encore atteint la garde de son épée, une douleur atroce lui déchira les chairs. Il se sentit défaillir et jeta un regard pitoyable à son assassin.

« Voleurs d’âmes, sombres elfes, souffla Orderic. Quelques bougres tués avec une lame d’un autre temps, quelques rumeurs lancées, et voilà que les vieilles légendes reviennent. Je ne pensais pas que le plan du seigneur Turpin pouvait marcher à ce point. Croyez moi que je suis navré de ne pouvoir vous accorder une mort digne. Mais je ne pouvais vous laisser donner l’alarme avant que toutes les troupes ne franchissent la herse. »

Adelard coula un regard vers sa blessure et vit le poignard. Ses formes cruelles, son métal et la garde stylisée couverte de runes ne pouvaient être de facture humaine. Et alors que la vie le quittait, une seule question lui restait sur les lèvres : « pourquoi ? ». Il n’avait plus la force pour le dire, mais Orderic le devança.

« Pourquoi ? Dit-il dans un ricanement. Mon seigneur n’a plus assez de temps devant lui pour que je ne lui compte l’entièreté du récit. Disons qu’il y a plus de gain à servir le seigneur de Mortvive. Et ne vous inquiétez point pour les vôtres. Vous allez bientôt les retrouver dans le monde qui vous attend. Que la dame vous accompagne, petit seigneur…"

C’en était trop, trahi par les siens et son honneur bafoué, Adelard s’abandonna à la mort. Sa vision se changea et il regardait à présent le sol, mais il n’avait pas senti la chute. Et alors que sa vue se brouillait, la dernière chose que le seigneur d’Eaurouge entendit était le rire de son chevalier ; accompagné par les bruits de carnage provenant de la cour.


Dernière édition par Torin le Dim 30 Sep 2012 - 9:24, édité 1 fois
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Tharen
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MessageSujet: Re: [Participations] Concours de récits 2012 !   Dim 30 Sep 2012 - 15:35

Voilà enfin ma participation rédigée en une heure montre en main... (bâclée quoi...)

Aller simple pour le nouveau monde


* * * * *
La brume verdâtre se levait enfin. Les premiers rayons du soleil commençaient à percer à l’horizon, l’aube était proche.

Du haut de la colline surplombant la jungle, les commandeurs elfiques établissaient leur plan d’attaque. Une fois la réunion terminée, un prince à l’allure martiale sorti

de la tente et observa le temple au fond de la vallée maintenant ensoleillée. Autour de lui, le groupe de guerriers fantômes qui constituait son escorte se préparait.

Leur mission était simple, ils devaient repérer et mettre hors d’état de nuire le prêtre aux pouvoirs incommensurables qui régnait sur ces terres. Ces ordres leurs

avaient été donnés en main propre du roi Finubar lui-même. Il n’avait par conséquent pas le droit à l’erreur.

La petite troupe une fois prête s’enfonça dans l’obscure forêt qui entourait la vallée. La progression était difficile car la végétation était dense et les Asurs avaient en

permanence l’impression d’être épiés. Les gigantesques fougères frémissaient et chaque fleur avait l’air de suivre le moindre de leur mouvement. L’anxiété se fit

sentir chez les Elfes et la tension était palpable.

Soudain les vents de magie, jusqu’alors à peine perceptibles se levèrent et se mirent à souffler avec une force inouïe. Le meneur de la petite troupe sentit le sol se

dérober sous ses pieds et son esprit s’éloigner de son enveloppe charnelle.
* * * * *

Le Prince se réveilla après une longue torpeur sans pouvoir dire combien de temps il était resté inconscient. Il était seul, dans une salle aux murs couverts de

glyphes et de symboles étranges. Une voie grave et profonde se mis à résonner dans ses oreilles et lui dis :

-Ainsi tu es venu nuire à ma personne… que vas-tu faire maintenant que tu es seul et sue tes compagnons sont morts ? Je vais te renvoyer où vivent tes semblables

et sache que moi et les miens ne toléreront aucunes autres intrusion de votre espèce sur notre territoire.

La voie s’estompa en résonnant sur les parois de la pièce, et comme pour lui faire échos, une brume verte sorti des murs. Le prince elfique retomba dans le sommeil

surnaturel qui l’avait amené dans ces lieux sans pouvoir prononcer un seul mot. Il se sentit soulevé du sol et transporté dans l’espace et le temps.
* * * * *

Il se réveilla brutalement au bord d’une route escarpée. Trois silhouettes vraisemblablement elfiques se penchaient sur lui et derrières ces silhouettes, on pouvait

deviner dans la brume une forteresse aux tours noirs autour de laquelle des harpies volaient en cercle…

* * * * *
Alors c'est court, mais c'est le principe d'une nouvelle, non? XD
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Wolfen
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MessageSujet: Re: [Participations] Concours de récits 2012 !   Dim 30 Sep 2012 - 18:44

La porte s'ouvre en grinçant ; la silhouette entre ; la porte se referme, grinçant toujours.
"Vous m'avez demandé ?"
C'est la silhouette qui est entrée, qui parle. L'autre, assis à son bureau, lève les yeux vers elle.
"Tu as le teint pâle, est assez grand ; tes cheveux de jais cachent tes oreilles que je sais pointues. Tes vêtements sont classiques, sombres. Bleu foncé plutôt que noir, cela se voit moins dans la nuit. Tu portes des bottes de cuir, peu seyantes mais très pratiques. A ton baudrier pendent de petites lames ; l'une est recourbée.
— Je sais tout cela ; pourquoi me le dire ?
— Toi, tu le sais. Pas le Lecteur. Tu pourrais m'aider."
Un court silence, un soupir.
"Soit. La porte est en bois sombre et massif, les battants sont vieux, d'où le grincement. La salle dans laquelle nous nous trouvons est petite, au sommet de la tour, qui elle-même surplombe la ville. On n'entend guère le bruit, ici. Tu es à ton bureau, qui est prêt de la fenêtre ; sur les deux autres murs, des étagères emplis de parchemins et grimoires poussiéreux. Tu es assis sur une chaise ; tu portes des vêtements d'intérieur, d'un violet assez clair. Tes cheveux sont bientôt blancs ; l'âge et la fatigue se ressentent sur ton visage."
Il reprend son souffle.
"Autre chose ?
— Cela fera l'affaire."
Un nouveau silence, une atmosphère étrange ; du malaise ?
"Pourquoi m'avoir mandé ?
— Mes recherches ont progressé. Tu fronces les sourcils, un air désapprobateur. Quoi ?
— Votre manière de décrire est perturbante. Mais avant tout, ces recherches sont interdites. Vous vous en souvenez ?"
Une nouvelle pause ; celui qui est assis semble attendre.
"Tu me dévisages, observe mes yeux et mes cheveux blancs ; tu te demandes si j'ai vraiment oublié. Pour te répondre, oui je m'en souviens. Mais peu m'importe. Trop de puissance me tendait la main ; comment la refuser ? Ton regard exprime une totale stupéfaction.
— Vous vous êtes relevés ; votre regard luit de satisfaction, et même d'une certaine folie.
— Ah non, pas de folie ! Une ivresse passagère.
— Presque de la démence.
— Une forme d'extase.
— Qu'importe ! Pourquoi me dire ça à moi ? Je ne suis pas de votre côté, c'est même à moi qu'il incombera sûrement de vous mettre à mort."
Un nouveau silence, avec comme une tension. Le vieux rit.
"C'est justement pour cela que je t'ai fait venir. Si je te demande de mourir, dès à présent, tu ne pourras pas te trouver face à un dilemme après. Tu n'en crois pas tes oreilles, la surprise se lit sur ton visage ; tu es mon fils, comment pourrais-je te tuer, te demandes-tu sûrement. Assez simplement, au final."
Il prononce un mot, le plus jeune elfe s'effondre, inanimé.
"L'assassin assassiné. C'est bien la peine de faire des enfants. Plus la peine de décrire, je crois bien que c'est terminé."
Contre la fenêtre, un bruit. Le vieil homme se retourne et n'a pas le temps de glapir. Un skaven traverse la fenêtre et lui plante un shuriken dans le cou. Celui traverse et une gerbe de sang asperge le bureau. Le skaven prend ce qui trainait sur le bureau, s'enfuit. En l'absence de personnage présent, sa description ne peut être donnée. Il se prépare à s'enfuir, mais un portail s'ouvre sous ses pieds et l'aspire.


Il tombe et atterrit sur le béton. C'est un homme de petite taille désormais. Cheveux bruns, costume sale, froissé. Nez recourbé, sale petite tête de fouineur. Il glapit et s'esquive rapidement ; une voiture arrive. Il se place sur le trottoir et souffle. Où est-il ? Quel est ce monde étrange et gris ? Il se relève. Entre ses mains, une pochette plastique transparente. A l'intérieur, des dessins, des schémas. A l'autre bout de la rue, une silhouette apparaît. Costume classique, lunettes noires, coupe classique ; un pistolet dans les mains - Beretta, modèle de l'armée.
L'ancien skaven court ; l'homme le pourchasse, tire, le touche à la jambe, s'approche, l'achève, récupère le dossier, tombe dans un portail, se réveille en Asur et maudit son sort.
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MessageSujet: Re: [Participations] Concours de récits 2012 !   Dim 30 Sep 2012 - 21:10

Voici ma participation (innatendue et juste à temps *^^* ) :


Farnoth était satisfait. Le soleil recommençait à briller sur son royaume. Symboliquement en tout cas, la tempête de sort s’abattant sur le champ de bataille en contrebat accumulant les nuages noirs dans le ciel en même temps que les cadavres sur la terre.
Les elfes noirs payaient enfin les atrocités qu’ils avaient commises au cours de l’année. Du haut de la colline, entouré par une cinquantaine de lions blancs gardés en réserve, le général pouvait observer ses troupes manœuvrer et se battre avec brio. Cette bataille, comme toutes celles engagées depuis deux mois, devrait se solder par une victoire. Sa femme et son fils seraient enfin vengés.

Il pensa à Eldeth qui devait également exulter. Par réflexe, il chercha son porteur de la grande bannière. Sa vison d’elfe le remarqua sans peine, dirigeant un régiment de lancier contre son équivalent maléfique.
Eldeth était son ami depuis des centaines d’années et il n’avait pas hésité une seconde lorsque Farnoth lui avait proposé de devenir le porteur de la bannière familiale.
Il était grand, habile bretteur, mais il n’avait pu empêcher la destruction de sa maison par une invasion venue du nord. Aucune trace de sa famille n’avait été retrouvée.
Farnoth l’avait immédiatement invité dans sa forteresse, ou il l’avait logé dans la chambre adjacente à la sienne, et à celle de son fils.
Son fils... C’est grâce à Eldeth qu’il fut vengé.
Le seigneur elfe fût replongé une nouvelle fois dans cette nuit d’hiver....
***
Seul dans la salle du trône, il se lamentait... Comme s’il n’avait pas assez de problèmes à causes des cultes qui se développaient...
Depuis que les elfes noirs, dans un de leurs nombreux raids, avaient pris sa femme, il ne lui restait que son très jeune fils, âgé de cinq ans seulement. A quoi bon partir à la guerre ? Sacrifier d’autres vies elfiques à la folie de Naggaroth ? Faire de son fils un orphelin ?
Pourquoi revenaient-ils encore piller, pourquoi toujours plus de morts pourquoi...
Ses pensées furent interrompues soudainement par un cri.
Un cri d’enfant.
Son sang se glaça. La chambre de son fils se situait à l’autre bout du palais.
Il courut le plus vite qu’il le put en sachant qu’il arriverait trop tard.
Ce fut le cas.
Il y avait trois corps dans la pièce.
Celui de son fils gisait dans son lit, la gorge tranché, les yeux écarquillés de terreur.
Le deuxième était celui d’un inconnu, visiblement un serviteur d’après ses habits. Sa cape laissait entrevoir un assortiment de couteaux. Son cadavre avait été labouré par une épée, elle-même posé sur les dalles souillé par le sang chaud.
Le seul survivant était agenouillé, les yeux ruisselant de larmes.
- Pardonnez-moi seigneur, je suis arrivé trop tard murmura Eldeth.
***
Eldeth avait planté la bannière dans le sol avec fierté. Dégainant son épée à deux mains, il attendit le premier lancier ennemi passant à portée et le décapita d’un coup aussi fluide que rageur.
Enfin, il pouvait venger sa famille et tous les elfes morts pendant que leur seigneur ne faisait rien. Les raids s’étaient faits de plus en plus violents et de plus en plus meurtriers, mais n’avaient été arrêté par aucune armée, qui n’avait pu se rassembler sans un vrai meneur.
Mais le prince Farnoth était sortis de sa torpeur et avait fait de son fils le symbole de la cruauté naggarothi.
Les elfes noirs, n’ayant pas prévus un tel revirement, se faisaient décimer bataille après bataille.
Eldeth se reconcentra sur le combat. Il enfonça sa lame dans le corps d’un jeune elfe et vit passé la stupeur dans les yeux de sa victime, ce qui réveilla en lui un souvenir vieux d’un an...
***
Il était enragé. Une fois de plus, Farnoth avait refusé de rassembler ses armées. Les druchiis se déversaient sur ces terres, pillant et brulant sans aucune résistance. Le prince ne faisait rien pour sauver son peuple.
Eldeth l’avait laissé pleurnicher, en réfléchissant à la chose qui pourrait le faire changer d’avis.
Non, il ne pouvait faire ça à son ami. Si ?
Sacrifier une vie pour en sauver des centaines, il serait égoïste de ne pas le faire.
Trouver des couteaux dans la salle des trophées fut facile, surtout qu’il n’y avait presque personne dans la bâtisse pour l’observer.
Il hésita dans la chambre : lorsqu’il sortit sa lame et l’appuya sur la petite gorge, il remarqua que deux yeux bleus le fixaient.
Puis l’enfant cria. C’était le moment.
Comme il l’avait prévu, un serviteur se précipita. Il n’eut pas le temps de comprendre que déjà, Eldeth dissimulait des couteaux dans sa cape. Puis il s’effondra à genoux, conscient de sa folie.
- Pardonnez-moi seigneur, je suis arrivé trop tard.
***
Les elfes noirs se faisaient rattraper. L’arrière de leurs rangs désorganisés tombait sous les lances asurs, mené par le porteur de la grande bannière.
L’un des fuyards trébucha. Eldeth s’en approcha, prêt à l’abréger ses souffrances.
Il le fixa, et vit deux yeux bleus écarquillés de terreur. L’image de l’enfant s’imposa à son esprit. Il hésita une seconde avant d’abattre son épée. Une seconde de trop.
***
Farnoth fit ériger une stèle à la mémoire de son ami, à l’assassin de son fils.
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vavaaaa
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MessageSujet: Re: [Participations] Concours de récits 2012 !   Dim 30 Sep 2012 - 21:55

Voici mon récit, malheureusement, je n'ai pas eut le temps de le peaufiner et lui donner la tournure voulu, ça sera donc peut-être un peu long, mais j'espère que vous apprécierez.


Althreth Caelbor faisait un dernier tour des rondes selon la volonté de son supérieur, le général devrait arriver bientôt, à une heure inconnue, les Haut-Elfes avaient prit l'habitude de ne pas communiquer les horaires d'arrivée des officiers supérieurs, de peur des assassinats.

« Ce qui n'est pas totalement infondé ! » pensa-il

il se rappelait le meurtre de Valtris Elbereth, un jeune général prometteur et audacieux qui avait été retrouvé une lame profondément enfoncée entre ses omoplates à quelques jours d'une importance bataille contre nos cousins maudits. Le risque augmentait avec la fin de l'hiver, qui augure le retour des raids meurtriers des elfes noirs, et la mort d'un général entraîne forcement une grande confusion qui isole les défenseurs, devenant dès lors des proies faciles. Et bien sûr, il arrivait qu'un général décède accidentellement ou soit précipitamment rappeler vers l'intérieur du continent, il convient dès lors de les remplacer ou de nommer quelqu'un d'autres. C'était le cas ce soir là, un ordre exprès, un problème urgent à la cour qui nécessite le rappel immédiat de l'actuel responsable de cette partie des côtes de Cothique.

Il accéléra, il n'avait qu'une heure pour finir d'inspecter cette partie de la forteresse, ensuite il devrait rejoindre le reste de l'état-major pour accueillir le nouveau général comme il se doit. Il salua quelques soldats et continua son inspection, se répétant inlassablement l'emplacement des gardes, de ce qu'il en vu, tout semblait être à sa place.

*
* *


La pluie ne cessait de tombait en cette nuit bien avancée, les hommes s'étaient rassemblés en attendant patiemment leur futur général, malgré la solennité de l’événement, la tension était palpable. Finalement, au fil de la nuit, un garde vient annoncer son arrivé tant attendu. Tout les hommes présents se redressèrent, bombant fièrement le torse, jusqu'à que le seigneur pénétra dans l'enceinte de la forteresse. Dès lors, tous se cambrèrent bien bas, alors que l'ancien et le nouveau commandant échangés quelques formalités. Puis soudain, un petit objet noir apparu comme par magie filant à toute vitesse vers les deux fiers guerriers en armure étincelantes. Des yeux humains n'y aurait vu qu'un objet noir difforme sans importance, pourtant, ceux d'un elfe ne pouvaient se tromper, il s'agit d'un couteau de lancer assez long et effilé, perçant sans problème la plupart des armures. Les deux cibles étant de dos, ils ne purent éviter l'objet à temps, ce fut un soldat du rang qui se précipita sur eux, la lame s’enfonça dans un craquement sonore, brisant la nuque du simple soldat, au lieu de celle du général, éclaboussant ainsi d'un sang chaud les bannières immaculées, désormais tâché de fines nuance de rouge écarlates.

« -Bon sang ! » Althreth étouffe un juron alors qu'il tire sa lame, se rapprochant au possible des deux cibles, le protocole veux que ce soit lui qui se charge de la protection des invités.

« Althreth, prenez ce qu'il vous faut et amenez notre invité dans un endroit sûr, les autres avec moi, allons déniché ce rat ! »

Il baisse la tête en signe d'affirmation sans rien ajouter, puis il se tourna vers l'intéressé, c'était un elfe au visage marqué par l’expérience, affichant une surprenante et troublante neutralité qui détonnait de la scène qui venait de se jouer.

-Suivez-moi mon seigneur.

Il tourna le dos, désignant les deux hommes les plus proche.

-Vous deux, suivez nous.

Ils franchirent ainsi une petite porte menant vers les ailes récemment inspectées guettant les moindres bruits et mouvements suspects, mais seuls le bruit régulier de leur pas sur le sol dallés leur parvenait. Althreth était tendu, il ne cessait de se rappeler le plan en question, dans les contes populaires, les assassins sont souvent comparés à des ombres, une tache sombre sur un mur, un tour de passe-passe, on le voit, on le ressent, mais on ne peut en découvrir la source qu'à la fin du tour, quand tout est finit. Ainsi, les assassinats peuvent durer plusieurs jours, voir plusieurs semaines et même mois, sans que les victimes ne soient capable de trouver la source de leur malheurs, enfin, jusqu'à qu'une longue dague vienne trancher leur gorge.

-Dites moi, comment vous appelez-vous ?

Les mots prononcés par le général le trouble, il déteste être interrompu dans ses machinations, mais la voix était d'un calme apaisant, et il fit bonne figure.

-Althreth, mon seigneur, Althreth Caelbor.

-Et, avez-vous déjà eut à faire à des assassins ?

-Oui, deux fois.

-Et, leur cible ont réussi à survivre ?

Cette fois-ci, il s'arrêta et se retourna vers son interlocuteur, le sourire aux lèvres, avant de la gratifier d'un silence éloquent avant d'ajouter :

-Nous devrions continuer mon seigneur, nous ne sommes pas encore en sécurité.

Ils reprirent la marche en silence, le seigneur de guerre n'ajouta rien, conservant son air calme, troublant et apaisant à la fois. Les quelques salles qu'ils traversèrent étaient vides de toutes âmes, remplit d'un lourd silence, ils arrivèrent sur un long couloir quand soudain, Althreth fit signe de stopper la marche. La vacuité de la salle le choque, il ne peut l'expliquer, il n'y a presque rien, une coupe renversée dont le vin s'écoule lentement sur la nappe entachée de rouge, un rideau défait, il n'y a presque rien, presque rien...

Ses yeux s'écarquillent, il se rappelle avoir laissé trois hommes ici. Il se retourne en dégainant, il veut crier, mais le sang chaud vient l'asperger et le déstabilise, il n'a plus rien à dire. L'assassin a tranché la gorge de leur premier accompagnateur, il abat le deuxième d'un rapide tir d'arbalète. Il saute par dessus les cadavres, ses deux courtes épées tournées vers la gorge du général. Ce dernier conserve son air calme, on dirait qu'il attend, qu'il sait... Puis il lève sa lame avec une fluidité parfaite, le temps se cristallise autour de lui, les lames se rencontrent dans un bruit mat.

Althreth est resté bouche bée, l'épée baissée, il n'a pas réagit, ça ne se passe pas comme prévu, il se mord la lèvre et ressaisit son arme pour mieux se ressaisir. Il se met en garde, portant une attaque haute dirigée vers la tête de son adversaire mais il ne fend que l'air, l'assassin se dérobe et passe sous sa garde, il essaye vainement d'esquiver, et la lame s'enfonce profondément dans sa cuisse, il a néanmoins le réflexe de tenter de repousser son adversaire, ce dernier abandonnant ainsi sa lame dans sa cuisse.

La blessure lui arrache un cri de douleur, il glisse sur une flaque de sang, mais l'assassin est bien trop occupé, le général est blessé lui aussi, une grosse entaille au niveau de l'avant bras gauche, mais il conserve son air calme et pare chaque attaques de son adversaire.

Soudain, l'assassin recule d'un petit pas arrière gracieux avant de se jeter vers son assaillant les dagues visant le cou et le visage. Mais le Haut-Elfe décide de ne pas parer, et il inverse sa ligne d'épaule, et alors que l'assassin s'empale sur l'épée rutilante, il a le temps d'enfoncer sa lame dans la poitrine du fier guerrier, ce dernier grimace, mais il laisse tomber sa lame par terre et le cadavre de son cousin maudit par la même occasion.

Il enjambe les cadavres qui jonchent désormais le sol, se dirigeant vers Althreth, clouer au sol, la main refermé sur la lame de la dague. Le général s’approche, il lui sourit et lui murmure quelques louanges.

La lame s'enfonce dans sa gorge, coupa court à ses dires, son visage perd son air calme et confiant, se muant en quelque chose de difforme, seul ses yeux gardent un semblant de dignité, ils semblent dire : « Comment osez-vous ? », puis plus rien, plus d'expression, juste un teint pâle se reflétant dans les flaques de sang.

-Vous avez raison, j'ai réussi, et Monseigneur sera content et bientôt, je serai de retour chez moi.
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Khaeleth
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MessageSujet: Re: [Participations] Concours de récits 2012 !   Dim 30 Sep 2012 - 23:03

Voici donc ma participation, j'espère que vous aurez autant de plaisir à la lire que j'en ai eu à l'écrire.
Et n'ayant aucune limitation concernant la longueur de texte, je m'excuse s'il vous paraît trop court, ou trop long.

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La magie de la mort

Vanya avançait d’un pas rapide, une dizaine de laquais a ses trousses. Ses bottes en peau de nain foulaient majestueusement le sol dallé en marbre noir du palais. Sa tenue de soie rouge volait à sa suite, dont l’étoffe fine lui couvrait tout le corps en de multiples couches superposées avec soin. Les courants d’air glacé de la citadelle la firent frissonner, mais elle n’en montra rien. Aucun être en Naggaroth ne peut se permettre de ressentir quoi que ce soit. C’était signe de faiblesse. Et la faiblesse était punie par le mépris à Ghrond.

La salle de banquet était spacieuse, les hautes colonnes sculptées rivalisaient avec des statues de Khaine finement détaillées, devant lesquelles trônaient des fontaines de sang. D’autres statues, plus petites et mieux cachées figuraient des divinités elfiques secondaires, source de la magie de Naggaroth. Des encensoirs dispersaient une fumée étouffante qui lui martelait le crâne, ce qui l’agaça au plus haut point. Elle scruta avec attention les invités, passant de nobliaux sans importance aux riches dynastes, mais par-dessus tout, elle fit attention aux sorcières du couvent, qui avaient la main mise sur Ghrond. Elle reconnu Baragh Aralarn, un concurrent du couvant souhaitant prendre contrôle de la cité avec ses pitoyables marchés d’esclaves. L’argent faisait beaucoup de choses en Naggaroth, mais tout était une question de pouvoir et de puissance. Elle reconnu aussi Tarinis Aleviir, sa mentor. Elle se souvint de ses décennies passées à apprendre à maîtriser la magie, de ses épreuves et de toutes les choses subtiles qu’elle avait apprises auprès d’elle. Elle conversait avec des hommes de pouvoir, et Vanya savais que ce jouait là tout le financement et les relations du couvent. Même si les sorcières sont prisées, et coûtent cher, la magie est onéreuse et risquée. A chaque âme qui tombait des les gouffres du chaos, c’était autant d’or et de temps gâché pour le couvent.

Le banquet était d’un ennui assommant, les plats et les animations se succédaient, passant de venaisons d’ours, de cerf et de bêtes encore plus exotiques à des exécutions spectaculaires, envoyant des volées de sang dans l’assemblée qui exultait de satisfaction sanguinaire. Vanya se sentait bien mieux entourée de magie, dans la chaleur réconfortante de l’esprit. Mais elle devait prendre son mal en patience, car la précipitation n’est jamais bonne qu’à l’échec. Puis vint le tour d’un lanceur de couteaux, il tirait ses poignards à bonne distance et tuait net à chaque coup sa victime esclave. Elle soupçonnait l’utilisation de poison pour être sûr de tuer, mais les nobles, trop simples d’esprit n’y voyaient rien et croyaient au talent du lanceur. Le clou du spectacle approchait. Le lanceur s’était mis au défi de réussir un lancer parfait à 50 mètres les yeux bandés. On lui mit un foulard noir autour des yeux, et par quelques gestes comiques, il prouva à l’assemblée qu’il ne voyait rien. Il se prépara et se mit en joue, la lame à la main. Vanya sentait le souffle de la magie tourner autour du lanceur. Soudainement, comme s’il avait sentit qu’il ajustait mal son tir il se tourna vers l’assemblée et d’un geste sec, lança son couteau. C’est devant les cris horrifiés de la noblesse que le morceau de métal filait à travers les airs, d’une stabilité parfaite. Et il atterrit droit dans le cœur de sa pauvre victime malchanceuse. Qui n’était autre Baragh Aralarn, le prétendant de la cité. Le lanceur de couteau fut arrêté sur le champ et devrait s’attendre à une séance de torture épicée, suivit d’une exécution libératrice. Dans la stupeur générale, elle croisa le regard de Tarinis, sa Mentor, et compris qu’elle avait de nouveau réussit son épreuve.
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Narog
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MessageSujet: Re: [Participations] Concours de récits 2012 !   Dim 30 Sep 2012 - 23:09

Bons je ferais une petite relecture demain, a tête reposée, mais comme la date limite aujourd'hu... Voici mon récit qui s'inspire du background que je suis entrain de créer

Autodestruction.

Faelis bloqua la grande lame barbelée de son adversaire avec son bouclier, pour ensuite la faire glisser vers le sol quand il l’écarta ce dernier de son corps. Toutefois son ennemi était loin d’être un néophyte en combat et il se rendit compte de la ruse du Vipérii. Il inversa alors sa prise et donna un violent coup avec le pommeau de son Draich sur l’hoplon de son adversaire, le faisant tituber sous la violence du choc.
Voyant qu’il avait pris l’avantage, le Drucchi faucha ensuite l’air de gauche à droite pour heurter violemment le bouclier. Ayant mis toutes sa force, l’Exécuteur s’attendait à voir l’hoplon littéralement exploser en mille morceaux. Le craquement qui retentit lorsque les deux objets entrèrent en collision lui arracha même un sourire cruel, qui s’effaça bien vite lorsqu’il se rendit compte que c’était sa lame qui s’était brisée. Il écarquilla les yeux de surprise, mais il n’eut guère le temps de s’appesantir sur le sujet. La lame de son adversaire venait de traverser sa poitrine de part en part.
Faelis retira ensuite son épée en projetant le corps de sa victime d’un coup de pied sur l’allié qui s’apprêtait à prendre sa place. Le temps gagné ainsi fut amplement suffisant à l’elfe pour ramener son bouclier devant lui et être prêt à recevoir les coups de son nouvel adversaire. S’en débarrasser lui fit plus facile que le premier, mais un autre prit immédiatement sa place. Le flot constant d’ennemis était assuré par la seule tour de siège ayant atteint les murailles, et tant qu’elle ne serait pas détruite, le combat serait sans fin.
Le Vipérii donna un violent coup d’hoplon à un elfe noir un peu trop audacieux, puis lui trancha la gorge d’un large mouvement circulaire. En remettant son bouclier devant lui, il jeta un bref coup d’œil aux alentours et il fut heureux de constater que lui et ses hommes ne perdaient aucunement du terrain, mais ils n’en gagnaient pas non plus. Les archers sur les tours environnantes faisaient littéralement pleuvoir des traits enflammés sur le beffroi qui refusait obstinément de s’enflammer.
Une pierre lancée par un palintone traversa de parts en parts la machine de siège mais elle n’infligea que des dégâts superficiels et les Druchiis eurent tôt fait d’obstruer les brèches avec un mur de bouclier pour empêcher les tirs adverses de provoquer un incendie de l’intérieur. Au moment où Faelis se demandait pourquoi leurs machines de guerre avaient été justes ici absentes du combat, un nouveaux projectile s’écrasa contre la tour de siège qui trembla mais ne s’effondra pas. Une autre pierre passa à son tour à travers le beffroi sans provoquer à première vue de dégâts. Toutefois le dernier projectile avait été enduit d’huile à laquelle on avait mis le feu et son court passage dans le beffroi avait été amplement suffisant. La tour de siège se transforma soudainement en un immense brassier d’où on entendait les cris atroces des malheureux pris au piège à l’intérieur, puis s’écroula sur les soldats en contrebas. Suites à ce revers de fortunes, les assiégeants au sol se débinèrent dans le désordre le plus total, laissant leurs camarades piégés sur les murs se faire massacrer et jeter dans le vide. Les défenseurs venaient de repousser un nouvel assaut, mais Faelis savait que sans renforts, la ville était irrémédiablement condamnée.

Faelis regarda d’un air coupable les cadavres qu’on jetait dans les bûcher. Il s’agissait, pour la plupart, de soldats qui se matin encore servaient sous ces ordres. Il avait beau se dire que lors d’une bataille, c’était inévitable. Mais avec l’âge s’était développé un sentiment de culpabilité de plus en plus oppressant aux fils des batailles. Était-ce le fait qu’il se faisait vieux ou bien qu’il avait commencé à veiller sur l’ensemble de ses soldats comme un père un peu trop protecteur. L’elfe secoua la tête, de toute façon il ne pouvait plus rien y faire. Il fit mine de partir mais à ce moment-là Paelirion, son second, arriva à sa hauteur et après avoir tapé son poing gauche contre sa poitrine, il s’adressa directement à son supérieur.
-Il n’y a aucun dégât sérieux aux murs et aux tours. Pour ce qui est des palintone, poursuivit l’officier après un temps de pause. La plupart des servants souffrent de blessures diverses et une de nos machines a entièrement brulée.
- Quelles sont les causes de ses blessures ?
-Ces maudites aberrations volantes à corps de femme. Plusieurs se sont introduites par les postes de tirs, ce qui a empêché notre artillerie d’abattre cette tour de siège. Du moins, dans un premier temps.
-Dans combien de temps seront-ils aptes à reprendre le combat ?
- La plupart dans deux trois jours, mais je pense que l’on peut compter sur eux en cas d’attaque imminente.
Pour seule réponse, un mince sourire s’afficha sur le visage de Faelis.
-Comme nous tous, répondit-il d’une manière lasse, murmura-t-il. Comme nous tous.
Paelirion allait partir, lorsque son supérieur, se souvenant de s e qu’il avait dit plus tôt, l’interpella.
-Un palintone a brulé ? Comment se fait-il ?
Faelis vit alors son second prendre un air embêté.
-Disons que, pour faire court, ces machines ne sont pas appropriées pour lancer des projectiles enflammés
-Je vois…se contenta de répondre son supérieur.

Faelis jeta rageusement la missive dans le feu qui réchauffait son bureau. La ville ne tiendrait plus longtemps et le roi le harassait de demandes les plus ridicules les unes des autres. Il n’avait nulle cure de l’anniversaire de la fille de cet éminent personnage. Surtout que sa présence n’était souhaitée que pour rassurer les familles des nobles convié à cet éminent évènement.
Maintenir l’illusion, pensa amèrement le général, cela faisait des années que ce pays vivait à travers les illusions. Et cette fois ci ils allaient bien falloir qu’ils reviennent à la réalité.
-Archon ? Perdu dans ses pensées, l’elfe n’avait même pas entendu l’arrivée d’un de ses gardes. Dissimulant son trouble, il fit volte-face et d’un signe de main invita le nouveau venu à s’exprimer.
- Il y a une femme qui souhaite vous parler en privé.
- Qui est ce ? Demanda le commandeur, visiblement agacé.
- Elle a refusée de se présenter, par contre elle nous a donnée ceci. Répondit le soldat en montrant un pendentif en argent sur lequel était gravé une plante bien particulière. Bien qu’étant, d’ordinaire, d’un calme à toute épreuve, le vieil elfe sentit son sang se glacer à l’intérieur de ses veines.
-Très bien, faites la entrée. Ordonna-t-il d’une voix étonnant faible.
Le garde le salua de la même manière dont l’avait fait Paelirion plutôt dans la journée puis sortit de la pièce. Peu de temps après une personne vêtue d’une tunique verte renforcé par endroit par des morceaux d’armures argentées et finement travaillées. Le tout était complété par une capuche dissimulant habilement les traits de cette personne et d’une cape de la même couleur que sa tunique.
Faelis l’invita à s’asseoir d’un geste, ce qu’elle déclina d’un bref hochement de tête.
- Ca ne sera pas long, Archon. Dit-elle d’une voix chantante, presque envoûtante. Ce qui ne rassura guère son interlocuteur.
-Bien. Bredouilla-t-il, allons donc à l’essentiel. Que me veut l’Aconit ?
- Certaines explications par rapport aux évènements d’il y a un an. Vous savez, lorsque qu’un déchu s’est infiltré dans la ville.
- Et comme je n’ai pas eu d’autre information à ce sujet, j’imagine que vous, vous en avez. Répondit général d’une voix ennuyée. Je vous écoute, qu’avez-vous donc à m’apprendre ?
Le soldat crut voir un éclair de surprise sur les rares traits qu’il pouvait apercevoir de son interlocutrice, mais si c’était le cas, elle se reprit vite pour afficher un sourire cruel.
-Oh pas plus de ce dont vous savez déjà. Mais suffisamment pour connaitre vos connections avec l’armée rebelle.
- Et dont ? Quelles décisions vous avez prises ? Demanda Faelis d’une voix étrangement calme qui déstabilisa un temps l’agent de la fleur violette. Je suis aimé des soldats qui défendent ces murs contre un ennemi qui aurait tôt fait de massacrer l’ensemble des habitants de cette ville. Quant aux survivants, si il y en a, je ne préfère pas imaginer ce qu’ils leurs feront. M’éliminez serait la dernière des choses à faire pour maintenir le moral des troupes.
-Certes, reconnu l’Aconite après avoir longuement observé la mine presque souriante de son interlocuteur. C’est pourquoi nous allons vous laissez vivre jusqu’à la fin de ce siège. Néanmoins, il va de soi que vous serez étroitement surveillé.
- C’est tout ? Demanda Faelis, qui encaissa la nouvelle de sa condamnation et de son bref sursit sans broncher.
L’agente répondit d’un bref signe de tête avant de se diriger vers la porte.
- Une dernière chose, dit l’elfe en s’arrêtant soudainement. Vous avez entièrement raison dans votre analyse de la situation. Toutefois, poursuivit-elle en se retournant brusquement pour lancer une dague dans la gorge de sa victime. C’est exactement ce que nous voulons.

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Arthamir
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MessageSujet: Re: [Participations] Concours de récits 2012 !   Lun 1 Oct 2012 - 7:05

FINI !!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Que de participations de dernière minutes, dites-moi... C'est mal *:p*.
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MessageSujet: Re: [Participations] Concours de récits 2012 !   

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[Participations] Concours de récits 2012 !
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