Ulthuan vs Naggaroth

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 [Recit] Les quatre sceaux - Récit achevé

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lelfe_solitaire
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MessageSujet: Re: [Recit] Les quatre sceaux - Récit achevé   Sam 23 Sep 2006 - 10:00

Bien sur que tu le dois!
Moi je veux cette suite que j'attends depuis un moment déjà(Hellebron du forum EN)!
Alors tu te dépèche :thumright:



L'elfe...déjà mes commentaires sur le fofo EN.
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MessageSujet: Re: [Recit] Les quatre sceaux - Récit achevé   Sam 23 Sep 2006 - 11:24

Citation :
les Elfes Noirs sont aussi parfois amusant…

je me tue a vous le dire !

Sinon, j'adore ton histoire, j'ai tout lu en une demi heure preuve que sa me passionait (plus j'aime plus je lit vite, c'est pour sa que je met trois mois a lire un roman de Zola ^^).

La cohabitation est très crédible et les situation montrent une grande imagination ! C'est très rare pour les récits de forums que j'attende une suite avec autant d'impatience.
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Slayne
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MessageSujet: Re: [Recit] Les quatre sceaux - Récit achevé   Mer 18 Oct 2006 - 21:14

Mirki pour vos commentaires, je continu quand j'ai le temps cette histoire. D'ailleurs en voici la preuve :

ACTE 13

Les minutes passèrent dans le plus profond des silences, Cirewyr ayant sur ses genoux la tête de Vealath qui semblait être moribond.
« Ne meurt pas Vealath, ça ne peut finir comme cela… »
Une douleur soudaine envahie tout à coup le cœur du Sylvain, lui retirant un hurlement. Il aurait dit qu’une griffe le lui arrachai de son torse ou qu’elle le broyait de l’intérieur.

Mais la douleur se calma aussi vite qu’elle était apparut.
Cirewyr releva la tête.
« Vealath ? »
Il vit les deux pupilles de son compagnon s’ouvrir faiblement, laissant place à deux prunelles bleu nuit.
« Cirewyr ?
- Tu est vivant ! Qu’Isha soit louée ! J’ai vraiment crut que tu allait passer de vie à trépas !
- Humpf, ce sera mal me connaître, dit-il avec un faible rictus. Mais que s’est t’il passé ?
- J’ai déambulé dans la pyramide qu’on m’avait assigné, mais je n’ai rien trouvé, excepté un piège qui faillit me tuer, heureusement que je peux prendre la forme de volatiles, ça permet d’échapper aux trappes creusées dans le sol. »
L’Elfe Noir toussa, avant de constater que sa tête reposait dans les mains de Cirewyr, elles même sur ses genoux. Sa fierté l’emporta et il trouva la force de s’adosser contre le mur le plus proche.
« Mais…je parlait de là, dans cet endroit. Que m’est t’il arrivé ?
- Ho ça… Il laissa sa phrase en suspend en savoura le visage agacé de son interlocuteur. Après avoir visité ce que je devais visiter. Je suis venu voir comment tu te débrouillait, et j’ai eut raison. En arrivant ici j’ai vu une sorte de momie qui incantait de sombres paroles dans ta direction, lorsque je l’ai percée avec ma lame, on aurait dit que la magie présente dans l’air s’était évanouit.
- Je vois, c’était un prêtre ou un magicien de cette maudite cité. Il paraît qu’en les tuant, les créatures et les soldats morts qui sont sous leurs ordres tombent en poussière.
- Alors l’amalgame que tu combattait…c’était lui qui l’avait invoqué ?
- Sûrement… »

Un bruit de roulement de pierres vint du couloir de l’entrée, mais aucun signe de danger ne se manifesta.

« Et pour…moi ? Comment tu as vaincu le poison ?
- En fait il est loin d’être dissipé, il continu de se mouvoir dans ton organisme.
- Répète ça ?
- J’ai utilisé un remède pour te soigné, venant d’une des sources magiques d’Athel Loren. Elles sont normalement utilisées pour soigner la fatigue et les faibles maladies, mais dans le cas où celles-ci se révèlent puissantes, cela ne fait que retarder provisoirement les effets. Nous devrions bénéficier d’un certain temps.
- Et pour faire quoi ? Ca ne sert à rien si je suis condamné !
- Pour trouver Agredith bien sûr ! Il doit sûrement avoir une capacité propre à son rang de mage pour pouvoir te soigner. »
Vealath pouffa de rire, une moue ironique barrant ses traits maladifs.
« J’étais sûr que tu dirai ça. Faut croire que vous voulez à chaque fois que mon orgueil en prenne un coup n’est-ce pas ? »

Une violente quinte de toux acheva sa phrase.
« Nous devrions partir dès que possible. Cirewyr avait un visage à la fois inquiet et déterminé.
- Tu as sûrement raison. Et j’ai hâte de quitter cet endroit aussi… »

En tentant de se lever, le Druchii fut prit d’un haut le cœur, il se laissa tomber de nouveau contre le mur.
« Une minute, je dois me ressaisir.
- Alors fais le vite. »

Ils sortirent enfin de la pyramide, ils n’avaient pas pris la peine de fouiller les autres salles du bâtiment, mais ils pourraient le faire plus tard, quand le poids du temps ne se ferait plus sentir.

« Regarde, fit l’Asraï. »
Vealath s’exécuta et contempla l’endroit dans le ciel désigné par son assesseur. Au départ il crut voir des points noir danser devant ses yeux, et pensa qu’il s’agissait d’un effet secondaire du poison.
« Ne sont-ce pas des volatiles ? »
Cirewyr avait raison, après avoir cligné plusieurs fois des yeux, il nota qu’il ne s’agissait non pas de points noirs dansants à l’horizons, mais bel et bien de dizaines, peut être même d’une centaine de gigantesque oiseaux décharnés. Ils survolaient la dernière position connus du mercenaire Richter Ergrard. Une dune empêchait de voir ce qui s’y déroulait.
Une nausée empoigna l’estomac de l’elfe de Naggaroth, lui arrachant une vocifération.
« Humpf, continuons, je me sent de plus en plus aspiré dans le néant… »

Ils entrèrent dans la pyramide.

Après avoir déambulé quelques instants dans un couloir sans fin, Vealath s’écroula de douleur.
« Relève toi je t’en conjure !
- Comme si je faisais exprès de me rouler au sol ! Figure toi que ça n’a rien… »
Une violente quinte de toux stoppa net sa phrase.
Le sylvain se mit à réfléchir…

« Ecoute, je crois que le meilleur moyen est que je parte cherche Agredith, je reviendrai avec lui. Ca ne sert à rien de te traîner dans toute la pyramide…
« C’est cela, vas-y. Je préfère mourir seul de toute façon…
- Non, tu ne mourra pas. »
En tout cas pas tout seul, pensa t’il en tournant les talons.

Cirewyr courut comme jamais il ne courut auparavant. Chacun de ses pas le faisait franchir une distance prodigieuse pour n’importe quelle créature, même pour les elfes.
Il bifurqua plusieurs fois dans ce couloir interminable et déboucha dans une vaste salle. De grands murs en faisaient le tour. Il entendit une voix :
« Par Asuryan ! Ca fais trois fois que je vois cette même pierre…en plus elles se ressemblent toutes !
- Agredith !
- Hum ? Cirewyr ? Alors comment ça s’est passé de ton côté ?
- Très mal ! Il faut vite que te vienne ici, Vealath va mourir d’empoisonnement !
- Nom de… Je voudrais bien venir…
- Alors fais le.
- Je voudrais bien le soigner…
- Et bien allons le faire.
- Et je voudrais bien que nous poursuivions notre quête…
- Mais alors quoi ?!
- Et bien, j’ai un très mauvais sens de l’orientation…
- Je vois… »
En effet, sortir d’un labyrinthe est déjà fort peu aisé. En sortir dans la direction où on le souhaite est encore pire.
« Attends un moment.
- Ho moi j’ai tout mon temps rétorqua l’Asur. »
Après un bref moment de réflexion, qui devait pourtant paraître une éternité au yeux d’un mourrant, Cirewyr se courba et se mit à muter. Sa peau net et claire devint rapidement foncée et un plumage recouvrit la moindre parcelle de son épiderme, sa taille diminua considérablement.. Ses bras fin se rétractèrent et se plièrent en deux. Ses yeux devinrent noirs, sa bouche devint un bec effilé et ses vêtements fusionnèrent avec sa peau et se recouvrir également de plumage.
En quelques secondes l’elfe nommé Cirewyr était devenu un aigle majestueux, au pelage sombre et au regard pénétrant.
« Cirewyr ? Que fais-tu donc ? »

‘L’oiseau’ prit son envol et fit le tour de la salle, il repéra vite l’Asur qui s’était assis sur un rocher marqué d’une croix.
« Est-ce toi ? »
L’oiseau se posa devant lui et émit un cris strident. L’instant d’après il reprit son envol et se posa sur un des murets proches, il regarda la configuration des murs d’un autre piaillement il fit comprendre que son compagnons devait le suivre. Ils arpentèrent une grande surface de la salle et prirent beaucoup de chemins et d’embranchement différents. Agredith devait se demander s’ils n’étaient pas en train de se perdre encore plus, lorsqu’il nota l’absence de mur en face, et que le chemin débouchait sur le couloir du début de la salle.
« Retour à la case départ, bougonna t’il. »
La figure à plume se posa et reprit sa transformation pour cette fois-ci, grandir à une vitesse phénoménale. Une carrure bien plus imposante qu’un elfe au moins.
La transformation achevée, l’Elfe d’Ulthuan hoqueta de surprise en découvrant un cheval au pelage gris clair.
Un hennissement plus tard, et l’Asur était sur le dos de la monture, tentant désespérément de s’accrocher là où il le pouvait pour ne pas tomber.

Ils arrivèrent après bien des difficultés, là où reposait Vealath. Plus pâle que jamais, la mort se lisait sur ses traits. Aussitôt déposé, Agredith couru jusqu’au corps cadavérique de l’habitant de Naggaroth tandis que Cirewyr reprit sa forme originel.
Le mage posa ses mains sur son propre cœur puis sur l’empoisonné. Celui-ci ne broncha pas, il devait être vraiment mal en point pour ne pas rejeter cette aide. Un éclair de lumière inonda la salle et se concentra sur le torse de Vealath.

S’ensuivit un long silence, sans que personne n’ouvrit la bouche.
L’elfe noir ouvrit une paupière. Son teint reprenait des couleurs.
« Qu’est ce que vous avez encore fichu pour être si long ?
- Ravit de te revoir également. Rétorqua amusé, Agredith. »
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MessageSujet: Re: [Recit] Les quatre sceaux - Récit achevé   Mer 18 Oct 2006 - 21:47

Toujours aussi sympa. un peu de suspens et tout. J'ai presque eu l'impression de me trouver dans un film d'aventure genre "Vous avez 30 minutes pour sortir du labyrinthe pour sauver votre amis en plaine agonie" ^^

En tout cas, ne fais pas comme ce feignant d'ADS et ne met pas trois mois pour écrire la suite.
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MessageSujet: Re: [Recit] Les quatre sceaux - Récit achevé   Mer 22 Nov 2006 - 21:34

Attention, cet acte est un peu long (mais contient des éléments vitaux pour la contination du récit et son avènement (si si vous verrez)).


ACTE 14

Les trois Elfes se reposait dans les couloirs de la pyramide. Ils venaient de fouiller les trois pyramides à tour de rôle. Celle de Cirewyr ne contenait que des pièges. Vealath avait trouvé une salle gardée et avait faillit en mourir, les deux autres pièces de la pyramides étant obstruée, et enfin celle de Agredith ne contenant qu’un gigantesque labyrinthe, sans sortie.

Ils ne soufflèrent aucun mot. Jusqu’à ce que Agredith brise le silence :
« Peut être avons nous laissé échapper un indice. Que contenait donc ta salle Vealath avant que le gardien des lieux ne te tombe dessus ?
- Une stèle avec des inscriptions dans la langue locale.
- J’aurai dû être attentif à l’académie, j’aurai pus déchiffrer ces inscriptions…
- Hmpf. »
Ils restèrent quelques instants de plus dans les couloirs, Vealath continuant ainsi de récupérer. Soudain Agredith s’écria :
« Mais…et Richter Ergrard ! Nous l’avons oublié !
- Bah laisse donc, je serai près à parier quand ce moment il est face contre le sable.
- Raison de plus ! »
Ses deux comparses le regardèrent avec curiosité.

« Si Ergrard est mort, et sa compagnie décimée, qu’est ce qui retient l’armée des morts dans le désert ? Il peuvent revenir d’une minute à l’autre ! »
Cirewyr et lui firent de grands yeux. Pas Vealath.
« Bah, qu’ils viennent.
- Qu’est ce qui te prends ? »
Vealath fit des yeux noirs au mage, il se leva tout à coup et sa colère explosa :
« Il me prends que j’en ai assez de courir sans arrêt, que j’en ai assez de toutes ces épreuves pour achever un jeu inutile qui ne fera que voir mort à la fin. Voilà ce qui me prends ! Et il me prends également que j’en ai plus qu’assez de vous côtoyer et que si le seul moyen est de mourir, autant le faire en privant le démon de ses artefacts… »
Il ne put finir sa phrase. L’épée à deux mains de Cirewyr, qu’il n’avait jusqu’à pas sortie de son fourreau, frappa de son plat le visage de l’elfe noir. Celui fit une roulade pour se remettre sur pieds et dégaina ses deux lames courbes.
« Traîtrise, dit-il alors que la marque du plat de l’épée se dessinait parfaitement sur la peau laiteuse.
- Traîtrise ? Rétorqua le sylvain. Il fallait bien ça pour te remettre les idées en place. Si tu ne peux supporter le poids de ta propre vie, essaie alors de le faire pour les deux notre. On dirai que tu n’a pas encore compris à quel point notre situation est sans issue et que baisser les bras serai la dernière chose à faire ! Si nous avons ne serais-ce qu’une seule chance d’anéantir ce démon de la surface de ce monde, autant la saisir. »

Malgré ces belles paroles. Vealath avait installé un doute, et il le savait.
« Pour le moment, poursuivit Cirewyr, nous ferions bien de gagner l’endroit où Richter Ergrard se défend. Peut être est-ce notre unique chance de survie actuelle… »
Bien qu’ils ne répondirent rien, ses compagnons acquiescèrent en silence. Ils sortirent donc des couloirs à la douce fraîcheur et pénétrèrent dans le désert étouffant…

Près d’une heure plus tard, après bien des déboires à patauger dans un sable semblant faire tout son possible pour les attirer sous terres, ils entendirent de plus en plus distinctement des bruits de combat provenant de derrière une dune. Des bruits de lames s’entrechoquant, de flèches se figeant et de bien d’autres encore, mais pas identifiables, seule l’était celui du carnage.

« En haut ! »Vealath cria à temps.
Une poignée d’oiseaux ressemblant fort à des vautours décharnés tombèrent du ciel sur l’infortuné trio qui se jeta à terre dans une synchronisation parfaite, chacun s’écartant des autres pour esquiver les oiseaux de malheurs.
Aussitôt le premier posé qu’une flèche lui passa au travers du coup, sans toutefois qu’il en tombe mort, puisqu’il l’était déjà. Agredith incanta un sort et un reflet bleu se posa devant lui. Vealath dégaina ses lames et trancha net une des ailes du charognard le plus proche.
Une second flèche se planta cette fois-ci dans le sternum du charognard déjà embroché par le premier projectile, il ne broncha pas plus.
Un autre vautour tenta d’une prise de son bec effilé de sectionner du corps, la tête de l’Asur mais un flash bleuté repoussa la créature. Vealath acheva son ennemi d’un revers de son autre épée en tranchant la tête de son infortuné adversaire, puis il se jeta sur un autre de ces adversaires décharné et laissa voir une véritable tempête de lame.
Agredith posa sa main sur le sol du désert, il se concentra dans sa main et quand il l’a tendit sur son ennemi un pylône de sable s’en déversa et plaqua tout ce qui était sur son chemin, autant dire trois charognards. Mais étant habitués aux tempêtes du désert, cela ne fit que les salir davantage.
Cirewyr dégaina sa lame et la fit traverser un sternum pendant que Vealath pivota sur lui même et se servit de la force centrifuge pour trancher à une vitesse prodigieuse une tête décharnée. Agredith reçut un nouveau coup, mais celui-ci fut plus puissant et malgré le bouclier magique, il fut projeté au sol, se relever fut pénible pour lui car il commençait à ressentir de la fatigue.
L’elfe noir se courba en arrière pour éviter de se faire arracher la tête par un bec, tandis que son compagnon sylvestre n’arrivai pas à retirer son arme coincée dans le corps sans vie de son adversaire.
Après quelques tentatives infructueuses, Cirewyr mit son pied sur le corps où se figeait la lame, et tira avec force, plus que sa lame, c’est le sternum entier qui suivit et qui quitta le reste de la dépouille vivante. Son arme était toujours figée dedans.
Il ne restait que deux charognards.

Agredith fit prit son bâton à deux mains et canalisa de la force magique. Vealath fit tournoyer sa lame dans la main droite et infligea une profonde coupure à la tête du mort vivant. Cirewyr abandonna l’idée de récupérer son épée à deux mains pour le moment et reprit son arc, il acheva la créature blessée au visage d’une flèche dans le coup.
Quand au dernier adversaire, il se jeta sur l’Asur qui, en tentant de lancer un nouveau sort, avait relâché le premier, plus aucune barrière ne se dressait devant lui.
L’oiseau grêle lui infligea une profonde blessure à l’épaule, tandis que sa propre tête tomba sur le sable, tranchée par l’un des lames courbes du Druchii.

La blessure n’était pas très profonde, mais pour Agredith, c’était une effroyable douleur.
« Merci Vealath.
- Humpf. »
Il n’en demanda pas plus.

Cirewyr poursuivit :
« Nous devrions nous hâter, je n’entends presque plus de bruit de l’autre côté de la dune. »
En effet, ses oreilles ne le trahissaient pas, les tumulte s’était tût. Quelque soit le gagnant, ils devaient aller le voir de leurs yeux. Lorsqu’ils arrivèrent au dessus du monticule, Agredith ne eu le souffle coupée. Lui qui n’avais jamais vraiment vus l’horreur de la guerre de ses propres yeux, il l’a découvrit bien assez tôt.

Une marée de corps se tenait devant eux, que ce soit des corps humains, squelettiques, des statues, des ogres mercenaires et d’autres encore. Tous étaient désormais enlacées dans les bras de la mort, et celui de la non-vie pour ceux qui c’étaient déjà relevés une fois.
Seuls demeuraient quelques âmes vivantes sur ce champ de bataille, tout au plus une vingtaine de soldats, des mercenaires.

Le groupe descendit de la dune et se rapprocha des survivants du carnage. Des centaines de choses ornaient le sol, des corps bien sûr, mais aussi des armes, des flèches, des boucliers, des boulets de canon, et bien d’autres pièces de matériel. Même les troupes qui auraient dût être à l’abris lors de la bataille comme les pièces d’artillerie et les tireurs, gisaient face contre terre, leurs équipements ayant peu servit.
« Ils ont été contournés, déduisit Cirewyr. »

Ils marchèrent jusqu’à un soldat qui se tenait la tête dans les mains, à genoux, semblant se recueillir de ses proches morts.
« Héla mon brave, que c’est-il passé ? »
Il ne répondit rien, après une meilleur écoute, ils comprirent que l’homme priai. Pour lui même ou pour les défunts ? Ils n’auraient sût le dire.

« Dès le début nous nous somme crus perdu. »
Il avait achevé sa cantique et avait levé ses mains de son visage. Un visage las et perdus.
« Alors que nous pensions que toutes les troupes convergeaient de face, nous n’aurions pus nous douter…ça non…qu’il en serai venus de derrière. »
Sa voix se perdit dans le lointain, il regrettait amèrement ce qui s’était passé.
« En fait, ils ne sont pas vraiment venus de derrière, mais par dessous. Ils ont surgis du sol, massacrant, dévorant et étripant, à peine la bataille avait commencée que nous avions perdus nos lignes de fonds… »
Ils n’insistèrent pas.

« Et Egrard ? Qu’est t’il arrivé à ton employeur ? »
L’homme partit d’un fou rire dément, qui se finit un hoquet inquiétant. Il remit sa tête dans ses mains
« Un sacré homme, ça oui. Quand il a vu que l’issue de la bataille n’augurait rien de bon, il a gueuler si fort que mes oreilles en siffle encore, et ça pour sûr, ça à sacrément remonté les gars. Et le capitaine, et ben il les avaient bien accrochés, avec seulement une dizaine de gars sur les chevaux, ils sont partis dans les lignes ennemis ‘pour botter le cul du desséché en face’ comme il avait dit.
Il était partis se farcir le général et sa bande de joyaux drilles qui observaient la bataille, et ben après quelques minutes, alors que j’ai vus que j’allais y passer, et ben ‘y sont tous tombé sur le sol. Mais j’ai pas envie d’aller voir où est le capitaine, j’ai pas envie… »

Eux, ils en avaient envie, et se dirigèrent vers l’endroit où devait être le capitaine mercenaire lors de la fin. Ils firent les yeux ronds en le voyait là, adossé contre un rocher. Il n’était pas mourant, un peu blessé mais rien de préoccupant.
Si Agredith croyait en Sigmar, il aurai volontiers juré en son nom tant c’était incroyable.
« Ha vous voilà ! Tous les mêmes ! Je l’avais bien dit ! »
L’humain reprenait du poil de la bête.
« Vous allez bien Ergrard ?
- On dit : Sieur Richter Ergrard le second ! »
Cette remarque les fit tous sourire, sauf Vealath.

« Vous étiez où bande de bons à rien ? Vous n’avez aucun excuse, j’ai triomphé seul !
- Aidé de vos hommes…
- J’ai culbuté l’armée !
- Détruit l’invocateur des morts… »
A l’évidence, le Sieur n’aimant pas le ton qu’utilisait l’elfe noir.

« Et bien alors ! Tu souhaite me priver de la satisfaction d’avoir remporté ma bataille ? »
Vealath eu un rire de mépris.
« Vous les humains êtes décidément tous les même, et quand est-il de ton armée ?
- Bah, je pourrai de nouveau recruter des troufions, ça ne manque pas en Tilée. La franche bagarre sera remit sur pieds en un rien de temps ! »
Les deux autres Elfes firent des mines lugubre, comme s’ils venaient de voir la vraie nature de l’homme devant eux.

« De toute façon, rien qu’avec ce que j’ai trouvé sur les cadavres des commandants de l’armée des morts, j’ai déjà de quoi me renflouer. J’ai avec moi une extraordinaire fortune avec quelques objets seulement. »
A ces mots il sortit une sacoche avec une vingtaines de babioles de valeur…dont un gant noir cerclé d’or. Le gant de douleur du démon.
« Donne nous ce gant. »
Cirewyr non plus, n’usai plus de formules de politesse.
Le mercenaire referma la sacoche.
« Quoi ? Il n’en est pas question ! Je l’ai honnêtement gagné !
- En pillant des cadavres…
- Que j’ai tué !
- Ho et puis ça suffit ! »
Cirewyr dégaina son arc et décocha une flèche si rapidement que l’humain, et même les deux autres Elfes en furent surpris. La flèche emporta la sacoche et se figea dans le sol quelques mètres plus loin.

« Non mais ça va pas ?!? »
Richter couru pour récupérer son trésor.
D’une torsion du poignet, la flèche que le Sylvain avait tiré se retrouva dans sa propre main par magie, la sacoche encore accrochée au bout. Ses compagnons le dévisagèrent du regard.
« Je dispose de deux flèches magiques, et voici l’une d’elle. »

Alors que l’humain courrait vers eux en vociférant des injures, Vealath le tint à distance respectueuse en mettant ses lames en travers de sa route, sans le blesser toutefois.
Agredith réfléchissait.
« Nous allons garder la bourse, dit il froidement.
- Quoi ?! Il n’en est pas question ! »

Alors qu’il les traitaient des tous les noms possible et imaginables, une voix s’éleva dans leurs têtes.
« Parfait, parfait ! Comme je viens à l’instant de le ressentir, vous avez trouvé le dernier de mes précieux artefacts. »
Le démon pensèrent-ils tous les trois.
« C’est exact, dit l’Asur en avalant sa salive.
- Alors, vous voulez bien revenir à votre cher maître ?
- Un instant s’il vous plait ! »
Ils attendirent quelques instants avant que la créature ne leur réponde :
« Et bien quoi ?
- Etant donné qu’il va s’agir de notre dernier voyage, pourrions nous le faire à pieds pour revoir notre chère terre une dernière fois ?
- Qu’essayez vous de me raconter là ? »

Malgré qu’il essayai de se donner de l’assurance, Agredith avait son front en sueur. Il espérait que le démon ne puisse pas le voir.
« Et bien voilà, l’un de mes compagnons s’est plain qu’il ne reverrai plus jamais une paysage qu’il adorai. Disons…La plaine des murmures.
- Et bien ?
- Et bien nous pourrions, avec votre accord bien sûr, partir depuis cet endroit et revenir à la tour à pieds puisque cette plaine est proche de sa position. Pour mieux profiter de notre dernière route en quelque sorte. »
Ses compagnons lui firent des regards interrogateurs.

Le démon explosa d’un rire caverneux, qui fit l’effet d’une cacophonie dans leurs cerveaux.
« Et pourquoi pas ? Vous êtes si amusants vous les inférieurs… Après tout ce que je vous ai fais faire, je vous doit bien ça. Cependant sachez qui si vous essayé de me rouler en tentant de détruire, en cachant mes objets ou en cherchant à ne pas venir à la tour, non seulement je le saurai, mais de plus je vous le ferai payer au centuple. De toute manière cela ne vous servirai à rien.
Il éclata de nouveau de rire.
« Allez, en avant pour la plaine des murmures… »

Juste avant d’être téléporté, Agredith lança en direction du capitaine mercenaire qui les insultait toujours :
« Si tu veux récupérer ta sacoche, et ta fortune, tu ferai bien de te souvenir de ce que t’a dis mon compagnon sylvestre ce matin. »

Laissant là le mercenaire à la mine déconfite, ils se retrouvèrent une fois de plus, peut être la dernière, dans un tourbillon.
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MessageSujet: Re: [Recit] Les quatre sceaux - Récit achevé   Jeu 23 Nov 2006 - 13:36

Pas mal, je crois voire l'importance de cette plaiune des murmures (cependant j'ai la flemme de tout relire pour conforter mon idée ^^).

En tout cas j'aime toujours autant ton histoire, sans cesse un élément nouveau, on ne s'ennuis pas.
Autrement dit, bravo ^^ :thumright:
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MessageSujet: Re: [Recit] Les quatre sceaux - Récit achevé   Jeu 23 Nov 2006 - 17:40

Encore un chapitre simpathique, avec pas mal de rebondissements interessants. Niveau défaut, franchement pas grand chose (me souviens aovir lu deux fois sternum dans le combat contre les vautours, mais à part ça...).

-Kel'
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MessageSujet: Re: [Recit] Les quatre sceaux - Récit achevé   Jeu 23 Nov 2006 - 18:18

Salut!

Comme d'hab' j'aime bien, je pense comme Kel' pour le sternum.
Et une phrase que j'ai pas trop compris:"...fit pris..."
Je comprends pas pourquoi tu mets de verbes à cet endoit.

Sinon continue, j'attends avec impatience une suite!


L'elfe...Je vais pas reposter le même com' sur le fofo EN **siffle**
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MessageSujet: Re: [Recit] Les quatre sceaux - Récit achevé   Sam 30 Déc 2006 - 22:47

L'acte qui suit est un peu long, beaucoup de parlotte, mais on parrends pas mal de choses interressante (enfin j'espère qu'elles seront interressantes ^^).

Citation :
je crois voire l'importance de cette plaine des murmures
Ha bon ? ^^ Moi pas vus que c'est juste un nom comme ça... Mais tu pensais à quoi ?

ACTE 15

Après ce tourbillon infernal, ils aperçurent autour d’eux un paysage assez accueillant en comparaison du désert de Khemri. Bien que selon les critères sylvains, c’était loin d’être le paradis.
Une grande plaine irrégulière et à perte de vue s’étendait autour de l’infortuné trio, cette plaine, tantôt plate, tantôt escarpée, leurs projetaient une vision d’un paysage infini. Timidement, quelques bosquets et arbres s’ajoutaient à cette étendue sauvage, mais aucune forêt ne se profilait à l’horizon.

« Dis moi Agredith, A quelle distance de ma forêt se trouve la plaine des murmures ?
- Une certaines distance, c’est une évidence.
- Et qu’est-ce à dire ?
- Environ cinq jour de marche, à pleine vitesse. »

L’expression de leur visage le fit pouffer de rire.
« Allons allons, un peu de marche à pieds ne peux pas faire de mal non ?
- Plutôt que de nous railler, dis nous plutôt ce que tu as en tête ! »
Vealath devenait déjà désagréable avant même qu’ils n’aient commencés à marcher.

« Ce n’est pas pour rien que tu as voulus que l’on soit transportés ici, alors dis nous pourquoi !
- Voilà voilà, pas la peine de perdre son calme.
- C’est surtout ma patience qui se dissipe… »
Le moral au beau fixe de l’Asur se dissipa promptement. Tout aurai été si facile avec deux compagnons d’Ulthuan à ses côtés, mais le destin en avait décidé autrement.

« C’est bien simple, pour commencer Cirewyr, je voudrai que tu appel à toi un oiseau ou un animal très rapide, si je ne me trompe, les membres de ton clan ont des affinités particulières avec les animaux.
- Et après l’avoir appelé, je fais quoi ?
- C’est bien simple, tu va lui donner un message et il va aller trouver ton frère. »

Le Sylvain eut un regard suspicieux.
« Et qu’est ce que je devrai dire à mon frère si je puis me permettre ?
- Tout simplement de prendre avec lui des confrères sylvestres et de se rendre à la charmante tour à qui on doit nos péripéties.
-… »
Etonnement, Vealath ne disait rien.

« Je suppose que par ce stratagème, tu veux que l’on se rende avec assez de combattants pour anéantir le démon ?
- C’est en effet ce que j’espère, souria t’il à pleine dent à Cirewyr. »

« Humpf…
- Un avis Vealath ? »
Comme d’ordinaire, son soupir laissait entrevoir qu’il allait encore faire des remarques sur la démarche de l’Asur, qui se demanda qu’elle serai sa réaction si c’était un Druchii qui avait fournit le même plan. Voulait-il juste avoir l’esprit de contradiction contre lui ou doutait-il tout simplement du plan ?
« Un avis ? Voyez vous ça…Une remarque plutôt : Vous pensez sérieusement qu’une maigre poignée de soldats et trois illuminés pourront défaire un démon de cette trempe ?
- Tu sais quelque chose sur lui ? »
Il détourna le regard, peut-être pour cacher quelque chose. Ou pas.

« Toujours est-il, poursuivit Agredith, que c’est probablement la meilleur alternative que nous avons pour le moment. Si vous avez quelque chose de mieux à me proposer je suis tout ouïe. »
Le silence fut la seule réponse.

« Bien, sur ce mes amis, en route, nous avons de la marche à faire, mais ne forçons pas sur l’allure, dès que nous trouverons un animal nous pourrons envoyer le message. »
Cirewyr était sûr d’avoir entendu le Druchii murmurer :
« Et voilà que maintenant nous somme amis, ben voyons… »

**
*


Après une bref heure de marche, ils trouvèrent un agglutinant d’arbres et de buissons autour d’un point d’eau. Un oasis de verdure dans ces gigantesque plaine.
Le changeforme tandis son bras et siffla une seule note, puis un magnifique faucon vint se poser sur son membre tendu.

Il fixa alors l’oiseau mais sans prononcer le moindre mot. Le volatile ne cilla pas, comme s’il écoutait des mots inaudibles.
« Et quand mon frère devra-il se rendre à la tour ?
- Je pense à la nuit du LeyKan.
- Très bien, dans précisément 5 jours alors ?
- Exact. »
Il fixa l’oiseau de nouveau et quelques instants plus tard il s’envola précipitamment.

« Ton frère sait-il contre quoi nous allons devoir nous battre ?
- Pas vraiment, moins je lui en dirai plus il se méfiera, et donc plus il apportera de guerriers. J’ai juste souligné le fait qu’il s’agit d’une puissance très grande et maléfique.
- Alors ça suffira… »
Vealath pouffa de rire, sûrement de mépris.

« Ha tiens ? On se décide à parler maintenant ? »
Agredith commençait à jouer à un jeux pas du tout au goût du Druchii.
« Allez dis nous, tu sais quelque chose sur le démon ?
- On peut voir ça sous cet angle, laissa t’il entendre avec un rictus. »
Les deux autres soupirèrent.
« Bon et bien si tu veux mourir dans à peu près cinq jours, libre à toi de nous faire des cachotteries. Mais si j’étais à ta place je n’hésiterai pas à parler…
- Si tu était à ma place tu comprendrai l’ironie de la situation.
- Raison de plus pour en parler… »

Il leur fit un regard noir, s’assied et s’adossa à une pierre.
« Pour faire simple, sachez tout d’abord que nous…par ‘nous’ je veux dire mon peuple…nous n’étions pas dans la tour pour tenter de contrôler le démon, mais bel et bien pour le détruire.
- Tiens donc ? Et on pourrai savoir la raison ?
- Cesse d’utiliser ce ton condescendant ! Il me rappel… »
Il n’acheva pas sa phrase, il tourna la tête et prit un air furieux.

« Comme je le disais, nous étions dans la tour pour le détruire. Et ce…à cause de la prophétie de la chute.
- Quoi ? »
Agredith connaissait bien cette prophétie, qui d’ailleurs ne la connaissais pas ?
« C’est quoi ? »
Ils se tournèrent vers Cirewyr avec des yeux incrédules.
« Excusez moi mais comme je passe la majeur partie de mes années avec pour seule compagnie des animaux, je m’instruit relativement peu sur les dernières nouvelles…
- Sauf que ce dont on parle est vieux de plusieurs millénaires. »
Il y eu un moment de silence.

« Je n’ai jamais été très instruit non plus vous savez…
- Non ça je l’avais remarqué. »
La remarque de Vealath le piqua au vif.

« Pour faire simple, cela parle du déclin de la race Elfique, du fait du détrônement de son roi par un elfe de haute lignée et qui commande aux démons.
- Et alors ? Notre ‘sympathique’ maître n’a pas l’air de faire partie de la gente Elfique si je ne m’abuse. »
Vealath soupira, de dépit.

« Est-ce que le nom de Fithral Faralas vous évoque quelque chose ? »
Agredith réfléchit un instant.
« N’est-ce pas l’un des suppôt de ton roi maudit qui combattit pendant la déchirure ?
- Surveille tes paroles ! »
Son ton les fit sursauter.
« Si tu utilise de tel termes pour nous désigner, il se pourrai qu’à mes yeux ta langue ne mérite que de se faire trancher ! Alors si j’entends encore un mot, ne serais-ce qu’un seul mot de tel provenant de ta bouche, tu risque de le regretter amèrement. »

« Cependant c’est bien cela, Fithral était l’un des généraux voué à Naggarythe. Cependant lorsque nous avons été…’exilés’... »
Dit-il en insistant sur l’Asur.
« De sombre rumeurs abondèrent sur Fithral et ses activités. Et bientôt, le bruit courut qu’il avait passé un pacte avec le dieux Tzeentch afin d’acquérir de nouveaux pouvoirs.
Evidement, peu de temps après les temples de Khaine avaient détruits sa demeure, bien qu’on ne trouva nul trace du corps de l’hérétique.
Le seul témoignage le concernant fut donné quelques jours plus tard. Une sentinelle l’ayant vu se diriger dans les désolations du Chaos. »

« Et qu’est ce qui…
- Bien des années s’écoulèrent ensuite. Et tout le monde ou presque oublia ce nom damné. Mais lors d’un attaque de pillards Druchii sur un camp de cultistes de Tzeentch, aussi improbable que ce soit…le nom de Fithral était mentionné, disant qu’il était devenu l’un des champion de son dieu et qu’il était transformé. »

Ils ne dirent plus rien pendant plusieurs minutes.

« Et…comment vous saviez qu’il…
- Les écrits continuaient de déblatérer des idioties sur le dieux du changement pendant un sacré nombre de pages. Mais vers la fin du livre une allusion était faite au fait qu’un humain devrai convoquer Fithral à une année précise, qui était déjà bien passée depuis le temps. Mais nous avons décidé de nous rendre dans le lieux où cette soi-disant convocation avait eu lieux.
Mais alors que nous étions sur le point d’enfermer le démon à jamais dans son plan démoniaque, des perturbateurs son apparus. »
Il souligna particulièrement le mot ‘perturbateurs’ et les regardants.

« Il existe donc un moyen autre l’attaque de front pour le renvoyer dans son plan ? S’exclama un Agredith plein d’espoir.
- Ouais. Mais il risque de poser problème. Il faut pour cela sceller définitivement les quatre sceaux, chose que le sorcier Lusthor de marin-machin ne put faire de part son manque de vitalité. Le fait d’avoir sceller partiellement les sceaux l’avait déjà épuisé, mortellement.
Il faudrait donc qu’un mage puissant s’occupe de sceller ces maudits sceaux. Or je doute des capacités de certains. »
Cirewyr se tourna vers son homologue d’Ulthuan, qui paraissait confus.

« Qui ne risque rien, n’a rien, comme on dit parfois. »
Sa voix manquait pourtant d’assurance.
« Mettons nous en route, nous pourrons finir cette conversation plus tard. »
Vealath se releva et ils se tournèrent vers l’Est.

Malgré tout Agredith avait une impression désagréable, depuis un moment il sentait des picotements dans sa nuque, bien que ceux-ci différaient de ceux du démon, il ressentait un malaise…
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MessageSujet: Re: [Recit] Les quatre sceaux - Récit achevé   Dim 31 Déc 2006 - 10:53

Simpa, il n'y a peut-être que de la parlotte, mais j'aime bien. C'est plutot bien menné et c'est pas désagréable à lire, loin de là. Puis l'intrigue avance. Ce petit acte met un peu de piquant pour la suite, et nous tiens en haleine à la façon d'une bande annonce de film.
Vivement la suite.

-Kel'
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MessageSujet: Re: [Recit] Les quatre sceaux - Récit achevé   Dim 31 Déc 2006 - 12:06

Tout a fait daccord avec Kel'rune, mais bon, de toute facon, tout cette parlotte (que j'ai tout de meme apprécié) sera surement bientot compensée par un peu d'action... En tout cas... On veut la suite!
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MessageSujet: Re: [Recit] Les quatre sceaux - Récit achevé   Dim 21 Jan 2007 - 15:06

Atteint par le virus de l'écrivation folle, j'ai pondu un autre acte. Encore un peu de parlotte, mais je vous garantit que ça va vite changer **siffle**

Vous notterez que j'ai changé un peu de style d'écriture, notement pour les guillemets qui m'emmerd***** plus qu'autre chose.

ACTE 16

Le petit groupe continuait son périple dans la plaine des murmures, pour eux ce temps de répit était plus que bienvenu puisqu’ils n’avaient pas pus à aucun moment se reposer correctement. Et les signes de leur lassitude se manifestèrent si vite qu’ils durent se reposer bien avant que la nuit ne tombe, et ce malgré le fait qu’ils marchèrent à une vitesse normale.

- Moi j’en ai plein les bottes, on s’arrête ici !
C’était encore une fois Vealath qui cherchait à en faire le moins possible. Après tout il pensait que le démon signerai son arrêt de mort, et ce contrairement à son homologue Asur qui gardait de l’espoir.

- Je pense que tu as raison, rien ne nous sert de toute façon de nous presser outre mesure.
A ce mots Cirewyr s’accouda contre un arbre et regarda le paysage sombrant dans le voile de la nuit.
- Bon et bien, alors nous allons rester ici…
- Exactement comme je le disais.
Vealath redevenait désagréable…

- Cirewyr ? Pourrai tu allez chasser un gibier pour un repas ?
- Bien sûr, une préférence quelconque ?
- N’importe quoi du moment que ça rassasie et que ce n’est pas trop mauvais.
L’Elfe Noir parlait de plus en plus.

Cirewyr déposa sa lourde lame à deux mains et tout en dégainant son arc il s’enfonça dans des bosquets proches.
Il restait ainsi de nouveau Vealath et Agredith, ce dont le Druchii pesta dans sa tête, car il redoutait qu’il fasse comme la dernière fois en exposant son misérable point de vue condescendant.

- Dis moi Vealath…
Ces trois mots firent afficher sur son visage une intense contrariété et lui arrachèrent un soupire.
- Que puis-je faire pour vous monseigneur Agredith ?
Son ton clairement ironique amusait toutefois l’apostrophé.

- Et bien, ce matin, tu as dit que…ma manière de parler te rappelai quelque chose…
Le visage du Druchii se fit soudain très noir.
- Et pourrai tu en parler d’avantage ? Tu parlai de quelqu’un ? Je sais que cela ne met regarde pas mais…
- Cela…ne te…REGARDE PAS !!!
Le fait d’avoir parlé lentement, puis d’avoir hurlé affola Agredith pendant un cours instant.
- Excuse moi, je ne pensai pas que cela t’énerverai à ce point…

Le Druchii détourna le regard et se mit en tête d’allumer un feu. Mais les branches qu’il utilisai se révélaient trop humide pour brûler aisément avec un petite flamme.
L’Asur régla le problème en utilisa une petite boule de feu sur l’amas de branches.
- Espérons que des Dryades colériques ne viendront pas nous botter les fesses pour avoir brûlé un fagot de bois, gloussa t’il.
Mais Vealath ne parla plus.

En attendant le retour du Sylvain, ils s’occupèrent comme il le pouvait. Mais il revint vite, avec sur le dos le cadavre d’une créature de la taille d’un renard.
Ils préparèrent rapidement l’animal et le dégustèrent.

Après ce modeste repas, ils ne surent quoi faire, et aucun d’eux ne savait quoi dire. Vealath lui ne voulait rien dire.
- A votre avis ? Que ferons nous quand nous ne serons plus liés par la malédiction du démon ?
L’elfe noir et le sylvain regardèrent leur homologue aux question saugrenue.

Cirewyr s’adossa contre la bouche d’un arbre et tout en regardant le ciel voilé de noir il leur répondit :
-Moi c’est bien simple. Je retrouverai sans doute ma famille et mon clan. Ou bien peut être que je reprendrai ma route seule dans les bois, ou que je resterai dans mon foyer…
Agredith s’interposa.
- Attends ! Tu veux dire que tu hésite entre retourner à ta famille ou rester seul ?
- Et bien oui, qu’elle est le problème ?
- Mais comment peut-tu faire un choix pareil ! Si tu est tel que je le pense, tu choisirai sans hésiter ta famille !

Cirewyr se contenta de sourire doucement.
- Ce n’est pas si simple voit-tu. Il existe en premier lieu une différence de mentalité entre Ulthuan et les habitants d’Athel Loren.
- Est-ce une raison ? Une différence de mentalité ?
- Demande cela à Vealath et tu constatera par toi même.
Mais l’Asur n’osa pas demander, il connaissait déjà la réponse.

- De toute façon ma famille sais très bien qui je suis, c’est à dire un changeforme. Ils sont conscient que le fait d’être dans la forêt sans eux me permet de mieux la défendre. Et en défendant la forêt je défendant ma famille.
- Pour ne pas les voir au final ! Quel est la logique de tout ceci ?
- He he…
Le ricanement de Vealath n’était guère dissimulé.

- Trop de bons sentiments, mène toujours à sa propre perte.
Il souria à Agredith.
- D’une part il faudrait que tu sache ce que sont de bons sentiments avant d’en parler avec tant de légèreté ! Et de l’autre je ne t’ai pas demandé ton avis.
Le sourire mesquin disparu des lèvres.

- Si tu tiens à raccourcire ta vie, libre à toi de me parler sur ce ton.
Il se leva.
- C’est pas vrai ! Vous n’allez pas encore recommencer !
Ils regardèrent avec suspicion Cirewyr.

- Je commence à en avoir assez de vous voir vous chamailler, je peux comprendre que vous ne vous aimez pas, mais ce n’est pas une raison pour le crier à tue-tête ! Ho et puis ça suffit.
Ce disant, il prit sa couverture et s’en alla dormir quelques enjambées plus loin.
Laissant Agredith et Vealath en tête à tête.
Ils se défièrent du regard pendant de longues secondes.

- Tu ne peux pas t’empêcher de semer le Chaos à chacun de tes faits et gestes n’est-ce pas ?
- Exact, c’est d’ailleurs très dur de résister quand c’est pour semer la zizanie dans la vie d’un Asur.
Ils continuèrent de se regarder.

Finalement ils allèrent se coucher, l’un maugréait envers l’autre, et le second avait un petit sourire.

*
**


Le lendemain, l’humeur était aussi maussade que le temps. Le ciel était gris et personne ne parlait. Mais ils marchaient toujours dans la même direction.

La paysage quant à lui, changeait doucement. Il passait d’un gigantesque terrain parsemée de quelques rares buissons et arbres, à une plaine touffue, ou l’herbe devenait plus haute, les arbres plus abondants et la présence de bosquets plus fréquente.
Même si c’est changements étaient très progressifs, ils rappelaient combien la forêt d’Athel Loren se rapprochait.

Promptement, Cirewyr leur parla :
- Nous allons devoir redoubler d’attention à partir de maintenant. Les alentours d’Athel Loren grouille parfois d’orques avide de la brûler ou bien de pillards humains.

Mais le destin n’allait placer ni l’un, ni l’autre sur leur route.
Non, le destin fut bien plus cruel.


Quelques temps après cet avertissement, le Sylvain, qui se tenait en tête du groupe, leva la main pour leur ordonner de s’arrêter.
Il avait entendu quelque chose, qui se tenait dans un petit bois quelques dizaines de mètres plus loin. Il s’accroupirent et s’adossèrent à un arbre.
Il chuchota à ses compagnons :
- Je pense qu’il serai mieux de contourner ce bosquet, j’ignore ce qu’il se trouve dedans, mais nul doute qu’il y a plusieurs choses dedans.
- Rah ! Par Khaine !

Vealath se leva et tout en dégainant ses deux lames courbes il avança exactement tout droit vers l’endroit que le Sylvain voulait éviter. Ce dernier s’empressa de l’appeler.
- Vealath, reviens ici immédiatement ! Tu ignore totalement quel danger il y a là bas !
L’apostrophé se retourna, mais il continua de marcher à reculons.
- Allons, c’est justement ça qui est amusant, l’ivresse du combat ! J’allai me mettre à rouiller moi.

Il s’enfonça dans le bois. Ses compagnons coururent pour tenter de le rattraper avant qu’il ne fasse une bêtise, mais il était déjà dans la forêt. Il se cachèrent tout deux derrière un arbre et entendirent Vealath s’écrier :
- Mais ? Vous ici ?
Ils se risquèrent à regarder par dessus l’arbre, et le spectacle qu’ils virent leur glacèrent le sang.

Un groupe d’Elfe Noir se tenait dans la forêt, ils formaient un cercle autour de Vealath, armes tirées, mais sans toutefois montrer l’intention de les utiliser.
L’un des Elfes Noirs rengaina sa longue épée recourbée et avança vers le Druchii désorienté au centre.
- Vealath… Tu est donc vivant.
- Sylith, mon frère d’arme…


Slayne, qui a découvert par erreure la fonction f11 sur mozilla firefox...
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MessageSujet: Re: [Recit] Les quatre sceaux - Récit achevé   Dim 28 Jan 2007 - 21:36

Je c'est pas si vous êtes comme moi, mais ça fait une semaine que j'attend la suite et je deviens fou d'attendre.

Ce que tu fais c'est trop génial !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

:lol!:
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MessageSujet: Re: [Recit] Les quatre sceaux - Récit achevé   Dim 28 Jan 2007 - 23:05

Oui moi aussi, j'attend et je viens souvent jetter un coup d'oeil pour voir si il y a du changement. L'histoire est vraiment bien :thumright: et on se laisse vite entrainer.
Je te souhaite beaucoup d'inspiration pour nous pondre un nouvel épisode bien vite **siffle**
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MessageSujet: Re: [Recit] Les quatre sceaux - Récit achevé   Lun 29 Jan 2007 - 20:24

allez, vite vite vite, écrit qu'on ne soit pas obligé de t'enchainer à ton ordi pour que tu continues...

l'histoire est vraiment bien ficelée, mais sans dire que l'arrivée des EN soit prévisible, nos 3 "héros" sont allés en ulthuan, se sont battus en foret, et leur trajet ne passai pas par naggaroth alors...

sinon, le reste, j'ai du mal à immaginer tellement il y a de rebondissements
encore bravo **yeha**
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MessageSujet: Re: [Recit] Les quatre sceaux - Récit achevé   Mar 30 Jan 2007 - 18:46

Tiens, des lecteurs ? :roll:

Citation :
ça fait une semaine que j'attend la suite
Hum, dit toi qu'il y a eu un moment où je n'ai pas écrit pendant près de 5 mois :P (j'avais mes raisons).

Citation :
j'ai du mal à immaginer tellement il y a de rebondissements
Yep, d'ailleurs il faudrai que me mette de l'ordre dans ma caboche, tout arrive au fur et à mesure que ça s'écrit. (enfin, presque ^^)

La suite ? Ok, mais tu as combien sur toi ?
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MessageSujet: Re: [Recit] Les quatre sceaux - Récit achevé   Dim 11 Fév 2007 - 22:56

Plop, j'avais promit de l'action **siffle**
Et bien la voila :

ACTE 17

Les Elfes Noirs qui entouraient Vealath possédaient des vêtements identiques que ce dernier, mais leur couleur n’était pas la même. Tandis que l’armure de Vealath était de fer noir avec les extrémités dorées et ses vêtements couleur sang, ses homologues l’entourant étaient vêtus d’un bleu glacial et leur armures métalliques avaient des reflets bleutés eux aussi.
La rune de leurs effets était différente également, mais ni Agredith, ni Cirewyr ne connaissait leurs signification, la langue Druchii étant très mystérieuse.

Le meneur de ce groupe était juste devant Vealath, épée au fourreau.
- Vealath, tu est vivant !
- Sylith…mais qu’est-ce que…
- …‘vous faites là’ c’est ça ?
Il avait l’air de bien connaître Vealath et ses attitudes.

- Cela fait plusieurs jours que nous tentons de contacter par magie Jilikath, ta sœur sorcière, mais sans succès. Il est arrivé quelque chose à votre détachement ? Et pour ce qui est de la mission ?
Vealath ne répondit tout d’abord rien, il pesa le pour et le contre de tout dire à son amis.
- Oui. Il est bel et bien arrivé quelque chose.
- Allons, ne me fait pas languire d’impatience ! Jilikath va bien ?
- Jilikath est morte, Sylith.

Il ne répondit pas. Même si la tristesse existait chez les Elfes Noirs, Sylith était un endurcit, et non pas un hypocrite.
- Le démon je suppose ?
- Tu suppose bien.

- Mais alors Vealath, si votre détachement s’est frotté à ce démon, tu devrai toi aussi être mort ! Que fais tu ici, à quelques distances de la tour où ton corps sans vie devrai être ?
- C’est une très longue histoire…et pas des plus réjouissante.
- Et y a t’il d’autres survivants Druchii avec toi ?
- Et bien…

Alors qu’il allai répondre, Cirewyr et Agredith entendirent un bruit de branche cassée derrière eux. Lorsqu’ils se retournèrent, ils virent un Elfe Noir qui les mettaient en joue avec son arbalète à répétition et qui se préparait à faire cracher ses carreaux barbelés.
Un éclaireur nous a prit à revers ! Pensa Cirewyr.
Ils sautèrent par dessus l’arbre couché devant eux pour se protéger des projectiles et atterrirent…devant le groupe d’Elfes Noirs.
Ceux-ci firent les yeux ronds et dégainèrent de nouveau leurs lames effilées.
Sylith prit la parole avant que ses hommes ne se jètent sur ces deux nouveaux venus.

- Que faites vous ici vile engeance Elfique ? Vous désirez à ,ce point mourir dans d’atroces souffrances ?
- Rien de tout cela, répliqua immédiatement Agredith, nous voulons juste passer notre chemin !
Sylith fit un rictus malsain.
- Toi je sens que l’on va bien s’amuser ensemble.
- Arrête.

Ce simple mot de Vealath déstabilisa tous les Druchii autour de lui, Sylith comprit.
- Que dit-tu mon ami ? Tu veux les garder pour toi c’est ça ?
Il fit un pas sur le côté pour pouvoir laisser passer Vealath devant lui.

Le Druchii de Hag Graef courba la tête.
- Sylith…ne peut tu pas…nous laisser passer ?
L’apostrophé cilla, exactement comme s’il avait reçut un coup.
- Que dit-tu ?
Il s’approcha de Vealath.

- Tu…Tu as perdu la tête ?!
- Non Sylith, je suis toujours tel que tu me connais, mais laisse nous passer s’il te plait.
Le capitaine du groupe d’elfe noir claqua des doigts et la plupart des soldats empoignèrent une arbalète à répétition. De plus, il prit dans sa main le menton de Vealath et le força à relever la tête afin de croiser son regard. Après avoir scruté ses yeux, Sylith prononça un seul mot :
- Non…
Il le repoussa.
- Tu n’est pas Vealath, ou alors tu as perdu la raison. Dans les deux cas, la seule chose qui vous attend…
Il dégaina sa lame courbe.
- …C’est la mort !
*
**

Agredith se jeta sur la droite et Cirewyr sur la gauche. Vealath, qui était entouré d’ennemis, ne chercha même pas à bouger.
Peut-être était-ce le liens du sang, ou tout simplement la chance, mais pour le moment personne ne l’attaqua, et il resta là, la tête penchée.
Les Elfes Noirs se dispersèrent également dans le bois, empoignant soit une lance, une lame Druchii ou bien une arbalète à répétition.
Sylith laissa le groupe se disperser, il ne garda avec lui que deux soldats, puis il se tourna vers Vealath…
*
**

Les branches fouettaient le visage de l’Asur qui courait à perdre haleine, mais courir ne servirai à rien, et il le savait, car n’étant pas aussi doué que les ombres sur les sentiers boisés, elles pourraient le suivre à la trace. Cependant Cirewyr allait donc largement dominer sur les ombres, déjà expertes dans ce domaine, puisqu’il était un habitant d’Athel Loren.
Fatigué de sa course, il s’arrêta et se retourna. Tout en empoignant son bâton de magie, il scruta les alentours pour guetter l’arrivée de ses ennemis. Il se savait perdu au corps à corps, il fallait donc les empêcher d’y arriver.
La première ombre surgit de derrière un arbre, se préparant à faire feu avec son arbalète. Il psalmodia un sort le plus rapidement possible, des racines surgirent du sol et empoignèrent l’ombre dans une étreinte mortelle. Agredith put entendre le bruit de la colonne vertébrale céder…

Il se retourna pour reprendre sa course et se retrouva nez à nez avec une seconde ombre, mais celle-ci avait sa lame dégainée et était très proche du mage. Trop proche.
Elle bondit dans sa direction et abattit son arme, Agredith para le coup en hauteur avec son bâton, qui n’était normalement pas fait pour le combat.
Il para avec peine les deux coups suivants, lui qui n’était pas habitué au combat savait qu’il allait mourir s’il ne faisait rien. Il paria tout sur le coup suivant, aussitôt après avoir bloqué le troisième coup, l’Asur prit sa hampe de sa main droite et traça un grand arc de cercle pour forcer l’Elfe Noir à reculer.
Alors, de sa main gauche Agredith fit jaillir un trait bleuté qui atteignit le torse de son adversaire et qui lui fit faire un formidable bond en arrière. Il fut projeté contre un arbre et ne se releva pas.
L’Elfe d’Ulthuan reprit sa course au hasard dans la forêt.
*
**

Cirewyr entendait et sentait le moindre bruissement derrière lui. Il pouvait savoir où était chacun de ses poursuivants à ses trousses.
Il souria, ce ne serai pas lui le chassé dans une forêt…
L’Elfe Sylvain bondit de trois mètres en hauteur, passa sa main sur une branche horizontale et en fit le tour en s’aidant de sa vitesse, ses deux pieds se posèrent doucement sur le branchage et il n’esquissa plus un mouvement. Il guetta ce qui se passait sous lui.
Un Elfe Noir passa, puis un deuxième, un troisième et enfin un quatrième.
Il descendit à la suite du quatuor et alors que le Druchii de queue se retourna pour observer autour de lui, il ne vit que la forme d’un loup à la fourrure d’ébène se jeter sur lui…
Les trois autres ombres s’arrêtèrent en entendant le cri de douleur de leur compagnon. Mais aussitôt furent elles retournées que le loup avait déjà disparut.
La chasse commençait.
*
**

- Ce que je ne comprends pas, c’est le pourquoi du comment…
Sylith s’adressai à Vealath, ce dernier était toujours tête penchée, s’obstinant sûrement à tirer ses armes contre l’Elfe qu’il considérait comme l’égal d’un frère.
- Vealath, répond moi ! Côtoie tu ces parodies d’Elfes de ton plein gré ? Aurai tu oublié ce qui a été fait à…
- Tais toi !
Le Druchii d’Hag Graef avait enfin prit la parole.
- Sylith, je te le demande une dernière fois : laisse nous partir. Je ne veux pas me battre ni contre toi, ni contre tes guerriers…
L’apostrophé dévisagea son ami, ou la personne qu’il considérai autrefois comme son ami…
- Jamais. Même s’il s’agit de toi Vealath, si tu as gagné la cause des Asurs ou des Asraï, alors tu mérite le même sort qu’eux.
- Mais je n’ai pas…

L’apparition de Agredith aux abords de la clairière coupa court leur conversation et tous les regards pivotèrent vers ce nouveau venu. Y compris celui du guerrier Elfe Noir à peine à un mètre de lui.
L’Asur du se jeter à plein ventre pour éviter la lame du Druchii. Il se retrouva prostré par terre, à la merci de son adversaire.
- Arrête Elendra, tiens le en joue mais ne le tue pas…pour le moment.
Sylith venait de retenir le bras de son soldat.
Le Druchii qui était en fait une Druchii s’exécuta et mit la pointe de son arme contre la gorge de Agredith.

- Viens Vealath.
A son regret, il fit ce que lui dit le capitaine Elfe Noir et le suivit. Ils s’arrêtèrent tous deux juste à côté du mage.
- Tue le mon ami, et tu m’aura prouvé que tu n’est pas ce que je crains.

Le regard de l’Asur fut éloquent, celui de Vealath était vide.
- N’oublie pas mon ami, tu sais ce que ces pourritures d’Ulthuan on fait n’est-ce pas ? Ou plus exactement, tu sais ce qu’ils t’on fait ! Ce qu’ils ont fait à…
- Assez Sylith.
Le capitaine Druchii prit sa lame courbe à deux mains et se prépara à pourfendre Agredith. Le soldat recula.
- C'est ça ressemble avec lui c'est ça ? C'est ce qui retient ton bras ? Si tu n’est pas assez fort pour le faire Vealath, alors je vais le faire pour toi !
Il abaissa sa lame.
*
**

Cirewyr courrait après un fuyard Elfe Noir. Il cherchait à échapper à la créature qui voulait le tuer, on aurai pu croire qu’il s’agissait d’un loup comme la dernière fois, mais ce n’en était pas un. C’était bien trop gros.
C’était cette fois-ci un ours.
Le fuyard trébucha sur un branche et malgré sa formidable agilité qui lui permit de ne pas tomber, cet écart lui fit perdre de la vitesse. Il se sut perdu quand une pattes griffue lui empoigna la jambe.

Après avoir massacré le Druchii, Cirewyr reprit forme Elfique et courut en direction de la clairière où il avait vu le groupe d’Elfe Noir pour la première fois. Quand il y arriva il y vit deux silhouettes penchées sur Agredith, mais de là où il était, il ne savait pas en quel était le mage.
*
**

Sylith venait de tuer Agredith.
C’est du moins ce qu’il croyait, mais il s’aperçut très vite que si sa lame avait été bloquée par quelque chose, ce n’était pas par le contact avec le corps de l’Asur, mais par une paire de lames posée en croix quelques centimètres au dessus de son corps.
Les deux lames de Vealath.

Sylith et Vealath levèrent lentement leurs visages et croisèrent leur regard. Tous deux étaient sombres.
- Mon ami Sylith, je crains que notre amitié va s’arrêter là…

Les deux ‘amis’ se repoussèrent et se firent face.
Agredith se releva.
Des guerriers Druchii pénétrèrent dans la clairière.
Cirewyr encocha une flèche à son arc.


Dernière édition par le Sam 31 Mar 2007 - 22:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Recit] Les quatre sceaux - Récit achevé   Ven 16 Fév 2007 - 16:14

Super enfin un vrai combat, sa va être super !! **yeha**
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MessageSujet: Re: [Recit] Les quatre sceaux - Récit achevé   Sam 24 Mar 2007 - 23:10

Raaah, qu'on ne me dise pas que je glande que dalle, là j'ai dû m'y reprendre moult fois pour refaire cet acte.
M'enfin, soyez indulgent, patient et aveugle pour les fautes xD



ACTE 18

La tension étaie palpable, des guerriers qui s’étaient lancés aux trousses de Agredith venaient de surgir dans la clairière, et au centre de cette même clairière, se tenaient les deux amis Druchii, se faisant face, et armes dégainées.

- Te voici sous ton vrai jour Vealath, un traître.
Il accusa le coup sans broncher.
- Sylith, si tu me laissai t’expliquer…
- Non ! Pas d’excuse pour les traîtres à la cause de Naggaroth ! Ta sentence est sans appel : la mort.
Il se jeta sur Vealath qui para l’attaque, et riposta aussitôt. Tous deux savaient que ce combat se solderait par la mort.
Et tous deux espérèrent que ce serai l’autre qui faiblirai…

Agredith aperçus les guerriers Elfes Noirs qui se rapprochaient dangereusement, s’il voulait aider Vealath, il devrai d’abord commencer par se sauver plutôt que d’intervenir directement. Il créa rapidement un mur de flammes incandescentes devant lui pour ne pas que les guerriers de Sylith ne puisse l’atteindre.
Le cliquetis caractéristique d’une arbalète à répétition atteignit ses oreilles.
Il se jeta à plein ventre, tout juste à temps pour voir des carreaux traverser le mur de flammes et le rater de peu.
Une vive douleur le gagna. En tournant la tête il vit l’empannage d’un carreau figé dans son épaule. Réprimant une grimace de douleur, il se releva et aperçus le visage de Cirewyr entre deux arbres, il courut dans sa direction.
*
**

Vealath et Sylith continuaient leurs passes d’armes, elles s’enchaînaient à une vitesse à faire pâlir la plus rapide des fines lames. Les lames se croisèrent, s’entrechoquèrent et virevoltèrent à une cadence folle.
Mais pour ces deux spadassins il ne s’agissait là que du début.
Vealath utilisai un style de combat flamboyant. Chaque estocade de sa part était accompagnée par un moulinet, ce qui laissai à Sylith une maigre marge de manœuvre. Mais aussi doué était Vealath, Sylith l’était encore plus.
Lorsque Vealath frappa verticalement, Sylith préféra faire glisser la lame le long de la sienne plutôt que de parer directement le coup. Vealath fut déséquilibré et alors qu’il allait se jeter en arrière, une main gantée l’empoigna, l’empêchant de reculer.
Le tranchant de la lame de Sylith toucha profondément le torse de son adversaire.

Vealath recula, la main l’avait lâchée.
- Surpris Vealath ?
L’apostrophé réprimait la douleur à son torse et releva les yeux.
- C’est vrai que ça fait longtemps que nous ne nous sommes pas croisés. Lorsque tu as quitté ta cité de Hag Graef et moi Ghrond, nous ne somme plus croisé. Mais sais tu où j’ai été envoyé Vealath ?
Il ne put répondre.
- On m’a envoyé dans les forêts noires, là où les hommes-bêtes pullulent. Et là bas, j’ai dû développer pour survivre aux combats un style de combat différent de celui que tu connaissais. Face à un ennemi bestiale, j’ai appris à user de mes poings comme de mes dents…
- Ha !
Même s’il riait au nez de Sylith, Vealath faisait peine à voir.
- Si tu compte user de ta main pour me tuer, alors je n’aurai qu’à te l’a trancher une bonne fois pour toute !
*
**

Agredith rejoignit son compagnon sylvestre.
- Il faut faire vite, le mur de flammes ne vas pas durer longtemps !
- Et qu’est ce que tu compte faire ? S’enfuir et laisser Vealath mourir ?
Le simple fait de la malédiction rendait cette option impossible. Mais il y a avait également plus…
- Ne t’en fais pas Agredith, j’ai encore un atout avec moi…
Alors qu’il allait lui demander quel était l’atout en question, le bruit du fin du sort de flammes se fit entendre.
Et une dizaine de guerriers Druchii apparurent, armes en main.
*
**

Un goutte de sueur perlai au front de Vealath, non pas qu’il avait peur, ni qu’il se sentait essoufflé. Mais la blessure était insupportable ! Les lames recourbées étaient décidément bien efficaces ! A chaque mouvement la douleur s’intensifiait.
Mais s’il voulait triompher, il faudrait qu’il se déplace, et avec le coup qu’il préparai, cela n’allait pas être une partie de plaisir.
Il effectua une roulade sur la gauche de Sylith et tenta de l’estoquer tout en se relevant.
Sylith para le coup avec une relative facilité.

Continuant son offensive, Vealath fit tournoyer ses épées et frappa simultanément l’épaule et la cuisse.
Sylith bondit en arrière et évita de nouveau les coups meurtriers.

- Ce n’est pas avec ces ridicules passes d’armes que tu pourras me vaincre. Combien de fois nous sommes nous entraînés ensemble ? Tes mouvements je les aient vus de nombreuses fois…
- Mais je n’attaquai pas dans le but de te tuer…
Il désigna l’épaule de Sylith.
Une coupure se dessinait nettement dans le tissu, avec un mince filet de sang.

Vealath se remit en garde, le souffle court. Mais un sourire aux lèvres.
- Viens Sylith. Il me semble que lorsque nous nous sommes quittés, tu prenait rarement l’avantage sur moi lors de nos rixes.
Sylith se remit également en garde, lui aussi abordait un rictus des plus inquiétant.
*
**

Les deux guerriers équipés d’arbalètes à répétition baissèrent leurs arbalètes et dégainèrent leurs épées. Ils furent cinq à se lancer vers les deux comparses.
Un léger bruit parvint aux oreilles de Cirewyr qui fit volte face sur sa droite et vit six autres soldats Elfes Noirs sortir des buissons en foncer vers eux.
Si l’elfe sylvain voulais exploiter son atout, il devrai le faire face à tous les ennemis rassemblés en un seul groupe.
Il remit sa flèche au carquois et dégaina sa lame à deux mains.
Cela faisais fort longtemps qu’il ne l’avait pas manié au combat.
Son premier coup fut d’une grande force et rejeta en arrière le premier des Elfes Noirs arrivé au contact.
- Agredith, surtout tu reste derrière moi…
- Tu ne pourra pas affronter tous ces guerriers !
Cirewyr en était conscient.
*
**

Le coup trancha une mèche de cheveux de Vealath, qui s’estima heureux de ne perdre que ça avec une estocade si rapide.
Il riposta, sans succès.
Leur ballet magnifique et mortel s’ensuivit. Les lames se trouvèrent, se repoussèrent, se cognèrent et glissèrent. Une magnifique vision d’une pluie de lames entre deux protagonistes qui semblaient se réjouir de ce combat.
Malgré le teint affaibli de l’un et le regard dément de l’autre, ils se sentaient fortuné de pouvoir enfin s’affronter l’un à l’autre.
Depuis qu’ils étaient enfants ils se connaissaient.
Depuis cette enfance ils étaient en perpétuelle compétition.
Ils s’étaient toujours respectés et ne s’étaient jamais fait de coups bas entre eux.
Et aujourd’hui ils s’affrontaient enfin, et sans retenu. Ils pouvaient enfin décider lequel d’entre eux allait dépasser l’autre. Et lequel tomberai.

Ils se séparèrent.
Ils reprirent mutuellement leur souffle. Vealath paraissait au bord de l’évanouissement, mais continuai d’aborder un sourire moqueur.
Sylith ne vit pas les choses de cette manière. Il prit un flacon à sa ceinture, le déboucha et en versa le contenu sur sa lame qui suinta bientôt de reflets rosâtres inquiétants.
- Si ma lame n’arrive pas à te tuer mon vieil amis, alors ce sera le poison.
- D’abord ta technique de combat, et maintenant du poison ? Tu crois vraiment que cela te servira à quelque chose contre moi ?
Malgré ces provocations, son assurance ne jouait pas en sa faveur à cause de la blessure béante au torse.
- Et bien, mon bon Vealath, à ton tour de me montrer ce que tu as acquis ces derniers temps…

Leur danse funeste reprit de plus belle.
*
**

Un autre guerrier attaqua, Cirewyr esquiva plutôt que de tenter de parer avec sa lourde arme. Il trancha à l’horizontale et son adversaire fut touché au torse. Mais la blessure n’était pas fatale.
Il n’arrivai pas à manier correctement sa lourde lame à deux mains. Cela devait être le fait qu’il ne l’avait pas utilisé depuis fort longtemps.
Il décida de changer de technique, et lorsqu’un autre soldats noirs se jeta sur lui, il para cette fois l’attaque, et ce faisant, il dégaina sa petite dague pour la plongée dans les interstices de l’armure.
Son adversaire s’écroula.
Mort.

Mais cela ne servait à rien, chaque fois qu’il attaquait ou se défendait, il exposait soit son flanc, soit Agredith derrière lui. Ce dernier ne pouvait pas lancer de sorts, de crainte de toucher son compagnon.
En dépit de tout ce que cela pouvait entraîner, il tourna le dos à ses adversaires et cria à son compagnon :
- On s’en va !
Ils se mirent effectivement à courir, leurs ennemis sur les talons.
Cirewyr prit la forme élégante d’une panthère à la robe de jais, et malgré les protestations de son compagnon, mordit dans ses vêtements et le traîna sur le sol. Avec cette forme il allait plus vite.
Mais il ne resta pas longtemps quadrupède.
L’elfe sylvain reprit soudainement forme Elfique et mit le mage sur le côté. Les Druchii étaient toujours derrière eux, mais à une bonne douzaine de pas.
Et ils étaient tous regroupés en un seul groupe.
Cirewyr dégaina son arc et reprit la flèche qu’il avait voulu tirer quelques instants plus tôt.
Quand il mit en joue les sombres soldats devant lui, Agredith se releva et s’égosilla en disant qu’il ne pourrai pas tous les tuer d’une seule flèche.
- Une flèche ordinaire ne suffirai pas en effet…
Il décocha sa flèche qui à l’instant même où elle se retrouva dans les airs, se multiplia en quinze flèches bleutés qui laissèrent des sillons de glace derrière elles.
Cette pluie de destruction s’abattit sur les guerriers Elfes Noirs, en émettant une vive lumière azurée.
Lorsque la lumière disparue, tous les Druchii étaient étendus sur le sol.
Raides Morts.
Et à la surprise de l’Asur, la flèche originelle que Cirewyr avait tirée, se tenait plantée dans le sol, au milieu de tous ces cadavres. Les autres projectiles ayant disparut.
Abasourdit mais soulagé, il murmura :
- Merci de m’avoir sauvé la vie mon ami.
- C’était tout naturel…mon ami.
*
**

Vealath devait se soutenir sur son épée plantée dans le sol pour pouvoir rester debout.
Il n’avait plus une once de résistance.
Il allait mourir.
Et Sylith le savait également.
- Mon pauvre Vealath. Non pas le fait que j’ai pitié de toi en ce moment même, je doit tout de même te reconnaître bien des qualités.
Le Druchii d’Hag Graef reprenait son souffle, il était au bord de l’évanouissement.
Sylith poursuivit.
- En effet, je peux sans offusquer personne, dire que nous étions égaux. Dans tous les sens du terme. Issus tous deux d’une famille moyenne, une capacité au combat impressionnante, l’appel de l’aventure en nous… Mais cela va s’arrêter là. Car ton manque d’expérience va t’être fatal…
Il s’élança, à une vitesse trop rapide pour être suivie par l’œil humain.
Il abattit son épée.
Du sang perla…

Une longue estafilade parcourait le visage de Vealath, qui avait eu la force de se jeter sur le côté pour éviter une fois de plus un coup meurtrier.
Mais le poison commençait déjà à infiltrer ses veines.
Il était condamné. Son corps était de toute manière déjà trop affaiblit pour combattre la toxine.
Malgré tout, il se releva.
- Tu préfère recevoir le coup de grâce debout Vealath ?
- Silence !
On aurai dit que sa colère remontait, tel un feu intérieur.
Il jeta sa lame droite et tendit la main vers Sylith. Elle se dressait entre eux comme s’il avait voulut y mettre un mur, la paume tendue.
- J’ignore totalement ce qui va se passer avec ceci. Mais ce ne pourra pas être pire que ce qu’il m’attend si je te laisse faire…
Sylith fronça les sourcils.
Délirai t’il ?
- C’est la moindre des choses pour avoir tenté de me tuer, d’avoir voulut occire mes équipiers et surtout…pour m’avoir rappelé un bien funeste destin…
- Cela est vrai, rétorqua Sylith, mais tu ne peux pas nier l’évidence. Tu ne peux oublier ce qui a été fait à ton…
- J’ai dit SILENCE !
Les traits de Vealath devinrent l’égal de ceux d’un démon.
- Plus jamais je ne veux entendre son nom ! Et surtout pas de ta bouche !
Mais ses traits se firent triste. Très triste. Au grand étonnement du capitaine des Elfes Noirs.
- Adieu mon vieil et bon ami, puisse tu trouver notre île de Naggarythe dans la mort…
Une lueur incandescente et d’une puissance inconcevable jaillit du poignet de Vealath.
Elle engloba Sylith et un hurlement de douleur retentit.
Malgré la douleur inimaginable qui le saisissait, il hurla à Vealath :
- Que me fais tu Vealath !?
Mais sa phrase finit dans un immonde bruit de bois brûlant. Sylith se transforma en torche humaine et se transforma à une vitesse vertigineuse à un temps de cendre rougeoyant.
- J’ai tout simplement utilisé le bracelet de feu ardent. Un objet magique dont j’avais entendu parler à Naggaroth, et que j’ai volé dans la forteresse bretonnienne de Callenburg. Mais j’ignorai totalement comment l’utiliser...
Un vertige intense le saisi, et, à bout de force, il s’écroula sur le sol.

Après tout, il avait assez combattu aujourd’hui, le poison pouvait le terrasser, il s’en fichait éperdument.
Il voulait seulement se reposer.
L’inconscience l’accueillit à bras ouvert…
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MessageSujet: Re: [Recit] Les quatre sceaux - Récit achevé   Dim 25 Mar 2007 - 8:24

Sympa à lire, comme d'habitude...
Juste un truc, typique des récits d'heroic-fantasy, en faire trop... : la fléche et le bracelet....non, mais quand même, le truc de bourrin que c'est pas ! Désolé, mais t'aurais dut mettre des guerriers asraï qui se pointent a la place de booster les heros avec des objets comme ça !!! :(maul):

*Khaladh-Si t'as une fléche ou un bracelet à me donner, stp, je veux pas avoir cours lundi....*
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MessageSujet: Re: [Recit] Les quatre sceaux - Récit achevé   Dim 1 Avr 2007 - 20:09

Citation :
en faire trop
Depuis le temps que j'ai fais en sorte que Vealath pique ce bracelet et que Cirewyr annonce qu'il avait deux flèches magiques, je pouvais bien leur laisser ces deux objets non ? ^^


ACTE 19

Un ciel rougeoyant. Comme ceux où la nuit s’achemine après le jour et que le soleil décline, parsemé d’une multitude de nuages tantôt blanc, tantôt gris.
Telle fut la vision au dessus de l’improbable trio.
Et telle fut la première image que vit Vealath en ouvrant les yeux.

Agredith se félicitait.
- Et bien Vealath, cela va finir par être une habitude de venir te secourir, dit-il en gloussant.
- Les accolades très peu pour moi, fit-il en se redressant.
Il regarda son torse, il paraissait intacte. Comme si la blessure qu’il avait subit lui était arrivée dans une autre vie.
Il toucha alors son visage, mais fut surprit d’y trouver un léger renforcement sur la peau.

- J’ai usé d’un sort de soin pour pouvoir restaurer ton corps Vealath. Mais je n’ai pas pus complètement faire disparaître cette cicatrice. Le poison était particulièrement virulent à cet endroit.
- Cela n’est point grave. Je trouve que ça te donne plus de charisme Vealath.
L’apostrophé se tourna vers l’un puis l’autre, et ce plusieurs fois.

- Je ne vous permet pas…
- Allons allons…
Agredith était amusé par la situation.
Pas le Druchii.
*
**

Tous trois fourbus, ils reprenaient des forces auprès d’un feu établit à quelques distances seulement du combat. Assez loin en tout cas pour ne pas voir les dépouilles.
Une nouvelle fois, ce fut grâce à Cirewyr s’ils purent avoir quelque chose à se mettre sous la dent. Ses talents de chasseurs étaient bien plus efficace dans les bois.
Les guerriers de Sylith en avaient été témoin…

Un silence complice s’installa entre eux.
Ils venaient de triompher d’une nouvelle épreuve. Et pas des moindres.
Pour l’heure, ils étaient allongés près du feu.
Une question brûlait les lèvres d’Agredith.

- Vealath.
L’intéressé pivota une fois de plus la tête. Sans répondre.
- Lorsque je me suis retrouvé entre Sylith et toi, il a parlé de ce que mon peuple t’a fait… Il n’a pas finit sa phrase, mais je suis sûr qu’il allait nous parler de quelqu’un d’autre n’est-ce pas ?
Un silence gêné s’installa. Agredith regretta aussitôt d’avoir posé sa question.

- Tu n’est pas obligé de me rep…
- Hienack.

Vealath détourna le regard sur le feu de camp.
- Mon fils… Mon défunt fils…
Le mage d’Ulthuan sentit un picotement glacé le long de sa colonne vertébrale.
- En fait, il n’y avait pas que mon fils… Ma fille également. De même que de ma compagne.
Un sentiment d'effroi lui monta à la gorge. Tout Asur qu’il était, il avait peur de ce qui allait suivre.

- Lorsque commença la déchirure, je fus envoyé moi et mes soldats au sein d’une ville de Naggarythe pour combattre des membres du culte de Slaanesh.
Il laissa sa phrase en suspend.
- Cependant. A mon retour de cette bataille, j’ai appris qu’Ulthuan avait envahit l’île. Et mon domaine se trouvait à l’extrême sud de Naggarythe, très proche du débarquement des forces Asurs.

Son regard se fit intensément triste.
- J’était alors bien jeune, mon sang n’a fait qu’un tour dans mes veines, et j’ai mené mes forces contre celles des Asurs dans le but de les repousser pour pouvoir atteindre mon domaine. Je voulais atteindre ma famille…

- J’ai réussit. J’y ai trouvé trois corps.

Un silence pesant s’installa. Un voile sombre sembla passer devant les yeux de l’elfe noir.

Agredith ne pus prononcer aucun mot. Il se surprit à trembler.
Cirewyr regardait Vealath d’un air aussi indifférent et détaché que d’ordinaire.

Agredith prit son courage à deux mains.
- Mais, pourtant Sylith a parlé d’une ressemblance…
Vealath regarda droit dans les yeux l’Asur. A la surprise de ce dernier, il y n’y vit aucun aspect condescendant, cynique et mauvais. Mais la plus improbable tristesse qui lui fut donné de voir, comme si elle avait été refoulée depuis une éternité.
- Toi et mon fils auriez pu être frères tant vos traits sont semblables.

Le mage paru gêné, il détourna le regard.
- S’il avait survécut à tout cela, il aurai put être quelqu’un… Il aurai put… Mais la seule image que je garde de lui est celle qu’il avait quand il avait plus ou moins ton âge.
Ce disant, il se retourna pour ne pas leur faire face, et leur chuchota :
- Reposez vous bien.

Cirewyr ne dit rien, il s’essaya dos au feu pour monter la garde et laissa seul Agredith.

Agredith qui semblait déconcerté. Une foule d’émotion se trouvaient là, pèle-mêle. S’enchevêtrant et se contredisant.
N’avait-il pas en face de lui un Druchii ? Un être vil et méprisable ? Dont toutes les histoires qu’il avait entendu les décrivaient comme des êtres sanguinaires et cruels ?
Il ne savait à quoi se fier.
Bien qu’il était au départ réticent à croire en les paroles d’un Elfe Noir, il avait vu dans ces yeux la vérité. Pas une once de mensonge n’avait été visible.
Et comment une famille, apparemment sans défense avait-elle pus être anéantie par des Asurs ? Nul Haut Elfe n’aurait fait cela…
Et pourtant.

Cette révélation l’ébranla. De tout et en toute chose, absolument tous les mots d’Ulthuan était reprochés aux Druchiis.
Mais en étaient-ils vraiment responsables ?
Les Asurs avaient-ils vraiment été le côté lumineux de la déchirure ?
Pourquoi n’y avait-il que si peu de renseignement de la ‘purge’ des Elfes Noirs dans les annales de Alakath Neliln ? Il ne s’était pas vraiment intéressé à cette facette, mais le fait de ne trouver aucun document là dessus commençait à l’intriguer.

Agredith s’allongea pour essayer de réfléchir tout en se reposant.
Les Elfes Noirs étaient certes des êtres parfois sadiques et cruels, mais leurs avait-on laissé le choix ? N’étais-ce pas là leur seule alternative pour survivre en dehors du royaume dont ils avaient été privés ?
Cela faisant beaucoup de questions au yeux du mage.
Malgré son fort intérieur qui se livrai querelle intérieurement, il s’endormit.
*
**

L’astre du soleil baignait le sol depuis une bonne heure déjà, lorsqu’ils consentirent à se lever.
Ils se préparèrent en silence.
Vealath paraissait plus déterminé que jamais.

Alors qu’ils allaient faire route vers la lisière d’Athel Loren, Vealath prit la direction du lieu des affrontements. Ils le suivirent bien malgré eux.

Après une courte marche, ils se retrouvèrent devant le corps calciné de Sylith. La seule chose qui intacte chez lui, était sa lame courbe, qu’il avait sûrement lâché au contact des flammes.
Vealath dégaina l’une de ses propres lames et l’observa d’un regard minutieux.
- Il avait même réussit à faire cela…
En effet une longue faille ornait la magnifique épée de facture Druchii, nul doute qu’elle aurai pu tomber en morceau si le combat avait été poursuivit.
- J’espère qu’il ne m’en tiendra pas rigueur, par delà la mort…
Il empoigna l’arme de Sylith et la mit dans son fourreau, il abandonna son épée ébréchée à côté du corps sans vie du Druchii.
- Reprenons la route.
Ils n’émirent pas de commentaires.
*
**

Ils étaient maintenant tous trois sur le chemin. Plus silencieux que jamais.
Cirewyr avait annoncé qu’ils risquaient peut être de rencontrer des patrouilles Bretonniennes, mais il n’en fut rien.
Tout en continuant à marcher, ce dernier leur posa une question :
- Mais au fait, tu m’avais demandé ce que j’allais faire une fois tout ceci finit. Mais qu’en est-il de vous deux ?
Agredith se hasarda à répondre.
- Et bien, si les choses se déroulent pour le mieux, je pense tout naturellement retourner en Ulthuan, et continuer mes études de magie. Cependant, je rentrerai sur mon île natale avec un regard changé sur bien des choses.
Tout en finissant sa phrase, il regarda Vealath, qui persistait à regarder devant lui.
- Et quand est-il de toi Vealath ? Poursuivit-il.
L’intéressé fixa le paysage devant lui.
- Je pense que mon avenir en Naggaroth me semble compromis.
L’Asur fit les yeux ronds.
- Qu’insinue tu ?
- Le fait d’avoir à la fois aidé l’ennemi, anéantit des soldats de ma propre fratrie et agit de mon propre chef, va quelque peu me porter préjudice…
Agredith s’arrêta de marcher.
- Mais, tu était sous la malédiction d’un démon !
- Tu crois vraiment que mes supérieurs se soucient des détails ? Pour eux je suis devenus un traître à la nation…
Cirewyr prit alors la parole.
- Et si nous parvenions à le rattraper ? Il doit avoir de l’avance mais cela doit être faisable.
- Inutile, répondit l’Elfe Noir, il doit être loin maintenant, et cela nous ferais faire un détour.
- Un instant !
Le jeune mage s’était arrêté et les dévisageait du regard.
- De qui parlez vous ?
Tous deux s’arrêtèrent alors également, ce fus de nouveau le sylvain qui prit la parole.
- L’un des guerriers aux ordres de Sylith a réussit à s’enfuir lors du combat. A l’heure qu’il est, il doit faire route vers le navire qui avait déposé l’expédition d’Elfes Noirs ici pour rapporter à ses supérieures que Vealath a trahit les siens.
- Mais…quand vous en êtes vous rendus compte ?
- A peine vous êtes vous endormis, que j’ai profité de mon tour de garde pour explorer les environs, et pour relever des empreintes qui quittaient la forêt. Celles d’une ombre Druchii.

- Me voici donc condamné à ne pouvoir rentrer chez moi, annonça sarcastiquement Vealath.
- Je suis désolé, tenta de le réconforter Agredith.
- Je ne veux pas de ta pitié !
Il jeta un froid, et la conversation tourna court.

Ils reprirent leur marche.
*
**

Les jours s’écoulaient, lentement, mais chacun d’eux qui passait leurs rappelait à tous trois que le temps était inexorable. Et que dans très peu de temps, il allaient faire face à leur destin.

Peu à peu, les quelques rares zones boisées se firent plus importantes.
La plaine devint colline.
Le paysage devint mélancolique.
La pleine des murmures devint l’orée d’Athel Loren.

Cirewyr paraissait visiblement émut. Il avait quitté sa forêt depuis bien trop longtemps déjà.
Bien trop longtemps…
Et peu être ne pourrai t’il jamais y remettre les pieds. Car il n’avait pas la permission de s’y rendre, le démon leur avait ordonné de venir directement à la tour.

Il avancèrent encore un peu et se retrouvèrent au sommet d’une colline.
Face à eux se trouvait la tour. Plus sinistre encore que lorsqu’ils l’avaient quitté. Le sol tout autour était noircit par quelque sombre maléfice et de sombres oiseaux décharnés planait aux alentours de son sommet.

La tour du démon.

C’était le soir du LeyKan, le dernier jour avant l’échéance.

D’un mouvement de tête entre eux, ils se souhaitèrent bonne chance.

Ils avancèrent silencieusement en direction du sombre édifice.




J'en vois le bout de la fin ^^
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MessageSujet: Re: [Recit] Les quatre sceaux - Récit achevé   Lun 2 Avr 2007 - 20:03

En passant: c'est super continue comme ça.
Ca s'annonce bien.
Seul petit bémol: Je trouve que l'elfe noir s'ouvre trop sur sa vie.
Ca me fait bizzare
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MessageSujet: Re: [Recit] Les quatre sceaux - Récit achevé   Lun 2 Avr 2007 - 22:50

J'ai passé mon aprem à lire tous les chapitres **fight** (et oui qui dit vacances dit temps libre XD)
C'est vraiment bien, très prenant, avec un scénar original :thumright:

Petit reproche perso, je trouve l'EN un peu trop fort par rapport aux autres (normal car je suis un Asur me direz vous), mais bon t'as plutôt corrigé ça dans les derniers chapitres.

Le dénouement, le dénouement !

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MessageSujet: Re: [Recit] Les quatre sceaux - Récit achevé   Mar 10 Avr 2007 - 14:31

Citation :
Petit reproche perso, je trouve l'EN un peu trop fort par rapport aux autres
Normal, c'est mon chouchou **yeha**

Voici le troisième acte en partant de la fin (encore deux après celui-ci et c'est finit !) :


ACTE 20

Cela faisait bien le quart d’une heure qu’ils arpentaient l’escalier en colimaçon pour atteindre le haut de la tour. Partout où leur regard se posait, les énergies corruptrices du chaos étaient à l’œuvre.
La pierre était par moment d’une consistance proche de l’eau, elle pouvait adapter l’apparence d’une boule hérissée de pointe ou d’un miroir reflétant les visages moroses des trois aventuriers. Et si ce n’était que la pierre…
L’air lui même était suffoquant. Par moment ils avaient l’impression de respirer du coton, et l’instant d’après c’était la sensation de respirer sous l’eau qui les assaillaient. Toute la tour semblait frémir sous l’assaut des énergie chaotiques.
Et pourtant, ils marchaient.
Leur destin était en haut de ces marches.

Agredith brisa le silence :
- J’ai achevé de lire le livre ‘Lusthor de Marienburg’.
- Et alors ? Demanda Vealath.
- Et bien d’après lui il ne faut à aucun moment se trouver au centre de la tour, plus exactement entre les quatre sceaux. C’est la seule zone où le démon peut déchaîner ses pouvoirs directement.
- Mais comment faisait-il alors pour nous téléporter ou pour nous parler directement dans notre esprit ?
- C’est très facile de faire suivre ce genre de sorts quand on est l’élu de l’architecte du changement. Son dieu aura fait ce que le démon voulait, voilà tout. Un simple intermédiaire.
- Cela expliquerai la dernière fois, murmura Cirewyr.
- La dernière fois ?
- Oui, quand nous avons été tous trois épargnés par le démon. C’était parce que nous étions les seuls à être au centre des quatre sceaux.
- Nous étions quatre.
Vealath leur rappela qu’à l’origine, sa sœur était présente.
L’Asur poursuivit :
- En résumé, nous devons éviter de nous trouver au centre de ces quatre sceaux. Et je tenterai de les sceller à l’aide de ma magie.
- Ce qui promet un sacré moment de divertissement…
Mais Vealath avait murmuré cette phrase à voix basse.
*
**

Ce fut le bruit d’épées que l’on tire en dehors du fourreau qui les accueillit au sommet.
Ils se précipitèrent dans les derniers mètres pour voir deux groupes se faisant face.

L’un était humain et l’autre Elfique. Le premier était composé d’une douzaine de guerriers armés de solides épées à deux mains et suivant un personnage à fort caractère du nom de Richter Ergrard, qui vociférait des menaces à l’encontre du groupe lui faisant face.
Ce dernier possédait pas moins de quinze membres, certains abordant des longues capes grises et une lance à deux lames, d’autres était presque nus mais recouverts de tatouages, d’autres encore étaient encapuchonnés et tenaient un arc près à faire pleuvoir la mort.
Les deux groupes se faisaient face et semblaient près à s’entretuer.

- Donnez moi ce qui me revient de droit ! Hurlait le capitaine mercenaire.
- Serai-ce vous la menace que mon frère m’a demandé d’anéantir ? Quel dépit…je m’attendais à mieux.

Malgré que les armes soient tirées et qu’ils semblaient proches de s’entretuer, ce qui attirait l’attention du trio était surtout la présence du démon. Ou plutôt son absence.
Alors qu’il était sensé ne pas pouvoir quitter la tour, partout où se posait leurs regard, nul trace du démon ne se trouvait.

Cirewyr, puis Agredith prirent la parole.
- Kelthyr ! Cesse immédiatement !
- Vous aussi Richter !
Les deux apostrophés se tournèrent devant ces nouveaux arrivants.
Kelthyr, un Asraï avec une longue cape grise et une lance à deux lames, apostropha alors son frère :
- Cirewyr ! Tu est donc vivant ! Je n’en croyait pas mes oreilles quand j’ai entendu ton messager à plume.
Et le capitaine mercenaire fit de même.
- Toi ! Espèce de sombre cloporte ! Fils de chienne ! Tu as intérêt à me remettre immédiatement la bourse que tu…
La pointe de la lance du frère de Cirewyr toucha le cou de l’humain et fit perler une goutte de sang.
- N’insulte plus jamais ma famille, immonde pourceau.

La confusion reprit de plus belle. Tous se préparant à se jeter sur les autres.

Mais la voix du mage d’Ulthuan retentit haut et fort.
- IL SUFFIT !
Le tumulte prit fin et tous le regardèrent.

- Si vous êtes tous ici, ce n’est pas pour vous entretuer, mais pour défaire une ignominie du Chaos.
Le groupe d’humains fit les yeux ronds, leur capitaine s’emporta :
- J’en ai rien à faire de vos histoires ! Si je suis ici c’est uniquement à cause de vos ruses et de vos bassesses. J’exiges que l’on me rende ce qui me reviens !
Mais toutes les voix moururent en une fraction de seconde.
Quelque chose apparaissait. Une chose qui dégageait une énergie si maléfique que tous eurent un frisson parcourant leur échine. Ils eurent la sensation de se faire écraser par la puissance de ce qui venait à eux.
Dans une explosion bleuté, une gigantesque apparition se figea derrière eux.
Au centre des quatre sceaux.
Elle dominait totalement chacun ici présent et d’un souffle elle aurai pu balayer quiconque se dressait sur son chemin.

- Comme nous nous retrouvons chères vermines.
Il éclata d’un rire titanesque, secouant les entrailles mêmes de la tour. Après son hilarité, il poursuivit :
- Vous arrivez au mauvais moment. Je pensais que ces deux groupes d’inopportuns se seraient entretués sans même mon intervention, mais ce n’est pas le cas.
A la stupeur de tous, le mage lui répondit.
- Il suffit démon ! Si nous tous somme ici c’est pour te faire rejoindre ton plan d’origine. Tu ne peux t’en sortir !
Mais le gigantesque être fut prit d’un rire moqueur.
- Vous pensez réellement pouvoir faire quelque chose contre moi ?
- Oui.
Aussitôt acheva t’il sa phrase qu’il dirigea son bâton vers l’un des quatre piédestaux et psalmodia d’antiques mots de pouvoirs. Il se découla de longues secondes avant qu’un éclat de lumière blanche, puis noir, émergea du monticule afin finalement de revenir à la normal.
La lumière tombée, tous purent voir que le piédestal n’était plus comme il y a quelques instants, mais il était désormais auréolé d’une aura bleuté.
- Voit démon. Le premier des sceaux est scellé, et tu ne pourra pas nous empêcher.
Sa voix était toutefois distante, il était visiblement déjà beaucoup fatigué.
Et le démon ria de plus belle.
Des éclats de lumière violets apparurent tout autour d’eux. Lorsqu’ils se volatilisèrent, se fut des horreurs, des hurleurs et des incendiaires de l’architecte du changement qui les remplacèrent.

Tous dégainèrent leurs armes et firent face.
Tous firent preuve de courage, insensé fut-il.
*
**

Les rejetons du chaos fondirent sur les hommes et les elfes à une vitesse surprenante.
Cirewyr et ses compagnons sylvestres décochèrent des traits meurtriers avant d’être engagés au corps à corps. Mais ce ne fut pas suffisant.
Comme une vague, les créatures difformes et grotesques se brisèrent sur les berges à forme humaine et Elfique.
Richter Ergrard dégaina sa fidèle épée et se jeta sur une abomination devant lui. Il lui trancha la tête prestement et se retourna vers ses soldats.
- Bon les gars. Tant qu’à être dans la mouise, autant l’être jusqu’au bout ! Montrons ce que sais faire la nouvelle compagnie de la franche bagarre !
Un concert de cris d‘emballement accueillit ses paroles, et tous se jetèrent sur un adversaire proche.

Agredith aurai bien aidé ses compagnons en usant de ses sorts mais il devait à tout prix garder son énergie arcanique pour sceller les sceaux. Il se sentait déjà très fatigué alors même qu’un seul des monuments était neutralisé.

Il leva la tête et vit la sombre silhouette d’une raie manta planer vers lui en agitant des tentacules verdâtres écœurants. Il se jeta au sol pour éviter cette attaque impromptue, mais il réalisa son erreur.
En évitant l’attaque, il s’était écarté du groupe d’allié le plus proche, et était désormais entouré de créatures à l’aspect simiesque et le regardant avec avidité.
Mais un tourbillon de lames extermina la moitié de ces démons et l’autre moitié regarda qui avait fait ça. De même qu’Agredith.

Ils virent Vealath se forcer un passage à l’aide de ses lames jusqu’à la personne du mage.
- Relève toi ! Lui cria t’il.
Il s’exécuta. Le Druchii se plaça entre lui et les horreurs de Tzeentch.
- Surtout tu reste dans mon dos. Si tu venais à bouger précipitamment, je pourrai te tuer par mégarde.
- Amène moi au second sceau Vealath !
Il ne lui répondit pas directement, mais hocha la tête. Ils avanceraient au sein des rangs démoniaques, entièrement entourés d’ennemis.
Le Druchii fit un pas en avant. Des créatures l’attaquèrent. Il s’en débarrassa en quelques moulinets, comme s’il ne s’agissait que de broutilles.
Chaque fois que Vealath faisait un pas en avant, Agredith le mimait. Et à chaque enjambée des créatures avançaient vers eux pour barrer le passage.
Le mage Asur défendait leurs arrière, parfois une créature grossière évitait les mortelles lames de l’elfe noir, et c’était lui qui la repoussait d’un coup bien placé avec son bâton.
*
**

Cirewyr se battait comme un forcené, utilisant tantôt son arc, tantôt sa lourde lame à deux mains. Il regardait parfois au dessus de son épaule pour voir comment se débrouillait son frère et ses compagnons sylvestres. Grâce à eux et aux humains, ils pouvaient se battre contre le démon.
A trois seulement il n’auraient rien put faire.
Il se concentra de nouveau sur le combat et après avoir défait une autre immondice à l’aspect bleuté et aux formes indéterminées, il se risqua à regarder s’il voyait Vealath et Agredith.
Mais il ne distingua rien dans la masse de combattants autour de lui.
Il profita du fait de ne plus être engagé au contact pour dégainer son arc et sa flèche grêle de mort.
Mais lorsque qu’il décocha la pointe enchantée, la créature devant lui ouvrit la bouche et avala goulûment la flèche dans un bruit de succion immonde.
Elle n’avait eut aucun effet.
Il reprit son arme à deux mains.
*
**

Agredith regarda autour d’eux, et vit que partout le combat faisait rage. Les grossières créatures étaient bien moins efficaces au combat que leurs homologues Elfiques et humains, mais elles apparaissaient en nombre continu. Tandis qu’au contraire des démons, chaque perte d’un être mortel était définitive et irremplaçable.

- Dépêche toi Agredith !
Ils étaient arrivés devant le second sceau.

Le jeune Asur prit une forte inspiration et avança prudemment en évitant les estocades de Vealath et les coups maladroits des monstruosités les entourant.
Une seconde créature volante dériva vers eux, mais elle fut accueillit prestement par une estafilade verticale qui l’a trancha en deux.
- Je ne vais pas pouvoir rester très longtemps à nous défendre tous deux alors presse toi !

Il s’exécuta et murmura de nouveau de longs mots de pouvoirs antiques en direction de la sculpture.
Ces incantations lui drainèrent de nouveau son énergie magique, et il s’affaissa sous le choc du brutal tarissement de sa vitalité.
Avoir scellé deux sceaux était déjà très éprouvant. Son corps était déjà prit de vertiges et ne pourrai pas en supporter d’avantages.
Il n’aurait jamais la force de sceller tous les quatre sceaux.

Jamais.
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MessageSujet: Re: [Recit] Les quatre sceaux - Récit achevé   Sam 14 Avr 2007 - 17:27

Allons y gaïement pour le dernier acte de cette looooongue aventure :


ACTE 21

- Agredith ! Ne te laisse pas aller !
Mais le mage ne tourna même pas la tête vers celui qui l'interpellait.
Vealath n’était toutefois pas décider à laisser le jeune Elfe se faire tuer sous ses yeux sans broncher.
Il délaissa un bref moment ses adversaires pour empoigner Agredith par le col.
- CIREWYR !
Tout en hurlant le nom du sylvain, il projeta de toutes ses forces l’Elfe d’Ulthuan par dessus les horreurs de Tzeentch les plus proches, dans la direction où Vealath pensait que Cirewyr se trouvait.
Agredith se surprit à planer pendant un court instant. Le Druchii possédait à n’en pas douter une grande force, mais elle n’était pas suffisante pour le projeter très loin… Et il ne tarderai pas à rencontrer le sol ou un ennemi.
Mais au lieu de cela, ce fut un aigle majestueux qui le récupéra dans ses puissantes serres et qui finalement, le déposa délicatement sur les dalles de pierre. Agredith se laissa glisser à terre.
Cirewyr reprit sa forme Elfique et trancha en deux une énième créature qui s’était avancée vers eux.
- Où est Vealath ?
- Je crains…qu’il ne soit resté dans les rangs…des créatures mutantes…
Son souffle était long et difficile. Cirewyr le vit, mais s’abstint de tout commentaire.

*
**

Vealath était entouré de visages moqueurs et déformés.
Une flamme bleu lui frôla le visage et il se jeta à terre pour éviter les projectiles s’il y en avait d’autres.
Lorsqu’il se remit sur ses pieds, il vit tout d’abord une jambe devant lui. Elle n’était pas démoniaque, tout du moins en apparence.
Lorsqu’il leva les yeux plus haut, il hoqueta de surprise en voyant sa sœur Jilikath.
Elle était nimbée d’une aura tantôt bleuté, tantôt violette et ses cheveux ne reposaient non pas le long de son dos comme d’ordinaire, mais pulsaient dans l’air, tels des tentacules électrisés. Ses yeux étaient fermés et un grand sceptre se tenait droit dans sa main, il arborait le symbole de Tzeentch et flottait quelques centimètres au dessus du sol.
- Jilikath…
Elle ouvrit les yeux. Il eut la sensation d’être transpercé par un javelot de glace. Ses yeux étaient dépourvus de pupille, mais la marque de l’architecte du changement étaie gravée au plus profond de chacun des globes oculaires.
- Si tu pouvait savoir mon cher frère, la sensation du pouvoir…
Il réalisa alors que les créatures autour d’eux ne l’attaquait plus.
- C’est une sensation si douce…et également si vivifiante ! Je peux sentir la moindre parcelle d’énergie magique autour de moi aussi sûrement que si elle coulait dans mes veines.
- La Jilikath que je connaissais abhorrait le chaos et ne croyait qu’en la force des Druchii.
Elle eut un rire moqueur.
- Je crois bien mon bon Vealath que je vais devoir te faire payer chacun de ces mots au centuple pour prouver à mon nouveau maître que je lui suis toute dévouée…
Malgré son courage d’ordinaire si déroutant, Vealath déglutit.

*
**

- Cirewyr…je ne suis pas sûr de pouvoir réussir…
- Tu ne pourras pas le savoir si tu n’as pas essayé pauvre sot !
Il le força à se remettre sur ses pieds.
- Suis moi mon jeune ami. Nous somme proche du troisième sceau.
Bien malgré lui, Agredith le suivit. Au travers de la mêlée de combattants.

*
**

La sorcière tendit ses doigts en direction de Vealath. Des éclairs d’énergie en émergèrent et vinrent le frapper. Lui arrachant un cri de douleur.
Il roula sur le côté et se remit prestement debout. Puis il courut vers elle.
Mais elle ne se laissa pas faire et d’un balayement de la main elle lui expédia une sphère miroitante de mille couleurs sur le corps. Ce dernier crépita sous l’effet de tant de puissance, et infligea au guerrier Druchii une douleur comme il n’en avait jamais connu. Il hurla à la mort et crut sentir tous les os de son organisme se briser un à un. Son sang bouillonna dans ses artères et il crut que son cerveau allait exploser.
Mais finalement tout s’acheva en une fraction de seconde.
Son corps était intact, mais son esprit avait été irrémédiablement brisé par une douleur au delà de l’imaginable.
Vealath se sentit défaillir mais se retint au dernier moment et resta à genoux.
Il s’entailla lui même la cuisse pour se concentrer que sur cette douleur bien précise, qui elle était bien réelle. Puis il se releva.

*
**

Le mage Asur suivait difficilement son compagnon Sylvestre au cœur de la mêlée. Il titubait plus qu’il ne marchait, pour suivre un Cirewyr qui ne le ménageait pas.
Soudain il y eu un vacarme tonitruant et Agredith se retourna, pour voir un gigantesque guerrier se réceptionner sur le sol. Il venait probablement d’être téléporté en l’air. Ce puissant soldat était engoncé dans une armure ornementée de spirales, deux yeux blancs filtraient de la lumière au travers de son heaume et il maniait une magnifique hallebarde nimbée de flammes vertes.
- Agredith ! Ecarte toi !
Mais le guerrier du chaos était déjà sur lui.

*
**

Vealath se remit droit face à son terrible adversaire, la douleur s’estompant peu à peu.
- Je vais devoir utiliser de cet objet contre toutes mes anciennes connaissances dirait-on…
Il tendit la main en direction de sa sœur Jilikath et de formidables et majestueuses flammes incendiaires cheminèrent en direction de la sorcière.
Mais d’un balayement de main, elle les dissipa.
- Ce n’est pas avec ce genre d’objet magique que tu vas pouvoir échapper à ma magie !
Mais alors qu’elle créa une sphère d’énergie au sommet de son bâton de magie, le belliciste Druchii la chargea si vite qu’elle ne put réagit à temps, et lorsqu’elle tenta de lui projeter sa sphère sur lui pour le forcer à s’arrêter, il effectua une pirouette et le globe ne fit que projeter du vent sur son épaule.
Il effectua une roulade sur lui même et voulu lui donner un tranchant de sa propre lame.
Ses yeux s’agrandirent d’étonnement en voyant l’épée barbelée traverser le corps de Jilikath sans qu’une goutte de sang ne perle.
D’un coup de son sceptre elle le repoussa.
Il passa sa main sur le recoin de sa bouche où un mince filet de sang de dessinait nettement sur sa peau opaline. Il eu un sourire en coin.
- Il faudra faire plus que ça pour me faire passer de vis à trépas ma sœur…

*
**

Cirewyr s’était interposé au dernier moment entre le champion du chaos et Agredith. Il tentait maintenant de percer la défense de son adversaire, mais ce dernier était un adversaire très puissant, et à chaque attaque se succédait une parade.
Le guerrier chaotique se moquait apparemment de Cirewyr, mais voulait tuer le jeune mage Asur derrière lui.
Le Changeforme profita de son manque d’attention pour asséner un grand coup de sa lame, mais une décharge d’énergie repoussa sa lame à quelques pouces de l’armure.
Un talisman de protection, songea t’il.
Alors l’Asraï dégaina sa flèche retour et lorsqu’il l’a décocha, elle emporta le médaillon dans sa course. D’un claquement de doigt, Cirewyr reprit sa flèche.
Lorsque le champion du Chaos se jeta sur Agredith pour l’occire d’un coup d’hallebarde, le sylvain fut plus rapide et lança le bijou sur Agredith. Sa magie détourna le coup du chaotique.
- Agredith, passe ce médaillon à ton cou.
Et l’Asur s’exécuta, bien que faiblement. Il était désormais protégé contre les attaques du guerrier du chaos.
Alors le champion de Tzeentch chargea Cirewyr.
Ils échangèrent moult estocades, et chacun de leur coup fit trembler l’air.

Mais autant le sylvain maniait son arme à deux mains avec une relative rapidité pour un Elfe, autant son adversaire avait une vitesse qui défiait l’entendement.
Conscience que ce ne serai pas en profitant de la force qu’il parviendrait à occire son adversaire, l’Asraï laissa tomber sa lame à deux mains et se saisit de sa petite dague qui d’ordinaire ne lui servait pas à combattre.
Plutôt que te percer l’armure, il suffirai de glisser son poignard entre les plaques d’armures.
Il se courba en avant pour éviter un coup d’hallebarde circulaire et profita de ce moment pour bondir sur son ennemi et lui loger son couteau dans les plaques d’armures de la cuisse.
Le guerrier chaotique grogna et frappa Cirewyr du plat de sa main. Le choc fut plus violent que ce à quoi il s’attendait et il chancela un bref instant avant d’esquiver le coup suivant avec son aisance habituelle.

*
**

Vealath continuait son combat contre sa sœur désormais ralliée au seigneur du changement.
- Finissons en mon frère. Tu as bel et bien vus que ta simple lame ne pourrai pas me blesser. Et ton pitoyable bracelet ne te servira pas à grand chose non plus.
Malgré sa méfiance, il sut qu’elle avait raison. Partiellement du moins.
- Vois ma sœur.
Il tendit de nouveau le poignet.
- Ce pitoyable bracelet comme tu le dit va causer ta perte.
Ce disant, il créa de nouvelles flammes qui plutôt que de se diriger directement vers la sorcière, vinrent s’écraser sur le sol à un pas d’elle tout au plus.
- Tu est si incompétent que tu n’arrive même pas à m’atteindre !
Elle dissipa les flammes qui créaient un mur incandescent devant elle.

Pour voir que Vealath n’était plus devant elle.
- Surprise ?
Cette voix la fit regarder sur sa gauche et aperçut Vealath dans son angle mort. Il avait uniquement créé ces flammes pour faire diversion. Car elle aurai dissipée immédiatement les flammes si elles avaient été dirigées directement sur sa personne.
Il abattit non pas sa lame droite, mais la gauche.
Le coup entailla très profondément le torse de la sorcière qui s’effondra dans son sang.
- Tu…
Les mots finirent dans un immonde gargouillis.

Vealath regarda l’arme barbelée dans sa main gauche. L’épée de Sylith.
De longues spirales d’or parsemaient la lame.
- Merci à toi mon défunt ami. Merci d’avoir fait enchâsser ton arme dans de l’or enchanté.
Puis il se souvint qu’en fait, c’était une arme de Hag Graef qu’il avait offert à Sylith. Une arme d’Hag Graef…
Mais le vacarme du combat le ramena à la réalité.
Et il vit que les horreurs l’entourant le chargeaient.

*
**

Cirewyr enchaînait les passes d’armes et les contrecoups contre son adversaire chaotique.
Comme il se sentait léger sans son encombrante épée à deux mains !
Il virevoltait entre les estocades et répliquait tant et si bien, qu’au final le champion de Tzeentch eut les deux jambes ensanglantées et qu’il ne pouvait plus se mouvoir.
La dernière passe d’arme…Pensa t’il. Ici et maintenant !
Il sauta sur son adversaire qui trancha l’air verticalement. Cirewyr toucha alors de nouveau le sol comme par magie et évita avec grâce ce coup.
Il fit sauter sa dague dans sa main gauche et la dirigea dans la direction de l’une des ouvertures de l’armure au niveau du cou.
Une main ganté lui attrapa la sienne, l’immobilisant.
Maintenant !
L’Asraï prit alors de sa main droite une des flèches dans son carquois et lui fit transpercer la chaire de la gorge du chaotique en glissant entre une orifice de l’armure.
Le champion de Tzeentch émit un râle d’agonie sordide et s’effondra sur le sol.

- Dépêche toi Agredith !
Ne prenant pas le temps de reprendre son souffle, Cirewyr empoigna et sa lame, et son compagnon Asur qui croulait sous la fatigue, pour continuer d’avancer.

*
**

Vealath tranchait tout autour de lui. Etant entouré par les démons, il se souciait peu de savoir si ses coups abattaient vraiment les créatures ou les repoussaient juste. Tant qu’il restait en vie il se fichait éperdument.
- Par Isha et Kurnous, fait attention !
En se retournant brièvement, le Druchii vit un jeune Elfe Sylvain maniant une lance à double tranchant progresser derrière lui pour finalement protéger ses arrières.
Tout en continuant sa danse mortelle, et en restant vigilant pour ne pas donner d’estocades aux guerrier derrière lui, il demanda :
- Qui est-tu espèce de sombre fou pour venir aussi loin dans la mêlée ?
- Kelthyr, le frère de Cirewyr. Dans son message il m’a parlé de la malédiction, donc je ne dois en aucun cas te laisser trépasser pour ne pas que mon frère ne connaisse le même sort.
Le Druchii soupira.
- Amène moi plutôt dans un recoin plus tranquille plutôt que de me laisser ici !
- Fort bien.
Et Vealath suivit son insolite bienfaiteur au travers des combats.

*
**

Cirewyr regarda tout autour de lui. Le combat tournai nettement en leur défaveur.
Il ne n’apercevait de sa position que tout au plus une petite poignée de guerriers, qui faisaient face à un flot incessant de démons. Car les horreurs venaient de plus en plus nombreuses.
Il fallait faire vite.
Il pressa le pas, et obligea Agredith à suivre sa cadence.

Deux créatures de plus se dressèrent devant lui.
Il repoussa Agredith et dégaina son arc. Un trait se figea dans l’œil de la première monstruosité. Et la deuxième fut sur lui alors qu’il allait décocher une seconde flèche.
L’horreur le maintenait plaquée au sol. L’une de ses nombreuses bouches était proche de lui happer le visage et il faisait un effort démesuré pour la repousser.
Finalement, ce fut le mage qui le sauva, en la repoussant avec son bâton.
Et pour finir, le changeforme éventra la créature avec sa dague.

En relevant la tête, Agredith vit que le troisième sceau était devant eux.

*
**

Lentement, les deux guerriers progressaient au sein des rangs ennemis pour rejoindre celui des Elfes et des humains.
Mais tout à coup, Kelthyr s’effondra dans un cris, et Vealath eu tout juste le temps de se retourner et de trancher prestement en deux un démon avant que le frère de Cirewyr ne se fasse tuer.
- Que Khaine maudisse ta faiblesse Kelthyr !
Il rengaina sa lame ordinaire et prit le jeune Asraï à bras-le-corps pour continuer son avancée.

*
**

Agredith tituba jusqu’au troisième sceau tandis que Cirewyr protégeai ses arrières.
Lentement, et pour la troisième fois, il prononça les mots pour sceller la gravure.
Quand l’incantation fut finie, il crut que sa vie elle même fut drainée tant elle aspira son énergie.
Il s’écroula sur le sol, inerte.
Il ne pouvait faire aucun geste et le simple fait de garder les yeux ouverts était une torture.
Comme il voulait se reposer. Ne serai-ce qu’un instant…
Lentement, il ferma les yeux.
Son visage devint blême.

Le troisième sceau était scellé.

*
**

Une terrible douleur secoua Vealath, il se retourna et trancha une main griffue. L’appendice qu’il venait de couper était couvert de sang.
Son sang.
Il avait désormais une grande plaie dans le dos qui saignait abondamment. Associé au fait de l’éprouvant combat contre Jilikath, un voile apparut devant ses yeux.
Il fit encore quelques pas en tailladant de sa lame au hasard derrière lui, sans chercher à savoir si les coups touchaient quelque chose ou non.
Après avoir un peu déambulé, il regard autour de lui, hagard, et constata qu’il n’y avait aucun démon autour de lui.
Mais il vit la personne de Agredith devant lui. Inerte sur le sol.

Sa vue était floue, son esprit brumeux. Il était proche de l’égarement et ne comprenait plus ce qu’il se passait autour de lui. Il lâcha sans même s’en rendre compte Kelthyr qui s’affaissa sur le sol.
Vealath fit quelques pas maladroits en avant et tomba à genoux devant le corps de l’Asur.
- Hienack…
C’était son fils devant lui, sa chaire…
- Hienack, je suis désolé de n’avoir pu…Si seulement j’avais été là…
Sa voix mourut au fond de sa gorge, et deux larmes perlèrent sur ses joues.
Il prit son fils dans ses bras.
- Pourquoi à t’il fallu que cela se passe…Méritions nous cela…
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